Un train pas comme les autres

24 mars 2022

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé le train. Des premiers souvenirs des trains de nuit pour l’Italie aux aller-retours récurrents entre l’école et la maison, chaque voyage passé le nez collé à la fenêtre paraissait être une aventure. Les images de trains traçant leurs routes au cœur des champs de thé, fenêtres et portes grandes ouvertes sur des paysages grandioses, trottent donc dans mon esprit depuis des lustres. Autant dire que j’attendais cette journée avec autant d’impatience que d’inquiétude.

Nous voici donc sur le quai de la gare de Kandy, attendant le train pour Nuwara Eliya en compagnie d’une foule de touristes, de familles, de moines, d’écoliers et des inébranlables chiens qui semblent avoir colonisé sagement chaque recoin du pays. En passant par notre agence, nous avons pu obtenir des places réservées. On découvre donc notre voiture aux sièges un peu vieillis mais confortables, balayés par l’air du ventilateur tournant au plafond. Chacun s’installe et, largement en retard, nous partons enfin !

L’air s’engouffre par les fenêtres grandes ouvertes du wagon, l’air chaud caresse le visage et la musique retentit. Par les haut-parleurs de wagons, on entend Sean Paul ou Ed Sheeran entrecoupés de musiques aux sonorités indiennes. Les premiers kilomètres défilent. Quelques amis s’installent entre deux voitures pour jouer aux cartes, d’autres filent s’assoir aux portes grandes ouvertes, les pieds dans le vide. Au bout du wagon, un petit groupe danse sur la musique en riant.

On quitte rapidement les paysages urbains dans cette ambiance chaleureuse pour découvrir un monde plus vert et plus rural. De gares en gares, on rencontre des centaines d’écoliers en uniforme blanc impeccable. On observe aussi la vie qui défile le long des rails, parfois très près, et le bazar engendré par notre arrivée à chaque passage à niveau. les premiers eucalyptus apparaissent finalement, le terrain devient de plus en plus vallonné. A vitesse mini, on arrive finalement au pays du thé.

Du thé partout. Du thé à perte de vue.

Le paysage qui, a lui seul aurait suffit à justifier mes envies de Ceylan, défile désormais sous nos yeux. On traverse montagnes et collines, rivières et petites cascades mais, surtout, de gigantesques plantations. Dans les champs, on rencontre les cueilleuses affairées et les enfants qui rentrent de l’école. Certains nous observent avec d’immenses sourires, adressant des grands signes de la main.

Un contrôleur m’ouvre la porte et je cède moi aussi à la tentation des gens dans le vide, calée contre une paroi, appareil photo à la main. Ce monde de verdure parait incroyable, baigné d’un soleil chaleureux. Au bout de quelques heures, on rencontre un premier tunnel. les habitués restent immobiles, les touristes rentrent précipitamment leurs jambes, un air frais s’engouffre dans la voiture. Le train s’agite brusquement: les passagers se mettent à crier comme dans des montagnes russes et s’arrêtent dès le retour de la lumière. A chaque tunnel, le même manège se répète. on finit par crier aussi pour s’amuser.

Dans les allées, la musique s’est tue. Les vendeurs ambulants passent distraitement dentre les rangées de sièges qui se sont vidés au fil des gares fleuries. Les voyageurs ont désormais le nez rivé à la fenêtre, perdus dans leurs pensées. Bercés par le ronronnement du train, on regarde encore ces champs de verdure s’étendre vers l’horizon avant de deviner Nuwara Eliya et ses files de tuk tuks.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Nous serons restés des heures dans le train sans en regretter une minute. Une journée parfaite !

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Voyage en train
Nous avons opté pour le trajet entre Kandy et Nuwara Eliya mais il est aussi possible de poursuivre jusqu’à Ella.
Gare de Kandy – gare de Nanu Oya (Nuwara Eliya) en train : 4H30 – 160 LKR/pers. pour un billet en seconde classe
Il n’est pas possible d’acheter ses billets en ligne, il faudra donc aller à la gare le plus tôt possible (idéalement plusieurs jours avant). Étant passé par une agence de voyage, nous avons pu réserver à l’avance moyennant une commission.
Si vous pouvez choisir une porte pour faire ce beau voyage, préférez le côté droit 😉

Pedro Tea Factory, WQXQ+VJQ, Nuwara Eliya 22200, Sri Lanka
Entrée 500 LSK
Ouvert tous les jours de 8h à 11h et de 14h à 16h. L’usine est à l’arrêt l’après-midi, il faut donc venir le matin pour voir les machines en activité.
Nous avons été très déçue par cette visite que nous avons trouvé très courte. Les explications données sont très succinctes et on a l’impression de déranger tout du long. A l’arrivée, on nous offre un thé au hasard sans nous préciser lequel, parmi toute la gamme proposée, est servi. On repart donc rapidement, les mains vides.

Le logement

Villa de Roshe, 60 6C Unique View Road, Nuwara Eliya, Nuwara Eliya, Sri Lanka
Située sur les hauteurs de Nuwara Eliya, la Villa de Roshe et ses deux tourelles a tout du cottage britannique. Il n’y a que trois chambres, immenses et confortables. La salle de bain est particulièrement grande et bien équipée. En bref, on s’y sent bien. Des espaces communs sont disponibles au rez de chaussée mais nous n’en avons pas profité par manque de temps.

Les repas

Une fois encore nous avons diné à l’hôtel avec un rice and curry réinterprété qui nous a ravis. Avec un temps frisquet à l’extérieur, on s’est senti particulièrement bien ce soir-là, comme dans un cocon. Nous n’avons pas pu tester le petit déjeuner habituel, partis trop tôt le matin mais l’hôtel nous avait préparé une version à emporter.

Voyage dans le passé

23 mars

Pour cette dernière journée orientée vers la culture, nous partons pour Dambulla, point de passage presque obligé sur la route de Kandy. L’endroit est surtout réputé pour son Golden Rock Temple en deux parties.

Chin nous dépose au pied d’un grand escalier de pierres grises qui grimpe vers la partie ancienne, face à une école bouddhiste où des hommes de tout âge ont revêtu la traditionnelle tenue orange. Dans une atmosphère moite et un peu grisonnante, on se lance donc dans une nouvelle ascension. Sur le chemin, les arbres s’agitent au passage des macaques venus guetter les encas des touristes et les offrandes des locaux.

Au sommet, on dépose nos chaussures à la consigne et on passe les lourdes portes peintes pour découvrir le site. A l’heure où nous arrivons, nous sommes finalement surpris de ne trouver quasiment que des Sri-lankais sur place. Des familles entières ont gravi les marches, apportant de larges assiettes de fruits ou de fleurs. Une façade récente d’un blanc immaculé masque l’entrée des grottes transformées en temples au fil des siècles. Les premiers moines ermites se seraient d’ailleurs installés ici dès le 3e siècle av JC.

Guide à la main, on découvre avec étonnement les cinq cavernes aux tailles et aux décors différents, marquées par une succession de styles et d’empires. Les plus étroites dégagent une puissante odeur de fleurs, frangipaniers et nénuphars étant déposés tous les jours par les fidèles. Les sanctuaires mêlent peintures et sculptures de toutes sortes, mixant les représentations, à mi-chemin entre Histoire et mythologie. Les plus veilles statues ont parfois gardé la trace des pellicules d’or qui les recouvraient dans des temps plus anciens.

Cette première visite terminée, on redescend par un second escalier nettement plus fréquenté que le premier. Sur les côtés, on y trouve vendeurs de babioles, de nourriture ou de fleurs avant d’arriver à l’ouvrage le plus kitch que nous ayons croisé dans le pays. Le Golden Temple est surmonté d’un bouddha doré colossal dont la position des mains représente l’enseignement de bouddha à ses disciples. Sous ses pieds, le bâtiment bariolé abrite un musée du bouddhisme qui ne nous a pas vraiment inspirés.

Après cette plongée dans l’histoire bouddhiste, on poursuit notre route vers Kandy avec un nouvel arrêt, dans un temple hindouiste cette fois. Le Sri Muthumariamman Thevasthanam est notre première rencontre avec cette religion. L’extérieur est déjà une révolution.

Le temple est submergé de centaines de statues représentant toutes sortes de dieux et d’avatars bariolés dans une incroyable accumulation. Les couleurs chatoyantes de l’extérieur n’ont rien à envier à celles que l’on retrouve une fois la porte franchie. Arrivés à la fin d’une cérémonie, on pénètre dans les lieux dans un formidable vacarme, les yeux grands ouverts sur une multitude de couleurs et de fresques. Dehors, on a même la chance de tomber sur un mariage traditionnel et de découvrir les formidables tenues des invités.

Nous arrivons finalement à Kandy dans l’après midi et sommes, en première approche, un peu déçus par la ville. Ancienne cité royale, on s’attendait à lui trouver un charme fou et des rues gorgées d’Histoire. Finalement, ses rues ressemblent à toutes les grandes villes, accumulant les devantures de magasin dans un défilé constant de voitures, de bus et de tuktuks. Les murs de l’ancienne cité royale font finalement figure d’exception dans ce décor. Installée au bord d’un grand lac, elle est le seul endroit où nous trouvons un peu de calme et de paix.

La cité royale, bordée de douves, abrite surtout le Temple de la Dent, lieu de culte et de pèlerinage pour un grand nombre de fidèles. Une atmosphère curieuse se dégage de ce sanctuaire sur deux étages majoritairement constitué de bois. Il abriterait en effet une dent de Bouddha, partie d’Inde vers Ceylan cachée, selon la légende, dans les cheveux d’une princesse. Il règne donc dans ses murs une ferveur toute particulière. Les tables d’offrandes croulent sous les fleurs, dégageant un parfum entêtant à l’étage supérieur. Face à tant de ferveur et de recueillement, on n’osera pas prendre des photos, préférant laisser aux fidèles leur moment sans être dérangé.

La cité royale se visite en réalité assez rapidement. Elle se compose de l’ancienne salle du trône, d’un petit musée consacré à Raja, un éléphant ayant servi le temple durant des décennies, et d’un musée international du bouddhisme. Pas forcément convaincus, on y entre pourtant par curiosité. Si le musée n’abrite rien d’ancien, il permet en revanche de s’intéresser à la diffusion du bouddhisme dans la monde et aux différentes représentations d’un bout à l’autre de l’Asie.

Cette partie historique nous aura finalement occupés beaucoup moins longtemps que prévu. On se dirige alors vers le marché de Kandy pour observer les stands croulant sous les fruits et légumes colorés, les vendeurs de poissons séchés ou d’épices. La plupart des échoppes sont situées à l’extérieur sous des baraques de tôle mais le marché abrite aussi un bâtiment en dur à étages, davantage tournés vers les touristes. On y trouve ici quantités de thé, d’épices ou de souvenirs prêts à être ramenés.

Avant de quitter la ville, on remonte l’artère principale à la recherche d’une boulangerie, bien décidés à tester quelques spécialités locales. Partis à la recherche d’un moyen sûr de traverser l’avenue, on tombe sur un tunnel aux multiples fresques de street art. J’ai un vrai coup de cœur pour ces allées colorées, couvertes de masques traditionnels et d’éléphants.

On s’arrête un peu au hasard devant une vitrine pleine de pains et de gâteaux et on se lance, confiants, dans l’achat de rotis et de chaussons farcis. Jusqu’ici, nous avons été conquis par la cuisine Sri Lankaise, savoureuse sans être trop épicée. C’est donc sans hésiter que l’on croque à pleine dent dans notre grignotage salée. La première bouchée passe sans encombre, la deuxième titille les papilles, la suivante déclenche un incendie dans la bouche ! On réalise finalement, un peu bêtes (et rouges !) que la cuisine des hôtels est sans doute un peu arrangés pour nos palais d’européens…

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les heures de prières au temple de la Dent, dans les odeurs enivrantes de fleurs.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Temple du Rocher Royal
Entrée 1500 LSK + consigne des chaussures
Ouvert tous les jours de 7h à 19h
Mieux vaut venir tôt le matin ou 1h30 avant la fermeture
Les visites guidées ne nous ont pas semblé nécessaire, un bon guide dans le sac à dos suffit probablement.

Sri Muthumariamman Thevasthanam
Entrée 500 LSK + consigne des chaussures
Ouvert tous les jours de 7h à 18h pour l’extérieur et entre 7h/12h et 16h30/19h30 pour l’intérieur.

Temple de la Dent
Entrée 1500 LSK + consigne des chaussures
Ouvert tous les jours de 5h30 à 20h, cérémonies des offrandes entre 5h30 et 7h, 9h30 et 11h ou 18h30 et 20h.
Le billet inclut la visite de la cité Royale (Musée Raja, salle des audiences et musée international du bouddhisme)

Pour les sites sacrées, il est nécessaire de prévoir une tenue couvrant les épaules et les genoux… ou s’équiper d’un paréo lorsqu’il fait chaud !

Le logement

Clove garden, 198/11 George E De Silva Mwt, Kandy, Kandy, 20000, Sri Lanka
L’hôtel est situé dans un grand jardin dans les hauteurs de Kandy. L’environnement et le personnel sont plutôt chouettes. Les chambres (cinq en tout) sont petites mais confortables. La piscine de l’hôtel voisin, à quelques pas, est accessible gratuitement. En revanche, nous y avons trouvé beaucoup de moustiques. Les tarifs des boissons y sont plus élevés que d’ordinaire.

Les repas

Nous avons diné directement à l’hôtel. Les assiettes sont copieuses mais pas spécialement marquantes. Le petit déjeuner est, lui, vraiment énorme avec gaufres ou pancakes. On n’en sera pas venu à bout.

Culture et Safari

22 mars

On poursuit notre périple culturel en partant ce matin vers la cité ancienne de Polonnaruwa, seconde capitale historique du pays bâtie par les monarques au Xe siècle.

On récupère un vélo à l’entrée du site et on file sur les allées, tantôt pavées tantôt sableuses qui traversent ce lieu historique, sorte de citadelle fortifiée. Guide touristique dans la poche, on découvre les spécificités des architectures bouddhistes et hindouistes au fil des arrêts. On apprécie particulièrement le secteur du Quadrilatère, son vatadage circulaire et ses bas reliefs étonnament bien conservés arborant lions, éléphants et divinités.

La balade est agréable et le vélo nous permet d’avoir un peu de fraîcheur. On file entre les zones boisées abritant quantités de vestiges et quelques familles de daims tachetés qui disparaissent à notre passage. Arrivé au Rankoth Vihara, on réalise cependant comme la température est élevée. Le site est entouré de sable et de rares arbres qui couvrent d’un peu d’ombre la cour. Les temples se visitant sans chaussures, on regrette vraiment de ne pas avoir pris de chaussettes ce jour-là. Le sol exposé au soleil depuis des heures est bouillant et on traverse de zones d’ombre en zones d’ombre au pas de course pour limiter les dégâts (comment avoir l’air bête…).

Un peu plus loin, nous découvrons le petit temple hindou de Shiva en pleine cérémonie. Les singes se sont regroupés autour du sanctuaire, attendant avec impatience la distribution des offrandes. Les macaques sont les plus effrontés, débarquant en famille pour se précipiter sur les bananes et pastèques. Dans les arbres, un tout petit peu plus loin, on trouve aussi des langurs, plus discrets et pourtant plus imposants. On adore leur bouille de suie qui surgit dans les feuilles sombres.

Au bout du site, quelques baraques vendent de la coco, des boissons ou des souvenirs sur le chemin de Gal Vihara. Ce secteur abrite 4 bouddhas dont 3 bien plus impressionnants que ceux que nous avions rencontrés auparavant. Si on avait croisé très peu de monde jusque là, tous les touristes semblent désormais s’être regroupés ici. Loin des zones verdoyantes, on visite un lieu très aménagé et presque sans âme que l’on apprécie finalement beaucoup moins que le reste de notre balade où la nature avait repris ses droits.

La journée se poursuit dans un environnement bien différent puisque nous partons pour notre premier safari à la recherche des éléphants d’Asie. Bien plus petits que leurs congénères d’Afrique, ils se distinguent aussi par la rareté de leurs défenses et par leur pigmentation rose sur la trompe et les oreilles. Sur les conseils de Chin, on opte pour le Hurulu Eco Park. En arrivant, on est tout de suite inquiétés par le nombre de jeeps garées sur le parking, prêtes à partir ensemble à l’aventure.

Autant le dire tout de suite, les premiers temps ne nous plaisent pas vraiment. Les voitures se suivent à la file indienne et n’hésitent pas à encercler le premier grand mâle découvert sur le chemin. S’il ne semble pas perturbé ou inquiet, cela nous fait quand même mal au cœur de le voir prisonnier d’une horde de voyageurs armés d’appareils photos. A la grande surprise du chauffeur, on demande donc à partir rapidement.

Un peu plus loin, on rencontre un second jeune mâle et, là aussi, une série de voiture s’attroupe autour de lui. Le jeune agite la trompe, remue les oreilles et gronde, mi effrayé mi agacé. Là aussi, on demande à partir, refusant de cautionner ce genre de pratiques, surtout après notre belle expérience au Botswana.

Notre chauffeur semble finalement comprendre notre problème et, passé l’étonnement, nous entraîne dans les profondeurs du parc où nous sommes désormais quasiment seuls. Il s’arrête au bord d’une forêt, coupe le moteur et attend. La magie opère de nouveau. Un éléphant sort des broussailles, puis deux, puis dix. C’est tout une famille qui débarque devant nous. On assiste à de jolies scènes, on sourit devant les petits tout poilus et, enfin, on profite du moment. D’autres jeeps apparaissent finalement et suivent notre exemple, coupant leurs moteurs pour mieux profiter et laissant les éléphants décider eux-mêmes de s’approcher ou non.

Avant de rentrer, on nous emmène sur un point de vue en hauteur pour observer le parc. A grand renfort de jumelles, on repère des tâches sombres dans une étendue d’eau et on redescend rapidement pour demander un détour à notre guide avant de rentrer. Là encore, nous serons les seuls à sortir du circuit classique et on s’en félicite : arrivés sur place, c’est un troupeau de buffles sauvage que l’on découvre barbotant dans l’eau. Dans les arbres, on aura même la surprise de découvrir des calaos de Malabar à l’énorme bec.

Après ces bonnes surprises, on repart un peu réconciliés avec le safari. Comme nous l’avons dit à l’agence dès notre retour, on espère vraiment que le Sri Lanka réglementera davantage ces activités à l’avenir pour offrir des expériences plus respectueuses des animaux, passant outre la pression de certains touristes qui veulent à tout prix « une photo avec un éléphant »…

les animaux vus par Ptit Jo

L’entelle ou langur (Semnopithecus entellus) est un singe sacré en Inde. Il vit en bande d’environ 25 individus.

Le macaque à coque (Macaca sinica) ont la peau du visage qui rougit avec l’âge.

Les éléphants du Sri Lanka (Elephas maximus maximus) n’ont que rarement des défenses. Les mâles qui en ont sont appelés tuskers.

Le buffle d’Asie (Bubalus arnee) passe une grande partie de son temps à se baigner dans les rivières et dans la boue pour se protéger des piqûres d’insectes.

Les calaos de Malabar (Anthracoceros coronatus) forment des couples unis pour la vie.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Polonnaruwa
Entrée 25$
Ouvert tous les jours de 8h à 18h
La découverte du site peut se faire à pied (mais c’est long), à vélo ou en tuk-tuk. Les visites guidées ne nous ont pas semblé nécessaire, un bon guide dans le sac à dos suffit probablement. Néanmoins, si vous êtes vraiment passionnés d’histoire, de nombreux guides proposent leurs services à l’entrée du site. Comptez environ 2500 LKR les trois heures.
Pour les sites sacrées, il est nécessaire de prévoir une tenue couvrant les épaules et les genoux… ou s’équiper d’un paréo lorsqu’il fait chaud !

Hurulu Eco Park
Entrée 12$
Ouvert tous les jours de 6h à 18h30
Meilleure saison : Janvier à Mars
Moins connus que Minneriya et Kaudulla (plutôt conseillés entre juillet et octobre), ce parc présente une densité de végétation importante. On n’y trouve pas d’immenses troupeaux regroupés autour de points d’eau mais plutôt de petits groupes et des tuskers solitaires (mâle à défensess)
Seuls les chauffeurs de jeep agrémentés peuvent conduire dans les parcs nationaux. Il vous faudra donc passer par un prestataire dont le cout varie entre 5000 et 7000 LSK la demi-journée.

Le logement

Jays Holiday Resort, Threesinhagama, Habarana, Habarana, Sri Lanka
L’hôtel se situe au bout d’une toute petite route et au cœur d’un grand jardin aux airs de jungle. Les chambres sont basique mais climatisées et spacieuses. Nous avons adoré nos repas pris sur place et regrettons un peu de ne pas avoir opté pour un cours de de cuisine sri-lankaise. Un des coups de cœur du séjour.

Les repas

On a diné directement à l’hôtel. Les menus changent tous les jours et, chaque soirs, trois ou quatre entrées/plats et desserts sont proposés. La recette du rice and curry change elle aussi tous les soirs. On recommande chaudement !

Sigiriya le rocher du Lion

21 mars

Notre journée débute de bonne heure afin de profiter de l’ensoleillement, court à cette saison, mais surtout de la fraîcheur. Après un bref trajet et passée l’entrée du petit temple, nous entamons donc l’ascension du rocher de Pidurangala un peu avant 8h. 

À l’ombre des grands arbres, on évolue le long d’escaliers tortueux grimpant contre la roche sombre. On sort finalement assez vite des bois pour découvrir une lumière étrange, un peu brumeuse, flottant sur un paysage aux notes de vert. Un bouddha étendu dans une cavité, vieux de près de 1500 ans, arbore les reflets dorés du jour levant. Le chemin se poursuit facilement jusqu’à quelques blocs de roches, dernière étape à franchir pour découvrir la vue sur la forteresse de Sigiriya. Cette session de grimpe n’a rien de vraiment difficile, on y croisera même une maman avec son porte-bébé.

Au sommet, un courant d’air salue notre arrivée mais fait à peine remuer les oreilles de deux chiens bronzant sur la pierre, pas perturbés le moins du monde par les deux instagrameuses qui enchainent les poses douteuses. Debout sur la roche, on observe la forteresse sortir d’une mer de jungle silencieuse avant d’explorer les environs. Les alentours sont baignés de brume, parsemés d’arbres, d’étangs couverts de nénuphars et de rizières. Nous sommes moins d’une dizaine sur ce site où il règne, à cette heure, un calme absolu. En observant le rocher du lion face à nous, on se demande tout de même comment une forteresse a pu y être bâtie.

La journée se poursuit avec la visite de Sigiriya en elle-même. La forteresse n’est accessible qu’après avoir traversé des douves, autrefois infestées de crocodiles, et une zone de jardins aménagés de promenades et de bassins, parsemés d’arbres centenaires. Quelques singes chahutent dans les arbres, sautant de branches en branches. On croisera même des varans traversant les pelouses à toute petite allure. 

Une fois les jardins passés, il est temps de commencer à grimper jusqu’au sommet du rocher. Il commence à faire vraiment chaud et chaque coin d’ombre est apprécié à sa juste valeur. La chaleur et les marches ne sont pourtant pas la seule difficulté de la journée. Des panneaux nous indiquent un peu partout qu’une colonie de frelons a élu domicile dans la forteresse. Aussi, il est recommandé de se déplacer en silence pour éviter de les affoler.

A peine arrivés au premier escalier, c’est pourtant le chahut qui règne : de petits groupes redescendent au pas de course du niveau supérieur. Deux personnes en combinaison verte digne des apiculteurs arrivent à leur suite. Ils soutiennent un touriste au visage enflé et à l’air hagard. En y regardant de plus près, on réalise que le pauvre a encore un frelon entre les yeux et un sur le bras. On s’éloigne nous aussi au pas de course avant de le regarder partir en urgence avec une voiture du parc. Le ton est donné !

Un guide nous explique que les frelons vont se calmer mais qu’il vaut mieux renoncer à ce chemin pour l’instant. Un peu au hasard, on s’engage derrière un autre groupe et on grimpe de nouvelles marches. On finit par tomber sur un escalier métallique en colimaçon qui s’élève à flanc de falaise. C’est là que se trouve la grotte des demoiselles, célèbres fresques du Ve siècle réputées pour leur finesse. Pour préserver le lieu, les photos sont désormais interdites.

On grimpe les dernières marches avant l’escalier du lion, on les redescend, on grimpe, on redescend encore. Notre ascension est bloquée par des frelons agités. Et puis finalement, avec un peu de patience, deux militaires nous font signe d’avancer, pour de bon cette fois. De la fumée plane encore entre les arbres mais les agitateurs ailés semblent avoir disparu pour de bon. Du coup, nous sommes tous seuls sur la dernière plateforme, face aux énormes pattes qui marquent l’entrée de la forteresse. A l’époque de sa construction, l’escalier traversait même la tête d’un lion.

Arrivés sur le sommet du rocher, un paysage de terrasses et de bassins nous accueille, vestiges de la forteresse d’un roi inquiet pour son trône (forcément lorsque l’on assassine son père et que l’on bannit son frère…). Une épaisse forêt s’étend dans toutes les directions et quelques montagnes se laissent deviner à travers la brume. L’ascension aura été mouvementée mais, 1200 marches plus tard, nous sommes ravis d’avoir insisté.

En nous voyant arriver tout moites et rouges, notre guide nous propose un instant de réconfort avant de rentrer à l’hôtel. Nous voilà partis pour un petit centre de massage perdu au bout d’un chemin, entouré de grands arbres et d’une allée bordée de vanille. On nous y accueille avec beaucoup de gentillesse et on se laisse tenter par un long soin avant de retrouver nos chambres fraîches, prêts à repartir pour de nouvelles découvertes.

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’ascension de Pidurangala au matin, pour un vrai moment de sérénité

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Ascension du Pidurangala
Entrée 500 LKR

Forteresse de Sigiriya
Entrée 30$
Ouvert tous les jours de 7h30 à 17h30
Les créneaux les plus prisés sont ceux de 8h à 11h. Ne pas oublier d’apporter de l’eau !
Les visites guidées ne nous ont pas semblé nécessaire, un bon guide dans le sac à dos suffit probablement. Néanmoins, si vous êtes vraiment passionnés d’histoire, de nombreux guides proposent leurs services à l’entrée du site. Comptez environ 2000 LKR les deux heures.

Arogya treatment center, Moragaswewa, Habarana 50150, Sri Lanka
Ce centre propose différents massages ayurvédiques traditionnels. On en garde un souvenir assez neutre, ni bon ni mauvais. Les prix doivent être négociés pour éviter les arnaques. Attention à l’huile sur les cheveux, très difficile à enlever…

Le logement

Jays Holiday Resort, Threesinhagama, Habarana, Habarana, Sri Lanka
L’hôtel se situe au bout d’une toute petite route et au cœur d’un grand jardin aux airs de jungle. Les chambres sont basique mais climatisées et spacieuses. Nous avons adoré nos repas pris sur place et regrettons un peu de ne pas avoir opté pour un cours de de cuisine sri-lankaise. Un des coups de cœur du séjour.

Les repas

On a diné directement à l’hôtel. Les menus changent tous les jours et, chaque soirs, trois ou quatre entrées/plats et desserts sont proposés. La recette du rice and curry change elle aussi tous les soirs. On recommande chaudement !

La région de Negombo

A mon grand-père, parti trop tôt pour un long voyage.
En espérant qu’il puisse toujours suivre nos aventures depuis sa nouvelle maison.

19 mars 2022

Après un joli périple africain, il est désormais l’heure de décoller pour un nouveau continent : l’Asie. Bien que le Covid nous ait obligés à renoncer à un voyage au Japon dans le cadre de notre objectif « un an, cinq continents», c’est avec beaucoup d’enthousiasme que l’on s’envole pour Colombo, capitale économique du Sri Lanka.

Treize heures de trajet et un stop à Doha plus tard, on arrive en pleine nuit à l’aéroport, un peu surpris par le duty free local majoritairement composé de vendeurs d’électroménagers (coucou les frigos à fleurs). Notre chauffeur, Chin, nous attend à la sortie dans sa Toyota toute carrée. C’est donc avec autant de valises sous les yeux que dans les mains que l’on fait connaissance avec celui qui nous emmènera partout durant les deux prochaines semaines.

Il est près de 4h du matin lorsque l’on arrive à l’hôtel, lessivés mais contents. Le voyage commence !

20 mars 2022

On ouvre les yeux sur Negombo depuis les fenêtres de notre chambre haut perchée. Un peu déphasés, on savoure tout de même un petit déjeuner de fruits exotiques avant de prendre la route, pour de bon cette fois. Ce premier trajet en voiture est, à lui seul, un dépaysement total.

Les routes goudronnées sont pleines de vie et de bruit. Mini van, voitures, tuk-tuks, vélo, piétons et chiens occupent les deux voies qui traversent la ville, une dans chaque sens. Au premier abord, tout ça ressemble à un énorme fouillis et on transpire un peu lors des premiers dépassements. Et finalement, on observant bien, on réalise que tout se fait dans une courtoisie étonnante et dans un bazar finalement plutôt bien réglé. On se klaxonne autant pour dire bonjour, que merci, de rien ou pousse toi de là. Les vélos laissent la place aux tuk-tuks, les tuk-tuks laissent la place aux voitures… et tout le monde se pousse en vitesse au passage du bus qui roulera peu importe les obstacles sur son chemin !

On arrive finalement au bout d’une route plus étroite et entourée de verdure dans un environnement bien plus calme que Negombo. On y trouve un long canal bordé d’arbres qui abrite quelques maisons dispersées dans ce petit bout de jungle où vivent oiseaux, crocodiles et varans. Un bateau à moteur nous permet de remonter le cours d’eau pendant une bonne demi-heure avant de déboucher sur les marais de Muthurajawela en eux-mêmes, une large étendue d’eau bordée de mangrove. Durant la balade, on croise quelques jeunes crocodiles, de beaux martin-pêcheurs colorés mais aussi beaucoup de vie. les enfants se baignent ou nous font signe depuis la rive, des vendeurs à scooters viennent livrer les familles et quelques pêcheurs surveillent distraitement leurs pièges à poissons.

Le marais en lui même est le domaine des oiseaux, pélicans, cormorans et rapaces qui savourent les poissons qui abondent dans le secteur. de grosses libellules planent au dessus de l’eau, parfois pêchée au vol par des poissons tellement vifs qu’on peine à les distinguer. Au retour, on croise d’énormes varans à la peau sombre, nageant à la surface de l’eau. Impressionnants de force, de muscles et de griffes, on leur trouve aussi un air de serpent avec leur langue fendue qui leur sert à explorer les environs.

De retour sur la terre ferme et avant de filer dans le cœur du pays, on découvre un peu la vie au bord de mer. Peu avant Negombo, des stands de poissons occupent un large banc de sable. Pour les conserver, les pêcheurs les vident dès l’arrivée des bateaux et les étendent au soleil jusqu’à ce que les poissons sèchent. Le sable est plein d’écailles durcies qui luisent au soleil et l’odeur pique un peu le nez mais on traverse tout de même les stands, curieux de cette pratique que nous n’avions jamais vu auparavant.

On retrouve les bateaux de pêche colorés en bordure de la plage publique, quelques kilomètres plus loin. La plage est ici bien différente. Si elle accueille elle aussi quelques stands de poissons, elle est principalement tournée vers le loisir. Passé le parking à tuk-tuks, es petites gargotes vendent tout un tas de glaces ou de fritures à grignoter, des bus bariolés diffusent de la musique et les enfants se baignent malgré les vagues.

Sur cette large bande de sable, on souffre pour la première fois de la chaleur. Le sable est bouillant, l’air un peu moite et le vent de la mer ne suffit pas à rafraîchir l’atmosphère. On espère vraiment que ce n’est pas qu’une entrée en matière pour les jours qui nous attendent !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La rencontre avec les énormes varans de Muthurajawela

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Visite des marais de Muthurajawela
La visite a été directement organisée par Shanti. La balade n’est pas incontournable mais nous a permis de commencer le voyage en douceur et c’est le seul endroit où nous avons aperçu des varans d’eau. La mangrove est malheureusement polluée par pas mal de plastique.

Le logement

Binnacle, 22A Porutota By Road, Ettukala, Gampaha, Negombo, 11500, Sri Lanka
Ce petit hôtel récent est proche des activités de negombo tout en étant au calme les chambres sont grandes et confortable. Pour bien commencer la journée, le petit-déjeuner est servi au bord de la piscine.

Jays Holiday Resort, Threesinhagama, Habarana, Habarana, Sri Lanka
L’hôtel se situe au bout d’une toute petite route et au cœur d’un grand jardin aux airs de jungle. Les chambres sont basique mais climatisées et spacieuses. Nous avons adoré nos repas pris sur place et regrettons un peu de ne pas avoir opté pour un cours de de cuisine sri-lankaise. Un des coups de cœur du séjour.

Les repas

On a diné directement à l’hôtel. Les menus changent tous les jours et, chaque soirs, trois ou quatre entrées/plats et desserts sont proposés. La recette du rice and curry change elle aussi tous les soirs. On recommande chaudement !

Au plus près des éléphants

23 septembre 2021

On attendait l’Eléphant Café avec un mélange d’impatience et d’inquiétude. Ce restaurant propose en effet un moment au contact de ces énormes animaux avant le repas. Alors forcément, on hésitait. Dans quelles conditions vivent-ils ? Sont-ils dressés ? Ne faudrait-il pas les laisser dans la nature ?

Et puis finalement, notre hôte du soir nous raconte et on est rassurés. Les éléphants hébergés dans cette réserve privée ont été récupérés dans d’anciennes structures proposant des balades à dos d’éléphant. Même si cette pratique est moins répandue qu’en Asie, elle existait encore en Zambie il y a quelques années. Aussi, le propriétaire de la réserve les a recueillis pour leur offrir une vie meilleure. Dans la journée, la petite harde est libre de ces mouvements mais ils rentrent les soirs pour passer la nuit bien à l’abri des braconniers. Ces animaux n’ont évidemment pas un comportement complètement naturel, conditionnés par leur ancienne vie, mais ils bénéficient ainsi d’une retraite bien méritée. Quelques petits sont nés dans la réserve, adaptant leurs comportements sur l’exemple de leurs parents.

Chaque éléphant a son caractère et son histoire mais celle qu’on préfère est sans doute celle dont les humains sont absents. Un jour, la harde a rencontré un jeune solitaire lors de sa balade dans la réserve. Alarmés de le trouver seul, les éléphants ont donc décidé de le ramener aux soigneurs pour la nuit. Désormais, il grandit au sein de sa nouvelle famille, loin du danger.

Après toutes ces histoires, on nous amène auprès de deux grands mâles aux défenses impressionnantes. Dany, le plus vieux des deux, est particulièrement friands des morceaux de pommes séchés qu’on lui tend avec prudence. Si on a croisé des centaines d’éléphants durant notre voyage, parfois de près, c’est une autre histoire de se tenir à ses côtés, de sentir le vent de ses oreilles qui s’agitent, d’entendre son souffle… et de se faire bousculer par sa trompe car les pommes n’arrivent pas assez vite. L’expérience dure peu mais elle marque beaucoup.

Bien sûr on préférait les voir dehors, libres et hors de danger. Bien sûr on aimerait que les promenades à dos d’éléphant n’aient jamais existé. Pourtant, on croit aussi que ces moments, lorsqu’ils sont réalisés dans de bonnes conditions, sont aussi un moyen d’alerter, de sensibiliser et, surtout, de faire aimer. Alors on sourit à Dany, on effleure du bout des doigts ses longues défenses d’ivoire et sa trompe fripée avant de lui dire au revoir et de le voir partir avec les siens.

Un bon repas nous attend désormais sous un chapiteau de toile, installés dans de larges fauteuils au bord de l’eau. Le soleil se couche doucement sur l’Afrique Australe et on repense avec émotion à toutes nos aventures, aux incroyables paysages, aux formidables rencontres et aux décors tellement changeants. Ce voyage nous aura bousculés plus que les autres, bouleversé parfois et appris, beaucoup

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

L’Elephant Café est habituellement accessible par bateau ou la route. On avait choisi l’option bateau qui propose de remonter le Zambèze en jet boat pendant une demi-heure tout en apercevant les animaux. Malheureusement, à cause des niveaux d’eau, nous avons dû passer par la route.La réservation se fait via le site : https://safpar.com/the-elephant-cafe/
Nous avons beaucoup apprécié l’expérience et le repas mais les tarifs nous paraissent vraiment élevés. A vous de juger !

Le logement

Kamunjila Lodge, 55 Mwela St, Livingstone, Zambie
Situé au centre de Livingstone et à 10km des chutes, ce petit lodge propose des prestations simples mais efficaces. On apprécie son engagement écolo : douches chauffées au solaire, biogaz pour la cuisine, potager bio et bouteilles en verre.

Les repas

Le menu de l’Elephant Café est raffiné et gouteux. un bon repas dans un joli décor, très anglais !

Les chutes Victoria, côté Zambie

23 septembre 2021

A l’autre bout du pont, le parc Zambien n’a rien à voir avec celui du Zimbabwe découvert le matin. L’entrée se fait dans une zone boisée beaucoup plus sèche et la visite est un peu plus escarpée. Le sentier permet de descendre au bord de l’eau, tout au pied du canyon. Elle se fait par une longue volée de marches entourée d’une végétation dans laquelle babouins et varans ont élu domicile. A mesure que l’on descend, elle se fait plus dense et plus verte sans pour autant ressembler à cette mini jungle croisée le matin.

Les derniers pas se font dans la roche où de petits filets d’eau serpentent pour finalement offrir un joli point de vue sur le large pont de métal. Il fait de plus en plus chaud. Pour la première fois, on sent notre peau rôtir au soleil et on la voit rougir au fil des heures.

De retour au sommet, la balade est nettement plus tranquille. Les chutes sont ici plus minérales, plus brutes et sans doute moins abondantes. La roche prend cependant de jolies nuances, parcourues par des petites cascades qui créent parfois des arcs en ciel au-dessus de la rivière. Les singes s’aventurent jusqu’ici, squattant ponts et chemins sans la moindre gêne. On les croise en famille, grimpant sur les garde-corps ou bronzant au soleil sous le regard mi méfiants, mi attendris des photographes.

Sur l’autre rive, on aperçoit quelques personnes qui semblent ridicules au sommet de ces grandes cascades. les plus intrépides peuvent en effet se baigne dans la devil’s pool, juste au bord du vide. On passe notre tour et on poursuit sagement sur le sentier brûlant. De ce côté de la frontière aussi, on fait le tour relativement rapidement. Il n’est même pas 16heures lorsqu’on retourne vers le lodge, pour la dernière étape de ce joli périple.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les points de vue du côté de Rainbow Falls

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Côté Zambie, le tarif est de 20 USD par adulte.

La meilleure période pour visiter les Chutes Victoria au pic de leur débit est généralement entre février et mai, juste après la saison des pluies. Entre août et janvier, les niveaux sont plus bas, ce qui rend les chutes moins impressionnantes. Pour autant, on a trouvé que la visite en valait la peine, les chutes restent marquantes même à cette saison !

Côté horaire, les meilleures seraient :

  • à l’ouverture pour le lever de soleil
  • à 14h pour les arcs-en-ciel

Il est également possible, à certaines dates et durant l’été, d’apercevoir un arc-en-ciel de Lune. Le parc ouvre exceptionnellement ces portes durant la nuit pour permettre aux voyageurs de découvrir ce phénomène plutôt inhabituel. Plus d’infos ici: https://www.victoriafalls-guide.net/lunar-rainbow.html

Le logement

Kamunjila Lodge, 55 Mwela St, Livingstone, Zambie
Situé au centre de Livingstone et à 10km des chutes, ce petit lodge propose des prestations simples mais efficaces. On apprécie son engagement écolo : douches chauffées au solaire, biogaz pour la cuisine, potager bio et bouteilles en verre.

Les repas

On a diné directement au lodge. Un repas assez classique et tout à fait occidental mais bon !

Les chutes Victoria, côté Zimbabwe

Après un dernier tour dans le parc de Chobe et une nouvelle traversée de frontière, nous arrivons désormais en Zambie pour la fin de notre roadtrip en Afrique Australe. Notre agence nous accueille dans son lodge miniature où quelques maisons blanches entourent un jardin et une piscine. On y rencontre Antoine qui a organisé et suivi notre périple à distance et on en profite pour lui raconter toutes nos péripéties de vive voix.

Après plusieurs jours au fin fond du bush, on prend aussi quelques minutes pour profiter d’une connexion internet et, surtout, rassurer les membres de nos familles qui, pour certains, nous voyaient déjà avalés par un lion. On s’amuse beaucoup en leur racontant les rugissements des lionnes, les serpents cachés dans les arbres et les éléphants un peu trop curieux. La nuit tombe rapidement. On savoure un bon repas chaud sur la terrasse et on s’écroule dans notre lit à baldaquins. Plus qu’une journée pour en prendre plein les yeux.

23 septembre 2021

Après quelques pancakes et un grand verre de jus de fruit, on file dans un taxi à la frontière la plus proche pour y découvrir les chutes victoria côté Zimbabwe d’abord. On montre visa, passeport et tests PCR et on s’embarque dans une traversée de la frontière… à pied ! une route goudronnée s’enfonce entre des clôtures, sans aucune vue sur les chutes voisines les premiers temps. En revanche, on y croise quelques babouins chacma occupés à fouiller les poubelles, à grimper sur les camions avant de disparaitre dans la végétation. On souffre un peu de la chaleur sur cet espace de goudron avant d’arriver au pont qui survole le Zambèze et de pouvoir observer une toute petite partie des chutes. Au bout du chemin, après avoir passé l’autre poste de frontière, on arrive à l’entrée du parc national des chutes.

Même si on ne savait pas trop à quoi s’attendre, on ne s’attendait pas du tout à un tel décor. L’entrée du parc est un joli bâtiment de bois et de verre incluant une boutique qui déborde de peluche. Le hall passé, un petit sentier serpente dans la verdure et la fraicheur pour longer les chutes sur plusieurs kilomètres. Si le Botswana était nettement plus vert que la Namibie, on était tout de même loin de s’attendre à autant de verdure et d’humidité. A l’ouest du parc, on trouve sans doute mon point de vue préféré sur une première chute d’eau qui s’efface en un grand fracas dans un canyon étroit, soufflant des nuages de gouttelettes au-dessus de la rivière.

En allant vers la partie est, l’environnement change vraiment en fonction de la proximité de la chute. Au plus près, on est presque dans la jungle avec de larges fougères humides poussant partout.

Un peu plus loin, une prairie herbeuse parcourue de quelques fleurs ouvre un large panorama sur les chutes et la frontière. Bordant le canyon, le chemin exposé en plein soleil et pourtant frais, rafraichi par d’énormes nuages de gouttelettes qui s’élèvent dans le ciel depuis le pied des chutes les plus puissantes. Nous sommes là au plus bas de la saison et le débit est pourtant déjà impressionnant.

On est complètement dépaysés et assez charmés par cette balade qui se fait tranquillement en quelques heures, arrêts photos inclus. Elle s’achève avec une vue sur la partie la plus sèche des chutes et un promontoire rocheux aux airs aussi dramatiques que colorés.

En sortant, un grand marché artisanal attend les touristes. De la musique résonne au rythme des mains qui battent les tamtams et des danseurs en tenue traditionnelles. De larges parterres de statuettes en bois ou en pierre luisent au soleil pendant que les passants cherchent la bonne affaire ou le cadeau parfait. On y fait nous aussi nos derniers achats avant de regagner la frontière, un peu déçus de ne pas avoir le temps de visiter la ville de Victoria Falls qui paraissait charmante.

Pour la suite ? On retourne en Zambie !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les points de vue du côté de Devil’s cataract, à l’Ouest du parc

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Côté Zimbabwe, le tarif est de 30 USD par adulte.

La meilleure période pour visiter les Chutes Victoria au pic de leur débit est généralement entre février et mai, juste après la saison des pluies. Entre août et janvier, les niveaux sont plus bas, ce qui rend les chutes moins impressionnantes. Pour autant, on a trouvé que la visite en valait la peine, les chutes restent marquantes même à cette saison !

Côté horaire, les meilleures seraient :

  • à l’ouverture pour le lever de soleil
  • à 14h pour les arcs-en-ciel
Le logement

Kamunjila Lodge, 55 Mwela St, Livingstone, Zambie
Situé au centre de Livingstone et à 10km des chutes, ce petit lodge propose des prestations simples mais efficaces. On apprécie son engagement écolo : douches chauffées au solaire, biogaz pour la cuisine, potager bio et bouteilles en verre.

Les repas

On a diné directement au lodge. Un repas assez classique et tout à fait occidental mais bon !

Le parc National de Chobe

22 septembre 2021

Notre dernière vraie journée de safari est amputée d’un bon morceau lorsque, Covid oblige, on doit faire un détour par Kasane pour réaliser un nouveau test PCR. Il est déjà tard quand on atteint finalement le parc national de Chobe, le plus visité du Botswana. Sam nous installe pour déjeuner sur les hauteurs du parc, sans serpent cette fois. On est à nouveau surpris par le changement de décor, encore plus impressionnant vu d’en haut. Une large plaine s’étend en contre bas, à l’herbe d’un vert intense, parcourue par de larges canaux d’eau.

Nos sandwichs avalés, on rejoint la plaine pour y découvrir une faune grouillante comme on n’en avait encore jamais vu. Partout où l’on pose le regard, des silhouettes d’éléphants se dessinent sur la verdure ou se détachent d’un ciel brumeux. On y croise également des troupeaux d’antilopes, savourant un buffet vert qui s’étend à perte de vue. On tombe même sur quelques éléphants qui nagent dans un bras de la rivière, laissant juste apparaitre le haut de leur dos et leur trompe, brandie comme un tuba !

La route de sable longe l’eau pendant des kilomètres. Un doux soleil réchauffe l’atmosphère sans même brûler la peau et chaque recoin réserve une surprise. L’ambiance est parfaite. La densité d’éléphants est simplement incroyable. Ils sont partout, sur le rivage d’en face, dans les forêts bordant la route ou encore en plein milieu du chemin. Les zones marécageuses semblent les attirer plus que toutes les autres. On les observe mi amusés, mi dégoutés se vautrer dans des mares de boues, l’attraper avec la trompe et la propulser avec amusement sur leur dos… ou sur notre voiture !

On approche des familles entières de près. De très près. On y voit d’ailleurs des dizaines de petits, de tous les âges. Sam en profite pour nous raconter de nouvelles anecdotes et distiller quantités de connaissances sur les pachydermes. On apprend à cette occasion que les éléphants sont droitiers ou gauchers : leur tendance se note à l’usure de leurs défenses, toujours plus marquée d’un côté. Notre guide en profite aussi pour tordre le cou à certains mythes comme les cimetières d’éléphants. La réalité est beaucoup moins jolie : ces gros mammifères ne se sont jamais rendus dans des lieux particuliers pour mourir. Le chercheur ayant émis cette théorie est simplement tombé sur une « planque » de chasseurs d’ivoire ayant laissé sur place toutes les carcasses des animaux braconnés. On aurait vraiment préféré croire à la première version.

En plus des éléphants, de larges groupes d’impalas côtoient babouins, zèbres, girafes et phacochères, arrivant sans cesse de la forêt pour profiter des zones fraiches et humides dans la plaine. Des hippopotames barbotent au loin. On ne les voit pas vraiment mais on reconnait désormais très bien leurs ronchonnements caractéristiques. Le parc grouille de vie et d’espèces comme nulle part ailleurs en Afrique Australe. On en prend plein les yeux et les oreilles.

Les couleurs changent à mesure que le soleil décline, donnant des reflets dorés au paysage. Seuls les plus gros animaux semblent s’attarder désormais. Les nuées d’impalas, elles, ont comme disparu. Les petits singes ont regagné les arbres. Un couple de girafes déambule sous le soleil, le mâle comptant sans doute sur cette ambiance douce pour charmer la femelle (un peu récalcitrante il faut l’avouer).

Bientôt, seuls les éléphants restent là, en groupe plus restreints. Ils marchent, encore et toujours, s’enfonçant dans la plaine.

C’est l’heure de notre dernière nuit sous la tente, montée bien en arrière de la rivière dans les mopanes qui commencent à perdre franchement leur feuillage. Sur les feuilles séchées, nos pas résonnent dans le noir. On profite une dernière fois du feu de camp, du pain chaud de Timothy, de la gentillesse de Sca et des histoires de Sam.

Au petit matin, on opte pour une dernière balade sur la plage avant de retrouver Kasane et de passer la frontière. Les groupes d’antilopes sont revenus, plus imposants que jamais. Elles sont des centaines à parcourir la plaine. Certains mâles se battent à coup de tête et de cornes. Les pique-bœufs planent d’un individu à l’autre, ravis de profiter d’un tel festin.

A proximité, une immense famille de babouins traine sous les arbres. Ils sont près d’une cinquantaine, fouillant le crottin d’éléphants à la recherche de fruits et de noix, arrachant des touffes d’herbes ou courant entre les pattes des antilopes. S’ils ne nous ressemblent pas autant que les grands singes, ils ont tout de même un nombre impressionnant de mimiques, de comportements et d’habitude qui nous interpellent. Les mères qui serrent les jeunes contre leur cœur, les échanges de regards, les bêtises des petits et les réprimandes. On craque surtout pour leur bouille d’elfe avec ces grandes oreilles roses disproportionnées.

Pour terminer sur une bonne note, nos derniers kilomètres sont peuplés de lionnes, de buffles et de croco, comme un clin d’œil à notre arrivée dans le pays. La boucle est bouclée, il ne nous reste, presque, qu’à rentrer

les animaux vus par Ptit Jo

Les impalas (Aepyceros melampus) utilisent leurs lignes noires présentes au bout des oreilles, sur le dos de la queue, le haut des cuisses et sur le front pour se reconnaître.

Le chacal à chabraque (Lupulella mesomelas) éduque ses petits pendant toute une année, faisant de sa descendance des pro de la chasse.

L’éléphant de savane (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre, avec en moyenne 4 mètres à l’épaule et environ 6 tonnes pour le mâle.

Le guêpier carmin (Merops nubicoides) est armé d’un bec pointu qui lui permet d’attraper les insectes en vol sans difficulté

Le crocodile du Nil (Crocodylus niloticus) est l’un des plus gros du monde et peut atteindre 750kg. Il chasse en restant immobile et surgit d’un coup hors de l’eau.

Le phacochère (Phacochoerus africanus) a de longues canines en forme de défenses qui lui servent à déterrer des racines et à se défendre contre ses prédateurs.

Le grand koudou (Tragelaphus strepsiceros) mâle arbore d’imposantes cornes en spirale d’1.2 à 1.8 mètres. Il peut franchir des obstacles de 2 à 3 mètres de haut d’un bond !

La girafe (Giraffa camelopardalis angolensis) est la plus grande espèce du règne animal avec une hauteur de près de 6 mètres pour les grands mâles.

L’éléphant de savane (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre, avec en moyenne 4 mètres à l’épaule et environ 6 tonnes pour le mâle.

Le lion d’Afrique (Panthera leo leo) est une force de la nature engloutissant 7kg de viande par jour. Son rugissement peut être entendu à 8km à la ronde !

L’hippotrague noir (Hippotragus niger) ne porte pas spécialement bien son nom… les femelles sont marrons !

Le babouins Chacma (Papio ursinus) vivent en groupe pouvant atteindre 50 individus. leurs petits ont de grandes oreilles toutes roses.

Le singe vervet (Chlorocebus sabaeus) est un petit primate malicieux et omnivore omnivore dont le régime peut aller des fleurs et fruits aux insectes, œufs ou encore rongeurs.

La mangue rayée (Mungos mungo) est une petite bête spécialiste de la chasse au serpent. Elle les attrape d’un geste vif juste derrière la tête.

Le buffle d’Afrique (Syncerus caffer) et ses quelques 700kg vit en larges troupeaux dans des zones boisées. ses cornes peuvent atteindre 1,5 mètre d’envergure. Celles des mâles recouvrent le haut de sa tête, contrairement aux femelles.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Le safari a été mené par Lungu Safari. Nous avons eu la chance d’être conduit par Sam, un guide formidable, plein d’anecdotes en tout genre. Timothy et Scamongo ont pris en charge toute la logistique et nous n’avions plus qu’à nous laisser guider. Un confort incroyable, surtout dans la brousse !

Le logement

Une tente plantée dans la savane.

Les repas

Cuisine au feu de bois par le chef cuistot de Lungu Safari : Tim. Mention spéciale pour son pain fait maison et ses pique-niques gargantuesques.

Savuti

21 septembre 2021

Quand on quitte la réserve de Moremi ce matin-là, une énorme surprise, particulièrement mauvaise, nous attend. Les flammes ont ravagé tous les abords de la route principale sur des dizaines de kilomètres. Il ne reste rien de cette grande forêt de mopanes dont raffolent les éléphants. La terre, devenue noire, laisse échapper des nuages de fumée. Quelques flammes encore actives se devinent même derrière les troncs d’arbres. Plus encore que cette vision sinistre, je crois qu’on est surtout marqués par le silence. Pas d’impalas dans les broussailles, pas d’oiseaux. Rien.

Tout est perdu.

On est encore plus touchés lorsque l’on découvre l’origine de cette catastrophe. Sam nous apprend que les braconniers, non contents de tuer et dépecer des éléphants par dizaines, couvrent leurs traces en déclenchant ce type d’incendies. On est écœurés. Au fil des kilomètres à travers ce paysage dévasté, l’écœurement se mue en révolte puis en peine, immense, lorsque l’on croise une famille de mangoustes fuyant sa maison, sautillant comme elle peut entre les zones de terres brûlantes.

Une fois encore, on est bouleversés par cette réalité qui nous rattrape entre deux instants d’émerveillement. La route me paraît infiniment longue dans ce décor et chaque regard sur cette catastrophe me brise davantage le cœur. Après un moment qui m’aura paru des heures, on en voit enfin le bout. Des arbres, vivant, apparaissent dans un virage.

Comme un miracle, un signe, un symbole, un éléphant surgit des bois à la lisière des incendies. Il est seul mais il a survécu. Avec lui, l’espoir renaît, doucement.

Notre journée vers Savuti n’aura vraiment pas commencé sous les meilleurs auspices. On n’arrive donc pas très enthousiastes dans cette nouvelle réserve, réputée dans le monde entier pour ses lions. Pour leur nombre d’abord, mais aussi pour leur technique de chasse. Ici, des familles deux fois plus grandes que d’ordinaires se constituent, rendant la chasse bien différente. Les félins ne s’en prennent pas qu’aux individus malades ou isolés : à Savuti, leur nombre les rend assez forts pour s’en prendre aux girafes et aux éléphants.

C’est justement dans les mopanes qu’on croise nos premiers individus. Pas décidés à bouger, ils posent pourtant sur nous un regard perçant, étudiant le moindre mouvement. On les observe de près là encore, dans un silence étrange, bien loin des grondements de notre dernière rencontre.

Le reste de la famille se trouve un peu plus loin, en pleine sieste sous un arbre isolé. Beaucoup moins curieux et attentifs, on les trouve ici affalés les uns sur les autres, pattes en l’air ou accrochés sur l’écorce.

Notre route se poursuit, avec plus d’enthousiasme. Ragaillardis par les lions, nous nous sommes mis en tête de trouver un léopard. Les probabilités ne jouent pas en notre faveur, mais on y croit. Patiemment, au fil de la route, on scrute chaque sommet d’arbre, chaque mouvement, chaque bosquet. Sam décrète l’heure d’une pause et nous gare à l’ombre d’un grand arbre aux feuilles encore bien vertes. Par acquis de conscience, je lève la tête dans les branchages. Sait-on jamais… Il n’y avait pas de léopard. Il y avait un serpent.

Juste au-dessus du toit, installé sur une large branche, les yeux fixés sur nous. Un python d’Afrique. Les connaisseurs me diront que c’était un petit, je l’ai personnellement jugé bien assez gros. Sam aussi puisque, dès mon signalement, il remonte au pas de course en voiture pour nous installer un peu plus loin sur fond d’un encourageant « Oh guys… my god ! two or three meters ! ».

Notre arrêt suivant, pour le déjeuner cette fois, n’a pas été beaucoup plus reposant. On s’installe près d’un plan d’eau où, au loin, barbote un éléphant. Une fois n’est pas coutume, Sam nous autorise à descendre de voiture. Je m’installe à quelques mètres à peine, observant l’éléphant s’arroser d’une eau grise peu engageante. Il est loin, vraiment loin… de moins en moins loin. Après un coup d’œil interrogatif à notre guide, pas perturbé le moins du monde par les mouvements du pachyderme, je reste en place.

Le grand mâle s’approche de plus en plus, Sam me demande cette fois de ne pas bouger. Trop facile.

L’éléphant s’avance tellement qu’il s’arrête à quelques pas du capot. Il me regarde, longuement. Ses oreilles ne s’agitent pas, sa trompe non plus. Il semble calme mais il est quand même drôlement près. La scène dure un moment, le temps de se sentir minuscule, puis le grand mâle se détourne, dépasse la voiture et disparaît.

On s’enfonce désormais dans la brousse sous un soleil qui commence à chauffer sérieusement. Le paysage de Savuti est bien moins humide que celui de Moremi, moins vivant aussi. Les groupes de lions sévissent visiblement dans le secteur car on croise pour la première fois des carcasses d’animaux à proximité des points d’eau. Les hyènes ne semblent pas avoir eu le temps de faire le ménage. D’énormes baobabs ponctuent le paysage, le tronc parfois lacéré par les défenses d’éléphants.

Nous ne sommes visiblement pas les seuls à ressentir la chaleur. Pour la première fois, on croise de gros mammifères en pleine sieste ! Des girafes se sont installées au sol, repliant leurs pattes et enroulant leur long cou autour du corps. Les petits éléphants se sont carrément affalés au sol, entourés de leur famille vigilante.

On rentre au camp sans avoir croisé de léopard. Après une couche rapide, on s’installe auprès du feu pour écouter encore les milliers d’anecdotes de Sam. La nuit tombe doucement sur la brousse, on frissonne un peu, la fatigue tombe. Presque habitués au millier de bruits du bush, on ferme désormais les yeux en un claquement de doigts, se félicitant vraiment d’avoir choisi une telle expérience.

les animaux vus par Ptit Jo

Le lion d’Afrique (Panthera leo leo) est une force de la nature engloutissant 7kg de viande par jour. Son rugissement peut être entendu à 8km à la ronde !

Le python d’Afrique (Python natalensis) est un serpent constricteur ovipare qui peut peser jusqu’à 50kg.

L’éléphant de savane (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre, avec en moyenne 4 mètres à l’épaule et environ 6 tonnes pour le mâle.

La girafe (Giraffa camelopardalis angolensis) est la plus grande espèce du règne animal avec une hauteur de près de 6 mètres pour les grands mâles.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Le safari a été mené par Lungu Safari. Nous avons eu la chance d’être conduit par Sam, un guide formidable, plein d’anecdotes en tout genre. Timothy et Scamongo ont pris en charge toute la logistique et nous n’avions plus qu’à nous laisser guider. Un confort incroyable, surtout dans la brousse !

Le logement

Une tente plantée dans la savane.

Les repas

Cuisine au feu de bois par le chef cuistot de Lungu Safari : Tim. Mention spéciale pour son pain fait maison et ses pique-niques gargantuesques.