Les chutes Victoria, côté Zambie

23 septembre 2021

A l’autre bout du pont, le parc Zambien n’a rien à voir avec celui du Zimbabwe découvert le matin. L’entrée se fait dans une zone boisée beaucoup plus sèche et la visite est un peu plus escarpée. Le sentier permet de descendre au bord de l’eau, tout au pied du canyon. Elle se fait par une longue volée de marches entourée d’une végétation dans laquelle babouins et varans ont élu domicile. A mesure que l’on descend, elle se fait plus dense et plus verte sans pour autant ressembler à cette mini jungle croisée le matin.

Les derniers pas se font dans la roche où de petits filets d’eau serpentent pour finalement offrir un joli point de vue sur le large pont de métal. Il fait de plus en plus chaud. Pour la première fois, on sent notre peau rôtir au soleil et on la voit rougir au fil des heures.

De retour au sommet, la balade est nettement plus tranquille. Les chutes sont ici plus minérales, plus brutes et sans doute moins abondantes. La roche prend cependant de jolies nuances, parcourues par des petites cascades qui créent parfois des arcs en ciel au-dessus de la rivière. Les singes s’aventurent jusqu’ici, squattant ponts et chemins sans la moindre gêne. On les croise en famille, grimpant sur les garde-corps ou bronzant au soleil sous le regard mi méfiants, mi attendris des photographes.

Sur l’autre rive, on aperçoit quelques personnes qui semblent ridicules au sommet de ces grandes cascades. les plus intrépides peuvent en effet se baigne dans la devil’s pool, juste au bord du vide. On passe notre tour et on poursuit sagement sur le sentier brûlant. De ce côté de la frontière aussi, on fait le tour relativement rapidement. Il n’est même pas 16heures lorsqu’on retourne vers le lodge, pour la dernière étape de ce joli périple.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les points de vue du côté de Rainbow Falls

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Côté Zambie, le tarif est de 20 USD par adulte.

La meilleure période pour visiter les Chutes Victoria au pic de leur débit est généralement entre février et mai, juste après la saison des pluies. Entre août et janvier, les niveaux sont plus bas, ce qui rend les chutes moins impressionnantes. Pour autant, on a trouvé que la visite en valait la peine, les chutes restent marquantes même à cette saison !

Côté horaire, les meilleures seraient :

  • à l’ouverture pour le lever de soleil
  • à 14h pour les arcs-en-ciel

Il est également possible, à certaines dates et durant l’été, d’apercevoir un arc-en-ciel de Lune. Le parc ouvre exceptionnellement ces portes durant la nuit pour permettre aux voyageurs de découvrir ce phénomène plutôt inhabituel. Plus d’infos ici: https://www.victoriafalls-guide.net/lunar-rainbow.html

Le logement

Kamunjila Lodge, 55 Mwela St, Livingstone, Zambie
Situé au centre de Livingstone et à 10km des chutes, ce petit lodge propose des prestations simples mais efficaces. On apprécie son engagement écolo : douches chauffées au solaire, biogaz pour la cuisine, potager bio et bouteilles en verre.

Les repas

On a diné directement au lodge. Un repas assez classique et tout à fait occidental mais bon !

Les chutes Victoria, côté Zimbabwe

Après un dernier tour dans le parc de Chobe et une nouvelle traversée de frontière, nous arrivons désormais en Zambie pour la fin de notre roadtrip en Afrique Australe. Notre agence nous accueille dans son lodge miniature où quelques maisons blanches entourent un jardin et une piscine. On y rencontre Antoine qui a organisé et suivi notre périple à distance et on en profite pour lui raconter toutes nos péripéties de vive voix.

Après plusieurs jours au fin fond du bush, on prend aussi quelques minutes pour profiter d’une connexion internet et, surtout, rassurer les membres de nos familles qui, pour certains, nous voyaient déjà avalés par un lion. On s’amuse beaucoup en leur racontant les rugissements des lionnes, les serpents cachés dans les arbres et les éléphants un peu trop curieux. La nuit tombe rapidement. On savoure un bon repas chaud sur la terrasse et on s’écroule dans notre lit à baldaquins. Plus qu’une journée pour en prendre plein les yeux.

23 septembre 2021

Après quelques pancakes et un grand verre de jus de fruit, on file dans un taxi à la frontière la plus proche pour y découvrir les chutes victoria côté Zimbabwe d’abord. On montre visa, passeport et tests PCR et on s’embarque dans une traversée de la frontière… à pied ! une route goudronnée s’enfonce entre des clôtures, sans aucune vue sur les chutes voisines les premiers temps. En revanche, on y croise quelques babouins chacma occupés à fouiller les poubelles, à grimper sur les camions avant de disparaitre dans la végétation. On souffre un peu de la chaleur sur cet espace de goudron avant d’arriver au pont qui survole le Zambèze et de pouvoir observer une toute petite partie des chutes. Au bout du chemin, après avoir passé l’autre poste de frontière, on arrive à l’entrée du parc national des chutes.

Même si on ne savait pas trop à quoi s’attendre, on ne s’attendait pas du tout à un tel décor. L’entrée du parc est un joli bâtiment de bois et de verre incluant une boutique qui déborde de peluche. Le hall passé, un petit sentier serpente dans la verdure et la fraicheur pour longer les chutes sur plusieurs kilomètres. Si le Botswana était nettement plus vert que la Namibie, on était tout de même loin de s’attendre à autant de verdure et d’humidité. A l’ouest du parc, on trouve sans doute mon point de vue préféré sur une première chute d’eau qui s’efface en un grand fracas dans un canyon étroit, soufflant des nuages de gouttelettes au-dessus de la rivière.

En allant vers la partie est, l’environnement change vraiment en fonction de la proximité de la chute. Au plus près, on est presque dans la jungle avec de larges fougères humides poussant partout.

Un peu plus loin, une prairie herbeuse parcourue de quelques fleurs ouvre un large panorama sur les chutes et la frontière. Bordant le canyon, le chemin exposé en plein soleil et pourtant frais, rafraichi par d’énormes nuages de gouttelettes qui s’élèvent dans le ciel depuis le pied des chutes les plus puissantes. Nous sommes là au plus bas de la saison et le débit est pourtant déjà impressionnant.

On est complètement dépaysés et assez charmés par cette balade qui se fait tranquillement en quelques heures, arrêts photos inclus. Elle s’achève avec une vue sur la partie la plus sèche des chutes et un promontoire rocheux aux airs aussi dramatiques que colorés.

En sortant, un grand marché artisanal attend les touristes. De la musique résonne au rythme des mains qui battent les tamtams et des danseurs en tenue traditionnelles. De larges parterres de statuettes en bois ou en pierre luisent au soleil pendant que les passants cherchent la bonne affaire ou le cadeau parfait. On y fait nous aussi nos derniers achats avant de regagner la frontière, un peu déçus de ne pas avoir le temps de visiter la ville de Victoria Falls qui paraissait charmante.

Pour la suite ? On retourne en Zambie !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les points de vue du côté de Devil’s cataract, à l’Ouest du parc

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Côté Zimbabwe, le tarif est de 30 USD par adulte.

La meilleure période pour visiter les Chutes Victoria au pic de leur débit est généralement entre février et mai, juste après la saison des pluies. Entre août et janvier, les niveaux sont plus bas, ce qui rend les chutes moins impressionnantes. Pour autant, on a trouvé que la visite en valait la peine, les chutes restent marquantes même à cette saison !

Côté horaire, les meilleures seraient :

  • à l’ouverture pour le lever de soleil
  • à 14h pour les arcs-en-ciel
Le logement

Kamunjila Lodge, 55 Mwela St, Livingstone, Zambie
Situé au centre de Livingstone et à 10km des chutes, ce petit lodge propose des prestations simples mais efficaces. On apprécie son engagement écolo : douches chauffées au solaire, biogaz pour la cuisine, potager bio et bouteilles en verre.

Les repas

On a diné directement au lodge. Un repas assez classique et tout à fait occidental mais bon !

Les chutes d’Havasu

29 Juillet 2017

La sonnerie du réveil nous tire d’un profond sommeil ce matin là. A moitié conscients, on ferme nos sacs de randonnées déjà bien chargés et on boucle nos valises. Il fait encore à moitié nuit lorsque l’on ferme notre petite maison du Grand Canyon Caverns Inn. Depuis Peach Springs, il faudra près d’une heure et demi de route pour atteindre le Hualapai Hilltop, point de départ d’une randonnée qui restera gravée dans les mémoires. A mesure que le soleil se lève et perce les nuages, d’agiles wapitis traversent la route sans se soucier le moins du monde de notre présence. La journée commence bien.

Il est tout juste 7h lorsque nous arrivons sur le parking. Quelques courageux ont passé la nuit dans leur van et se réveillent doucement. Le nombre de voiture déjà présentes inquiète un peu et, surtout, nous surprend dans cet endroit perdu au bout du monde. Avant de partir en expédition, une dernière vérification des sacs à dos s’impose: les valises ne seront rouvertes que dans 24h.

Au bord du parking, la vue sur le canyon impressionne. Les couleurs, le décor, l’ambiance… Le chemin descend doucement le long de la roche rouge à l’ombre des falaises. Des chevaux remontent le sentier équipés des sacs à dos bien chargés de randonneurs qui n’avaient plus le courage de les porter. Le soleil réchauffe un peu l’ambiance et amène de nouvelles couleurs au paysage déjà grandiose. Le début sentier traverse une grande plaine entourés de falaises où tous les groupes de randonneurs se suivent avec le sourire, impatients de découvrir la réserve indienne.

A mesure que l’on avance, on semble s’enfoncer de plus en plus profondément dans le canyon. Au bout de quelques kilomètres, les parois se rapprochent et l’ombre enveloppe le sentier. En marchant la tête en l’air pour admirer ce décor incroyable, on surprend quelques corbeaux qui nous suivent avec application. Devant nous, des écureuils traversent la chemin de temps à autre avant de filer dans les rochers en poussant des cris stridents. L’herbe se raréfie et les cactus commencent à apparaitre ici et là. La randonnée est finalement bien plus facile que l’on avait pu l’envisager et on se félicite d’être partis tôt pour éviter la chaleur.

13 kilomètres plus tard, des dizaines de photos et de la poussière partout… nous voilà arrivés à Supai, cœur de la réserve indienne des Havasupai, « peuple des eaux bleu-vert » et uniques habitants permanents du Grand Canyon. A cette heure, l’endroit est déserté et la chaleur se fait ressentir. Notre premier arrêt sera l’office de tourisme où l’on pensait récupérer nos permis, indispensables à la circulation dans la réserve. Ambiance glaciale lorsque l’on pousse la porte, ce qui n’est pas uniquement lié à la climatisation qui tourne à plein régime. A peine arrivés, on nous renvoie sèchement vers le lodge pour y récupérer le précieux document. On s’exécute un peu surpris pour finalement retrouver le même genre d’attitude à l’hôtel. Une fois les clés et le permis récupérés, on prend quelques instants pour pique-niquer avant de filer à la découverte des chutes tant attendues.

Un peu plus de 2km sont nécessaires pour rejoindre les Navajo falls, premier contact réel avec cette eau à la couleur incroyable. Créées après une inondation importante en 2008, les chutes nous charment instantanément. L’occasion parfaite pour une baignade, même un peu fraiche, dans ces eaux turquoises. De petits bassins se sont formés au sommet de la chute semblables à des jacuzzis naturels. Plus en aval, une véritable chute d’eau s’écrase sur des roches rouges, transformées en plongeoir. On y croise des randonneurs venus se laisser porter sur d’énormes bouées et d’autres qui peinent à mettre les pieds dans l’eau (chaussures aquatiques largement conseillées !).

Encore mouillés, on emprunte le chemin de sable vers les Havasu falls sous un soleil de plomb. Au plus près des falaises rouges, le bruit de l’eau se fait entendre bien avant que l’on aperçoive quoique ce soit. En contrebas, la vision de cette chute de près de 30 mètres est une merveille de couleurs. Après quelques clichés, on décide de poursuivre sans s’arrêter vers le camping pour profiter du temps clément. On y trouve des dizaines de tentes et quelques hamacs directement suspendus au dessus de l’eau claire. Encore plus d’un kilomètre à faire avant la prochaine surprise.

Merci à François pour sa photo 😉

Notre premier contact avec les Mooney falls est bien différent des précédentes chutes. On ne distingue pas encore la cascade mais déjà les panneaux d’information et de rappel « Descend at own risk » s’imposent. Pour atteindre la rivière, il faut traverser de petits tunnels creusés directement dans la roche. A la sortie, un escalier abrupte orné de chaines donnent le ton. Certains font demi tour devant l’impressionnante vue. La roche glisse, la poussière rouge colle aux chaussures et des échelles de bois à la stabilité toute relative viennent s’ajouter au tableau. Arrivés en bas, la brume de la cascade nous entoure et dessine quelques arcs en ciel. Au dessus de nos têtes, le ciel se couvre pourtant et on hésite un long moment à poursuivre la randonnée vers les Beaver falls. Le souvenir des violents orages aperçus la veille nous dissuadent finalement, et à regrets, de continuer.

Encore 5km sont nécessaires pour retourner au lodge où nous attendent nos réserves de viandes séchées, de barres de céréales et de pompotes pour un repas des plus équilibrés. Le ciel noir n’aura finalement été qu’une passade et le soleil se couche doucement sur les roches rouges qui nous entourent. Il n’y a pas un bruit dans la réserve seulement perturbée par quelques chiots qui s’amusent. Supai parait coupée du reste du monde.

30 Juillet 2017

Du fin fond de notre réserve indienne, deux choix s’offrent à nous pour le retour: partir aux aurores à pied ou prendre l’hélicoptère. On opte pour la seconde solution, à la fois pour profiter de l’expérience et pour recharger un peu les batteries avant une journée de route jusqu’au Grand Canyon. Tous les récits de voyageurs sur le sujet nous avaient alertés, les places sont chères et il faut souvent faire la queue tôt le matin pour avoir une chance d’arriver au sommet avant le début d’après midi. L’hélicoptère ne décolle qu’à partir de 10h et commence par embarquer les locaux avant de s’intéresser aux randonneurs. Envoyé en éclaireur, l’un des nôtres nous réveille en trombe à 5h30: il y a déjà plus de 30 personnes dans la file d’attente.

Dans l’urgence et un peu dans le coma, on remballe toutes nos affaires avant de partir en courant vers la zone de décollage. Des touristes ont organisé un système de liste qui permet aux premiers arrivés de s’inscrire afin que l’ordre de décollage soit respecté sans provoquer de cohue. C’est le début d’interminables heures d’attente pour remonter au sommet. A 10h, on commence à se dire qu’on aurait déjà pu être dans la voiture et je regrette infiniment de ne pas être partie à pied. Alors que l’on ne l’attendait plus, le bruit des pales et du moteur se fait entendre. On observe pour patienter le va et viens des colis suspendus au bout d’une corde, le ballet des passagers et les deux armoires à glace qui chargent les affaires avec nonchalance. Enfin notre tour arrive. On s’installe avec soulagement pour observer le paysage. Il ne faut finalement que quelques minutes pour regagner notre point de départ et retrouver nos voitures garées sagement à proximité.

Personne ne se bat pas pour prendre le volant au retour, achevés par cette longue attente. On grignote des restes de cookies et de barres de céréales pour se remettre un peu d’aplomb tout en regardant par la fenêtre, les yeux dans le vide. Dans les grandes plaines qui bordent la route, une antilope d’Amérique apparait au loin comme un fantôme. Elle nous regarde passer un instant et disparait tel un mirage. Le ciel s’assombrit et de nouveaux nuages sombres déversent des torrents de pluie au loin. On ferme doucement les yeux dans le silence de la route pour les rouvrir un peu avant Seligman.

Coté pratique

Le logement

La réservation du lodge ne se fait que par téléphone et il faudra fournir ses coordonnées de carte bleue. La confirmation se fera par courrier et il faut être patients… il nous aura fallu près de 3 mois pour recevoir le fameux courrier !
Pour les tarifs: une chambre de 4 vaut environ $145 par nuit + $40 de frais auxquels s’ajoutent 10% de taxes
Il faudra également régler $50 par personne pour l’entrée dans la réserve. Le décor a un prix !

La randonnée

Navajo Falls : 1.3km du lodge
Havasu falls : 3 km du lodge
Monkey Falls : 4.7km du lodge
Beaver Falls : 8km du lodge

Havasu