Au plus près des éléphants

23 septembre 2021

On attendait l’Eléphant Café avec un mélange d’impatience et d’inquiétude. Ce restaurant propose en effet un moment au contact de ces énormes animaux avant le repas. Alors forcément, on hésitait. Dans quelles conditions vivent-ils ? Sont-ils dressés ? Ne faudrait-il pas les laisser dans la nature ?

Et puis finalement, notre hôte du soir nous raconte et on est rassurés. Les éléphants hébergés dans cette réserve privée ont été récupérés dans d’anciennes structures proposant des balades à dos d’éléphant. Même si cette pratique est moins répandue qu’en Asie, elle existait encore en Zambie il y a quelques années. Aussi, le propriétaire de la réserve les a recueillis pour leur offrir une vie meilleure. Dans la journée, la petite harde est libre de ces mouvements mais ils rentrent les soirs pour passer la nuit bien à l’abri des braconniers. Ces animaux n’ont évidemment pas un comportement complètement naturel, conditionnés par leur ancienne vie, mais ils bénéficient ainsi d’une retraite bien méritée. Quelques petits sont nés dans la réserve, adaptant leurs comportements sur l’exemple de leurs parents.

Chaque éléphant a son caractère et son histoire mais celle qu’on préfère est sans doute celle dont les humains sont absents. Un jour, la harde a rencontré un jeune solitaire lors de sa balade dans la réserve. Alarmés de le trouver seul, les éléphants ont donc décidé de le ramener aux soigneurs pour la nuit. Désormais, il grandit au sein de sa nouvelle famille, loin du danger.

Après toutes ces histoires, on nous amène auprès de deux grands mâles aux défenses impressionnantes. Dany, le plus vieux des deux, est particulièrement friands des morceaux de pommes séchés qu’on lui tend avec prudence. Si on a croisé des centaines d’éléphants durant notre voyage, parfois de près, c’est une autre histoire de se tenir à ses côtés, de sentir le vent de ses oreilles qui s’agitent, d’entendre son souffle… et de se faire bousculer par sa trompe car les pommes n’arrivent pas assez vite. L’expérience dure peu mais elle marque beaucoup.

Bien sûr on préférait les voir dehors, libres et hors de danger. Bien sûr on aimerait que les promenades à dos d’éléphant n’aient jamais existé. Pourtant, on croit aussi que ces moments, lorsqu’ils sont réalisés dans de bonnes conditions, sont aussi un moyen d’alerter, de sensibiliser et, surtout, de faire aimer. Alors on sourit à Dany, on effleure du bout des doigts ses longues défenses d’ivoire et sa trompe fripée avant de lui dire au revoir et de le voir partir avec les siens.

Un bon repas nous attend désormais sous un chapiteau de toile, installés dans de larges fauteuils au bord de l’eau. Le soleil se couche doucement sur l’Afrique Australe et on repense avec émotion à toutes nos aventures, aux incroyables paysages, aux formidables rencontres et aux décors tellement changeants. Ce voyage nous aura bousculés plus que les autres, bouleversé parfois et appris, beaucoup

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

L’Elephant Café est habituellement accessible par bateau ou la route. On avait choisi l’option bateau qui propose de remonter le Zambèze en jet boat pendant une demi-heure tout en apercevant les animaux. Malheureusement, à cause des niveaux d’eau, nous avons dû passer par la route.La réservation se fait via le site : https://safpar.com/the-elephant-cafe/
Nous avons beaucoup apprécié l’expérience et le repas mais les tarifs nous paraissent vraiment élevés. A vous de juger !

Le logement

Kamunjila Lodge, 55 Mwela St, Livingstone, Zambie
Situé au centre de Livingstone et à 10km des chutes, ce petit lodge propose des prestations simples mais efficaces. On apprécie son engagement écolo : douches chauffées au solaire, biogaz pour la cuisine, potager bio et bouteilles en verre.

Les repas

Le menu de l’Elephant Café est raffiné et gouteux. un bon repas dans un joli décor, très anglais !

Les chutes Victoria, côté Zambie

23 septembre 2021

A l’autre bout du pont, le parc Zambien n’a rien à voir avec celui du Zimbabwe découvert le matin. L’entrée se fait dans une zone boisée beaucoup plus sèche et la visite est un peu plus escarpée. Le sentier permet de descendre au bord de l’eau, tout au pied du canyon. Elle se fait par une longue volée de marches entourée d’une végétation dans laquelle babouins et varans ont élu domicile. A mesure que l’on descend, elle se fait plus dense et plus verte sans pour autant ressembler à cette mini jungle croisée le matin.

Les derniers pas se font dans la roche où de petits filets d’eau serpentent pour finalement offrir un joli point de vue sur le large pont de métal. Il fait de plus en plus chaud. Pour la première fois, on sent notre peau rôtir au soleil et on la voit rougir au fil des heures.

De retour au sommet, la balade est nettement plus tranquille. Les chutes sont ici plus minérales, plus brutes et sans doute moins abondantes. La roche prend cependant de jolies nuances, parcourues par des petites cascades qui créent parfois des arcs en ciel au-dessus de la rivière. Les singes s’aventurent jusqu’ici, squattant ponts et chemins sans la moindre gêne. On les croise en famille, grimpant sur les garde-corps ou bronzant au soleil sous le regard mi méfiants, mi attendris des photographes.

Sur l’autre rive, on aperçoit quelques personnes qui semblent ridicules au sommet de ces grandes cascades. les plus intrépides peuvent en effet se baigne dans la devil’s pool, juste au bord du vide. On passe notre tour et on poursuit sagement sur le sentier brûlant. De ce côté de la frontière aussi, on fait le tour relativement rapidement. Il n’est même pas 16heures lorsqu’on retourne vers le lodge, pour la dernière étape de ce joli périple.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les points de vue du côté de Rainbow Falls

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Côté Zambie, le tarif est de 20 USD par adulte.

La meilleure période pour visiter les Chutes Victoria au pic de leur débit est généralement entre février et mai, juste après la saison des pluies. Entre août et janvier, les niveaux sont plus bas, ce qui rend les chutes moins impressionnantes. Pour autant, on a trouvé que la visite en valait la peine, les chutes restent marquantes même à cette saison !

Côté horaire, les meilleures seraient :

  • à l’ouverture pour le lever de soleil
  • à 14h pour les arcs-en-ciel

Il est également possible, à certaines dates et durant l’été, d’apercevoir un arc-en-ciel de Lune. Le parc ouvre exceptionnellement ces portes durant la nuit pour permettre aux voyageurs de découvrir ce phénomène plutôt inhabituel. Plus d’infos ici: https://www.victoriafalls-guide.net/lunar-rainbow.html

Le logement

Kamunjila Lodge, 55 Mwela St, Livingstone, Zambie
Situé au centre de Livingstone et à 10km des chutes, ce petit lodge propose des prestations simples mais efficaces. On apprécie son engagement écolo : douches chauffées au solaire, biogaz pour la cuisine, potager bio et bouteilles en verre.

Les repas

On a diné directement au lodge. Un repas assez classique et tout à fait occidental mais bon !

Les chutes Victoria, côté Zimbabwe

Après un dernier tour dans le parc de Chobe et une nouvelle traversée de frontière, nous arrivons désormais en Zambie pour la fin de notre roadtrip en Afrique Australe. Notre agence nous accueille dans son lodge miniature où quelques maisons blanches entourent un jardin et une piscine. On y rencontre Antoine qui a organisé et suivi notre périple à distance et on en profite pour lui raconter toutes nos péripéties de vive voix.

Après plusieurs jours au fin fond du bush, on prend aussi quelques minutes pour profiter d’une connexion internet et, surtout, rassurer les membres de nos familles qui, pour certains, nous voyaient déjà avalés par un lion. On s’amuse beaucoup en leur racontant les rugissements des lionnes, les serpents cachés dans les arbres et les éléphants un peu trop curieux. La nuit tombe rapidement. On savoure un bon repas chaud sur la terrasse et on s’écroule dans notre lit à baldaquins. Plus qu’une journée pour en prendre plein les yeux.

23 septembre 2021

Après quelques pancakes et un grand verre de jus de fruit, on file dans un taxi à la frontière la plus proche pour y découvrir les chutes victoria côté Zimbabwe d’abord. On montre visa, passeport et tests PCR et on s’embarque dans une traversée de la frontière… à pied ! une route goudronnée s’enfonce entre des clôtures, sans aucune vue sur les chutes voisines les premiers temps. En revanche, on y croise quelques babouins chacma occupés à fouiller les poubelles, à grimper sur les camions avant de disparaitre dans la végétation. On souffre un peu de la chaleur sur cet espace de goudron avant d’arriver au pont qui survole le Zambèze et de pouvoir observer une toute petite partie des chutes. Au bout du chemin, après avoir passé l’autre poste de frontière, on arrive à l’entrée du parc national des chutes.

Même si on ne savait pas trop à quoi s’attendre, on ne s’attendait pas du tout à un tel décor. L’entrée du parc est un joli bâtiment de bois et de verre incluant une boutique qui déborde de peluche. Le hall passé, un petit sentier serpente dans la verdure et la fraicheur pour longer les chutes sur plusieurs kilomètres. Si le Botswana était nettement plus vert que la Namibie, on était tout de même loin de s’attendre à autant de verdure et d’humidité. A l’ouest du parc, on trouve sans doute mon point de vue préféré sur une première chute d’eau qui s’efface en un grand fracas dans un canyon étroit, soufflant des nuages de gouttelettes au-dessus de la rivière.

En allant vers la partie est, l’environnement change vraiment en fonction de la proximité de la chute. Au plus près, on est presque dans la jungle avec de larges fougères humides poussant partout.

Un peu plus loin, une prairie herbeuse parcourue de quelques fleurs ouvre un large panorama sur les chutes et la frontière. Bordant le canyon, le chemin exposé en plein soleil et pourtant frais, rafraichi par d’énormes nuages de gouttelettes qui s’élèvent dans le ciel depuis le pied des chutes les plus puissantes. Nous sommes là au plus bas de la saison et le débit est pourtant déjà impressionnant.

On est complètement dépaysés et assez charmés par cette balade qui se fait tranquillement en quelques heures, arrêts photos inclus. Elle s’achève avec une vue sur la partie la plus sèche des chutes et un promontoire rocheux aux airs aussi dramatiques que colorés.

En sortant, un grand marché artisanal attend les touristes. De la musique résonne au rythme des mains qui battent les tamtams et des danseurs en tenue traditionnelles. De larges parterres de statuettes en bois ou en pierre luisent au soleil pendant que les passants cherchent la bonne affaire ou le cadeau parfait. On y fait nous aussi nos derniers achats avant de regagner la frontière, un peu déçus de ne pas avoir le temps de visiter la ville de Victoria Falls qui paraissait charmante.

Pour la suite ? On retourne en Zambie !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les points de vue du côté de Devil’s cataract, à l’Ouest du parc

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Côté Zimbabwe, le tarif est de 30 USD par adulte.

La meilleure période pour visiter les Chutes Victoria au pic de leur débit est généralement entre février et mai, juste après la saison des pluies. Entre août et janvier, les niveaux sont plus bas, ce qui rend les chutes moins impressionnantes. Pour autant, on a trouvé que la visite en valait la peine, les chutes restent marquantes même à cette saison !

Côté horaire, les meilleures seraient :

  • à l’ouverture pour le lever de soleil
  • à 14h pour les arcs-en-ciel
Le logement

Kamunjila Lodge, 55 Mwela St, Livingstone, Zambie
Situé au centre de Livingstone et à 10km des chutes, ce petit lodge propose des prestations simples mais efficaces. On apprécie son engagement écolo : douches chauffées au solaire, biogaz pour la cuisine, potager bio et bouteilles en verre.

Les repas

On a diné directement au lodge. Un repas assez classique et tout à fait occidental mais bon !

De Khwai à Moremi

20 septembre 2021

Je crois qu’avant tout de chose, il faut que je vous raconte ma première nuit dans la brousse. Non contente de m’être initiée au camping en Namibie, je me suis cette fois initiée au camping sauvage au Botswana. Quand on est pas habituée, ça déménage !

Notre camp est constitué de plusieurs tentes à double entrée, à l’arrière desquelles une bâche forme une sorte de carré de murs : ça, c’est la salle de bain. Un trou creusé dans le sol surmonté de toilettes mobiles et une bonbonne d’eau suspendue à un arbre en guise de douche. L’un dans l’autre, on est plutôt bien installés. Si, dans la journée, notre camping sauvage mais confortable donnait déjà lieu à des moments surréalistes du type « Hey ! un éléphant me regarde me doucher ! ». La nuit, c’est une encore une autre histoire.

A peine une heure avant d’éteindre les lumières, on mangeait tranquillement avec Sam assis à une table près du feu. En plein milieu de la discussion, notre guide s’arrête, tend l’oreille et nous fait signe de nous taire. Avec une moue amusée, il attrape la lampe torche et la pointe sur la gauche pour trouver dans son faisceau lumineux… une hyène ! Sam nous explique le plus tranquillement du monde qu’elle reviendra dans la nuit, accompagnée de sa famille, à la recherche de quelques restes de repas avant de partir à la chasse. La petite famille est une habituée des lieux : elle a déjà réduit à néant ou presque une carcasse d’un éléphant mort non loin de là. Aujourd’hui, il ne reste que son crâne, marquant l’entrée du campement. C’est donc sur ces bonnes paroles que l’on s’installe sur nos lits de camp pour la nuit.

Mon binôme est surexcité. Impatient de les voir dans la nuit, il ne rabat pas la toile sur les fenêtres composées d’une épaisse moustiquaire, histoire d’être sûrs de ne pas les rater. On éteint, il s’écroule en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Pas moi.

Moi je reste là, les yeux écarquillés, alertée par les milliers de petits bruits de la brousse. Des feuilles séchées écrasées, des bonds dans les arbres, des grondements au loin. Quand, au bout d’une heure, rassurée de ne pas m’être déjà fait manger, je finis par sombrer… mon voisin se retourne dans son sommeil et m’effleure le bras… mon cœur rate au moins un battement, probablement deux ou trois, et je manque de tomber du lit. Je ne sais pas si j’avais déjà eu aussi peur de toute ma vie. Comme avec les hippopotames, la nuit va être longue.

Au petit matin, Sam, tout guilleret, nous demande si on a entendu les hyènes roder autour de la voiture. Il nous fait signe pour embarquer et profiter au mieux de ces heures fraiches propices à l’activité de la faune. La lumière est formidable. Elle recouvre d’un voile doré les herbes hautes, accentue les contrastes et donne au ciel des nuances laiteuses. on rencontre beaucoup d’antilopes de toute sorte, quelques zèbres et même un chacal !

Sam nous entraine vers une autre partie du parc, Moremi, espérant trouver d’autres prédateurs. SI la chance ne nous sourit pas tellement dans ce domaine, on croise en revanche un certain nombre d’éléphants, de plus en plus près. On rencontre d’ailleurs un mâle qui semble nous trouver trop proche. il s’agite, remue ses oreilles, gronde. pour la première fois, on entend distinctement ce curieux son, lourd et grave. Notre guide nous épate encore. Pas inquiet le moins du monde, il fixe le grand mâle, gronde à son tour puis murmure quelques bruits rassurants, comme ceux que l’on ferait à un jeune enfant pour le calmer. les oreilles cessent de fendre l’air, la trompe remue de moins en moins. L’éléphant nous regarde encore et s’en va dans les arbres sans se retourner. on est ébahis: notre guide parle aux éléphants !

Un poste d’observation en hauteur apparait au dessus des arbres. Tout en bois mais visiblement pas tout neuf, il donne accès à une vue en hauteur sur un petit lac où barbotent des hippopotames. Cette fois, pas de course poursuite avec des crocodiles, ils semblent simplement au repos, pas même dérangés par les piques-boeuf qui leur tourne autour.

Notre route croise à nouveau le chemin d’un forêt où petits vervets et babouins ont élus domicile. Si les premiers ont tendance à se réfugier rapidement dans les arbres avec leur bouille de suie, les seconds vivent plutôt au sol, offrant de jolies scènes familiales. les jeunes font des bêtises avant de se faire rappeler à l’ordre par les adultes, les séances d’épouillage se multiplient et les touts petits observent le monde, les yeux grands ouverts sur le décor.

Une autre famille ponctue notre journée, au gabarit nettement plus imposant cette fois ! Là aussi on observe avec un sourire leurs comportements familiaux, leur attitude protectrice avec les petits, leur quiétude. L’un d’entre eux rompt d’un coup le calme ambiant. On croise alors un adulte barrir et partir en courant, terrifié par un petit oiseau pas plus gros qu’un pigeon et ayant agité ses ailes un peu trop près de lui. Cette fois, le sourire attendri s’élargit… il faut bien admettre qu’on se moque franchement !

La nuit tombe quand on rentre au camp, charmés par cette nouvelle journée. A nouveau attablés, on écoute tout en bavassant les bruits environnants, curieux de savoir si les hyènes nous rendront à nouveau visite. Cette fois pas besoin de tendre l’oreille: un rire tonitruant résonne entre les arbres. Il est communicatif, on rit franchement à notre tour, vraiment amusés d’entendre de telles sonorités dans la savane. Sam nous emmène à nouveau en voiture, dans la nuit noire et finalement, dans la lueur des phares, elles apparaissent à nouveau.

les animaux vus par Ptit Jo

Le zèbre de Burchell (Equus quagga burchellii) ou zèbre des plaines réalise des migrations de près de 300km à travers l’Afrique Australe.

Le cobe à croissant (Kobus ellipsiprymnus) est reconnaissable au cercle blanc sur sa croupe: il sert de balise aux autres membres du troupeau.

Le grand koudou (Tragelaphus strepsiceros) mâle arbore d’imposantes cornes en spirale d’1.2 à 1.8 mètres. Il peut franchir des obstacles de 2 à 3 mètres de haut d’un bond !

Le chacal à flancs rayés (Lupulella adusta) aime les zones humides et boisées, il est d’ailleurs monivores et mange une grande variété de plantes et de petits animaux

L’éléphant de savane (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre, avec en moyenne 4 mètres à l’épaule et environ 6 tonnes pour le mâle.

Le rollier à long brins (Coracias caudatus) se repère de loin dans le bush, particulièrement en vol : ses magnifiques plumes bleues forment alors de véritables tâches de couleur dans le ciel

Les hippopotames (Hippopotamus amphibius) forment des harems autour d’un mâle dominant. Les jeunes mâles immatures sont tolérés tant qu’ils restent soumis et chassés à la moindre incartade.

Le babouins Chacma (Papio ursinus) vivent en groupe pouvant atteindre 50 individus. leurs petits ont de grandes oreilles toutes roses.

Le singe vervet (Chlorocebus sabaeus) est un petit primate malicieux et omnivore omnivore dont le régime peut aller des fleurs et fruits aux insectes, œufs ou encore rongeurs.

La hyène tachetée (Crocuta crocuta) vit en clan dirigé par une femelle dominante. Elles a un rôle essentiel dans l’écosystème car elle nettoie le bush des carcasses et des animaux malades.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Le safari a été mené par Lungu Safari. Nous avons eu la chance d’être conduit par Sam, un guide formidable, plein d’anecdotes en tout genre. Timothy et Scamongo ont pris en charge toute la logistique et nous n’avions plus qu’à nous laisser guider. Un confort incroyable, surtout dans la brousse !

Le logement

Une tente plantée dans la savane.

Les repas

Cuisine au feu de bois par le chef cuistot de Lungu Safari : Tim. Mention spéciale pour son pain fait maison et ses pique-niques gargantuesques.