Au large du Portugal

En balade le long des levadas

Funchal et ribeiro frio

Arriver à Funchal, c’est en soi un évènement. L’aéroport est réputé comme étant l’un des plus spectaculaire au monde. Après un immense virage au-dessus de l’océan, l’avion vient se placer parallèlement à l’ile et descend brusquement vers la terre. Cette partie de l’ile est souvent balayée par le vent et, ballotés sur nos sièges, on a l’impression d’être assis sur ressort. Sur la gauche, les maisons paraissent tout près. On aperçoit déjà les collines en terrasse et les petites maisons colorées. A droite, la mer semble toucher le ciel. Quand on s’arrête enfin sur la piste, des applaudissements nourris trahissent les angoisses de certains. Les vacances commencent !

Caldeirao Verde

On se croirait au cœur de la jungle dans ce décor humide où les plantes sont reines. Fougère, mousses, fleurs et grand arbres se côtoient, se mélangent et envahissent tout. Tous les tons de vert semblent d’être donnés rendez-vous ici, au cœur de l’ile. L’eau est aussi présente partout. Le doux murmures de levadas accompagne nos pas tandis que quelques cascades ponctuent le parcours. Sur les parois, la mousse luit sous les gouttelettes qui glissent lentement le long des fougères. Arrive finalement une première grotte….

sao lourenço

On s’approche au plus près des falaises, le visage fouetté par le vent qui couvre presque le bruit de l’eau qui frappe la pierre. On aime cette nature brute et sauvage, ces roches abruptes aux couleurs variées, vestiges d’un temps où les volcans façonnaient le monde. Bras en croix, face au vent, on reste un instant à observer le mouvement des vagues, les oiseaux qui tournoient dans le ciel et les nuages courant au-dessus de nos têtes. Ici, le climat semble presque aride. On longe la roche de plus près, au pied d’imposantes falaises qui s’élèvent toutes droites sur des dizaines de mètres au-dessus de nos têtes. Et soudain, toute la pointe s’offre à notre vue.

Sur les hauteurs

Perchés à quelques 1800m, on laisse la voiture près de l’observatoire avant de poursuivre à pied. Frontales fixées sur les capuches, balayés par un vent glacial, on s’installe sur un rocher au-dessus des nuages. Loin à l’horizon, le ciel noir devient bleu et un timide rayon pointe le bout de son nez. Les couleurs changent, une bande orangée fend l’horizon et éclaire la mer de nuages qui s’étend devant nos pieds. Ce doit être ça, être sur le toit du monde. Les habitués le savent, un voyage avec moi rime rarement avec grasse matinée et repos. Il parait que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt… le monde je ne sais pas mais le Pico de Ariero, oui, sans aucun doute.

25 Fontes et Faja dos Padres

Au pied d’une falaise et accessible uniquement par bateau ou par téléphérique, Faja dos Padres a tout pour satisfaire nos envies de bout du monde. Un énorme effondrement de falaise a donné vie à cette terre promise qui nous accueillait pour deux nuits. Au XVe siècle, les premiers habitants, des prêtres, se sont installés en y développant l’agriculture. Favorisée par un microclimat, la petit colonie s’est développée grâce à une culture de fruits tropicaux et à des vergers exotiques sans égal. Aujourd’hui, une dizaine de maisons accueillent les touristes dans cet écrin de nature.

Janela et Porto Moniz

Ici, aucune autre alternative que la lampe frontale. L’entrée disparait rapidement dans le noir tandis que la sortie est encore loin. Des gouttes d’eau tombent du plafond et s’écrasent dans les flaques, la levada devient plus profonde et plus froide. On se suit sagement, prévenant des obstacles sur la route, intimement persuadés d’être d’intrépides explorateurs quand l’un d’entre nous se cogne contre le plafond (la rançon de la grandeur !). La frontale tombe à l’eau et flotte sur l’eau du canal, emportée par le courant…

Flore et Faune de Madère

Encore un peu de patience !

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