La région de Negombo

A mon grand-père, parti trop tôt pour un long voyage.
En espérant qu’il puisse toujours suivre nos aventures depuis sa nouvelle maison.

19 mars 2022

Après un joli périple africain, il est désormais l’heure de décoller pour un nouveau continent : l’Asie. Bien que le Covid nous ait obligés à renoncer à un voyage au Japon dans le cadre de notre objectif « un an, cinq continents», c’est avec beaucoup d’enthousiasme que l’on s’envole pour Colombo, capitale économique du Sri Lanka.

Treize heures de trajet et un stop à Doha plus tard, on arrive en pleine nuit à l’aéroport, un peu surpris par le duty free local majoritairement composé de vendeurs d’électroménagers (coucou les frigos à fleurs). Notre chauffeur, Chin, nous attend à la sortie dans sa Toyota toute carrée. C’est donc avec autant de valises sous les yeux que dans les mains que l’on fait connaissance avec celui qui nous emmènera partout durant les deux prochaines semaines.

Il est près de 4h du matin lorsque l’on arrive à l’hôtel, lessivés mais contents. Le voyage commence !

20 mars 2022

On ouvre les yeux sur Negombo depuis les fenêtres de notre chambre haut perchée. Un peu déphasés, on savoure tout de même un petit déjeuner de fruits exotiques avant de prendre la route, pour de bon cette fois. Ce premier trajet en voiture est, à lui seul, un dépaysement total.

Les routes goudronnées sont pleines de vie et de bruit. Mini van, voitures, tuk-tuks, vélo, piétons et chiens occupent les deux voies qui traversent la ville, une dans chaque sens. Au premier abord, tout ça ressemble à un énorme fouillis et on transpire un peu lors des premiers dépassements. Et finalement, on observant bien, on réalise que tout se fait dans une courtoisie étonnante et dans un bazar finalement plutôt bien réglé. On se klaxonne autant pour dire bonjour, que merci, de rien ou pousse toi de là. Les vélos laissent la place aux tuk-tuks, les tuk-tuks laissent la place aux voitures… et tout le monde se pousse en vitesse au passage du bus qui roulera peu importe les obstacles sur son chemin !

On arrive finalement au bout d’une route plus étroite et entourée de verdure dans un environnement bien plus calme que Negombo. On y trouve un long canal bordé d’arbres qui abrite quelques maisons dispersées dans ce petit bout de jungle où vivent oiseaux, crocodiles et varans. Un bateau à moteur nous permet de remonter le cours d’eau pendant une bonne demi-heure avant de déboucher sur les marais de Muthurajawela en eux-mêmes, une large étendue d’eau bordée de mangrove. Durant la balade, on croise quelques jeunes crocodiles, de beaux martin-pêcheurs colorés mais aussi beaucoup de vie. les enfants se baignent ou nous font signe depuis la rive, des vendeurs à scooters viennent livrer les familles et quelques pêcheurs surveillent distraitement leurs pièges à poissons.

Le marais en lui même est le domaine des oiseaux, pélicans, cormorans et rapaces qui savourent les poissons qui abondent dans le secteur. de grosses libellules planent au dessus de l’eau, parfois pêchée au vol par des poissons tellement vifs qu’on peine à les distinguer. Au retour, on croise d’énormes varans à la peau sombre, nageant à la surface de l’eau. Impressionnants de force, de muscles et de griffes, on leur trouve aussi un air de serpent avec leur langue fendue qui leur sert à explorer les environs.

De retour sur la terre ferme et avant de filer dans le cœur du pays, on découvre un peu la vie au bord de mer. Peu avant Negombo, des stands de poissons occupent un large banc de sable. Pour les conserver, les pêcheurs les vident dès l’arrivée des bateaux et les étendent au soleil jusqu’à ce que les poissons sèchent. Le sable est plein d’écailles durcies qui luisent au soleil et l’odeur pique un peu le nez mais on traverse tout de même les stands, curieux de cette pratique que nous n’avions jamais vu auparavant.

On retrouve les bateaux de pêche colorés en bordure de la plage publique, quelques kilomètres plus loin. La plage est ici bien différente. Si elle accueille elle aussi quelques stands de poissons, elle est principalement tournée vers le loisir. Passé le parking à tuk-tuks, es petites gargotes vendent tout un tas de glaces ou de fritures à grignoter, des bus bariolés diffusent de la musique et les enfants se baignent malgré les vagues.

Sur cette large bande de sable, on souffre pour la première fois de la chaleur. Le sable est bouillant, l’air un peu moite et le vent de la mer ne suffit pas à rafraîchir l’atmosphère. On espère vraiment que ce n’est pas qu’une entrée en matière pour les jours qui nous attendent !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La rencontre avec les énormes varans de Muthurajawela

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Visite des marais de Muthurajawela
La visite a été directement organisée par Shanti. La balade n’est pas incontournable mais nous a permis de commencer le voyage en douceur et c’est le seul endroit où nous avons aperçu des varans d’eau. La mangrove est malheureusement polluée par pas mal de plastique.

Le logement

Binnacle, 22A Porutota By Road, Ettukala, Gampaha, Negombo, 11500, Sri Lanka
Ce petit hôtel récent est proche des activités de negombo tout en étant au calme les chambres sont grandes et confortable. Pour bien commencer la journée, le petit-déjeuner est servi au bord de la piscine.

Jays Holiday Resort, Threesinhagama, Habarana, Habarana, Sri Lanka
L’hôtel se situe au bout d’une toute petite route et au cœur d’un grand jardin aux airs de jungle. Les chambres sont basique mais climatisées et spacieuses. Nous avons adoré nos repas pris sur place et regrettons un peu de ne pas avoir opté pour un cours de de cuisine sri-lankaise. Un des coups de cœur du séjour.

Les repas

On a diné directement à l’hôtel. Les menus changent tous les jours et, chaque soirs, trois ou quatre entrées/plats et desserts sont proposés. La recette du rice and curry change elle aussi tous les soirs. On recommande chaudement !