La tête dans les nuages

25 mars 2022

Note journée débute dans la douceur du Clove Garden alors qu’il fait encore nuit noire dehors. Une petite voiture nous attend, bien moins imposante que celle de notre chauffeur habituel, pour nous emmener dans les montagnes, sur une route étroite et sinueuse. On roule une bonne heure dans le noir avant de percevoir le jour derrière les arbres. On grimpe encore un moment avant de s’arrêter au portail d’entrée du parc national d’Horton’s plains.

Cet immense plateau, baigné par les sources des trois grands fleuves du Sri Lanka, est réputé pour sa faune et sa flore tout en diversité. Avant de le découvrir à pied, on s’enfonce encore un peu dans le parc sous une lumière incroyable. Les rayons du soleil couvrent d’un manteau doré les hautes herbes, passant à travers les nuages pour souligner l’ombre des daims dans la plaine. Le paysage est formidable, parsemé de rosée, dans une douce fraîcheur. On regretterait presque de ne pas être partis encore plus tôt.

On nous dépose sur le parking du centre de conservation, fermé à cette heure, face à une mer de nuages remontant progressivement de la vallée. Les rayons du soleil se cachent entre les arbres, une douce brume entoure le décor. Le centre est le point d’une jolie boucle accessible à tous les randonneurs près à parcourir une dizaine de kilomètres.

Arrivés au point de départ, on opte pour le côté gauche, plus difficile mais aussi plus proche des points de vue. On marche un moment dans la forêt, sens en alerte, espérant croiser singe ou léopard. Nous sommes presque seuls dans ce silence du matin.

La vue se dégage finalement et l’escarpement rocheux se laisse deviner. Joliment baptisé le World’s End, il surplombe, quelques 900 mètres plus bas, les plantations de thé de la vallée de Nuwara Eliya entourée de quelques-uns des plus hauts sommets du pays. Les nuages, déjà hauts à cette heure, masquent un peu l’effet du vide mais le point de vue reste impressionnant. On se félicite d’avoir commencé dans ce sens car une brume de plus en plus dense engloutit le paysage à vue d’œil.

Le sentier repart dans les plaines sous un soleil de plus en plus haut. Partis équipés comme des oignons, on retire les couches de vêtements une à une au fil des kilomètres. La vue est maintenant bien dégagée sur le plateau mais aucun léopard ne se décide à montrer le bout de son museau. A mesure que l’on se rapproche de l’eau, de grands arbres ressemblant beaucoup à des rhododendrons apparaissent, parfois par forêts entières. Les randonneurs sont plus nombreux désormais, surtout aux abords de la cascade Baker baignée de fraîcheur. Il ne nous reste qu’une dernière ligne droite (et un escalier qui grimpe fort) avant de regagner le parking où nous attend notre chauffeur assoupi.

La journée se poursuit près de Ella avec l’ascension du Little Adam’s Peak. Le sentier n’est pas très long et grimpe en tournicotant dans les champs de thé qui bordent la petite ville animée. Sur le chemin, on passe devant un complexe de bars et de piscines en construction à la musique bruyante puis, alors que les enfants nous proposent des king coconuts une longue tyrolienne file au-dessus de nos têtes. Arrivés en haut du sentier, c’est encore une série de marches qui nous permet d’accéder à la crête recherchée. Le temps maussade donne des couleurs un peu dramatiques aux paysages, renforçant les nuances de vert.

Une fois redescendus, Chin nous guide à travers la jungle et nous lâche sur un tout petit chemin qui circule à travers les arbres, loin de de tout. On tombe sur quelques vaches cachées dans les broussailles avant de déboucher sur une vallée située un peu en contrebas. Le célèbre pont aux neuf arches apparaît alors au milieu d’un océan de verdure. Coup de chance, des horaires accrochées directement sur un arbre nous annoncent l’arrivée prochaine d’un train. Quelques minutes après, un train bleu tout comme celui que nous avons emprunté la veille s’immobilise sur l’ouvrage de pierre et l’endroit fourmille tout à coup.

Les passagers descendent prendre des photos, les vendeurs de grignotage et de boissons installés aux abords sortent leurs paniers et défilent le long des voitures, les locaux continuent, imperturbables, leur route le long des voies. Une averse éclair disperse tout ce petit monde en un clin d’œil, offrant des couleurs intenses au décor. Elle s’arrête aussi vite qu’elle avait débuté, nous permettant de reprendre notre chemin en sens inverse, charmés par cette jolie journée.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le lever de soleil sur les plaines d’Horton

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Parc National de Horton Plains
Entrée 4000 LSK
Ouvert tous les jours de 6h à 18h
Pour en profiter au maximum et admirer le lever du soleil, il faut vraiment être là avant l’ouverture. Comptez 1h30 de trajet depuis Nuwara Eliya.
Pour la rando, on conseille le sens le plus « difficile » (à gauche au carrefour) pour arriver au point de vue le plus rapidement. Seule la dernière partie présente une montée un peu abrupte mais courte.

Little Adam’s peak
La balade n’est pas vraiment indiquée. Nous avons pris le large chemin qui grimpe dans les champs de thé près du restaurant Ella Flower Garden Resort. Une fois arrivé au Flying Ravana Mega Zipline, il ne reste qu’une centaine de marches à gravir.

Pont aux neuf arches
Il existe sans doute différents itinéraires pour s’y rendre mais le notre a débuté du même parking face au Ella Flower Garden Resort. Une allée descend jusqu’au Bunk Station Hostel. en le poursuivant, on arrive à des petites maisons (Salini Homestay) qui donne sur des rizières. Un chemin étroit passe devant ses maisons en tournant à gauche et longe les rizières. En le suivant un bon moment, nous avons atterri sur un point de vue en hauteur sur le train. Les horaires de passage y étaient affichées à même les troncs d’arbres. Le sentier redescend à la sortie du tunnel et permet de rejoindre le point à pied.
Le train passe 4 fois par jour dont une généralement entre 15h et 16h30.

Le logement

Deen’s Homestay, Monisha Villa, Hamparawa, Bandarawela, Bandarawela, Sri Lanka
Deen’s Homestay n’est clairement pas le plus bel hôtel que nous avons eu. Les chambres sont assez basiques et la salle de bain aussi… mais on s’y sent vraiment bien ! les chambres sont situées au dernier étage de la maison familiale et donnent sur une petite terrasse et des espaces communs confortables. La maison est entourée d’un jardin avec fleurs et potagers. Chez Deen, tout le monde est souriant et accessible… et surtout, on y mange très bien !

Les repas

Comme toujours, nous dînons à l’hôtel mais ce rice and curry là nous aura marqué ! Avec d’immenses sourires, on nous apporte encore une nouvelle recette de ce plat national avec des plats débordants sans cesse remplis. On goûte à tout avec curiosité et on se régale à chaque bouchée. Un vrai bon moment, comme à la maison ! Le petit déjeuner n’est pas en reste, impossible d’en venir à bout malgré toute notre bonne volonté.

Un train pas comme les autres

24 mars 2022

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé le train. Des premiers souvenirs des train de nuit pour l’Italie aux aller-retours récurrents entre l’école et la maison, chaque voyage passé le nez collé à la fenêtre paraissait être une aventure. Les images de trains traçant leurs routes au cœur des champs de thé, fenêtres et portes grandes ouvertes sur des paysages grandioses, trottent donc dans mon esprit depuis des lustres. Autant dire que j’attendais cette journée avec autant d’impatience que d’inquiétude.

Nous voici donc sur le quai de la gare de Kandy, attendant le train pour Nuwara Eliya en compagnie d’une foule de touristes, de familles, de moines, d’écoliers et des inébranlables chiens qui semblent avoir colonisé sagement chaque recoin du pays. En passant par notre agence, nous avons pu obtenir des places réservées. On découvre donc notre voiture aux sièges un peu vieillis mais confortables, balayés par l’air du ventilateur tournant au plafond. Chacun s’installe et, largement en retard, nous partons enfin !

L’air s’engouffre par les fenêtres grandes ouvertes du wagon, l’air chaud caresse le visage et la musique retentit. Par les haut-parleurs de wagons, on entend Sean Paul ou Ed Sheeran entrecoupés de musiques aux sonorités indiennes. Les premiers kilomètres défilent. Quelques amis s’installent entre deux voitures pour jouer aux cartes, d’autres filent s’assoir aux portes grandes ouvertes, les pieds dans le vide. Au bout du wagon, un petit groupe danse sur la musique en riant.

On quitte rapidement les paysages urbains dans cette ambiance chaleureuse pour découvrir un monde plus vert et plus rural. De gares en gares, on rencontre des centaines d’écoliers en uniforme blanc impeccable. On observe aussi la vie qui défile le long des rails, parfois très près, et le bazar engendré par notre arrivée à chaque passage à niveau. les premiers eucalyptus apparaissent finalement, le terrain devient de plus en plus vallonné. A vitesse mini, on arrive finalement au pays du thé.

Du thé partout. Du thé à perte de vue.

Le paysage qui, a lui seul aurait suffit à justifier mes envies de Ceylan, défile désormais sous nos yeux. On traverse montagnes et collines, rivières et petites cascades mais, surtout, de gigantesques plantations. Dans les champs, on rencontre les cueilleuses affairées et les enfants qui rentrent de l’école. Certains nous observent avec d’immenses sourires, adressant des grands signes de la main.

Un contrôleur m’ouvre la porte et je cède moi aussi à la tentation des gens dans le vide, calée contre une paroi, appareil photo à la main. Ce monde de verdure parait incroyable, baigné d’un soleil chaleureux. Au bout de quelques heures, on rencontre un premier tunnel. les habitués restent immobiles, les touristes rentrent précipitamment leurs jambes, un air frais s’engouffre dans la voiture. Le train s’agite brusquement: les passagers se mettent à crier comme dans des montagnes russes et s’arrêtent dès le retour de la lumière. A chaque tunnel, le même manège se répète. on finit par crier aussi pour s’amuser.

Dans les allées, la musique s’est tue. Les vendeurs ambulants passent distraitement dentre les rangées de sièges qui se sont vidés au fil des gares fleuries. Les voyageurs ont désormais le nez rivé à la fenêtre, perdus dans leurs pensées. Bercés par le ronronnement du train, on regarde encore ces champs de verdure s’étendre vers l’horizon avant de deviner Nuwara Eliya et ses files de tuk tuks.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Nous serons restés des heures dans le train sans en regretter une minute. Une journée parfaite !

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Voyage en train
Nous avons opté pour le trajet entre Kandy et Nuwara Eliya mais il est aussi possible de poursuivre jusqu’à Ella.
Gare de Kandy – gare de Nanu Oya (Nuwara Eliya) en train : 4H30 – 160 LKR/pers. pour un billet en seconde classe
Il n’est pas possible d’acheter ses billets en ligne, il faudra donc aller à la gare le plus tôt possible (idéalement plusieurs jours avant). Étant passé par une agence de voyage, nous avons pu réserver à l’avance moyennant une commission.
Si vous pouvez choisir une porte pour faire ce beau voyage, préférez le côté droit 😉

Pedro Tea Factory, WQXQ+VJQ, Nuwara Eliya 22200, Sri Lanka
Entrée 500 LSK
Ouvert tous les jours de 8h à 11h et de 14h à 16h. L’usine est à l’arrêt l’après-midi, il faut donc venir le matin pour voir les machines en activité.
Nous avons été très déçue par cette visite que nous avons trouvé très courte. Les explications données sont très succinctes et on a l’impression de déranger tout du long. A l’arrivée, on nous offre un thé au hasard sans nous préciser lequel, parmi toute la gamme proposée, est servi. On repart donc rapidement, les mains vides.

Le logement

Villa de Roshe, 60 6C Unique View Road, Nuwara Eliya, Nuwara Eliya, Sri Lanka
Située sur les hauteurs de Nuwara Eliya, la Villa de Roshe et ses deux tourelles a tout du cottage britannique. Il n’y a que trois chambres, immenses et confortables. La salle de bain est particulièrement grande et bien équipée. En bref, on s’y sent bien. Des espaces communs sont disponibles au rez de chaussée mais nous n’en avons pas profité par manque de temps.

Les repas

Une fois encore nous avons diné à l’hôtel avec un rice and curry réinterprété qui nous a ravis. Avec un temps frisquet à l’extérieur, on s’est senti particulièrement bien ce soir-là, comme dans un cocon. Nous n’avons pas pu tester le petit déjeuner habituel, partis trop tôt le matin mais l’hôtel nous avait préparé une version à emporter.

Voyage dans le passé

23 mars

Pour cette dernière journée orientée vers la culture, nous partons pour Dambulla, point de passage presque obligé sur la route de Kandy. L’endroit est surtout réputé pour son Golden Rock Temple en deux parties.

Chin nous dépose au pied d’un grand escalier de pierres grises qui grimpe vers la partie ancienne, face à une école bouddhiste où des hommes de tout âge ont revêtu la traditionnelle tenue orange. Dans une atmosphère moite et un peu grisonnante, on se lance donc dans une nouvelle ascension. Sur le chemin, les arbres s’agitent au passage des macaques venus guetter les encas des touristes et les offrandes des locaux.

Au sommet, on dépose nos chaussures à la consigne et on passe les lourdes portes peintes pour découvrir le site. A l’heure où nous arrivons, nous sommes finalement surpris de ne trouver quasiment que des Sri-lankais sur place. Des familles entières ont gravi les marches, apportant de larges assiettes de fruits ou de fleurs. Une façade récente d’un blanc immaculé masque l’entrée des grottes transformées en temples au fil des siècles. Les premiers moines ermites se seraient d’ailleurs installés ici dès le 3e siècle av JC.

Guide à la main, on découvre avec étonnement les cinq cavernes aux tailles et aux décors différents, marquées par une succession de styles et d’empires. Les plus étroites dégagent une puissante odeur de fleurs, frangipaniers et nénuphars étant déposés tous les jours par les fidèles. Les sanctuaires mêlent peintures et sculptures de toutes sortes, mixant les représentations, à mi-chemin entre Histoire et mythologie. Les plus veilles statues ont parfois gardé la trace des pellicules d’or qui les recouvraient dans des temps plus anciens.

Cette première visite terminée, on redescend par un second escalier nettement plus fréquenté que le premier. Sur les côtés, on y trouve vendeurs de babioles, de nourriture ou de fleurs avant d’arriver à l’ouvrage le plus kitch que nous ayons croisé dans le pays. Le Golden Temple est surmonté d’un bouddha doré colossal dont la position des mains représente l’enseignement de bouddha à ses disciples. Sous ses pieds, le bâtiment bariolé abrite un musée du bouddhisme qui ne nous a pas vraiment inspirés.

Après cette plongée dans l’histoire bouddhiste, on poursuit notre route vers Kandy avec un nouvel arrêt, dans un temple hindouiste cette fois. Le Sri Muthumariamman Thevasthanam est notre première rencontre avec cette religion. L’extérieur est déjà une révolution.

Le temple est submergé de centaines de statues représentant toutes sortes de dieux et d’avatars bariolés dans une incroyable accumulation. Les couleurs chatoyantes de l’extérieur n’ont rien à envier à celles que l’on retrouve une fois la porte franchie. Arrivés à la fin d’une cérémonie, on pénètre dans les lieux dans un formidable vacarme, les yeux grands ouverts sur une multitude de couleurs et de fresques. Dehors, on a même la chance de tomber sur un mariage traditionnel et de découvrir les formidables tenues des invités.

Nous arrivons finalement à Kandy dans l’après midi et sommes, en première approche, un peu déçus par la ville. Ancienne cité royale, on s’attendait à lui trouver un charme fou et des rues gorgées d’Histoire. Finalement, ses rues ressemblent à toutes les grandes villes, accumulant les devantures de magasin dans un défilé constant de voitures, de bus et de tuktuks. Les murs de l’ancienne cité royale font finalement figure d’exception dans ce décor. Installée au bord d’un grand lac, elle est le seul endroit où nous trouvons un peu de calme et de paix.

La cité royale, bordée de douves, abrite surtout le Temple de la Dent, lieu de culte et de pèlerinage pour un grand nombre de fidèles. Une atmosphère curieuse se dégage de ce sanctuaire sur deux étages majoritairement constitué de bois. Il abriterait en effet une dent de Bouddha, partie d’Inde vers Ceylan cachée, selon la légende, dans les cheveux d’une princesse. Il règne donc dans ses murs une ferveur toute particulière. Les tables d’offrandes croulent sous les fleurs, dégageant un parfum entêtant à l’étage supérieur. Face à tant de ferveur et de recueillement, on n’osera pas prendre des photos, préférant laisser aux fidèles leur moment sans être dérangé.

La cité royale se visite en réalité assez rapidement. Elle se compose de l’ancienne salle du trône, d’un petit musée consacré à Raja, un éléphant ayant servi le temple durant des décennies, et d’un musée international du bouddhisme. Pas forcément convaincus, on y entre pourtant par curiosité. Si le musée n’abrite rien d’ancien, il permet en revanche de s’intéresser à la diffusion du bouddhisme dans la monde et aux différentes représentations d’un bout à l’autre de l’Asie.

Cette partie historique nous aura finalement occupés beaucoup moins longtemps que prévu. On se dirige alors vers le marché de Kandy pour observer les stands croulant sous les fruits et légumes colorés, les vendeurs de poissons séchés ou d’épices. La plupart des échoppes sont situées à l’extérieur sous des baraques de tôle mais le marché abrite aussi un bâtiment en dur à étages, davantage tournés vers les touristes. On y trouve ici quantités de thé, d’épices ou de souvenirs prêts à être ramenés.

Avant de quitter la ville, on remonte l’artère principale à la recherche d’une boulangerie, bien décidés à tester quelques spécialités locales. Partis à la recherche d’un moyen sûr de traverser l’avenue, on tombe sur un tunnel aux multiples fresques de street art. J’ai un vrai coup de cœur pour ces allées colorées, couvertes de masques traditionnels et d’éléphants.

On s’arrête un peu au hasard devant une vitrine pleine de pains et de gâteaux et on se lance, confiants, dans l’achat de rotis et de chaussons farcis. Jusqu’ici, nous avons été conquis par la cuisine Sri Lankaise, savoureuse sans être trop épicée. C’est donc sans hésiter que l’on croque à pleine dent dans notre grignotage salée. La première bouchée passe sans encombre, la deuxième titille les papilles, la suivante déclenche un incendie dans la bouche ! On réalise finalement, un peu bêtes (et rouges !) que la cuisine des hôtels est sans doute un peu arrangés pour nos palais d’européens…

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les heures de prières au temple de la Dent, dans les odeurs enivrantes de fleurs.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Temple du Rocher Royal
Entrée 1500 LSK + consigne des chaussures
Ouvert tous les jours de 7h à 19h
Mieux vaut venir tôt le matin ou 1h30 avant la fermeture
Les visites guidées ne nous ont pas semblé nécessaire, un bon guide dans le sac à dos suffit probablement.

Sri Muthumariamman Thevasthanam
Entrée 500 LSK + consigne des chaussures
Ouvert tous les jours de 7h à 18h pour l’extérieur et entre 7h/12h et 16h30/19h30 pour l’intérieur.

Temple de la Dent
Entrée 1500 LSK + consigne des chaussures
Ouvert tous les jours de 5h30 à 20h, cérémonies des offrandes entre 5h30 et 7h, 9h30 et 11h ou 18h30 et 20h.
Le billet inclut la visite de la cité Royale (Musée Raja, salle des audiences et musée international du bouddhisme)

Pour les sites sacrées, il est nécessaire de prévoir une tenue couvrant les épaules et les genoux… ou s’équiper d’un paréo lorsqu’il fait chaud !

Le logement

Clove garden, 198/11 George E De Silva Mwt, Kandy, Kandy, 20000, Sri Lanka
L’hôtel est situé dans un grand jardin dans les hauteurs de Kandy. L’environnement et le personnel sont plutôt chouettes. Les chambres (cinq en tout) sont petites mais confortables. La piscine de l’hôtel voisin, à quelques pas, est accessible gratuitement. En revanche, nous y avons trouvé beaucoup de moustiques. Les tarifs des boissons y sont plus élevés que d’ordinaire.

Les repas

Nous avons diné directement à l’hôtel. Les assiettes sont copieuses mais pas spécialement marquantes. Le petit déjeuner est, lui, vraiment énorme avec gaufres ou pancakes. On n’en sera pas venu à bout.

Culture et Safari

22 mars

On poursuit notre périple culturel en partant ce matin vers la cité ancienne de Polonnaruwa, seconde capitale historique du pays bâtie par les monarques au Xe siècle.

On récupère un vélo à l’entrée du site et on file sur les allées, tantôt pavées tantôt sableuses qui traversent ce lieu historique, sorte de citadelle fortifiée. Guide touristique dans la poche, on découvre les spécificités des architectures bouddhistes et hindouistes au fil des arrêts. On apprécie particulièrement le secteur du Quadrilatère, son vatadage circulaire et ses bas reliefs étonnament bien conservés arborant lions, éléphants et divinités.

La balade est agréable et le vélo nous permet d’avoir un peu de fraîcheur. On file entre les zones boisées abritant quantités de vestiges et quelques familles de daims tachetés qui disparaissent à notre passage. Arrivé au Rankoth Vihara, on réalise cependant comme la température est élevée. Le site est entouré de sable et de rares arbres qui couvrent d’un peu d’ombre la cour. Les temples se visitant sans chaussures, on regrette vraiment de ne pas avoir pris de chaussettes ce jour-là. Le sol exposé au soleil depuis des heures est bouillant et on traverse de zones d’ombre en zones d’ombre au pas de course pour limiter les dégâts (comment avoir l’air bête…).

Un peu plus loin, nous découvrons le petit temple hindou de Shiva en pleine cérémonie. Les singes se sont regroupés autour du sanctuaire, attendant avec impatience la distribution des offrandes. Les macaques sont les plus effrontés, débarquant en famille pour se précipiter sur les bananes et pastèques. Dans les arbres, un tout petit peu plus loin, on trouve aussi des langurs, plus discrets et pourtant plus imposants. On adore leur bouille de suie qui surgit dans les feuilles sombres.

Au bout du site, quelques baraques vendent de la coco, des boissons ou des souvenirs sur le chemin de Gal Vihara. Ce secteur abrite 4 bouddhas dont 3 bien plus impressionnants que ceux que nous avions rencontrés auparavant. Si on avait croisé très peu de monde jusque là, tous les touristes semblent désormais s’être regroupés ici. Loin des zones verdoyantes, on visite un lieu très aménagé et presque sans âme que l’on apprécie finalement beaucoup moins que le reste de notre balade où la nature avait repris ses droits.

La journée se poursuit dans un environnement bien différent puisque nous partons pour notre premier safari à la recherche des éléphants d’Asie. Bien plus petits que leurs congénères d’Afrique, ils se distinguent aussi par la rareté de leurs défenses et par leur pigmentation rose sur la trompe et les oreilles. Sur les conseils de Chin, on opte pour le Hurulu Eco Park. En arrivant, on est tout de suite inquiétés par le nombre de jeeps garées sur le parking, prêtes à partir ensemble à l’aventure.

Autant le dire tout de suite, les premiers temps ne nous plaisent pas vraiment. Les voitures se suivent à la file indienne et n’hésitent pas à encercler le premier grand mâle découvert sur le chemin. S’il ne semble pas perturbé ou inquiet, cela nous fait quand même mal au cœur de le voir prisonnier d’une horde de voyageurs armés d’appareils photos. A la grande surprise du chauffeur, on demande donc à partir rapidement.

Un peu plus loin, on rencontre un second jeune mâle et, là aussi, une série de voiture s’attroupe autour de lui. Le jeune agite la trompe, remue les oreilles et gronde, mi effrayé mi agacé. Là aussi, on demande à partir, refusant de cautionner ce genre de pratiques, surtout après notre belle expérience au Botswana.

Notre chauffeur semble finalement comprendre notre problème et, passé l’étonnement, nous entraîne dans les profondeurs du parc où nous sommes désormais quasiment seuls. Il s’arrête au bord d’une forêt, coupe le moteur et attend. La magie opère de nouveau. Un éléphant sort des broussailles, puis deux, puis dix. C’est tout une famille qui débarque devant nous. On assiste à de jolies scènes, on sourit devant les petits tout poilus et, enfin, on profite du moment. D’autres jeeps apparaissent finalement et suivent notre exemple, coupant leurs moteurs pour mieux profiter et laissant les éléphants décider eux-mêmes de s’approcher ou non.

Avant de rentrer, on nous emmène sur un point de vue en hauteur pour observer le parc. A grand renfort de jumelles, on repère des tâches sombres dans une étendue d’eau et on redescend rapidement pour demander un détour à notre guide avant de rentrer. Là encore, nous serons les seuls à sortir du circuit classique et on s’en félicite : arrivés sur place, c’est un troupeau de buffles sauvage que l’on découvre barbotant dans l’eau. Dans les arbres, on aura même la surprise de découvrir des calaos de Malabar à l’énorme bec.

Après ces bonnes surprises, on repart un peu réconciliés avec le safari. Comme nous l’avons dit à l’agence dès notre retour, on espère vraiment que le Sri Lanka réglementera davantage ces activités à l’avenir pour offrir des expériences plus respectueuses des animaux, passant outre la pression de certains touristes qui veulent à tout prix « une photo avec un éléphant »…

les animaux vus par Ptit Jo

L’entelle ou langur (Semnopithecus entellus) est un singe sacré en Inde. Il vit en bande d’environ 25 individus.

Le macaque à coque (Macaca sinica) ont la peau du visage qui rougit avec l’âge.

Les éléphants du Sri Lanka (Elephas maximus maximus) n’ont que rarement des défenses. Les mâles qui en ont sont appelés tuskers.

Le buffle d’Asie (Bubalus arnee) passe une grande partie de son temps à se baigner dans les rivières et dans la boue pour se protéger des piqûres d’insectes.

Les calaos de Malabar (Anthracoceros coronatus) forment des couples unis pour la vie.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Polonnaruwa
Entrée 25$
Ouvert tous les jours de 8h à 18h
La découverte du site peut se faire à pied (mais c’est long), à vélo ou en tuk-tuk. Les visites guidées ne nous ont pas semblé nécessaire, un bon guide dans le sac à dos suffit probablement. Néanmoins, si vous êtes vraiment passionnés d’histoire, de nombreux guides proposent leurs services à l’entrée du site. Comptez environ 2500 LKR les trois heures.
Pour les sites sacrées, il est nécessaire de prévoir une tenue couvrant les épaules et les genoux… ou s’équiper d’un paréo lorsqu’il fait chaud !

Hurulu Eco Park
Entrée 12$
Ouvert tous les jours de 6h à 18h30
Meilleure saison : Janvier à Mars
Moins connus que Minneriya et Kaudulla (plutôt conseillés entre juillet et octobre), ce parc présente une densité de végétation importante. On n’y trouve pas d’immenses troupeaux regroupés autour de points d’eau mais plutôt de petits groupes et des tuskers solitaires (mâle à défensess)
Seuls les chauffeurs de jeep agrémentés peuvent conduire dans les parcs nationaux. Il vous faudra donc passer par un prestataire dont le cout varie entre 5000 et 7000 LSK la demi-journée.

Le logement

Jays Holiday Resort, Threesinhagama, Habarana, Habarana, Sri Lanka
L’hôtel se situe au bout d’une toute petite route et au cœur d’un grand jardin aux airs de jungle. Les chambres sont basique mais climatisées et spacieuses. Nous avons adoré nos repas pris sur place et regrettons un peu de ne pas avoir opté pour un cours de de cuisine sri-lankaise. Un des coups de cœur du séjour.

Les repas

On a diné directement à l’hôtel. Les menus changent tous les jours et, chaque soirs, trois ou quatre entrées/plats et desserts sont proposés. La recette du rice and curry change elle aussi tous les soirs. On recommande chaudement !

Sigiriya le rocher du Lion

21 mars

Notre journée débute de bonne heure afin de profiter de l’ensoleillement, court à cette saison, mais surtout de la fraîcheur. Après un bref trajet et passée l’entrée du petit temple, nous entamons donc l’ascension du rocher de Pidurangala un peu avant 8h. 

À l’ombre des grands arbres, on évolue le long d’escaliers tortueux grimpant contre la roche sombre. On sort finalement assez vite des bois pour découvrir une lumière étrange, un peu brumeuse, flottant sur un paysage aux notes de vert. Un bouddha étendu dans une cavité, vieux de près de 1500 ans, arbore les reflets dorés du jour levant. Le chemin se poursuit facilement jusqu’à quelques blocs de roches, dernière étape à franchir pour découvrir la vue sur la forteresse de Sigiriya. Cette session de grimpe n’a rien de vraiment difficile, on y croisera même une maman avec son porte-bébé.

Au sommet, un courant d’air salue notre arrivée mais fait à peine remuer les oreilles de deux chiens bronzant sur la pierre, pas perturbés le moins du monde par les deux instagrameuses qui enchainent les poses douteuses. Debout sur la roche, on observe la forteresse sortir d’une mer de jungle silencieuse avant d’explorer les environs. Les alentours sont baignés de brume, parsemés d’arbres, d’étangs couverts de nénuphars et de rizières. Nous sommes moins d’une dizaine sur ce site où il règne, à cette heure, un calme absolu. En observant le rocher du lion face à nous, on se demande tout de même comment une forteresse a pu y être bâtie.

La journée se poursuit avec la visite de Sigiriya en elle-même. La forteresse n’est accessible qu’après avoir traversé des douves, autrefois infestées de crocodiles, et une zone de jardins aménagés de promenades et de bassins, parsemés d’arbres centenaires. Quelques singes chahutent dans les arbres, sautant de branches en branches. On croisera même des varans traversant les pelouses à toute petite allure. 

Une fois les jardins passés, il est temps de commencer à grimper jusqu’au sommet du rocher. Il commence à faire vraiment chaud et chaque coin d’ombre est apprécié à sa juste valeur. La chaleur et les marches ne sont pourtant pas la seule difficulté de la journée. Des panneaux nous indiquent un peu partout qu’une colonie de frelons a élu domicile dans la forteresse. Aussi, il est recommandé de se déplacer en silence pour éviter de les affoler.

A peine arrivés au premier escalier, c’est pourtant le chahut qui règne : de petits groupes redescendent au pas de course du niveau supérieur. Deux personnes en combinaison verte digne des apiculteurs arrivent à leur suite. Ils soutiennent un touriste au visage enflé et à l’air hagard. En y regardant de plus près, on réalise que le pauvre a encore un frelon entre les yeux et un sur le bras. On s’éloigne nous aussi au pas de course avant de le regarder partir en urgence avec une voiture du parc. Le ton est donné !

Un guide nous explique que les frelons vont se calmer mais qu’il vaut mieux renoncer à ce chemin pour l’instant. Un peu au hasard, on s’engage derrière un autre groupe et on grimpe de nouvelles marches. On finit par tomber sur un escalier métallique en colimaçon qui s’élève à flanc de falaise. C’est là que se trouve la grotte des demoiselles, célèbres fresques du Ve siècle réputées pour leur finesse. Pour préserver le lieu, les photos sont désormais interdites.

On grimpe les dernières marches avant l’escalier du lion, on les redescend, on grimpe, on redescend encore. Notre ascension est bloquée par des frelons agités. Et puis finalement, avec un peu de patience, deux militaires nous font signe d’avancer, pour de bon cette fois. De la fumée plane encore entre les arbres mais les agitateurs ailés semblent avoir disparu pour de bon. Du coup, nous sommes tous seuls sur la dernière plateforme, face aux énormes pattes qui marquent l’entrée de la forteresse. A l’époque de sa construction, l’escalier traversait même la tête d’un lion.

Arrivés sur le sommet du rocher, un paysage de terrasses et de bassins nous accueille, vestiges de la forteresse d’un roi inquiet pour son trône (forcément lorsque l’on assassine son père et que l’on bannit son frère…). Une épaisse forêt s’étend dans toutes les directions et quelques montagnes se laissent deviner à travers la brume. L’ascension aura été mouvementée mais, 1200 marches plus tard, nous sommes ravis d’avoir insisté.

En nous voyant arriver tout moites et rouges, notre guide nous propose un instant de réconfort avant de rentrer à l’hôtel. Nous voilà partis pour un petit centre de massage perdu au bout d’un chemin, entouré de grands arbres et d’une allée bordée de vanille. On nous y accueille avec beaucoup de gentillesse et on se laisse tenter par un long soin avant de retrouver nos chambres fraîches, prêts à repartir pour de nouvelles découvertes.

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’ascension de Pidurangala au matin, pour un vrai moment de sérénité

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Ascension du Pidurangala
Entrée 500 LKR

Forteresse de Sigiriya
Entrée 30$
Ouvert tous les jours de 7h30 à 17h30
Les créneaux les plus prisés sont ceux de 8h à 11h. Ne pas oublier d’apporter de l’eau !
Les visites guidées ne nous ont pas semblé nécessaire, un bon guide dans le sac à dos suffit probablement. Néanmoins, si vous êtes vraiment passionnés d’histoire, de nombreux guides proposent leurs services à l’entrée du site. Comptez environ 2000 LKR les deux heures.

Arogya treatment center, Moragaswewa, Habarana 50150, Sri Lanka
Ce centre propose différents massages ayurvédiques traditionnels. On en garde un souvenir assez neutre, ni bon ni mauvais. Les prix doivent être négociés pour éviter les arnaques. Attention à l’huile sur les cheveux, très difficile à enlever…

Le logement

Jays Holiday Resort, Threesinhagama, Habarana, Habarana, Sri Lanka
L’hôtel se situe au bout d’une toute petite route et au cœur d’un grand jardin aux airs de jungle. Les chambres sont basique mais climatisées et spacieuses. Nous avons adoré nos repas pris sur place et regrettons un peu de ne pas avoir opté pour un cours de de cuisine sri-lankaise. Un des coups de cœur du séjour.

Les repas

On a diné directement à l’hôtel. Les menus changent tous les jours et, chaque soirs, trois ou quatre entrées/plats et desserts sont proposés. La recette du rice and curry change elle aussi tous les soirs. On recommande chaudement !

La région de Negombo

A mon grand-père, parti trop tôt pour un long voyage.
En espérant qu’il puisse toujours suivre nos aventures depuis sa nouvelle maison.

19 mars 2022

Après un joli périple africain, il est désormais l’heure de décoller pour un nouveau continent : l’Asie. Bien que le Covid nous ait obligés à renoncer à un voyage au Japon dans le cadre de notre objectif « un an, cinq continents», c’est avec beaucoup d’enthousiasme que l’on s’envole pour Colombo, capitale économique du Sri Lanka.

Treize heures de trajet et un stop à Doha plus tard, on arrive en pleine nuit à l’aéroport, un peu surpris par le duty free local majoritairement composé de vendeurs d’électroménagers (coucou les frigos à fleurs). Notre chauffeur, Chin, nous attend à la sortie dans sa Toyota toute carrée. C’est donc avec autant de valises sous les yeux que dans les mains que l’on fait connaissance avec celui qui nous emmènera partout durant les deux prochaines semaines.

Il est près de 4h du matin lorsque l’on arrive à l’hôtel, lessivés mais contents. Le voyage commence !

20 mars 2022

On ouvre les yeux sur Negombo depuis les fenêtres de notre chambre haut perchée. Un peu déphasés, on savoure tout de même un petit déjeuner de fruits exotiques avant de prendre la route, pour de bon cette fois. Ce premier trajet en voiture est, à lui seul, un dépaysement total.

Les routes goudronnées sont pleines de vie et de bruit. Mini van, voitures, tuk-tuks, vélo, piétons et chiens occupent les deux voies qui traversent la ville, une dans chaque sens. Au premier abord, tout ça ressemble à un énorme fouillis et on transpire un peu lors des premiers dépassements. Et finalement, on observant bien, on réalise que tout se fait dans une courtoisie étonnante et dans un bazar finalement plutôt bien réglé. On se klaxonne autant pour dire bonjour, que merci, de rien ou pousse toi de là. Les vélos laissent la place aux tuk-tuks, les tuk-tuks laissent la place aux voitures… et tout le monde se pousse en vitesse au passage du bus qui roulera peu importe les obstacles sur son chemin !

On arrive finalement au bout d’une route plus étroite et entourée de verdure dans un environnement bien plus calme que Negombo. On y trouve un long canal bordé d’arbres qui abrite quelques maisons dispersées dans ce petit bout de jungle où vivent oiseaux, crocodiles et varans. Un bateau à moteur nous permet de remonter le cours d’eau pendant une bonne demi-heure avant de déboucher sur les marais de Muthurajawela en eux-mêmes, une large étendue d’eau bordée de mangrove. Durant la balade, on croise quelques jeunes crocodiles, de beaux martin-pêcheurs colorés mais aussi beaucoup de vie. les enfants se baignent ou nous font signe depuis la rive, des vendeurs à scooters viennent livrer les familles et quelques pêcheurs surveillent distraitement leurs pièges à poissons.

Le marais en lui même est le domaine des oiseaux, pélicans, cormorans et rapaces qui savourent les poissons qui abondent dans le secteur. de grosses libellules planent au dessus de l’eau, parfois pêchée au vol par des poissons tellement vifs qu’on peine à les distinguer. Au retour, on croise d’énormes varans à la peau sombre, nageant à la surface de l’eau. Impressionnants de force, de muscles et de griffes, on leur trouve aussi un air de serpent avec leur langue fendue qui leur sert à explorer les environs.

De retour sur la terre ferme et avant de filer dans le cœur du pays, on découvre un peu la vie au bord de mer. Peu avant Negombo, des stands de poissons occupent un large banc de sable. Pour les conserver, les pêcheurs les vident dès l’arrivée des bateaux et les étendent au soleil jusqu’à ce que les poissons sèchent. Le sable est plein d’écailles durcies qui luisent au soleil et l’odeur pique un peu le nez mais on traverse tout de même les stands, curieux de cette pratique que nous n’avions jamais vu auparavant.

On retrouve les bateaux de pêche colorés en bordure de la plage publique, quelques kilomètres plus loin. La plage est ici bien différente. Si elle accueille elle aussi quelques stands de poissons, elle est principalement tournée vers le loisir. Passé le parking à tuk-tuks, es petites gargotes vendent tout un tas de glaces ou de fritures à grignoter, des bus bariolés diffusent de la musique et les enfants se baignent malgré les vagues.

Sur cette large bande de sable, on souffre pour la première fois de la chaleur. Le sable est bouillant, l’air un peu moite et le vent de la mer ne suffit pas à rafraîchir l’atmosphère. On espère vraiment que ce n’est pas qu’une entrée en matière pour les jours qui nous attendent !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La rencontre avec les énormes varans de Muthurajawela

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Visite des marais de Muthurajawela
La visite a été directement organisée par Shanti. La balade n’est pas incontournable mais nous a permis de commencer le voyage en douceur et c’est le seul endroit où nous avons aperçu des varans d’eau. La mangrove est malheureusement polluée par pas mal de plastique.

Le logement

Binnacle, 22A Porutota By Road, Ettukala, Gampaha, Negombo, 11500, Sri Lanka
Ce petit hôtel récent est proche des activités de negombo tout en étant au calme les chambres sont grandes et confortable. Pour bien commencer la journée, le petit-déjeuner est servi au bord de la piscine.

Jays Holiday Resort, Threesinhagama, Habarana, Habarana, Sri Lanka
L’hôtel se situe au bout d’une toute petite route et au cœur d’un grand jardin aux airs de jungle. Les chambres sont basique mais climatisées et spacieuses. Nous avons adoré nos repas pris sur place et regrettons un peu de ne pas avoir opté pour un cours de de cuisine sri-lankaise. Un des coups de cœur du séjour.

Les repas

On a diné directement à l’hôtel. Les menus changent tous les jours et, chaque soirs, trois ou quatre entrées/plats et desserts sont proposés. La recette du rice and curry change elle aussi tous les soirs. On recommande chaudement !