Machu Picchu

30 juillet 2019

Grimper au Machu Picchu est tout une expérience. Une expérience qu’on s’imaginerait bien comme une longue marche dans la jungle et une découverte de cité perdue en découpant la dernière liane. Il y a du vrai : tout autour d’Aguas Calientes, l’univers est boisé et fleuri, de grandes orchidées grimpent dans les arbres qui colonisent les montagnes. Il existe un treck, le chemin de l’Inca, pour tenter de réaliser cette expérience. Mais il y a aussi autre réalité, nettement plus courante.

La réalité d’un site surfréquenté que l’Unesco appelle à préserver dans la totale indifférence des autorités locales. S’il faut désormais réserver un billet à l’avance pour s’assurer une visite, on est très loin des quotas de visiteurs recommandés et ça se sent. Dans la ville, dès le lever du jour, une immense file d’attente se forme le long de la rivière. Les visiteurs sont parqués par créneau horaire et patientent longuement pour avoir un bus.

A l’arrivée, des dizaines de véhicules sont alignés les uns derrière les autres, lâchant des flots de visiteurs à intervalle régulier. Chaque billet correspond à un horaire. Nous avons choisi une visite tôt dans la matinée (et on s’en félicite !) avec une petite originalité : un accès autorisé au Wayna Picchu, réservé à 400 personnes par jour. Il faut savoir que chaque billet correspond à un créneau spécifique et que la visite ne peut se faire que dans un sens. Tout retour en arrière est formellement interdit et les rappels à l’ordre à coup de sifflet strident sont immédiats. En suivant cette logique, toute sortie est définitive. Aussi, mieux vaut prendre son temps. Seule exception à cette règle : l’ascension du Wayna. L’accès étant situé en sortie du parc, il est autorisé d’entrer à nouveau au Machu Picchu une fois l’ascension terminée.

Passée l’entrée, on traverse donc le Machu Picchu rapidement pour faire partir des premiers à gravir la montagne. C’est un crève-cœur de le traverser si vite… la foule s’accumule à l’entrée et nous sommes quasiment seuls dans le reste du site sous une lumière douce de début de journée. On prend quelques clichés du décor, le Wayna Picchu en toile de fond avant de reprendre notre chemin. Nous ne regrettons pas notre choix. Face au petit portail de bois qui ouvre l’accès au Wayna, nous sommes seuls. A mesure que l’heure d’ouverture approche, de plus en plus de randonneurs nous rejoignent et la température grimpe. C’est l’heure. On inscrit nos noms sur un registre et on s’élance sur un sentier qui semble nous être réservé. On marche vite pour profiter de cette intimité trop rare avant d’atteindre la plus impressionnante volée de marches que l’on n’ait jamais rencontrée.

Ça monte, tout le temps. Ça monte à coup de marches en pierres irrégulières et étonnamment hautes. Ça tape dans les jambes, les genoux et le cœur. Ça tape mais c’est grandiose. A l’approche du sommet, perchés au-dessus du vide, les vestiges du temple de la lune apparaissent. Les escaliers toujours plus raides nous emmènent toujours plus haut. On pose les mains au sol pour s’aider, on jette un coup d’œil dans le vide, grisés. Le sommet arrive à quelques 2667m. Il ne nous reste qu’à contempler, en contre bas, la grandeur du Machu Picchu.

La cité inca du Machu Picchu, « Vieille Montagne », s’élève depuis 500 ans sur un promontoire rocheux entre cordillères des Andes et forêt amazonienne. Sanctuaire religieux puis refuge et lieu de résistance des Incas face aux espagnols, le site est chargé d’histoire et étonnant préservé. Pourtant, à l’heure où l’empire s’effondrait, la cité n’était pas même pas achevée. La ville a donc été abandonnée puis simplement oubliée jusqu’en 1870. Son emplacement, difficile d’accès est sans doute la principale raison de son oubli. Perchée à 2400 mètres et perdue dans la forêt, son lieu de construction a pourtant été soigneusement choisi. Située au croisement de plusieurs failles tectoniques, la cité a pu bénéficier d’un gisement de pierres facile d’accès et d’une position stratégique tout en hauteur. Mieux encore, la présence de failles a permis d’assurer un apport régulier en eau tout en drainant les eaux de pluie en cas d’orages, favorisant ainsi la durabilité des constructions. Décidément ces Incas, de sacrés ingénieurs !

Accompagné d’un guide, on découvre la zone agricole et son immense ensemble de cultures en terrasses avant de traverser le village, entre habitations et lieux de culte sculptés dans la roche. Sous un soleil de plomb, on rencontre au passage les derniers habitants de la mythique cité: une groupe de lamas tondeuses à gazon et une adorable petite viscache des montagnes, pas farouche le moins du monde. Une jolie découverte malgré la foule rencontrée à l’entrée et heureusement dispersée sur tout le site.

Pour le chemin du retour, on opte pour une balade à pied pour remplacer le trajet en bus. Comme si nous n’en avions pas eu assez, ce sont 1500 marches supplémentaires qui nous conduisent au bord de la rivière dans un décor verdoyant et escarpé. On rejoint donc Aguas Calientes à pied, longeant les bords de l’eau et les rails de chemins de fer, seuls moyens existants pour accéder à la petite ville.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La montée du Wayna Picchu est une aventure en soi. Plus encore que la vue au sommet, c’est bien la balade qui nous aura marqués, dans les traces d’une civilisation disparue

Coté pratique

Les activités

Excursion au Machu Picchu
Il existe plusieurs moyens de se rendre au Machu Picchu: un trek de plusieurs jours (aux places limitées et au guide indispensable) ou l’arrivée par Aguas Calientes que l’on rejoint directement en train ou par une randonnée d’environ 2h.


Pour l’accès au site en lui même il existe deux formules:
– le billet simple à 152PEN avec un créneau au choix entre 6h/12h et 12h/17h. Une heure d’entrée est indiquée et doit être respectée sous peine de se voir refuser l’accès…
– le billet incluant le Wayna Picchu à 200 PEN. Une réservations plusieurs mois en avance est obligatoire. Deux créneaux sont possibles : 8h ou 10h. On conseille fortement celui de 8h et d’arriver en avance: grâce à cette astuce, nous étions seuls pour monter. Au retour par contre, nous avons croisé tous les randonneurs partis après nous, faisant la queue dans les escaliers. De quoi largement gâcher la balade.

A noter qu’il est impossible d’emporter un sac de plus de 20L sur le site mais qu’il est en revanche possible de faire tamponner son passeport avec une illustration du Machu Picchu à la sortie du site 🙂

Les repas

Restaurant Bistro Bar Indio Feliz, Pje. Lloque Yupanqui 103, Aguas Calientes
Pour cette fois, on se fait vraiment plaisir car les tarifs de cet établissement sont supérieurs à la moyenne. Par contre, il propose un menu copieux aux saveurs franco-péruviennes. On y mange bien dans un décor surprenant.

La vallée sacrée

29 juillet 2019

C’est une longue journée d’excursion qui nous attend aujourd’hui à travers la vallée sacrée, haut lieu de tourisme péruvien longeant la rivière Urubamba. On y trouve de tout: village charmant, cultures en terrasse, ruines, salines et treks de légende… On y va?

Petit village reconnu pour la qualité de son textile, Chinchero est l’endroit idéal pour assister à des démonstrations du savoir-faire péruvien en matière de textile. Différentes coopératives proposent des visites exposant toutes les étapes de fabrication : de la préparation de la laine, à la teinture en passant par le tissage. Si les lieux ont un côté Disneyland, ils sont pourtant intéressants et hauts en couleur. On y passe un bon moment, guidée par une jeune femme tout sourire, et on rencontre une petite famille de cochons d’inde au passage… tout en essayant de ne pas penser à leur avenir incertain. Inconcevable pour nous de manger ces adorables frimousses !

En dehors des ateliers de tissage, le village est plein de charme. Il fait bon y trainer au hasard en profitant du calme de ses rues pavées. Devant l’église coloniale, une grande étendue d’herbe donnant sur des cultures en terrasse abrite vendeurs de textiles, fileuses de laine et atelier de tri des papas, les pommes de terre. La place est bordée de maisons blanches au socle de pierres. Au loin, d’immenses pics enneigés se fondent dans le ciel bleu… Alors qu’on observait sagement ce superbe décor, une petite frimousse malicieuse est venue courir dans nos jambes, visiblement ravie de jouer à cache-cache dans les pattes de nos grandes perches !

Un lieu haut en couleur qu’on recommande chaudement sur la route de la vallée sacrée !

L’étape suivante fait elle aussi figure d’incontournable à nos yeux. Au cœur des montagnes, 3600 bassins exploités depuis des centaines d’années permettent la récupération du sel issu d’une rivière à la source mystérieuse. Plusieurs dizaines de familles exploitent le site de générations en générations dans un décor grandiose, marchant entre les bassins sur d’épaisses couches de sel craquant sous leurs pas ou raclant la surface de l’eau colorée. S’il était possible il y a quelques années encore de se balader entre les bassins, le site n’est désormais accessible que depuis une plateforme en plein soleil, les bassins ayant été trop dégradés par des visiteurs irrespectueux. En sortant, il est possible d’acheter des paquets de sels de toutes les tailles pour des prix très raisonnables.

Difficile de vous raconter le procédé de fabrication exacte ou l’origine d’une telle source de sel au milieu des montagnes… trop absorbée par cet étonnant spectacle et par mes photos, je ne me souviens même pas avoir entendu notre guide parler…

Voisin des salines, le site de Moray est lui aussi une véritable curiosité. Perchée à 3500 mètres d’altitude, cette immense zone de culture était en réalité un laboratoire agricole à ciel ouvert équipé d’un système d’irrigation. Les Incas y ont reproduits différents micro-environnements pour étudier la résistance des cultures à diverses paramètres dont la température. Les plants les plus résistants étaient alors répandus au quatre coins de l’empire pour assurer les récoltes. Plus de 200 espèces y ont été cultivées simultanément. Il n’y a pas à dire… ils sont forts ces Incas !

A quelques dizaines de kilomètres de Cusco, niché à flan de montagnes, on trouve pour finir l’un des villages les plus importants de l’empire Inca. Important en raison de son positionnement stratégique au croisement de plusieurs chemins incas, à l’entrée du site du Machu Picchu, mais important aussi dans l’histoire du Pérou. Dans les ruines d’Ollantaytombo se cache en effet un haut lieu de la résistance contre les conquistadors.

On grimpe jusqu’au sommet de la forteresse, et grimper est vraiment le mot, jusqu’au temple du soleil avant de rejoindre les cultures en terrasse par un chemin surplombant le vide. La plupart des touristes s’arrêtent à l’escalier et nous sommes quasiment seuls dans les terrasses.

En face, perché dans la montagne, le site de Pinkullyuna, gratuit, est accessible à pied et doit offrir une vue superbe sur le village. Par manque de temps, on opte néanmoins pour un bon repas avant de rejoindre la gare.

Notre journée se termine à la nuit tombée par un voyage en train mythique… qu’on aurait aimé faire de jour ! C’est LA mauvaise surprise du voyage organisé. Nous n’avons découvert l’heure des billets que quelques jorus avant et impossible pour nous de changer l’horaire. On traverse donc l’un des plus beaux itinéraires du monde en train… dans le noir… L’arrivée animée à Aguas Calientes réconforte un peu, demain nous découvrirons une des sept merveilles du monde.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Difficile de choisir entre le marché de Chinchero et les salines de Maras. Une atmosphère incroyable baigne ces deux lieux, entre paix, histoire et tradition.

Coté pratique

Les activités

Une journée dans la vallée sacrée
Cette excursion, très classique, a été organisée par Andes Authentiques Tours qui a également organisé nos réservations d’hôtels et nos transports. S’il est possible de voyager seul au Pérou, nous avons jugé qu’en groupe de 7, la gestion des transports en communs serait trop chronophage et avons opté pour la facilité et le confort d’une agence. De nombreuses agences proposent des expériences à la journée au départ de Cusco.

Le logement

Hôtel Inti Punku Alameda Inn, Av. Los artesanos 209, Aguas Calientes
Un logement classique idéalement placé en face du départ pour le Machu Picchu.

Les repas

Puka Rumi, Calle Ventiderio, Ollantaytambo
On y mange des fajitas classiques et d’énormes assiettes de guacamole. Ouvert en continu et facile d’accès.

Cuzco

27 juillet 2019

Après une nouvelle journée de route mouvementée pour cause de grève nationale, nous voici arrivés à Cusco porte d’entrée sur la vallée sacrée, perchée à 3400m et ancienne capitale de l’Empire Inca. Cusco, on l’attendait, plus que les autres. Elle soufflait doucement à nos oreilles un refrain d’éternité. Cusco, un nom comme une ouverture sur un autre monde, une autre culture, une histoire ancienne et mystérieuse. Autant le dire tout de suite, on l’a adorée.

On a aimé son architecture douce et ancienne préservée malgré une réelle modernité. On a aimé ce curieux mélange des genres et ces bâtiments mixant les cultures. On a aimé son animation tranquille et ses ruelles rassurantes.

Par chance, on loge en plein centre-ville et on marche, beaucoup. D’abord jusqu’à la place d’armes, immense et agitée, parée d’arches en pierre et de balcons de bois finement travaillés. Au centre une grande étendue de vert et de pavés abrite de nombreux bancs et des dizaines de drapeaux flottants dans les airs.

Puis, plus loin, on découvre le quartier de San Blas. Anarchique et délicat à la fois, il grimpe sur les hauteurs de la ville à coup de ruelles étroites et pavées et d’escaliers improbables. On trouve au fil des pas des tas de restaurants où toutes les cuisines du monde sont représentées, des bars animées et des boutiques surchargées de laine, de pompons et de couleurs vives. Il fait bon s’y perdre, sans autre but que d’apprécier le décor.

En poursuivant l’ascension par des volées de marches toujours plus longues, nous arrivons finalement au Cristo Blanco qui domine la ville de sa hauteur. Tout en recherchant notre second souffle, porté disparu à cette hauteur, on observe des rangées de toits s’étendant à perte de vue, gravissant les collines dans toutes les directions. Tant qu’on est sur les toits, sachez qu’on y trouve souvent les taureaux de Pukara. Toujours en couple, la tradition veut que, par leur bravoure, ils défendront le foyer et le bétail, apporteront la prospérité tout en protégeant la maison contre les tremblements de terre ou toute autre maléfice… En bons touristes, on en a ramené deux, baptisés Very et Sure pour l’occasion… sait on jamais ! 🙂

En revenant finalement sur nos pas, on arrive un peu par hasard dans la rue Hatun Rumiyoc qui abrite une curiosité locale : la piedra de los doce ángulos. Symbole d’un savoir-faire étonnant, elle présente malgré ses douze angles un emboitement parfait avec ses voisines. Tout est réglé au millimètre et il est aujourd’hui encore impossible de passer une lame entre deux blocs… la balade s’achève au marché San Pedro abrité sous une halle construite par Gustave Eiffel !  Stands de fruits et de légumes débordants, épices de toutes sortes, fleurs, fromages et viandes sans doute encore inadaptées à nos estomacs un peu fragiles…. Tout y est !

Le lendemain, sur les hauteurs de Cusco, nous partons pour notre première approche de l’histoire du pays. Sacsayhuamán dont le nom signifie « faucon satisfait », est à la fois une forteresse inca et un édifice religieux dédié au Soleil.

Au milieu d’une plaine à l’herbe jaunie, d’immenses blocs de pierre forment d’imposantes murailles. Les blocs aux formes variées s’imbriquent les uns aux autres dans une géométrie parfaite, contrastant avec l’aspect tout en rondeur de la pierre. Fatalement, en avançant entre ces murs, on se demande comment un peuple aux moyens techniques limités a pu se lancer dans un tel projet. Près de 10 000 ouvriers auraient été nécessaires à l’achèvement de la structure, taillant et transportant d’imposants mégalithes pendant une cinquantaine d’années. Comme pour les Égyptiens et beaucoup d’autres civilisations, des doutes subsistent encore aujourd’hui sur la méthode utilisée par les incas pour déplacer de pareils blocs.

Le site n’est aujourd’hui plus que l’ombre de celui qui avait été érigé plusieurs siècles auparavant, ébranlé par le temps mais surtout par l’arrivée des Espagnols ayant allégrement pioché dans cette immense réserve de pierres et de richesses. De grandes tours recouvertes d’or et d’argent auraient en effet orné le sommet de la cité jusqu’au XVI siècle…. de quoi plonger dans les mythes et légendes pour toute la matinée.

Sur le chemin du retour, on s’autorise une petite pause lama dans un atelier de tissage ouverte sur une petite ferme où toutes les espèces d’alpagas, lamas et vigognes sont représentées. Tout en distribuant le repas, on sourit devant les petits jeunes effrontés autant que devant les paisibles adultes à la coupe improbable. C’est aussi ça le Pérou !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Déambuler dans les ruelles du quartier de San Blas pour une balade entre charme et renforcement musculaire !

Coté pratique

Les activités

Le boleto turistico, 130 PEN
Valable pour une durée de 10jours, il donne accès à de nombreux sites touristiques:
– dans la vallée sacrée: Chinchero, Moray, les ruines d’Ollantaytambo et celles de Pisaq
– dans la région de Cuzco: Puca Pucara, Tipo, Tambomachay, Pikillacta et Sacsayhuaman
– dans la ville de Cuzco: les musées d’art populaire, d’art contemporain, d’histoire régionale et de Qoricancha, le monument de Pachacutec, le centre Qosqo de musique et danses typiques
Le billet est vendu à l’office du tourisme ou à l’entrée de chaque site.

Le logement

Hôtel Amerinka, Calle Marques 272, Cusco
Des chambres spacieuses, un bon petit déjeuner et un emplacement parfait.

Les repas

Le Buffet Francés, Carmen Alto 219 San Blas, Cusco
Pour une raclette andine accompagnée de charcuterie locale !

Granja Heidi, Cuesta San Blas 525 2nd Floor, Cusco
Un restaurant de qualité dans un cadre charmant

Crêperie Backpacker La Bo’M, Calle Carmen Alto 283. San Blas., Cusco City Centre
Pour le plaisir de manger des crêpes bretonnes à l’autre bout du monde dans une ambiance baba cool.

Jack’s Cafe, Choquechaka 509, Cusco
Une référence que nous n’avons pourtant pas apprécié particulièrement.

Papachos, Portal de Belen 115 Plaza de Armas, Cusco
Un restaurant à l’étage donnant sur la place des armes. Une cuisine à base de frites et de burgers, bien utile pour se remettre de nos émotions.

Expérience au Titicaca

23 juillet 2019

Après une longue journée de route, nous voilà arrivés tardivement à Puno sur les bords du lac Titicaca. Si l’emplacement avait a priori tout pour plaire, la ville n’a finalement rien de particulier. On en profite simplement pour reconstituer des réserves, manger un morceau et prévoir quelques cadeaux. Demain, nous sommes invités…

24 juillet 2019

Sous un soleil radieux, on descend vers le lac pour une journée d’excursion sur le plus haut lac navigable du monde à quelques 3800mètres d’altitude. Lac parait d’ailleurs être un terme bien en dessous de la vérité tant son immensité impressionne, il s’étend en effet sur 190km de long et 80 de large entre le Pérou et la Bolivie. Après un court trajet en bateau, nous voilà débarqués sur les îles Uros, petit archipel flottant entièrement conçu par l’homme à l’aide de roseaux et de terre. Un peu plus de 200 personnes vivent sur ces îles.

Pour la petite histoire, on pense que les Uros sont un des peuples les plus anciens d’Amérique. Pour éviter la sécheresse, ils auraient fui l’Altiplano pour rejoindre les régions côtières avant de s’exiler sur des îles… pour fuir le risque d’invasion Inca cette fois ! Les voilà donc flottants sur l’eau et s’alimentant essentiellement de la pêche et de la chasse aux oiseaux.

Quand on débarque sur le sol de paille, on est directement emmenés sur une place centrale, tous assis en cercle autour de la chef de village. Là, on nous explique la construction des îles à base de racines de totora, tressées puis fixées par des cordes afin de les transformer en blocs compacts. Une île flotte sur une trentaine de blocs sur lesquels on ajoute une couche de roseau séché. De lourdes pierres échouées au fond de l’eau assurent la stabilité de l’ensemble. Les roseaux sont régulièrement changés pour assurer la pérennité des iles qui peuvent perdurer pendant près de 30 ans.

Si les groupes de familles ont chacune leur île, l’organisation touristique est bien rodée et basée sur le partage : les bateaux de Puno s’arrêtent à tour de rôle sur chaque morceau de l’archipel pour assurer des revenus équitables dans une population ne vivant plus que de la présence des visiteurs ou presque.

On se balade un moment sur la petite île avant de grimper sur un mirador pas très rassurant pour observer le panorama et, sur l’eau, les bateaux de totora colorés. Après quelques échanges et quelques achats (dont un joli mobile en roseau tressé :)), on vogue vers l’île principale pour faire tamponner notre transport avant de repartir en balade.

La journée devait se poursuivre paisiblement vers les iles Taquile… le temps en aura décidé autrement. Si le soleil est toujours au beau fixe, le lac, lui, s’agite. Il s’agite même beaucoup. De grosses vagues font tanguer le petit bateau et, à l’intérieur, les premiers passagers déchantent. Un plan B s’improvise et nous filons vers la presqu’ile de Llachon, toujours ballotés par les flots. Heureux de poser le pied sur la terre ferme, nous débarquons donc accueillis dans une longue bâtisse meublée d’imposantes tables colorées rapidement remplies de soupes fumantes.

La longue balade sur les bords du lac, entre plage et terres cultivées, nous apaise et achève de nous remettre l’estomac en place. Les couleurs sont douces, chaleureuses. La vie semble paisible une fois le grand lac enfin calmé. Au fil des pas, on tombe sur d’autres voyageurs échoués avec nous sur Llachon, en pleine partie de volley avec les enfants du village. On s’incruste, on se prend la dérouillée du siècle avant de rejoindre nos hôtes du soir.

Chaque groupe de voyageurs est en effet accueilli par une famille pour passer la nuit dans de petites maisons traditionnelles avec vue sur le lac. On rencontre donc la mama tout sourire, son époux, tout en discrétion et son adorable Bodie, petite bestiole surexcitée amoureuse des lacets. On ne parle pas la même langue mais on partage un maté en souriant avant de découvrir une malle pleine de vêtements traditionnels. Ni une ni deux, nous voilà embarqués dans une session d’essayage que jalouserait Cristina Cordula. Ponchos, bonnets, immenses jupes à volants et chapeaux à pompons bariolés, nous voilà plongés dans un tourbillon de couleurs. On tournoie faisant voler tissu et laine d’alpaga, on rigole comme des enfants déguisés en superhéros.

Le soleil se couche et il est désormais temps de rejoindre la grande bâtisse pour le diner. Chacun prend sa part, minime, à coup d’épluchage de carottes et de pommes de terre. En attendant nos assiettes, éclairés à la bougie, on joue au Uno avec des italiens aux règles douteuses, au jenga avec des péruviens moqueurs (même en quechua on comprend !) tout en partageant des Cusqueña fraiches. On ne regrette pas un instant d’avoir changé de plan en cours de route: on se sent bien à Llachon.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Quand on nous a proposé une nuit chez l’habitant, on n’était pas certains d’aimer le concept. On avait peur d’une ambiance bizarre et de sourires forcés… On ne regrette pas un instant de s’être laissés tenter !

Coté pratique

Les activités

Une journée au Titicaca
Cette excursion, très classique, a été organisée par Andes Authentiques Tours qui a également organisé nos réservations d’hôtels et nos transports. S’il est possible de voyager seul au Pérou, nous avons jugé qu’en groupe de 7, la gestion des transports en communs serait trop chronophage et avons opté pour la facilité et le confort d’une agence. De nombreuses agences proposent des expériences à la journée ou avec un nuit incluse.

Le logement

Plaza Mayor Hotel, Jr. Deustua 342, Puno 21001
Des chambres spacieuses et des prestations tout à fait classiques.

Les repas

La casona restaurant, Lima 423, Puno 21001, Pérou
Un excellent restaurant où l’on s’est, encore une fois, régalés avec la soupe au poulet.

Rupha Café, Jr, Moquegua 338, Puno
Un restaurant encensé par certains guides mais qui ne nous a pas laissé de souvenirs particuliers.

Chivay et le canyon de Colca

21 juillet 2019

Le Pérou est finalement vaste et les trajets parfois longs. Celui-ci fut de ceux particulièrement mémorables qu’on aurait pourtant voulu éviter. Si les premières heures sont belles et sauvages, ponctuées de vigognes, de désert et de petits marchands ambulants, l’atteinte de Chivay aura fini par devenir une épreuve pour nos organismes peu accoutumés à de pareilles hauteurs.

On avait pourtant tout calculé pour respecter les règles : gagner les hauteurs progressivement, de 1000 mètres en 1000 mètres, passer deux nuits sur place pour s’habituer à l’altitude…. Chivay et ces 3500 mètres paraissaient donc parfaitement indiqués pour notre progression. Parfaitement indiqués à un détail près… la traversée d’un haut col à quelques 4900 mètres.

On aura beau enchainer les tisanes à base de maté de coca, s’éponger le front et les tempes à l’aide d’un alcool maison supposé adoucir le sorroche voire le sniffer carrément… l’arrivée à Chivay fait de gros dégâts sur les organismes. Il est à peine 15h mais déjà la moitié d’entre nous est hors service. Maux de tête ou violentes migraines, nausées, fatigue… on s’effondre dans nos lits moelleux. Les plus en forme tentent une petite balade, les autres s’écroulent jusqu’à la nuit tombée. On trouve finalement un peu de réconfort dans une délicieuse soupe chaude prise dans un restaurant glacial, persuadés que le plus dur est désormais passé.

22 juillet 2020

Le réveil sonne aux aurores pour une nouvelle balade. Direction Cruz del Condor pour observer la majesté de ces immenses volatiles. Il y a du monde le long des rambardes ouvrant sur le Canyon del Colca et son adorable vallée. On se bouscule un peu pour guetter les rapaces, nombreux, tournoyant dans le ciel, plongeant sous nos pieds, le plumage luisant sous la lumière du soleil. Vénéré par les peuples Incas, le condor des Andes est considéré comme le messager du ciel et de la terre. On peine à envisager leurs incroyables dimensions tant les montagnes semblent hautes et le canyon large. On les observe longuement planer ici, profitant des courants du matin avant de disparaitre plus loin dans la vallée.

Le soleil levé commence déjà à taper. Depuis notre arrivée au Pérou, on a largement adopté la technique de l’oignon : une multitude de couches que l’on enlève et remet à longueur de journée tant les variations de températures et d’altitude sont fortes. Au bord d’un mirador offrant un panorama superbe sur la vallée, on s’en ajoute même une nouvelle, locale, à coup de pull coloré ou de poncho. On regretterait presque de ne pas s’être lancés dans un trek de plusieurs jours au cœur du canyon, si beau et coloré. A défaut, on en prend plein les yeux avant d’opter pour une courte balade près de Yanke dans un site archéologique complètement déserté par les touristes. Nous sommes seuls sur le chemin qui grimpe dans les vestiges d’habitations entourés de hautes herbes.

La journée se termine au cœur d’étranges sources chaudes visées à flanc de falaise. Quelques bassins construits de part et d’autres de la rivière, tantôt couverts, tantôt à l’air libres sont reliés par un pont de singe un peu tremblant. On ne pouvait imaginer mieux pour se remettre de nos émotions et quitter la vallée au meilleur de notre forme !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La beauté du canyon de Colca et ses milliers de cultures en terrasses aux couleurs automnales.

Coté pratique

Les activités

Cruz del condor
Pour visiter le site, il est nécessaire d’acheter un droit d’accès à la région de Colca et donc au mirador des condors : 70 PEN par personne

Uyo Uyo Archaeological Site, 986H+4W Yanque
Un site archéologique désert à découvrir à travers une petite balade. Sans doute pas indispensable mais adapté pour passer deux heures.

Baños Termales de Chacapi
Les sources chaudes sont composées d’une piscine et 5 bassins, l’entrée coûte 15 PEN par personne

Le logement

Hôtel La Posada del Colca, Av. Salaverry 325, Valle del Cañon del Colca, Chivay
Un hôtel basique mais à la literie confortable avec de nombreuses couvertures, indispensables à Chivay. Le petit déjeuner est nourrissant mais la salle glaciale. Billard à disposition.

Les repas

Innkas Coffee, Plaza de Armas 705, Chivay 04145
Si le chauffage est en option dans la salle, on s’est régalé plusieurs soirs de copieuses soupes chaudes.

Salinas y Aguada Blanca

20 juillet 2019

Ce matin nous quittons la ville pour nous aventurer bien plus haut. A presque 4000mètres d’altitude, la réserve nationale de Salinas y Aguada Blanca, méconnue, nous a pourtant fait de l’œil dès la construction de notre parcours. Deux énormes SUVs nous attendent donc au bas de notre hôtel, prêts à partir sur les routes sinueuses qui s’élèvent à proximité du volcan Misti.

On quitte d’abord la banlieue d’Arequipa pour rejoindre une étroite zone de culture en terrasse longeant un cours d’eau. Plus loin, la végétation se transforme en d’immenses étendues d’herbe jaune, presque brulée, seulement traversées par une piste poussiéreuse. On grimpe encore pour s’arrêter à la lisière de deux mondes, là où les herbes jaunies rencontrent la roche parsemée d’étranges plantes.

Alors que l’on était seuls, un bus s’arrête et des dizaines de péruviens descendent. Un autre SUV apparait et une fanfare s’installe tout à coup sur la large esplanade formée par la route. Certaines femmes grimpent dans les rochers et reviennent avec des sacs plein de plantes médicinales, d’autres prennent possession des lieux et dansent, simplement, leurs larges jupes roses tournoyant au-dessus de la poussière sous la surveillance du volcan qui attire désormais tous les nuages. Sans prévenir, tout ce petit monde s’interrompt, remballe et disparait.

On reprend la route pour prendre encore de la hauteur. Il est conseillé à tous les voyageurs se rendant au Pérou de gagner les hauteurs progressivement, de 1000 mètres en 1000 mètres, passant deux nuits sur place pour s’habituer à l’altitude. On respecte à peu près la consigne, s’écartant de quelques centaines de mètres pour l’après midi mais les premiers maux de tête, légers, finissent par apparaitre. Ils disparaissent bien vite lorsque nos premières vigognes montrent leur museau coloré au milieu des herbes grises.

Au bout de la piste, la réserve apparait sous un rayon de soleil, vaste étendue d’eau claire entourée de montagnes et bordée de rives salées. Loin devant nous, le volcan Ubinas, en éruption lors de notre voyage, crache de gros nuages sombres, menaçants mais follement dépaysants. A ses pieds, des colonnes de sable et de poussière s’élèvent parfois, micro tornades qui s’évanouissent aussi vite qu’elles s’étaient formées.

On s’approche encore pour finalement marcher sur le sel dur qui craque sous les pieds. Les rares touffes de verdure qui poussent au travers sont couvertes de sel et, au cours de la balade, on repère les traces d’un puma passé récemment par là. La lagune, elle, est pleine de vie. Des nuées de flamands roses s’agitent ici, planant à intervalle régulier au-dessus de nos têtes. On marche peu, heureusement car le souffle nous manque rapidement.

On marche peu mais on ouvre grand les yeux. Quelques kilomètres plus loin, de petits cours d’eau échappés du grand lac sillonnent une prairie mousseuse tout en rondeur. C’est ici le royaume des lamas, nombreux, paisibles, et pas tracassés le moins du monde par notre présence. Les couleurs du décor se rehaussent, moins dramatiques, plus douces.

Déjà il est l’heure de repartir, déjà il est l’heure de quitter le toit du monde.

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’envol des flamands roses au dessus de larges étendues de sel. Il ne manquait que la visite d’un puma pour nous combler !

Coté pratique

Les activités

Découverte de la réserve en SUV
Cette excursion, peu prisée, a été organisée par Andes Authentiques Tours qui a également organisé nos réservations d’hôtels et nos transports. S’il est possible de voyager seul au Pérou, nous avons jugé qu’en groupe de 7, la gestion des transports en commun serait trop chronophage et avons opté pour la facilité et le confort d’une agence.

Le logement

Hôtel, Arequipa
On ne s’en souvient plus mais ça va revenir !

Les repas

Zigzag Restaurant, Calle Zela 210, Arequipa
Encensé dans tous les guides touristiques, on passe à bon moment dans ce restaurant chaleureux. Les amateurs de viande seront ravis de gouter aux spécialités locales (mais les amateurs de poissons ne seront pas oubliés !) Equipés de grands « bavoirs » en papier, on est parés à recevoir de grands plateaux où les plats crépitent encore sur des pierres chaudes.

Hatunpa, Calle Ugarte 207 – 208 New Place en el Instituto Cultural Peruano Alemán, Arequipa
Une petite enseigne nettement plus abordable en termes de tarifs qui propose une multitude de pommes de terre et de sauces.

Découverte d’Arequipa

17 juillet 2019

Quand on arrive ce matin-là à l’aéroport de Roissy, plein d’enthousiasme à l’idée de découvrir un nouveau pays, on est loin de se douter des embrouilles à venir.

Un refus d’embarquement pour d’obscures raisons sur le deuxième vol lors de notre escale à Madrid, un billet d’avion racheté en urgence pour l’équivalent d’un rein et demi, 15h d’attente dans les couloirs, 12h de vol et une arrivée au milieu de la nuit plus tard… on avait un peu déchanté.

Les conditions de notre arrivée à Lima, la traversée inquiétante de la ville de nuit et le temps grisonnant voire carrément humide de Lima ne nous aurons sans doute pas aidés à apprécier la capitale. Aussi, on ne s’attarde pas au centre-ville que l’on traverse rapidement, un peu déçus par son manque de cachet et son atmosphère tristoune. Seul l’hyper centre historique nous dépayse un peu et nous laisse entrevoir une éclaircie pour nos journées futures.

19 juillet 2019

Bien décidés à profiter de ce nouveau voyage et remis de nos émotions, on s’envole ce matin vers Arequipa, la ville blanche. Notre vol interne passe au dessus de terres arides et quand la cité apparait, elle est loin de ce qu’on avait envisagé. A quelques 2300mètres d’altitude, des milliers de maisons de briques s’étendent au pied des volcans, d’une couleur qui rappelle plutôt la terre et la poussière. Elles se dissimuleraient presque dans ce paysage désertique. Un vent chaud balaie la piste lorsque l’on regagne le sol et on est un peu déconcerté par ce décor. Notre petit bus file alors sur les routes encombrées de la Ciutad Blanca pour rejoindre le centre, contrastant radicalement avec la première approche que nous avions eu.

Ici, les murs sont parfois colorés mais le plus souvent d’un blanc crayeux issu des roches volcaniques alentours. Les rues pavées s’animent sous les rayons du soleil. Au centre ville, on sent déjà qu’il fera bon se poser et déambuler le nez au vent, passant d’une ambiance andine à une ruelle espagnole en un clin d’œil.

La visite de Santa Catalina, le plus grand couvent au monde et le plus important du Pérou, fait figure de must pour tous les voyageurs qui traversent la cité. Ouvert aux visiteurs depuis une petite cinquantaine d’années, ses murs aux pigments ocres, rouges ou bleus forment une véritable petite ville au cœur de la grande Arequipa et pour cause: environ 450 religieuses étaient accueillies simultanément au temps de sa gloire…chacune accompagnée de plusieurs serviteurs. On est loin de la vie d’ascète à laquelle on aurait pu s’attendre.

La balade est agréable dans ces ruelles pavées et calmes et les terrasses donnent de jolies vues sur le volcan. De quoi se réconcilier avec les grandes villes péruviennes et retrouver de l’optimisme pour la suite du séjour !

Autour du couvent, bien calme à cette heure, les rues d’Arequipa s’animent avant la nuit. S’il faisait bon à se balader, l’arrivée sur la place d’armes se rafraichit franchement alors que le soleil disparait. On l’oublie mais nous sommes déjà à plus de 2000mètres d’altitude. Le cœur de la ville, bordé de grandes bâtisses blanches posées sur des arcades est plein de vie. Restaurants, cafés, boutiques, marchés couverts entourent la place, sa fontaine et sa multitude de passants. Sur un côté, l’immense cathédrale s’éclaire peu à peu. L’heure pour nous de tester la cuisine locale et de gouter un repos bien mérité. On ne le sait pas encore mais jamais un voyage ne nous aura autant fatigués !

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’atmosphère chaleureuse et animée de la ville au soleil couchant, sa place d’arme pavée et ses restaurants animés

Coté pratique

Les activités

Couvent Santa Catalina, Santa Catalina 301, Arequipa
Du lundi au samedi, de 10h à 17h, tarif de base : 40 PEN

Le logement

Hôtel, Arequipa
On ne s’en souvient plus mais ça va revenir !

Les repas

Zigzag Restaurant, Calle Zela 210, Arequipa
Encensé dans tous les guides touristiques, on passe à bon moment dans ce restaurant chaleureux. Les amateurs de viande seront ravis de gouter aux spécialités locales (mais les amateurs de poissons ne seront pas oubliés !). Équipés de grands « bavoirs » en papier, on est parés à recevoir de grands plateaux où les plats crépitent encore sur des pierres chaudes.

Hatunpa, Calle Ugarte 207 – 208 New Place inside Instituto Cultural Peruano Alemán, Arequipa
Une petite enseigne nettement plus abordable en termes de tarifs qui propose une multitude de pommes de terre et de sauces.

Entre Québec et Montréal

27 février 2020

On ouvre les yeux ce matin-là sous un ciel gris et cotonneux d’où tombe une neige douce qui tourbillonne sous l’effet du vent. Ça tombe bien 250km et quelques 2h40 de route nous attendent… alors on prend notre temps et, au fond, on en profite : ça fait partie du voyage. On roule tranquillement, prudemment et sans bruit sur ces routes au paysage révolutionné par l’arrivée de cette neige et de cette grisaille. En moins d’une demi-heure, les premiers engins de déneigement arrivent et ouvrent un peu la voie. Arrivés au traversier, des motoneiges tracent leur chemin à nos côtés. Qu’aurait été le Québec sans une tempête de neige?

Quand on arrive à Québec des heures plus tard, la ville est recouverte de neige fraiche. On n’aurait pu rêver meilleur timing. La ville est superbe, emmitouflée dans cet épais manteau blanc. Les enfants dévalent les ruelles en luge, les boules de neige filent partout pendant que nos grands enfants à nous se jettent dans les bas-côtés tellement enneigés que seuls les guidons des malheureux vélos restés dans la rue sont encore visibles. La neige tombe encore, sur tout notre parcours, douce et légère cette fois. Le vent lui est tombé quand on arrive, après une petite session de grimpette, au pied de l’emblème de la ville: le Château Frontenac !

Couvert de briques rouges, ancré dans l’imaginaire québécois, on le repère de loin. Deux siècles après sa construction, ce grand hôtel offre une vue imprenable sur la ville et le Saint Laurent en contrebas. A ses pieds, la terrasse Dufferin abrite de jolis kiosques blancs et verts au design aussi kitsch qu’adorables. En s’avançant jusqu’aux gardes corps, on découvre les toits de la ville basse si charmante qui s’étend au bout du funiculaire. Avant de la rejoindre, on fait quand même un détour par la boutique la plus magique du monde: la boutique de Noël de Québec. Nul part on est autant baigné de musiques douces, de paillettes, de lumières et de boules en verre. La neige qui tombe doucement devant la vitrine ne fait qu’accentuer cette jolie sensation de magie. On rêve d’un chocolat chaud et d’un sapin odorant à peine le seuil franchi, les yeux grands ouverts devant un telle quantité de décoration accumulée. Un endroit définitivement incontournable, en toute saison !

Entièrement piéton, le quartier du Petit Champlain est probablement le plus beau de tout Québec et sans doute aussi des grandes villes québecoises. On l’avait déjà découvert et apprécié en été mais nous avons été complètement conquis par l’hiver au bord du fleuve. Rues enneigées, sapins décorés, ambiance cosy, fresques murales, flocons de neige à gogo et sculptures de glace… Tout le décor sent bon le film de Noël. De jolies enseignes suspendues aux façades de pierres indiquent l’entrée de boutiques qui côtoient d’agréables restaurants et cafés aux ambiances chaleureuses. On adore la vue depuis l’escalier Casse Cou, tout en bas de la Cote de la Montagne, qui portent bien leur nom à cette saison ! Quelle jolie manière de conclure ou presque notre périple qu’en déambulant dans ces ruelles paisibles, le bruit de nos pas étouffé dans une neige épaisse.

28 février 2020

Après une dizaine de jours de régression complète et de grandes bouffés d’air, il est déjà temps de regagner Montréal où nous passons une grande partie du temps à célébrer des retrouvailles après des années de séparation. Au final, on passe peu de temps dans la ville que nous avions arpenté longuement l’été. Pour les quelques heures qui nous restent, on décide pourtant de retourner au Mont Royal pour une vue panoramique sur Montréal. Quelle chance d’avoir un tel parc au cœur de la ville ! Le Mont Royal, vallonné et boisé, est couvert de chemins de randonnée, de raquettes et même de ski de fond ! On y trouve également de quoi faire du patin et de la luge: un véritable concentré de sport d’hiver à deux pas des premières habitations. Le long des sentiers, perchés dans les arbres couverts de neige, se cachent de nombreux nichoirs et bacs de graine pour les oiseaux, largement squattés par d’énormes écureuils aux adorables frimousses. En route, on nous apprend d’ailleurs à différencier Français et Québécois… Il paraitrait que seuls les français prennent les écureuils en photo…

Le coup de cœur de Ptit Jo

La vue plongeante, du haut de l’escalier Casse-Cou, porte d’entrée du quartier du Petit-Champlain et ses jolies ruelles

Coté pratique

Les activités

La boutique de Noël, 47 rue de Buade, Québec, QC G1R 4A2
Une référence, un endroit inratable: toute la magie de Noël réunie entre ces quatre murs.

Marché Bon secours, 350 rue Saint Paul Est, Montréal, QC H2Y 1H2
Pour y dénicher de jolies souvenirs à rapporter.

Le logement

Nous avons passé deux nuits à Québec durant notre séjour:
Hôtel le Saint Paul 229 rue Saint-Paul G1K 3W3 Québec
Un hôtel un peu en dehors du centre historique mais les chambres sont plus spacieuses pour un prix identique à ce qui est pratiqué au cœur des remparts.

B&B Chez Marie Claire 62 rue Sainte Ursule G1R 4E6 Québec
Une jolie maison de ville bien placée dans Québec. Le petit déjeuner est copieux, gouter et préparé à notre arrivée (longue vie aux pancakes !)

Hôtel Élégant 1683 rue Saint Hubert H21 3Z1 Montréal
Un équivalent motel, bien situé au cœur de Montréal. Par contre, il vaut mieux ne pas compter sur son petit déjeuner ou espérer des chambres incroyables.

Les repas

Restaurant Sapristi, 1001 rue Saint Jean, QC G1R 1SA, Québec
Notre chouchou. Lors d’un précédent voyage, nous y avons mangé durant toute la durée de notre séjour à Québec. On ne pouvait pas revenir en ville sans venir faire un petit coucou à ce restaurant italien de qualité. Mention spéciale pour leurs pâtes et pâtes à pizza sans gluten. Réservation fortement conseillée.

Les trois garçons, 1084 Rue Saint Jean, Québec, QC G1R 1S4
On a choisi cet établissement bien noté pour s’initier à la poutine sans trop de risques: ici, elle est servie en accompagnement de copieux burgers. Plutôt une réussite !

Crémy, 2202 Avenue du Mont-Royal E, Montréal, QC H2H 1K4
Le dessert découverte de ce séjour (avec les cookies de Safeway…). De la gourmandise, du sucre… des beignes (sorte de donuts… en meilleur). C’est bon, c’est doux, tellement qu’on en a rapporté une pleine boite !

La ferme 5 étoies

25 février 2020

En route pour le Nord du Saguenay, on profite du beau temps et du paysage pour faire quelques arrêts photos. D’abord sur les rives gelées du Saint Laurent, à l’extérieur de Québec. Les rives…. c’est en fait presque tout le fleuve qui est figé dans la glace. Sur cette banquise provisoire, des cabanes de fortune sont installées, abritant les pêcheurs sur glace du froid mordant. On croise même un traineau filant sur les étendues blanches du fleuve.

Un peu plus loin, c’est la chapelle McLaren de Port-au-Persil, un minuscule village de bout du monde, qui obtient nos faveurs. Un tout tout petit port, quelques bâtisses et le charme promis par notre guide ont suffit à nous faire faire ce détour. La glace fichée sur la roche, les petits icebergs jetés sur la rive et le calme remous de l’eau nous offrent une bien jolie promenade sous de chaleureux rayons de soleil.

Il nous reste encore un peu de route et un ferry pour traverser le Saguenay et reconnaitre bien vite les toits rouges de Tadoussac. C’est ici que, l’été, nous avons pour la première fois observé baleines et bélugas. Ici que, comme tous les visiteurs du Québec ou presque, nous étions venus chercher une ambiance réputée dans le monde entier. Cette fois-ci, pas de bateaux, pas de touristes. La ville semble déserte, la plage envahie par la glace. Seul le grand hôtel trône toujours, fier et coloré, sur son front de mer. Encore un peu de patience et nous voici arrivés à destination: au bout de la route, la ferme 5 étoiles apparait.

Le centre de vacances est, en première approche, une pourvoirie comme il en existe des tas au Québec. A nos yeux pourtant, elle avait au moins deux choses qui justifiaient amplement le trajet: un emplacement superbe en bordure du fjord du Saguenay et un refuge pour animaux sauvages. Depuis l’an 2000, le centre détient un permis d’observation de la faune sauvage, ce qui lui permet de devenir un refuge pour les animaux trouvés blessés ou orphelins dans la nature. Sur les chemins de la pourvoirie, on trouve donc deux beaux élans, un renard, des ratons laveurs, des loups, des cerfs de virginie et même un petit lynx ! Tous ont leur histoire, malheureusement souvent tragique. Tous ont également trouvé une vie nouvelle à la ferme et participent à la sensibilisation des voyageurs.

Pourtant, ce ne sont pas les animaux sauvages que nous côtoyons en premier lieu. A peine arrivés, on teste des vêtements grand froid imposants, bariolés, mais indispensables à notre séjour ici avant de filer vers la forêt pour une première rencontre. Au bout de quelques minutes de marche, les aboiements se font entendre. Sur une grande étendue ensoleillée, une horde de chiens de traineau, impatients de partir en balade, s’agite dans la neige. Notre arrivée en avance est l’occasion d’une grande session câlins avec nos attelages avant d’écouter avec attention les consignes de maniement des traineaux.

Nous avons chacun le notre, en bois, tiré par 4 chiens aux personnalités bien distinctes. On grimpe, un pied sur chaque patin, on teste bien le frein et le guide donne le top départ d’une balade inoubliable. On glisse sur les sentiers enneigés, tractés avec douceur par nos huskys ou malamutes. On tournicote dans les arbres, à la file indienne, en silence. Le froid caresse doucement le visage sans nous atteindre, emmitouflés dans d’épais manteaux. Le soleil nous accompagne sur la route et illumine les bois. En les quittant, les espaces entre les traineaux s’agrandissent, les attelages prennent de la vitesse. L’espace d’un instant, on vole…

26 février 2020

Une fois remis de nos émotions, il est enfin l’heure de visiter la ferme. A côté de notre chalet, la jolie Zoé, petite orignal femelle, déambule tranquillement dans son enclos. Son binôme, Azur, préfère se dissimuler dans les branchages. On profite de la matinée pour aider au nourrissage des animaux de la ferme. Chevrettes, lapins, volailles… on ramasse quelques œufs, on distribue graines, foin et eau avant de tomber sur trois adorables jeunes chiots: Gucci, Dior et Chanel. Ils sont accompagnés de deux jeunes, Houdini et Charlie, et tout ce petit monde nous fonce dessus en courant à la première occasion. On ouvre alors l’enclos et un ouragan de jeunesse et de bêtises déferle sur la ferme, roulant dans la neige et sautant partout avec une joie communicative.

D’autres canidés nous attendent un peu plus loin, plus grands, plus gros, plus majestueux. La ferme héberge en effet deux loups arctiques et un loup gris, élevés en captivité et confiés à la ferme pour sensibiliser le public à la préservation de cet animal à la mauvaise réputation. Pour rassurer et éduquer, on nous reçoit dans un salon pour tout nous dire: leur mode de vie, leur arrivée au refuge, l’origine de leur mauvaise réputation et surtout leur rôle primordial dans la préservation de l’environnement et dans l’équilibre de la chaine alimentaire (Pour tout comprendre, un petit exemple avec les loups de Yellowstone… c’est par ici). Un message fort, dispensé par une passionnée, qui, on l’espère, portera ses fruits un jour.

Après ces échanges, on nous entraine vers l’enclos des loups pour une rencontre unique. On entre, fascinés par la facilité du contact. Deux loups mâles sont là, paisibles. Ils nous observent un moment, viennent nous sentir et puis, d’un commun accord, une première caresse glisse dans leurs poils. On reste quelques minutes à proximité des loups qui, pas perturbés le moins du monde, jouent ou roupillent au soleil. Le plus gros, Jacob, finit même par rouler sur le dos pour offrir son ventre aux caresses.

Alors bien sûr, on préférerait les trouver par hasard, libres et moins accessibles au milieu d’une foret enneigée. Pourtant, on espère que cette approche inédite et respectueuse pourra un jour réconcilier les hommes et les loups, d’un côté de l’océan ou de l’autre.

On termine l’expérience du grand nord québecois avec une balade d’une heure et demi en motoneige pour gagner un point de vue sur le fjord. En grande courageuse, j’ai choisi la place arrière, idéale pour prendre des photos sans avoir à manier ces énormes engins. Ça remue un peu, ça fait un boucan énorme mais il faut reconnaitre qu’on s’amuse bien le long des chemins pentus qui grimpent sur les hauteurs du fjord.

Nos bécanes rendues, on termine le séjour les fesses sur la glace pour expérimenter la pêche hivernale. Par pêche, il faut comprendre par là le fait de creuser un trou et d’y glisser une ligne accrochée à un bout de bois…. Autant lever le suspens tout de suite, on n’aura jamais le moindre mouvement au bout du fil. Peu importe au fond, on savoure nos derniers instants à la ferme, au cœur de cet hiver canadien si charmant.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Quelle expérience que la balade aux commandes d’un traineau ! Le décor, les sensations, les bruits… toute une ambiance !
Pour la petite histoire, tous les chiens âgés qui ne peuvent plus tirer de traineaux sont offerts à des familles ou gardés à la ferme pour une retraite bien méritée

Coté pratique

Les activités

Après quelques échange avec Stéphanie, nous avons opté sur ses conseils pour une formule multi-activités et hébergement qui comprenait pour 336,90 CAD (taxes incluses) par personne : 2 repas du soir, 2 petits déjeuners, la sortie en motoneige, le contact avec les loups combinés avec la pêche sur glace ou une session de jacuzzi, la location de raquettes avec accès au sentier, l’accompagnement aux soins des animaux, l’hébergement 2 nuits (un chalet pour 7) et les habits nordiques pour le séjour.
Sur place, nous avons ajouté la sortie en chien de traineau pour 62 CAD chacun.

Bien sûr, tout est possible à la carte. Voici le détail hors taxe des prestations que nous avons testé (il faut rajouter environ 15% pour passer au toutes taxes comprises):
– Le chalet pour 7 personnes est à 249 CAD + taxes/nuit
– La motoneige (1H30) : solo : 104 CAD/pers    duo : 82 CAD/pers
– Le chien de traineau (1h30): solo 62 CAD/pers
– Le petit déjeuner : 13.95 CAD/pers.
– Le repas du soir : 28.50 CAD/pers.
– Le jacuzzi (1H) : 20CAD/pers./pers
– Le contact avec les loups (1H) : 42 CAD/pers
– La pêche sur glace : 25CAD/pers
– La location de raquettes : 15CAD/jour/pers.

Toutes les infos et les contacts sont disponibles sur leur site internet: http://www.ferme5etoiles.com/fr/quoi-faire-au-quebec

Le logement

La ferme 5 étoiles 465 route 172N Sacré Cœur QC G0T 1Y0

Les repas

Pris sur place et compris dans le forfait !

En piste !

24 février 2020

Il faut croire qu’un séjour sous la neige nous invite forcément à nous prendre pour des enfants. Sous un soleil toujours radieux, on roule vers ce qui sera sans doute notre plus grosse régression du séjour: la piste de luge la plus longue d’Amérique du Nord.

Arrivés sur place avec notre réservation, on signe deux trois papiers (qu’est ce qu’une décharge de responsabilité quand on vous promet des kilomètres de neige?…), on chausse un casque, un masque, des gants et on récupère une adorable mais terriblement efficace luge en bois. Elles ont chacune leur petit nom, ces luges, et certains nous font sourire. On gardera notamment avec nous Pablo, Vorarlberg, Massif et Castor le temps de la descente car nul doute que descendre une piste à dos de Castor sera une expérience inédite…

Avant de pouvoir dévaler les pentes, quelques leçons s’imposent. Les guides nous donnent les premières consignes et nous envoient directement sur la pente école… rien de difficile mais on recommence l’expérience deux ou trois fois pour être sûrs… Une fois les réflexes acquis, on entre en file indienne dans une chenillette à rallonge pour grimper droit vers le sommet ! Sur les hauteurs, les sapins sont encore tout blancs et gelés. Nous n’avons cependant pas trop le temps de nous attarder sur le paysage, les guides rappellent déjà les consignes et fixent les points de rendez vous. Un premier guide ouvre finalement la voie et les lugeurs s’élancent, par vague, à leur suite.

Chacun à son rythme, mais certains au rythme plus élevé que d’autres, on glisse. On glisse longtemps, on teste deux ou trois techniques, on se fait peur, on corrige et on glisse encore. On glisse sur des kilomètres qui se dérobent trop vite, sur le flan d’une montagne qui offre un joli panorama sur le massif. A mi-parcours, un refuge offre une boisson chaude, un moment de pause et une série d’anecdotes de lugeurs. On repart rapidement pour une partie plus techniques aux virages plus impressionnants avant d’apercevoir, dans une dernière descente où l’on se sent pousser des ailes, avant de rejoindre les pistes de ski.

Déjà, la piste touche à sa fin. On embarque dans des télécabines tout neufs pour rejoindre les parkings, un peu déçus de ne pouvoir enchainer sur une nouvelle épopée enneigée mais enchantés.

Phare de la région de Charlevoix, Baie Saint Paul est à la fois une étape culturelle, artistique et gastronomique pour de nombreux voyageurs. Les rues du centre sont donc bordées de baisons colorées et de boutiques d’art, d’antiquité et de nourriture. Pourtant, on ne s’y arrête que peu, le temps d’acheter un peu de miel et de cidre de glace, découvert l’été sur l’Isle aux Coudres. On passe donc dire bonjour à La Cidrerie et Vergers Pedneault, une entreprise familiale de près d’un siècle dont nous avions visité les verges en vélo. Le cidre de glace est un cidre dont la fermentation s’effectue sur un jus de pommes concentré par l’action du froid naturel (dixit Wikipedia). Les fruits sont donc récoltés à l’automne, pressés l’hiver et le jus conservé plusieurs semaines à l’extérieur. On obtient alors un breuvage doux, frais et gourmand que nous rapportons tous dans nos valises.

Nos achats effectués, on part observer un instant le ciel changeant au bord du fleuve gelé avant de regagner notre auberge, près à reprendre la route le lendemain pour de nouvelles aventures.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Qui a dit que la luge était réservée aux enfants?

Coté pratique

Les activités

Luge au Massif de Charlevoix, 185 Chemin du Massif, Petite-Rivière-Saint-François, QC G0A 2L0 
2 à 8 départs par jour selon la période de la saison, session de 2 heures, à partir de $50
Réservations : https://www.lemassif.com/fr/luge/

Cidrerie vergers Pedneault, 10h-17h, 74 Rue Saint Jean Baptiste, Baie-Saint-Paul, QC G3Z 1M3
L’accueil dans la boutique a été excellent. Arrivés en nombre, nous avons pourtant pu gouter ce que nous voulions et repartir avec toutes les informations demandées.
leur site: https://www.charlevoixenligne.com/

Le logement

Auberge La Chatelaine 830 des falaises G5A 2V7 La Malbaie
Un BnB tenu par un couple de français originaire de l’Est de la France. La déco est carrément kitsch mais l’emplacement est pratique et le petit déjeuner fait maison. $10 sont offerts par personne pour aller tester le casino voisin.

Les repas

Café Chez Nous, 1075 rue Richelieu, la Malbaie, QC G5A 2X8
Un petit café sans prétention à l’emplacement pratique