Glacier National Park

27 août 2022

Le jour se lève sur une Colombie Britannique détrempée. Une impressionnant rideau de pluie assombrit le paysage de forêt que l’on devine par les fenêtres. On attend, longtemps, espérant une éclaircie peu décidée à se manifester. En début d’après-midi, on finit par craquer. Malgré la pluie désormais moins drue, on embarque vers le parc national des Glaciers. Le visitor center tout en bois nous ouvre ses portes et son atmosphère chaleureuse nous réchauffe un peu. A l’entrée, une sorte de ranger hippie aux cheveux blonds décolorés nous oriente nonchalamment sur la météo et les possibilités du jour. Dans les grandes lignes, il nous faut tenter notre chance sans trop espérer.

On opte alors vers une randonnée plus courte que prévue, le Great Glacier trail. Il faut bien reconnaitre que les premiers kilomètres qui traversent la forêt de pluie (on comprend mieux son nom) sont plein de charme malgré la météo. On marche sur des chemins de terre parsemés d’épines jaunies, entourés de larges troncs et de roches couvertes d’une mousse aux verts intenses. Finalement, la pluie perd encore de son intensité et le gris du ciel offre même des lumières douces et chaudes à l’ensemble. On longe un moment la rivière qui descend des glaciers dans un amas de roches polies avant de s’élancer vers les nuages épais et bas. Au bout de 2h, on atteindra des segments de montagnes aux roches étrangement colorées avant de revenir sur nos pas, un peu humides tout de même.

28 août 2022

Un ciel gris nous attend de nouveau ce matin-là mais, au moins, la pluie semble s’être arrêtée. On s’équipe bien avant de retourner vers le parc des Glaciers, prêts à tenter l’ascension du Perley Rock. L’ascension est vraiment le bon terme : le projet du jour consiste à parcourir 1200m de dénivelé positif sur une distance d’environ 5km…

On retrouve les chaises rouges au bord de la rivière tumultueuse avant de s’enfoncer à nouveau dans la forêt de pluie. Quand on la quitte au bout d’un mile environ, on aperçoit les sommets dissimulés la veille par d’épais nuages. C’est le départ de la session de grimpette. Au début, ce n’est pas vraiment difficile : on traverse d’anciens éboulements, on remonte sur d’étroits sentiers le long de petites cascades, on traverse de courts ponts au-dessus des torrents. Le sentier devient alors plus sinueux, commençant à arborer de jolis virages en épingles, de plus en plus réguliers. Quand on se retourne finalement pour jeter un coup d’œil en arrière et apercevoir, tout en bas, le début du sentier, on espère avoir fait le plus dur. Nous ne sommes pourtant loin d’être arrivés.

On monte, encore, longtemps. Les nuages se joignent à la fête, camouflent provisoirement le sommet de sorte qu’on n’en voit plus le bout. La fatigue commence à se faire sentir. Finalement, toute l’herbe disparait et l’on se retrouve au milieu des roches grises, face à la neige. Le chemin semble avoir disparu, seuls quelques pas dans la neige laissent penser à une suite dont on ne devine pas la trace. Un couple de Français, armé d’un GPS, arrive au moment où l’on songeait sérieusement à faire demi-tour. D’après eux, il faudrait encore traverser la neige glacée puis grimper quelques mètres avant de toucher au but. On se décide à les suivre, revigorés par cette promesse d’arrivée et par un coup de vent qui, en chassant les nuages, nous offre un premier aperçu du glacier.

La persévérance aura payé. Passée cette dernière épreuve, on aperçoit, enfin, l’accès au glacier. Mieux encore, on ne monte plus. C’est presque en sautillant qu’on traverse les centaines de mètres qui nous conduisent au pied de ce monstre de glace. Les blocs bleutés, l’eau verdoyante et les petits icebergs nous rappellent instantanément cette Islande que l’on avait adorée. On s’émerveille de ces couleurs, de ces proportions aussi. On jette un œil prudent aux cavernes, aux failles et à l’incroyable quantité d’eau qui coule sur la glace. Si, à cette saison, la fonte des glaces est habituelle, on ne peut s’empêcher de se demander si un tel débit est bien normal. On passe un long moment ici, longeant cette vaste étendue de glace parfois troublée par de sinistres craquements, émerveillés par cette nature brute.

Quand on se décide à partir, un beau temps relatif est revenu. On descend hors des nuages, on traverse la neige sans crainte, on parcourt à nouveau les virages en épingle poussiéreux. Après plusieurs heures de marche, on arrive en bas complètement vannés mais heureux de cette expérience.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le sommet de Perley Rock, comment ne pas être ébloui en marchant au pied du glacier?

Coté pratique

Les activités

Parc National de Glaciers
Avec ces grands cèdres recouverts de mousse, ces roches grignotées par le lichen, ses eaux tumultueuses et son ambiance humide, le parc des Glaciers tranche un peu avec les précédents parcs traversés. Il est de ceux où l’on appréciera un logement confortable le soir, après une longue journée de marche, pour siroter une tisane au coin du feu. A nos yeux, il mérite au moins une journée de visite.
A l’heure d’écrire ses lignes, les droits d’accès à la journée sont de 10.5$ par jour et par adulte et 21$ pour un groupe ou une famille.
Les cartes découverte Parcs Canada sont souvent intéressants à l’Ouest du Canada car elles reviennent à 72.25$ par adulte et 145.25$ par groupe/famille. Elles sont donc amorties pour environ une semaine de visites et valables toute une année.

Randonnée du Great Glacier
Le départ de la randonnée se fait dans une forêt de pluie charmante et verdoyante qui vaut, à mon sens le détour. Cependant le décor de ces premiers kilomètres est quasiment le même que le départ de Perley Rock. Aussi, il y a peu d’intérêt à faire les deux. Le reste de la balade de nous a pas paru offrir de points de vue significatifs mais la météo a peut-être faussé notre jugement.
Lien utile : https://www.alltrails.com/fr/randonnee/canada/british-columbia/perley-rock-trail

Randonnée du Perley Rock
D’une longueur totale de 13km aller-retour, le Perley Rock trail est une épreuve physique, d’autant plus que le dénivelé positif ne se concentre que sur 5km environ. Cependant, l’arrivée sur le glacier est inoubliable et vaut vraiment les efforts pour y parvenir.
Lien utile : https://www.alltrails.com/fr/randonnee/canada/british-columbia/great-glacier-trail

Bear Creek Falls
Si nous n’avons pas eu le temps de nous y arrêter, on pense vraiment que cette petite balade mérite un détour
Lien utile : https://www.alltrails.com/fr/randonnee/canada/british-columbia/bear-creek-falls

Le logement

Alpine Meadows Lodge, 717 Elk Rd, Golden, BC V0A 1H0
Autant le dire tout de suite, on ne peut pas faire plus perdu que ce logement. On trouve l’auberge au bout d’une route qui traverse la forêt et qui ne donne sur rien d’autre ou presque. On a adoré l’intérieur en bois, son immense cheminée centrale et ses parties communes agréables avec une jolie vue. On a un peu moins aimé l’accueil, inexistant au mieux.

Les repas

Compte tenu des tarifs généralement appliqués dans les Rocheuses, nous avons le plus souvent opté pour des repas dans les auberges. Le plus pratique est de faire le plein de provisions à Calgary.

Wolf’s Den, 1105 9 St S, Golden, BC V0A 1H0
Une fois n’est pas coutume, nous sommes allés faire un tour dans Golden et avons mangé un (gros) morceau au Wolf’s Den. L’ambiance est typique de l’Amérique du Nord avec ses écrans d’émissions sportives, sa déco hétéroclite, ses énormes assiettes et la foule qui s’amasse sur les tables de bois.

Yoho National Park

26 août 2022

Sur la route de la Colombie Britannique, il est désormais temps de quitter Banff pour découvrir le Yoho National Park, souvent délaissé des visiteurs trop pressés. Pourtant, en termes de décor, Yoho semble avoir autant à offrir que ses voisins : routes de montagne, rivières agitées, sommets enneigés et forêts de conifères abritant une faune toute aussi abondante (même si elle ne se décide toujours pas à se montrer).

Yoho compte également d’imposantes cascades parmi lesquelles les Takakkaw falls, hautes de 250m. On peut les rejoindre directement par un petit chemin au départ d’un parking ou par une randonnée d’une dizaine de kilomètres. Pour cette fois, nous prendrons l’option la plus courte ! Le sentier longe la rivière, traverse par un pont de bois avant de remonter le long du cours d’eau. A mesure que l’on s’approche, une brume de plus en plus épaisse emplie l’air, humidifie vêtements et cheveux, brouillant parfois les rayons du soleil.

A quelques pas du chemin, les fameuses chaises rouges du Canada ont été installées pour la photo souvenir. Malgré leur histoire récente, on les trouve partout dans le pays. En 2011, le parc national du Gros-Morne a eu l’idée d’installer 18 duos de chaises Adirondack dans des endroits moins connus du parc. Les rangers ont alors invité les visiteurs à les retrouver et à partager des photos sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, ces chaises sont devenues emblématiques du pays et se trouvent dans plus d’une centaine d’endroits administrés par Parcs Canada sans compter les hôtels, restaurants et particuliers qui se sont emparés du phénomène.

Notre route nous fait croiser d’autres cascades et eaux tumultueuses quelques kilomètres plus loin. Ici, au Natural Bridge, la roche forme un pont naturel permettant aux plus courageux de passer d’une rive à l’autre. Le décor est assez sauvage, on s’attendrait presque à voir surgir Pocahontas entre deux arbres. Malheureusement, cet endroit nous a paru gâché par le comportement des visiteurs, parfaitement irrespectueux des consignes de sécurité, et par le soudain déferlement de trois bus touristiques bondés…

Heureusement, Emerald Lake nous a ramené un peu de calme et de sérénité (du moins, une fois qu’on a pu trouver une place de parking). Les bords du lac sont un enchantement immédiat : couleur incroyable, nature verdoyante, bâtiments de bois, café fleuri et logements perdus dans les arbres. J’ai adoré Emerald Lake au premier regard. Il règne ici une ambiance de vacances en famille, de détente et de repos, le tout servi dans un des plus jolis cadres que nous ayons vu dans les Rocheuses.

Ici aussi il est possible de faire le tour de cette large étendue d’eau. En prenant par l’Est, les premiers pas se font à travers l’hôtel, sur une route pavée reliant différents bungalows entre eux, dont certains avec d’incroyables terrasses ombragées donnant directement sur les eaux bleutées. Les pavés cèdent rapidement leur place à un chemin de terre traversant des étendues de framboisiers sauvages poussant au pied de larges arbres.

Peu à peu, le décor change. Le chemin rétrécit et s’humidifie, passant encore plus près de l’eau, encore plus près des arbres, offrant des points de vue différents et des couleurs souvent changeantes. Passée la moitié du tour, le soleil réchauffe le décor et le chemin s’élargit à nouveau, traverse de larges bandes de prairie jaunie pour aboutir à une zone de baignade improvisée. Le tour terminé, on trainait encore un moment au bord de l’eau pour profiter du paysage quand un gros coup de vent a soudainement ramené au-dessus de nos têtes des nuages d’un gris menaçant. Il n’aura pas fallu plus de 10 minutes pour qu’un violent orage se déclenche, soufflant un vent de panique sur ce décor de carte postale.

L’orage durera un long moment, trempant la forêt et tous les sentiers la traversant. Celui qui mène aux Wapta falls n’aura pas été épargné, désormais amputé de larges flaques d’eau et de boue. Sur un peu plus d’un kilomètre, on patauge donc entre les arbres jusqu’au premier belvédère de fortune, presque improvisé au-dessus des chutes. Les eaux sont grises, chargées de la terre et de la roche descendues des montagnes avec l’orage. Le ciel est encore sombre et menaçant. Pourtant, on est assez charmé par l’endroit. Les chutes dégagent une formidable impression de puissance, projetant des nuages de brumes sur des dizaines de mètres. Le grondement de l’eau est porté par le vent. Le décor est brut et sauvage. En bref, on ne regrette pas le détour !

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’ambiance « vacances en famille » autour du joli lac Yoho

Coté pratique

Les activités

Parc National de Yoho
Yoho est souvent oublié des voyageurs qui se concentrent sur l’axe Banff/Jasper. Il offre pourtant un environnement escarpé ainsi que des lacs et cascades tout aussi charmants.
A l’heure d’écrire ses lignes, les droits d’accès à la journée sont de 10.5$ par jour et par adulte et 21$ pour un groupe ou une famille.
Les cartes découverte Parcs Canada sont souvent intéressants à l’Ouest du Canada car elles reviennent à 72.25$ par adulte et 145.25$ par groupe/famille. Elles sont donc amorties pour environ une semaine de visites et valables toute une année.

Randonnée au Emerald lake
Le tour du lac est particulièrement facile puisque quasiment plat. Il présente cependant quelques zones glissantes et un peu gadouilleuses. Entre lac et forêt, le décor est vraiment superbe.
Lien utile : https://www.alltrails.com/fr/randonnee/canada/british-columbia/emerald-lake-loop

Randonnée aux Wapta Falls
La balade est courte mais un peu plus acrobatique sur la fin. On marche dans la foret sur des chemins relativement étroits avant d’arriver sur différents points de vue sur les chutes. Leur force est vraiment impressionnante.
Lien utile : https://www.alltrails.com/fr/randonnee/canada/british-columbia/wapta-falls

Avec un peu de chance ?
Yoha abrite également le lac O’Hara avec ses eaux couleur saphir au milieu d’une vallée verdoyantes. Pour protéger cet environnement fragile, le parc a décidé d’en limiter l’accès. Les visiteurs sont donc invités à participer à une loterie afin de déterminer s’ils seront autorisés ou non à découvrir ce lieu. malgré deux tentatives, nous n’aurons pas eu cette chance. la prochaine fois peut être?
Toutes les infos pratiques sont ici : https://parcs.canada.ca/pn-np/bc/yoho/activ/randonnee-hike/ohara/visit
Pour un aperçu des randonnées possibles dans ce secteur, c’est ici : https://www.alltrails.com/fr/randonnee/canada/british-columbia/lake-ohara-and-lake-oesa-via-alpine-loop-trail

Le logement

Alpine Meadows Lodge, 717 Elk Rd, Golden, BC V0A 1H0
Autant le dire tout de suite, on ne peut pas faire plus perdu que ce logement. On trouve l’auberge au bout d’une route qui traverse la forêt et qui ne donne sur rien d’autre ou presque. On a adoré l’intérieur en bois, son immense cheminée centrale et ses parties communes agréables avec une jolie vue. On a un peu moins aimé l’accueil, inexistant au mieux.

Les repas

Compte tenu des tarifs généralement appliqués dans les Rocheuses, nous avons le plus souvent opté pour des repas dans les auberges. Le plus pratique est de faire le plein de provisions à Calgary.

Wolf’s Den, 1105 9 St S, Golden, BC V0A 1H0
Une fois n’est pas coutume, nous sommes allés faire un tour dans Golden et avons mangé un (gros) morceau au Wolf’s Den. L’ambiance est typique de l’Amérique du Nord avec ses écrans d’émissions sportives, sa déco hétéroclite, ses énormes assiettes et la foule qui s’amasse sur les tables de bois.

De Moraine à Peyto

25 août 2022

Pour la première fois, nous testons le système de navette des parcs canadiens qui permet de contrôler (un peu) le flux de voyageurs et d’offrir une alternative au stationnement réduit. Arrivés tôt le matin sur l’un des immenses parkings relai, on patiente donc sagement devant une énorme bâtisse en bois, point de départ des remontées mécaniques qui fonctionnent été comme hiver (il parait qu’elles permettent parfois d’apercevoir des grizzlis dans la montagne). Le système est bien rodé et on ne tarde pas à grimper dans le bus, direction la route sinueuse qui file entre les arbres vers le lac Moraine.

Comme souvent, on se félicite d’avoir pris une option matinale. Malgré la popularité du site, il n’y a encore que peu de visiteurs à cette heure et le lac est baigné d’une lumière douce et peu intense, le soleil étant encore en partie dissimulé derrière d’imposants pans de roches grises.

L’atmosphère est paisible, sereine, plus intime que celle du lac Louise. Dès la descente du bus, un court sentier permet de parvenir au sommet d’un ancien éboulement. On grimpe les marches unes à unes au son des pikas qui courent dans les rochers. Arrivés en haut, la vue sur le lac est pleine de charme et de douceur.

En revanche, les bords du lac sont, comme à Louise, accessibles par un cheminement piéton tout plat et sans aucune difficulté. On passe d’abord devant la jolie boutique du parc puis le long d’un hôtel chaleureux où une cheminée crépite dans le salon de lecture, bien mieux intégré dans le décor que le château Fairmont. Un peu plus loin, une file d’attente s’est déjà formé pour embarquer sur l’un des canots colorés qui traversent le lac.

Au-delà des paysages, nous avons aussi (et surtout ?) traversé l’océan pour la faune sauvage. C’est donc résolu à trouver un ours que nous entamons vraiment la journée. On nous dit qu’une maman grizzli et son petit ont été repérés sur le sentier des Consolation Lakes. Septembre annonce en effet la saison des baies dont les ours se régalent avant un hiver rigoureux. Dans les secteurs à risque de rencontre, des panneaux informatifs conseillent, ou imposent parfois, de randonner à 2 ou 4. Au moment où nous allions nous engager dans le chemin, un couple d’Américains nous rejoint donc, un peu inquiet à l’idée de rencontrer maman grizzli.

Malgré nos efforts pour avancer sans bruit, nous traverserons toute la forêt sans apercevoir le moindre mouvement. Après une petite marche, les arbres s’effacent pour laisser place à une rivière peu profonde encombrée de pierres. Nous sommes un peu déçus finalement : la lumière de ce milieu de matinée ne rend pas hommage au paysage et aucun museau de grizzli ne se sera montré. On retourne donc sur nos pas avant de finir le tour du lac Moraine et de rejoindre la navette au dépôt, bondé cette fois.

Le choix de Consolation Lakes nous a contraint, par manque de temps, à renoncer à la grande balade envisagée près de Moraine. Pour occuper cette jolie journée, on opte donc pour le Sud de la promenade des glaciers, sans doute la plus célèbre route du Canada. Cette portion de plus de 200km relie les parcs nationaux de Banff et Jasper par une route bordée de montagnes, de glaciers, de forêts et de lacs bleutés. Elle nous amène au lac Peyto, accessible après un court chemin un brin escarpé par le biais d’un large belvédère. L’été, la fonte des glaciers charge les eaux de minéraux en suspension qui, en diffusant la lumière, donne au lac une couleur bleue particulière. C’est surtout sa forme qui nous a marqués : voyez-vous le loup là ?

Sur la gauche du belvédère, il est possible de suivre différents chemins à travers la forêt de sapins pour rejoindre un autre point de vue sur le lac, plus près du glacier et du delta.

Décidés à rattraper tout le retard possible, on terminera la soirée au lac Louise, espérant bénéficier cette fois des jolies lumières du coucher du soleil. S’il n’est malheureusement pas aussi impressionnant et marqué que prévu, les bords du lac prennent tout de même une étonnante teinte parfois jaune, parfois rosée. L’occasion, pour une fois, de prendre la pose pour un joli souvenir.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le spot départ des canots sur le lac Moraine au petit matin

Coté pratique

Les activités

Parc National de Banff
Banff a été le premier parc national du Canada et est sans doute le plus visité avec quelques trois millions de visiteurs chaque année. Il propose de nombreuses randonnées et des points de vue parmi les plus célèbre du Canada. A l’heure d’écrire ses lignes, les droits d’accès à la journée sont de 10.5$ par jour et par adulte et 21$ pour un groupe ou une famille.
A l’heure d’écrire ses lignes, les droits d’accès à la journée sont de 10.5$ par jour et par adulte et 21$ pour un groupe ou une famille.
Les cartes découverte Parcs Canada sont souvent intéressants à l’Ouest du Canada car elles reviennent à 72.25$ par adulte et 145.25$ par groupe/famille. Elles sont donc amorties pour environ une semaine de visites et valables toute une année.
Les déplacements dans le parc sont parfois compliqués même en se levant tôt. Un système de navettes a été donc mis en place par le parc et les réservations anticipées sont largement conseillées : https://parcs.canada.ca/pn-np/ab/banff/visit/parkbus/louise

Malheureusement, accéder au lac Moraine ne s’improvise vraiment pas. A cette saison, le petit parking du lac est plein dès 4h du matin et seul un hôtel couteux permet d’y loger. Il est donc vraiment nécessaire de passer par le système de réservation de navettes qui partent de Lake Louise. Deux options s’offrent alors à vous: réserver des mois à l’avance ou bénéficier des créneaux mis en ligne 48h avant le jour J. C’est l’option que nous avons choisie : le ranger du visitor center nous a gentiment donné l’heure de mise en ligne des places (aux environs de 7h le matin) et en quelques clics les billets étaient réservés.

A cause d’un genou récalcitrant et de l’énorme perte de temps liée à nos valises, nous avons réduit nos ambitions de randonnée du jour aux Consolation lakes. Une petite balade de quelques kilomètres dans un secteur a priori propice à la rencontre d’ours. Pour profiter d’une lumière plus agréable, il vaut sans doute mieux la faire l’après midi.
Lien utile : https://www.alltrails.com/fr/randonnee/canada/alberta/consolation-lakes-trail

Nous avons aussi allongé un peu la découverte du lac Peyto par un petit sentier dans les arbres : https://www.alltrails.com/trail/canada/alberta/peyto-lake-panorama-overlook

Si on devait y retourner, on se lancerait probablement à l’assaut du Sentinel Pass…
Lien utile : https://www.alltrails.com/fr/randonnee/canada/alberta/sentinel-pass-trail
…. en passant par Eiffel Lake.
Lien utile : https://www.alltrails.com/fr/randonnee/canada/alberta/eiffel-lake-trail

Le logement

HI Lake Louise Alpine Center, 203 Village Rd, Lake Louise, AB T0L 1E0
Cette auberge de jeunesse, de par son emplacement à Lake Louise, est idéalement placée pour visiter le parc national de Banff. Les chambres individuelles sont petites mais les tarifs avantageux pour Banff, les sanitaires bien entretenus et le calme de l’auberge en font un choix intéressant. Une cuisine est ouverte à tous et un restaurant est également disponible tout au long de la journée. Il est cependant régulièrement pris d’assaut. La voie ferrée passe à proximité du parking mais le passage des trains ne nous a jamais dérangés. Nous relogerions probablement ici si nous devions y retourner.

Les repas

Compte tenu des tarifs généralement appliqués dans les Rocheuses, nous avons le plus souvent opté pour des repas dans les auberges. Lake Louise n’offre pas beaucoup d’opportunités pour faire des courses, il existe juste une petite supérette. Le plus pratique est de faire le plein de provisions à Calgary.

Autour du Lac Louise

24 août 2022

C’est équipé de la tête aux pieds que nous partons enfin vers l’aventure. Notre première véritable journée débute aux aurores sur les rives du lac Louise, armés d’une tartine et d’un appareil photo. Au pied du grand hôtel, on guette le lever du soleil sur les parois rocheuses saupoudrées de neige à l’autre bout du lac. Bien sûr, dans des lieux si facilement accessibles en voiture, on est loin d’être seuls. Pourtant, il règne à ces heures un calme étonnant.

Dans le ciel sombre, un aigle pêcheur tournoie lentement au dessus des eaux turquoises et glacées. Il plane un bon moment avant de piquer vers la surface et de repartir avec un poisson coincés entre ses serres, presque sans éclaboussures. Sur la rive ouest, le petit chalet de location de canots ponctue le décor de quelques tâches de lumière.

Malheureusement, l’heure tourne et le ciel ne semble pas vouloir se dégager. Il faudra repasser pour tenter d’apercevoir une aurore flamboyante. Alors que les premiers canots longent la rive en silence, nous partons pour notre première randonnée en longeant l’autre côté du lac.

Au bout de quelques minutes, on se retourne vers l’immense hôtel du Château Fairmont, fièrement dressé sur les rives dans une ambiance à demi brumeuse. Puis d’un coup, le soleil transperce les nuages et colore le décor de lumières dorées, renforçant au passage l’étonnant bleu du lac.

Nous voici désormais arrivés aux portes de la plaine des six glaciers. Une pente plutôt douce nous entraine à travers une succession de paysages, tantôt rocheux, tantôt verdoyants. On serpente ainsi quelques kilomètres jusqu’à rejoindre un étonnant salon de thé intégré dans un chalet au milieu de nul part, posé au dessus d’un petit cours d’eau. De là, on perçoit parfois le craquement de la glace porté par le vent et le cri des pikas dissimulés dans la rocaille.

De la maison de thé, on rallonge un peu notre itinéraire avec un sentier grimpant sur une crête étroite et escarpée offrant un panorama sur le Mont Victoria et le col Abbot. Le calme et la fraicheur du matin sont incroyablement reposants et nous ne croiserons qu’une poignée de personnes jusqu’au glacier. En revanche, nous croisons nos premières bestioles. Les petits spermophile à mante dorée (oui c’est leur nom !) s’agitent autour de nous et un premiers pika se fait remarquer !

On l’observe un long moment, traversant un champ de roches en courant à une vitesse folle, revenant avec des branchages plus grands que lui entre les dents, répétant encore et encore l’exercice sans faiblir. Les pikas sont des herbivores qui n’hibernent pas durant l’hiver. Ils s’agitent donc ainsi tout l’été pour faire des provisions de végétation et la stocker sous des rochers… Ne sont ils pas craquants ?

Nos pas nous entrainent ensuite vers le sommet du Big Beehive (littéralement la grosse ruche). Qui dit sommet dit grimpette… Pendant un moment qui parait long pour nos jambes rouillées, on serpente le long d’étroits virages dans la forêt, gagnant peu à peu de l’altitude. Arrivés en haut, on découvre le lac Louise en contre-bas, éclairé par un rayon de soleil qui faisait cruellement défaut le matin. la vue est impressionnante.

Quelques pas plus loin, c’est le lac Agnès, aux nuances plus sombres et plus profondes, qui se laisse découvrir. On le rejoint en descendant une pente raide et poussiéreuses. A cette heure, il fait bien plus chaud et une partie des randonneurs semblent vraiment souffrir dans l’autre sens. En les voyant, on remercie intérieurement le ranger du visitor centre et ses bons conseils !

Accompagnés des petits rongeurs, on rejoint gentiment les bords du lac Louise en déambulant dans la foret. Ils sont noirs de monde à notre arrivée. Devant le Fairmont, des instagrameuses se mêlent à des touristes endimanchés et aux randonneurs chargés de gros sac-à-dos. Certains se risquent à plonger dans l’eau (elle est vraiment gelée…) pendant que d’autres cherchent leurs meilleurs profils. Le mélange des genres surprendra sans doute les amateurs de montagne mais il n’aura vraiment rien enlevé à notre magnifique journée.

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’arrivée au sommet du Big Beehive pour la vue sur les lacs Louise et Agnès

Coté pratique

Les activités

Parc National de Banff
Banff a été le premier parc national du Canada et est sans doute le plus visité avec quelques trois millions de visiteurs chaque année. Il propose de nombreuses randonnées et des points de vue parmi les plus célèbre du Canada. A l’heure d’écrire ses lignes, les droits d’accès à la journée sont de 10.5$ par jour et par adulte et 21$ pour un groupe ou une famille.
Les cartes découverte Parcs Canada sont souvent intéressants à l’Ouest du Canada car elles reviennent à 72.25$ par adulte et 145.25$ par groupe/famille. Elles sont donc amorties pour environ une semaine de visites et valables toute une année.
Les déplacements dans le parc sont parfois compliqués même en se levant tôt. Un système de navettes a été donc mis en place par le parc et les réservations anticipées sont largement conseillées : https://parcs.canada.ca/pn-np/ab/banff/visit/parkbus/louise

Combiné du Plain of Six Glaciers trail et Agnes lake trail en incluant le somme du Big Beehive
Une très jolie randonnée d’environ 11km qui traverse des paysages variés. on conseille de la faire dans le même sens que nous pour bénéficier d’une montée plus douce et profiter de l’ombre du matin sur la partie rocheuse. Ainsi, l’après midi se fait à l’ombre des sapins.
Lien utile : https://www.alltrails.com/fr/randonnee/canada/alberta/lake-agnes-trail-to-plain-of-six-glaciers-trail-loop

Le logement

HI Lake Louise Alpine Center, 203 Village Rd, Lake Louise, AB T0L 1E0
Cette auberge de jeunesse, de par son emplacement à Lake Louise, est idéalement placée pour visiter le parc national de Banff. Les chambres individuelles sont petites mais les tarifs avantageux pour Banff, les sanitaires bien entretenus et le calme de l’auberge en font un choix intéressant. Une cuisine est ouverte à tous et un restaurant est également disponible tout au long de la journée. Il est cependant régulièrement pris d’assaut. La voie ferrée passe à proximité du parking mais le passage des trains ne nous a jamais dérangés. Nous relogerions probablement ici si nous devions y retourner.

Les repas

Compte tenu des tarifs généralement appliqués dans les Rocheuses, nous avons le plus souvent opté pour des repas dans les auberges. Lake Louise n’offre pas beaucoup d’opportunités pour faire des courses, il existe juste une petite supérette. Le plus pratique est de faire le plein de provisions à Calgary.

Une arrivée mouvementée

21 août 2022

Nous voilà parti pour notre 5e et dernier continent de cette année de voyage : l’Amérique. Pour l’occasion, nous avons choisi l’Amérique du Nord que nous adorons tout en visant une destination nouvelle… l’Ouest Canadien !

Notre voyage ne débutera cependant pas sous les meilleurs hospices : escale rajoutée, départ en retard, correspondance au pas de course et, à l’arrivée… pas de bagages. On les attend près de deux heures avant de nous diriger vers l’hôtel, résignés, sans aucune affaire ou presque.

22 août 2022

Toujours aucune nouvelle de nos valises. Aussi, en plus de faire nos traditionnelles courses alimentaires à Walmart, on cherche quelques objets de première nécessité et une tenue de rechange, histoire d’avoir le minimum pour tenir jusqu’au lendemain où nous espérons récupérer nos bagages. Nous n’avions en effet sur nous qu’un sac à dos rempli de matériel photo et un ordinateur, pas tout à fait l’équipement adéquat pour partir en montagne. Pourtant, une fois nos courses terminées, on file, confiants, vers le parc national de Banff. Pour nous remonter le moral, Banff nous accueille avec un ciel bleu un peu voilé et une large route filant entre montagnes et forêts. Le début des vacances ?

On choisit, pour notre premier arrêt, de visiter le Johnston Canyon auquel on accède par la jolie petite Bow River Parkway qui serpente entre les arbres. A notre grande surprise, le chemin piéton est très aménagé et longe la paroi rocheuse au-dessus des eaux agitées de la rivière. L’endroit est charmant et coloré : roches grises, mousses jaunes, sapins verts et eaux turquoise. On aboutit rapidement à une première cascade mais la beauté du décor est malheureusement un peu gâché par la foule.

Une petite grotte donnant sur la cascade fait l’objet d’une véritable file d’attente de touristes souhaitant se faire prendre en photo. Ils sont presque une cinquantaine à patienter le long du sentier. On poursuit notre balade en grimpant le long de la montagne et, tout de suite, la foule se dissipe. Enthousiastes, on ressert les lanières du sac à dos, prêts pour une randonnée de quelques heures… rapidement interrompue ! A peine une centaine de mètres plus loin, le sentier est fermé pour cause d’entretien. On repart donc un peu déçus vers la voiture, pourtant persuadés que le Johnston Canyon a beaucoup à offrir.

Avant de découvrir notre auberge, on s’arrête au Morant’s Curve, célèbre point de vue situé à quelques kilomètres de Lake Louise qui offre un joli panorama sur les Rocheuses Canadiennes et la Bow River. Au-delà de son paysage, ce point de vue est surtout connu pour le passage régulier des trains de marchandises qui serpentent au fil des méandres de la rivière, juste au-dessus de l’eau. Avec notre baraka du moment, le train ne montrera évidemment pas son nez ce soir-là. Pourtant, on apprécie vraiment cette petite pause au bord de l’eau.

Lake Louise est une toute petite ville majoritairement constitué d’hôtels en bois dispersés le long d’une route. Un mini centre commercial fait office de centre-ville et permet l’accès au visitor center. Comme toujours, on s’y arrête pour récupérer conseils de randonnées, des plans et surtout des informations sur les accès à certains sites, parfois très contraints dans Banff. Le ranger nous fournit toutes les informations nécessaires et nous oriente gentiment sur les horaires de navettes et tout en distillant de bons conseils de réservation. En dix minutes, nos prochains jours étaient planifiés !

On arrive enfin dans notre auberge de jeunesse, seul endroit financièrement accessible de Lake Louise où nous avons réussi à trouver une petite chambre pour deux. Elle est toute mignonne avec ces murs de bois, ses tables de pique-nique dans les arbres et son intérieur chaleureux. On s’y installe avec plaisir et on se pose enfin, plein d’espoir. Avec un peu de chance, nos valises seront là demain.

23 août 2022

Cette fois nous n’y croyons plus. La compagnie aérienne n’a aucune idée de la localisation de nos bagages, le temps est gris et froid et nous n’avons presque rien pour nous couvrir. Résignés, on repart vers Calgary en espérant trouver des vêtements chauds à un prix raisonnable. On reprend donc la route pour deux heures, on tourne une heure supplémentaire dans un décathlon providentiel et on revient sur nos pas, équipés avec le minimum pour tous les temps cette fois.

Sur le chemin du retour, on se laisse à nouveau tenter par le détour de la Bow River Parkway où l’on croise dans première bestiole entrain de rejoindre ses petits dissimulés dans les arbres puis, quelques mètres plus loin, nos premiers wapitis du séjour. Le sourire revient.

On tente donc de nouveau notre chance au Morant’s Curve et, cette fois, le grondement d’un énorme train de marchandises roulant sur les rails se fait entendre. Une imposante locomotive au rouge fané apparait dans les arbres suivie d’un nombre incalculable de wagons. Son passage dure longtemps, on perd le fil du compte tant le train est long. Cette fois, on espère que notre voyage commence vraiment !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La jolie Bow River Parkway et son dernier point de vue sur le Morant’s Curve

Coté pratique

Les activités

Parc National de Banff
Banff a été le premier parc national du Canada et est sans doute le plus visité avec quelques trois millions de visiteurs chaque année. Il propose de nombreuses randonnées et des points de vue parmi les plus célèbre du Canada. A l’heure d’écrire ses lignes, les droits d’accès à la journée sont de 10.5$ par jour et par adulte et 21$ pour un groupe ou une famille.
Les cartes découverte Parcs Canada sont souvent intéressants à l’Ouest du Canada car elles reviennent à 72.25$ par adulte et 145.25$ par groupe/famille. Elles sont donc amorties pour environ une semaine de visites et valables toute une année.
Les déplacements dans le parc sont parfois compliqués même en se levant tôt. Un système de navettes a été donc mis en place par le parc et les réservations anticipées sont largement conseillées : https://parcs.canada.ca/pn-np/ab/banff/visit/parkbus/louise

Johnston Canyon Trail
Le trajet jusqu’aux chutes inférieures est vraiment rapide, environ 2.5 km. Nous n’avons malheureusement pas pu faire la randonnée en entier en raison de la fermeture provisoire du site.
Lien utile : https://www.alltrails.com/fr/randonnee/canada/alberta/johnston-canyon-to-ink-pots

Le logement

Comfort Inn & Suites South, 4611 Macleod Trail SW, Calgary, AB T2G 0A6
Nous n’avons pas vraiment pu profiter de tous les équipements proposés par cet hôtel et notamment de sa piscine avec toboggan et de son jacuzzi. En effet, sans valise, nous n’avions pas de maillots de bain. Les chambres sont cependant spacieuses et relativement bien équipés. Le petit-déjeuner est basique mais c’est le seul endroit où nous avons trouvé une machine à gaufres !

HI Lake Louise Alpine Center, 203 Village Rd, Lake Louise, AB T0L 1E0
Cette auberge de jeunesse, de par son emplacement à Lake Louise, est idéalement placée pour visiter le parc national de Banff. Les chambres individuelles sont petites mais les tarifs avantageux pour Banff, les sanitaires bien entretenus et le calme de l’auberge en font un choix intéressant. Une cuisine est ouverte à tous et un restaurant est également disponible tout au long de la journée. Il est cependant régulièrement pris d’assaut. La voie ferrée passe à proximité du parking mais le passage des trains ne nous a jamais dérangés. Nous relogerions probablement ici si nous devions y retourner.

Les repas

Compte tenu des tarifs généralement appliqués dans les Rocheuses, nous avons le plus souvent opté pour des repas dans les auberges. Lake Louise n’offre pas beaucoup d’opportunités pour faire des courses, il existe juste une petite supérette. Le plus pratique est de faire le plein de provisions à Calgary.

De Lomond à Glasgow

30 juin 2022

Il est désormais temps de quitter les montagnes de Glencoe pour repartir vers des coins plus habités, mois escarpés. Au cœur de l’Écosse, le loch Lomond qui s’étend sur des dizaines de kilomètres est un point de chute jugé incontournables par de nombreux voyageurs. Il est surtout le lieu de villégiature de bon nombre d’habitants de Glasgow durant le weekend. C’est à Luss qu’on choisit de s’arrêter, petit village au bord de l’eau réputé pour ses jolies maisons de pierre fleuries. La balade est assez courte mais vaut quand même le coup d’œil. Il y règne une atmosphère paisible toute l’année, entre balade en bateau et fish and chips sur une terrasse.

La suite de la journée est un peu plus acrobatique. On se lance en effet à l’assaut du Ben A’an, plus haut sommet local, sous un temps peu encourageant. La randonnée est relativement courte mais grimpe tout au long de l’aller. Armés de nos k-ways, on marche vers le sommet entre hautes herbes et rangées de sapins tout en jetant de temps à autre un coup d’œil en arrière sur le loch Katherine.

Arrivés au premier palier, l’histoire se corse. On est face à un « mur » parsemé de roches qui mène au sommet sur une distance assez courte. Un pas après l’autre, on gravit les pierres luisantes. Après deux semaines de balade, les jambes peinent un peu. L’arrivée au sommet est saluée par un ciel d’un gris sombre. Les nuages défilent au-dessus du loch, s’assombrissent puis déversent des sceaux d’eau sur nos têtes. Pourtant, le spectacle a du charme et l’atmosphère donne des couleurs particulières au paysage.

1er juillet 2022

Après 10 jours de nature, l’animation de Glasgow nous surprend presque. Huit ans après y avoir vécu un été, il est finalement assez curieux de reprendre les mêmes chemins, de passer devant les mêmes enseignes tout en observant les évolutions. Bien moins jolie qu’Edimbourg, Glasgow est davantage une ville à vivre qu’à visiter. On y passe pourtant un bon moment, trainant au hasard dans le centre-ville. L’occasion de terminer nos achats de souvenirs, d’écouter quelques musiciens dans les rues, de pousser la porte de magasins surprenants…

La dernière porte poussée sera d’ailleurs celle de Roots of Magic. Ce bar salon de thé, créé dans l’ambiance Harry Potter, nous a paru être la parfaite conclusion de nos vacances. On pénètre ainsi dans un lieu chaleureux au décor ponctué de robes de sorciers, de vieilles malles et d’animaux étranges pendus au plafond. De grandes étagères proposent tout un tas de produits dérivés et un cours de potion (mixologie en réalité) se déroule même au fond de la salle. Le détail a été poussé jusqu’à la carte qui propose des cocktails fumants ou des thés aux saveurs de filtre d’amour.

Notre séjour en Écosse s’achève ici, ponctué de nostalgie autant que de découvertes. On en revient avec l’impression d’avoir fait une parenthèse un peu hors du temps, charmés tant par les gens que par les décors. Au revoir l’Écosse, à dans huit ans !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La vue du sommet du Ben A’an

Coté pratique

Les activités

Luss
Comptez £2.5 de parking le temps de faire le tour du village et de manger un morceau

Ben A’An
Une jolie randonnée dans le parc du loch Lomond. en revanche, ça grimpe ! Retrouvez toutes les indications et le point de départ ici : https://www.walkhighlands.co.uk/lochlomond/ben-aan.shtml

Le logement

Callander Hostel, 6 Bridgend, Callander, FK17 8AH
Une petite auberge plutôt mignonne dans un village paisible. Cuisine commune à disposition.

Hampton Court Guesthouse, 230 Renfrew Street, Centre de Glasgow, Glasgow, G3 6TX
L’emplacement dans le centre est idéal et propose un parking dans la rue. Le logement est en revanche très quelconque voire pas terrible avec sanitaires communs. Le petit déjeuner est en revanche de bonne qualité. Un bon compromis quand on a un budget serré.

Les repas

Loch Lomond Fish & Chip Co, Loch Lomond Church Road, Luss, Alexandria G83 8NY
Un petit fish and chips flambant neuf avec une terrasse toute proche du centre. Nous avons partagé une portion et cela paraissait suffisant !

The Root of Magic, 110 Hope St, Glasgow G2 6PH
Nous avons adoré ce bar sur le thème de Harry Potter. Les cocktails sont originaux, le décor fabuleux et le personnel très attentif. des cours de mixologie – ambiance cours de potion – sont dispensés au fond de la salle. Une très belle façon de finir notre séjour.

Retour en enfance

29 juin 2022

Après une journée de route et une nuit chez Paula, c’est rassasiés de pancakes de Paula, que nous partons faire un saut dans notre enfance, là où les cartes postales sont transportées par hiboux et où des grenouilles en chocolat s’échappent par les fenêtres. Ce matin, nous filons en effet vers le Glenfinnan viaduc, désormais célèbre dans le monde entier, installé entre les landes et un large loch. Le Jacobite Express, à l’origine de la création du Poudlard Express, y passe en effet plusieurs fois par jour en été.

On pose la voiture sur l’un des désormais inévitables parkings payants et on se presse sur le petit sentier aménagé qui grimpe sur la colline. Nous sommes loin d’être seuls sur le coup et toutes les générations s’agitent pour gagner un point de vue en hauteur. L’ambiance est bon enfant, chacun s’attache à trouver le meilleur angle sans pour autant gêner les autres. Au bout de quelques minutes, la sirène du train retentit derrière les collines verdoyantes et un frémissement parcourt les rangs. Nouveau coup de klaxon, un nuage de fumée blanche s’élève dans le ciel, les roues raclent les rails en rythme et les wagons rouges sombres avancent dans la jolie courbe du viaduc. Ça y est, le Poudlard Express a pris vie.

Autour de nous, de larges sourires traversent les visages de générations entières ayant grandi et rêvé au fil des pages de Harry Potter. Dans le train, la même expression se retrouve chez les dizaines de passagers penchés à la fenêtre et nous adressant de larges signes de la main. On vit un joli moment suspendu dans le temps, à la frontière d’un univers magique, avant de voir disparaitre le train.

Une fois remis de nos émotions, on prend quand même un instant pour explorer les alentours du viaduc. Le loch est paisible, presque silencieux au regard de la foule amassée de l’autre côté de la route, près du visitor center. Une petite auberge est installée là, quasiment les pieds dans l’eau. Elle nous aurait presque donné envie de nous y installer. Avant de repartir, on emprunte le sentier situé à proximité du centre pour profiter d’une vue panoramique sur la vallée. Il ne suffit que de quelques minutes mais le détour en valait la peine.

Ce petit instant de nostalgie terminé, on poursuit notre découverte de la région de Nevis avec une randonnée pleine de charme vers les Steal Falls. Le départ se fait au bout d’une longue route à voie unique serpentant entre vallée et forêt sur laquelle il est difficile de se croiser et presque impossible de se garer. Entre les arbres, on parcourt quelques kilomètres en chemin de terre et de roches, traversant de petites cascades qui rejoignent la rivière loin en contre bas.

Le sentier débouche finalement dans une jolie vallée verdoyante au fond de laquelle les Steal falls apparaissent. Quelques rayons de soleil apparaissent pour réchauffer l’atmosphère et donner tout son charme au décor.

Pour voir les cascades de plus près deux options s’offraient à nous : traverser le cours d’eau glacée à pied ou utiliser un pont de singe installé un peu plus loin. La seconde étant bien plus originale, on se lance dans l’aventure, avançant prudemment un pied après l’autre. Finalement, le retour en enfance continue… On s’en sort sans encombre, à l’aller comme au retour !

Notre prochaine étape sera la spectaculaire vallée de Glencoe, ses reliefs imposants, son climat rude et changeant…. Tout ce qu’on aime rencontrer en Écosse. On la traverse d’abord en voiture, surveillant avec inquiétude les alternances de nuages sombres et de rayons de lumières dans le ciel qui donnent tout le côté dramatique au décor.

On s’engage tout de même dans le Lost Valley trail dont l’environnement est finalement bien plus varié qu’il n’y paraissait. Les premières centaines de mètres se font dans les hautes herbes, entourées de montagne. On grimpe ensuite dans les hauteurs rocailleuses avant de s’enfoncer entre arbres et rochers le long d’un cours d’eau agité. On voit la pluie, la bruine, le soleil, le vent ; on s’arrête, on reprend. A force, on rate probablement une bifurcation du chemin d’un bord à l’autre et on se retrouve bloqués par une sorte d’éboulis. Nous ne sommes visiblement pas les seuls puisque l’on rencontrera deux couples longeant le cours d’eau, cherchant désespérément un coin au sec pour traverser. Sans succès.

On tente finalement l’approche « traversée piétonne » en retirant chaussures et chaussettes. Le premier mouvement dans l’eau propage instantanément une vague glacée jusqu’à la tête. Heureusement, la traversée ne fait que quelques mètres. Une dernière montée jusqu’à la vallée perdue nous réchauffe pour de bon et nous offre une vue panoramique sur le sentier. Il ne reste plus qu’à faire demi-tour et à rentrer savourer une bonne tasse de thé pour terminer la journée

Le coup de cœur de Ptit Jo

La route traversant la vallée de Glencoe, spectaculaire

Coté pratique

Les activités

Poudlard Express
Le Jacobite Steam Train – Poudlard Express pour les amateurs de la saga Harry Potter – passe sur le viaduc tous les matins de début avril à fin octobre. Un trajet supplémentaire est ajouté aux trajets réguliers l’après-midi de début mai à fin septembre. La meilleure option pour voir le train est sans doute de l’attendre lorsqu’il va de Fort William à Mallaig. Le Jacobite apparait sur le pont environ une demi heure après son départ de Fort William.
– du dimanche au vendredi, départ de Fort William à 10h15 et 12h45
– le samedi, départ de Fort William à 10h15 et 14h40
Il est également possible de le voir lorsque le train repart de Mallaig, il arrive sur le viaduc environ 1h05 après le départ.
– du dimanche au vendredi, départ de Mallaig à 14h10 et 16h45
– le samedi, départ de Mallaig à 14h10 et 18h40

Glenfinnan Viaduc
Pour avoir un point de vue intéressant sur la courbe du viaduc et faire de jolies photos, un sentier grimpe sur la colline. Le départ se fait depuis le parking, vous pouvez trouver le circuit ici : https://www.walkhighlands.co.uk/fortwilliam/glenfinnan.shtml
Comptez £3.5 pour le parking.

Steall Falls
Une jolie randonnée au cœur des montagnes. Retrouvez toutes les indications et le point de départ ici : https://www.walkhighlands.co.uk/fortwilliam/steallfalls.shtml

Lost Valley
Sans doute la randonnée la plus célèbre de la vallée de Glencoe. Retrouvez toutes les indications et le point de départ ici : https://www.walkhighlands.co.uk/fortwilliam/lostvalley.shtml

Le logement

Chez Paula & Aidan, Solmar, Camus-Na-Ha Fort William Inverness-shire, Fort William, PH33 7NN
Nous avons eu un coup de cœur pour ce B&B. Paula et Aidan nous ont accueillis comme si nous étions de vieux amis. Tout est propre, confortable et pensé de le moindre détail. On s’y sent comme à la maison. Le matin, Paula sert un petit-déjeuner minute composé pancake et de fruits. Une vraie perle. On regrette de ne pas être resté plus longtemps.

Roam West, Inchree Nr Fort William, Fort William, PH33 6SE
Un logement quelconque sur le chemin. Cuisine équipée à disposition.

Les repas

Repas à la maison !
L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserve

Lewis côté mer

27 juin 2022

Notre première journée à Lewis n’a pas été un grand succès. Après nous avoir charmés avec ses plages dignes de la Polynésie, l’Écosse nous a brutalement rappelé que son climat était plus que changeant. Nous avons donc passé la journée en voiture, espérant trouver quelques éclaircies pour profiter du décor… sans succès. Ce matin en revanche, la lumière semble enfin revenue.

On reprend donc la route en direction de Gearrannan dont nous n’arrêtons pas d’entendre parler ici. On y trouve un village des années 1850 constitué de maisons traditionnelles appelées blackhouses. Les premiers habitants vivaient essentiellement de la pêche et de la culture de leurs terres, cependant, ce mode de vie a été complètement chamboulé par les guerres mondiales et l’industrialisation. Les jeunes générations, attirées par de nouveaux emplois, ont peu à peu déserté les lieux. Au fil des années, les villages de blackhouses ont donc été vidés un par un, sombrant dans l’abandon. Désormais restaurés, pour certains, ils offrent la possibilité d’une visite dans une histoire récente qui parait pourtant très éloignée de notre mode de vie actuel.

La visite, même si elle n’est pas très longue, est donc vraiment intéressante et présente de nombreux documents permettant de voir l’évolution du village au cours des années. On y découvre aussi le chauffage à base de tourbe séchée dont on n’avait jamais entendu parler auparavant. Dans l’une des maisons, un métier à tisser permet d’observer la création du célèbre tweed de Harris selon la méthode ancestrale. Les autres maisons sont, elles, réservées à de l’hôtellerie, offrant ainsi la possibilité aux voyageurs de passer une nuit sur place, loin de tout.

Tout au nord de Lewis, quelques kilomètres après un étrange portique en os de baleine, se trouve le coin le plus venteux de Grande-Bretagne (c’est dire !). Butt of Lewis est symbolisé par son vieux phare, toujours debout malgré un environnement plus qu’hostile, planté au-dessus des falaises. On y fait une balade sympa, mais pas mémorable, le long des à-pics où semblent nicher des centaines d’oiseaux. Un peu plus loin, il est possible d’accéder facilement à de petites plages nichées entre des pans de roches sombres, balayées par un vent chargé d’humidité.

Il ne nous reste désormais qu’à arpenter la côte Est de Lewis, la plus visitée. Au-dessus de Stornoway, on part donc vers le Nord pour quelques kilomètres avant de se diriger un peu au hasard dans un village. On trouvera, au bout d’un chemin qui ne paie pas de mine, notre coup de cœur de la journée. Une jolie plage de sable clair, inconnue des guides de voyage, apparait entre des collines d’un vert vif, striées comme celles des Fairy Glen. On y passe un bon moment, réchauffés par les rayons du soleil, profitant de la couleur de l’eau et escaladant les rochers.

A force de monter vers le Nord, on finit par arriver sur la plage de Tolsa, sans doute la plus réputée de l’île. La route se rétrécit au fur et à mesure des kilomètres pour finalement s’effacer dans un chemin de gravillons après avoir franchi « le pont de nulle part ». Tout un programme.

Après avoir laissé la voiture sur un bas-côté, on part à pied sur le sentier, traversant des landes de bruyères et de mousses tout en gardant un œil sur la mer. On pousse sur quelques kilomètres jusqu’à une petite cascade avant de rebrousser chemin mais le chemin semblait continuer encore sur une longue distance !

Ce court séjour dans les Hébrides s’achève à Stornoway, capitale de l’île bien moins vivante que la petite Portree sur Skye. On fait le tour du centre rapidement avant de s’enfoncer dans le parc du château, désormais transformé en hôtel de charme. Un long cheminement permet d’en faire le tour et de rejoindre les bords de mer. Dans l’eau justement, quelques phoques pointent le bout de leur museau avant de sombrer à nouveau entre les bateaux. On tire un bilan finalement un peu mitigé des Hébrides, complètement sous le charme de Harris mais nettement moins impressionnés par Lewis.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La plage perdue au bout de la route de North Tolsta

Coté pratique

Les activités

Ferry
Pour faire l’aller-retour de Uig à Tarbet, nous avons choisi les ferrys de la Caledonian MacBrayne (Calmac). C’est une compagnie fiable aux navires extrêmement bien équipés. On y trouve un petit salon, une zone de sièges alignés comme dans un train, une cafétéria, un petit bar servant du café et des petits gâteaux. Il y a même une petite salle de jeu pour les enfants. La compagnie héberge, l’été, des associations effectuant des comptage de cétacés et d’oiseaux marins qui prennent le temps de renseigner les voyageurs.
Réservation sur https://www.calmac.co.uk/
Comptez £95 pour l’aller retour avec une voiture et deux passagers.

Gearrannan Blackhouse Village, 5A Garenin, Isle of Lewis HS2 9AL
Le village est ouvert de la fin mars au mois d’octobre environ et propose des visites du lundi au samedi, de 9h30 à 17h30. Il est également possible de loger sur place. Entrée à £4.6 par adulte.

Pour trouver la petite plage de North Tolsta, il faut se garer au bout de Camach Terrace. Le chemin descend vers la mer après avoir passé une petite barrière.

Heritage Trail
Sans le savoir, nous avons emprunté le Heritage Trail pendant un petit moment, jusqu’à la cascade. Le sentier se poursuit sur des kilomètre jusqu’au village du Nord de l’île. Plus d’infos ici : https://www.walkhighlands.co.uk/outer-hebrides/heritage-trail.shtml.

Le logement

Glenhouse, 77, Leurbost Isle of Lewis, Leurbost, HS2 9NU
Un B&B comme on les aime, chaleureux et dans son jus, servi avec un petit déjeuner gargantuesque. Les patrons sont adorables et au petits soins pour leurs hôtes. Au passage, on a fait la connaissance de Cody, un petit chiot Shetland foufou ravi de jouer avec nous le matin. Un sans faute.

Les repas

Repas à la maison !
L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserve

Découverte de Harris

25 juin 2022

La journée d’aujourd’hui marque le début de quelques jours de complète découverte, loin des retours un peu nostalgiques sur des landes foulées il y a bien des années. On navigue donc vers les Hébrides extérieures, au Nord Ouest du pays, terres de mystères battue par les flots et les vents. Pourquoi là haut? Parce que je suis tombée un jour sur le très bel article des bestjobers qui ont eu à cœur de montrer une facette méconnue de l’Écosse. Une facette vraiment loin de l’imaginaire collectif.

L’arrivée à Tarbet nous laisse de marbre et on s’engage directement vers l’Ouest. On se sent encore plus perdus que d’habitude sur les routes de Harris. C’est simple, on ne croise personne : à cette époque de l’année, les touristes n’ont pas encore poussé le périple aussi haut. On file dans un décor un peu lunaire avant d’apercevoir d’immenses étendues de sable au loin. Une toute petite route longe une poignée de maisons avec une vue incroyable (on achète?) avant de s’achever au pied de quelques dunes de sable. Il ne reste que quelques mètres à pied avant de déboucher sur Luskentyre beach et ses incroyables couleurs.

Et là, on en prend plein les yeux…

La route longe désormais la mer on on s’arrête régulièrement de baie en baie pour admirer le paysage. Ces plages de sable blanc, ces eaux turquoises et ces prairies verdoyantes sont un véritable enchantement… à ceci près qu’il ne faut pas espérer s’y baigner ! Dehors, le vent souffle sacrément, la température n’excède pas les 15 degrés et on apprécie vraiment notre Kway et nos diverses couches chaudes.

Les paysages se succèdent jusqu’à Northton où on opte pour une petite randonnée improvisée à travers les champs fleuris. On s’enfonce sur des chemins à peine tracés, longeant la mer au milieu de centaines de moutons dispersés dans les alentours. Au bout de ce parcours coloré, on tombe sur les ruines d’une ancienne chapelle et tout un troupeau de vaches Highlands, à peine décoiffées par le vent.

Notre tour de l’île se poursuit vers Finsbay, à l’Est, dans un décor beaucoup plus rocailleux. La mer a pris ici des tons beaucoup plus sombres et les plages de sables ont cédé la plage à des sortes de fjords. Dans ces eaux froides, quelques phoques se laissent apercevoir, pointant le bout de leur nez avant de s’enfoncer dans les profondeurs.

Même si ces premiers pas sur Harris sont un véritable enchantement, il nous faut désormais partir pour Lewis où se trouve notre premier logement. Au fond d’un jardin, une yourte toute blanche nous offre un cocon de sérénité et de bienêtre dans lequel nous passerons toute notre soirée. Magique !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Nos premiers pas sur la plage de Luskentyre Beach et ses magnifiques couleurs

Coté pratique

Les activités

Ferry
Pour faire l’aller-retour de Uig à Tarbet, nous avons choisi les ferrys de la Caledonian MacBrayne (Calmac). C’est une compagnie fiable aux navires extrêmement bien équipés. On y trouve un petit salon, une zone de sièges alignés comme dans un train, une cafétéria, un petit bar servant du café et des petits gâteaux. Il y a même une petite salle de jeu pour les enfants. La compagnie héberge, l’été, des associations effectuant des comptage de cétacés et d’oiseaux marins qui prennent le temps de renseigner les voyageurs.
Réservation sur https://www.calmac.co.uk/
Comptez £95 pour l’aller retour avec une voiture et deux passagers.

Randonnée vers la vieille chapelle
Au sud de Harris, nous avons opté pour une balade à travers champs, au milieu des moutons, pour rejoindre une ancienne chapelle. Toutes les informations sont ici : https://www.walkhighlands.co.uk/outer-hebrides/rubh-an-teampaill.shtml

Le logement

Tiny House chez Claire, Limehill School Hill, Ranish, HS2 9NW
Nous avons dormi dans une sorte de petite yourte toute blanche et absolument impeccable, au décor très cocooning. On s’y est senti tellement bien qu’on n’est pas ressorti de la soirée. La yourte dispose de tout le confort nécessaire et d’une cuisine équipée.

Les repas

Repas à la maison !
L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserve

Sur les côtes de Skye

24 juin 2022

Notre journée débute sur le port d’Uig, en plein chantier, pour une balade en mer à la recherche de petits oiseaux que nous n’avons encore jamais eu la chance de rencontrer. Le brouhaha des machines et des outils qui emplit l’air ambiant disparait très vite une fois installés sur le bateau de Skye Xplorer. Notre capitaine, dès qu’il aperçoit mon appareil photo, nous dirige vers l’avant afin de profiter de la meilleure vue possible. Le moteur vrombit, le bateau démarre et glisse lentement sur une mer aussi calme que les lochs écossais. Exceptionnellement, il n’y a pas un brin d’air sur l’île de Skye, pas une vague dans l’océan.

Le ciel un peu nuageux associé à ce calme complètement inhabituel, donnent une atmosphère étrange à la scène. Le genre d’ambiance dans laquelle l’ombre de Nessie se dessinant au loin ne surprendrait personne. Ce n’est pourtant pas Nessie qui attire notre attention. Le regard capte un mouvement, puis un autre. Notre capitaine aussi l’a perçu. Il change de direction et part sereinement vers le large. Le premier dauphin apparait distinctement, suivi d’un second et d’un troisième. Quelques-uns s’approchent du bateau, leur ventre clair se devinant facilement sous la surface de l’eau. Eux aussi sont finalement plutôt calmes. Après quelques bons, ils disparaissent sans bruit dans l’océan.

Notre bateau file désormais tout droit vers de petites iles bordées de falaises. Autour d’elles, des formes noires s’agitent sur l’eau et dans les airs. On croise quelques cormorans, goélands ou huitriers mais, surtout, on devine la silhouette de nos premiers macareux.

Les célèbres oiseaux clowns sont en réalité tout petits, plutôt ronds… et particulièrement craquants. Leur bouille colorée et leur démarche malhabile nous plaisent toute de suite. Les macareux moine vivent en colonie, on les devine d’ailleurs partout autour des falaises : tâche sombre sur cette mer d’huile, ombre brève dans le ciel blanc, figure colorée sur l’herbe bien verte.

En période de reproduction, ils creusent des terriers pour élever leur petit dans un nid de plumes. Bien sûr, nous n’en apercevront aucun : les jeunes, dissimulés dans la verdure, sont aussi bien moins colorés que leurs parents. Malheureusement, la pérennité de cette espèce est menacée (encore une….). Si la surpêche a entrainé une diminution des ressources pour les oiseaux, on soupçonne moins la pollution lumineuse qui fait, elle aussi, des ravages en attirant les plus jeunes au premier envol du nid. Au lieu de rejoindre la mer pour apprendre à se nourrir, les petits filent donc vers les villes et perdent leurs repères. Triste sort pour une bouille qui donne autant le sourire.

De retour sur terre, nous roulons désormais vers l’extrémité ouest de l’île, histoire de revoir le Neistpoint Lighthouse. Il apparait au bord de l’eau, perché sur une falaise sombre qu’on imagine battue par les flots la plupart du temps. La scène, sans doute l’une des plus connue d’Écosse, est un peu dramatique, donnant des impressions de bout du monde s’échouant dans l’océan. Ici aussi les moutons font leur vie, trottinant au milieu des prés sans un regard pour les promeneurs, grimpant sur des pentes abruptes où l’on n’oserait pas s’aventurer. Par un sentier plus accessible que celui des moutons, on peut cependant rejoindre le phare. Un chemin bétonné descend longuement, s’approche au plus près de l’eau… avant de remonter… et de redescendre encore. Si l’aller se passe sans encombre, on en voit beaucoup souffrir au retour, au moment de retrouver les voitures.

La balade terminée, nos pas nous mènent au Dunvegan Castle, surtout réputé pour ses jardins fleuris et son accès à une étroite baie peuplée de phoques. A l’époque, j’avais fait une formidable balade en barque à moteur permettant de les approcher de près. Ayant trainé durant la journée, nous n’aurons pas la chance de renouveler l’expérience cette fois. On parcourt donc simplement la route longeant le fjord, les yeux rivés sur l’eau à la recherche des mammifères.

Tout au bout, un petit parking sablonneux permet de laisser la voiture avant de s’engager sur un chemin de terre au bord de l’eau. Les lumières baissent doucement, redonnent un peu de chaleur à cette Écosse parfois rude. On marche peut être vingt minutes avant d’arriver sur les bords d’une curieuse plage couverte de corail émoussé offrant un sacré contraste. L’eau a des airs de Polynésie, les roches sombres tranchent avec les coraux immaculés, le vert pétant des herbes sautent aux yeux… bref, une fois encore, Skye surprend… et charme.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Notre première rencontre avec les oiseaux clowns

Coté pratique

Les activités

SkyeXplorer Boat Trips, Uig Pier, Isle of Skye IV51 9XX
Cette agence propose plusieurs tours en bateau pour observer les macareux mais aussi les dauphins et les baleines. Les macareux sont observables de Avril à Juillet et trois créneaux sont possibles : 10h, 12h et 14h. Pour les baleines, les excursions se font plutôt en août et septembre, à 10h et 14h.
Nous avons trouvé notre guide très sympa et très professionnel, respectueux des animaux. On recommande !
Réservations : https://www.puffinsandwhales.co.uk/
Tarif de £34 par adulte pour observer les macareux, £59 pour les baleines.

Nesit Point Lighthouse, C6F6+9M Waterstein, Isle of Skye

Dunvegan Castle, MacLeod Estate, Dunvegan House, Dunvegan, Isle of Skye IV55 8WF
Nous sommes arrivés trop tard pour le visiter cette année mais j’en ai gardé un bon souvenir de mon voyage en 2014. Il est possible de visiter le château, ses jardins et de faire un tour en barque pour rencontrer les phoques qui vivent dans la baie.
Ouvert tous les jours du 1er avril au 15 octobre, de 10h à 17h30. La dernière entrée se fait à 17h pour le château et le jardin.
En revanche, il n’est possible de voir les phoques que jusqu’au 30 septembre et le dernier tour en barque part à 16h30.
Tarif pour le château de £14 par adulte et £9 par enfant
Supplément pour les phoques de £10 par adulte et £7 par enfant

Coral Beach, G936+8R Claigan, Isle of Skye

Le logement

Quiraing Rooms, 2 brogaig, Staffin IV51 9JY
nous sommes restés 3 nuits dans ce B&B avec chambre individuelle et salle de bain partagée avec une autre chambre. La chambre est petite mais confortable et la salle de bain très propre. On met sur le ratio coût/qualité notamment pour le petit déjeuner. Il est stocké directement dans les chambres, composé de porridge, d’une brioche, de pain de mie et d’un jus d’orange en boîte. Il n’y a donc pas de partie chaude de type œuf et bacon et on est clairement en dessous de ce qui se fait habituellement au Royaume Uni. C’est vraiment un établissement pour dormir où l’on ne croise jamais les hôtes.

Les repas

Pendant nos trois jours sur Skye, nous avons essentiellement opté pour les repas à la maison. Le dernier soir, on s’est pourtant laissé tenter par une sortie 

The Portree Hotel restaurant, Somerled Square, Portree IV51 9EH
Un établissement plein de charme, à mi-chemin entre le restaurant et le pub, où on s’est vraiment régalés. Il est en revanche relativement coûteux.

L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserver facilement nos achats dans la voiture.