Planque avec les ours

9 Septembre 2020

Nous partons du lac Siljan sous la grisaille pour rejoindre Järbo, petite localité orientée nature où fleurissent les maisons de vacances dispersées dans les bois, prisées tant pour les sports d’hiver que pour les activités estivales. Nous arrivons dans une grande maison un peu perdue et sommes accueillis par Pierrick, un français vivant désormais en Suède après quelques mois de vadrouille dans les pays du Nord. Cette fois ci, il n’y a pas eu de hasard pour guider nos pas. Cette fois ci nous arrivons avec un objectif : vivre une nouvelle expérience de photographie animalière. Un an après notre merveilleuse rencontre avec Tofa, nous voilà bien décidés à retenter l’expérience avec les ours bruns qui parcourent les forêts suédoises. Ça tombe bien, la photographie animalière, c’est justement le truc de Pierrick !

Il nous accueille donc autour d’un repas et d’un thé chaud, largement apprécié dans ce décor humide, et nous raconte. Son parcours, ses passions, sa vie ici… on échange longuement, on apprend beaucoup et on s’embarque finalement dans un gros 4X4 noir qui roule en chahutant ses passagers sur les chemins caillouteux de la forêt. Une nouvelle fois, on est charmé par l’ambiance qui s’en dégage. La brume couvre un peu le décor verdoyant, les troncs et les roches couvertes de mousse et de baies colorées. Au bout d’un court chemin, notre cabane de bois apparait.

C’est ici que nous passerons les prochaines vingt-quatre heures. Une planque aménagée spécialement pour surveiller les bois et revenir la carte mémoire débordante de clichés. Étonnamment, l’endroit est plutôt cosy : tapis au sol, chaises confortables, lits douillets, stock considérable de couvertures et multiples fenêtres donnant sur l’extérieur. Pierrick nous laisse là et l’expérience commence…

L’observation commence dès que notre guide s’efface. Les premiers oiseaux apparaissent, timides, puis le festival des écureuils commence. Ils sont trois à réveiller la forêt, trois à mettre un bazar considérable dans le monde des sages petits oiseaux. Ils sont là puis disparaissent, grimpent sur un tronc, sautent dans les arbres, resurgissent de nul part et effraient avec malice les geais des chênes. On tombe amoureux de ces petits êtres infatigables qu’on observe pendant des heures. Quelques pics apparaissent, le bruit de leur bec résonnant dans les bois calmes. Puis, finalement, les écureuils disparaissent. On cherche, on espère, on se tait dans la cabane… un cri aigu se fait entendre et on voit finalement apparaitre nos premiers petits rapaces. On observe à nouveau et les écureuils qui reviennent avec leur interminable chahut, sous une pluie fine cette fois. On en profite pour se demander si notre chaton en est vraiment un et si on n’aurait pas finalement hérité d’une espèce rare de rongeur tant les attitudes semblent similaires.

La nuit tombe doucement et, l’espace d’un instant, tout change. Le soleil revenu descend vers l’horizon et éclaire d’une lumière toute nouvelle la scène. La forêt brille sous ses rayons, se reflétant dans les gouttes d’eau qui couvre les arbres et la mousse. On regarde cette ambiance quelques minutes, essayant de figer cette lumière si particulière sans succès. Les buses reviennent, les écureuils disparaissent à nouveau puis, bientôt tout est calme. Il fait si sombre dehors qu’on distingue à peine les arbres. Il est temps de se rendre à l’évidence, les ours ne viendront pas…

Le soleil est à peine levé quand on rouvre les yeux. Il nous reste peut être deux heures pour tenter de les apercevoir… en vain. Les ours, échaudés par la courte période de chasse intervenue tout début Septembre, ont préféré rester loin des humains. on sait pourtant qu’ils n’étaient pas loin: une caméra les a captés dans la nuit, un peu plus loin dans la forêt. Une nouvelle fois, on ronchonne un peu de ne pas avoir prévu notre voyage en avance pour éviter ce mauvais hasard de calendrier. On poursuit donc notre aventure, un peu frustrés, mais ravis de l’expérience et complètement sous le charme de ces malicieuses boules de poils rousses.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Pour ptit Jo et moi, amoureux des animaux qui se rêvassent photographes animaliers, cette expérience a été un grand moment d’amusement et d’observation. Pour les simples observateurs, l’expérience est sans doute un peu plus longue…

Coté pratique

Les activités

Nous avons réservé cette expérience avec Amazing Nature Scandinavia. Si nous n’avons malheureusement pas été chanceux, nous ne regrettons absolument pas le choix de prestataire. Sylvia, qui nous a organisé trois jours en Suède, a été incroyablement disponible et prévenante : modifications de dates pour nous permettre de faire toutes les activités, recommandations de randonnées, prêts d’ouvrages et de cartes, infos pratiques sur Stockholm… elle nous a accompagnés tout au long du séjour et bien au-delà des activités réservées avec elle. Merci Sylvia !

Pour réserver :
Sylvia Adams – Amazing Nature Scandinavia
Tel: +46 (0)70 230 68 70
E-mail: sylvia@amazingscandinavia.com
Site: https://www.amazingscandinavia.com

Pour rencontrer Pierrick et voir son travail, c’est par ici : Pierrick (@surrounding_wilderness sur instagram )

Le logement

Dans un lieu tenu secret

Les repas

Pique nique en forêt !

Vers la Dalécarlie

8 Septembre 2020

Nous voici de bon matin embarqués dans de lac nouvelles aventures que l’on espère plus réussies que la veille. Nous filons vers les abords du lac Siljan, au cœur de la Dalécarlie, autre lieu très précisé des Suédois pendant leurs congés. La route est plus vallonnée que d’ordinaire et presque entièrement boisée. Seuls quelques lacs coupent la douce monotonie du décor.

Notre premier arrêt sera l’usine de fabrique des chevaux de bois de Dalécarlie.  Figure emblématique de la Suède mais plus encore de cette région, tant par leur matière que par leur couleur, les petits chevaux de bois rouges étaient à l’origine, sculptées par les bucherons pour leurs enfants. En bons touristes, on s’arrête donc à l’usine pour en savoir plus. Si les locaux sentent bons le bois et si les chevaux sont terriblement mignons, on regrette un peu que la visite ne soit pas plus explicative et vivante. Nos quelques achats souvenirs gentiment suggérés à l’avance rangés dans les sacs (coucou maman ^^), on reprend la route en poursuivant le tour du lac.

Après un bref arrêt à Mora pour une pause pique-nique en bordure du lac, seulement occupé par une multitude de canard bien décidés à partager notre repas, on file vers notre randonnée du jour, dégotée sur un site internet en chemin. Les maisons croisées dans les villages toujours plus petits semblent plus anciennes, le bois vieilli qui les composent d’un rouge plus profond. Pour la première fois, on perçoit une Suède plus profonde. On se gare au milieu de nulle part, près d’un tout petit embarcadère en bordure du lac Alviken, pour commencer la balade par… un tour en barque ! Ici, contrairement aux villages traversés, les maisons ont d’immenses jardins entretenus par de petits robots mais, plus encore, elles ont une vue imprenable sur le lac et l’ile boisée qu’il abrite. Chacun a son propre bateau, accroché le long de la pelouse aux pontons de bois.

On découvre très vite les indications de la balade qui nous expliquent le système de traversée : une barque sur chaque rive en permanence. Après quelques réflexions, nous voilà donc embarqués, ramant péniblement dans les algues pour traverser le lac. Arrivés en face, on patauge dans la boue pour récupérer le second bateau et revenir, chacun dans notre canot, vers le point de départ. On amarre le premier, on repart à nouveau avec le second et nous voilà, au bout d’une bonne heure, enfin prêts à commencer la marche ! Une micro aventure comme on les aime !

Le long de la balade, le décor est changeant. On traverse d’abord une forêt verdoyante, pleine de mousse et de champignons. Les quelques feuillus perdus au milieu des bois ont déjà commencé à rougir et colorent par petite touche ce camaïeu de vert. Plus loin, on longe d’immenses propriétés bordant l’eau, passant au fond des jardins des particuliers, pour finalement déboucher dans une zone humide. Là, le chemin passe directement sur des planches de bois posées au-dessus du sol. Dans les arbres, on trouve partout des cabanes pour les oiseaux, à peine dérangés par nos rebonds sur le bois mou. Après un peu plus de 7km, on retrouve notre bolide bleu électrique, ravis de ne pas devoir rentrer en barque !

Il ne nous reste qu’à tenter notre chance dans un hôtel sur les hauteurs de Rättvik en espérant apercevoir, de là-haut, un coucher de soleil mémorable.

Le coup de coeur de Ptit Jo

Une balade qui commence par des allers-retours en bateau ne peut être qu’un coup de cœur ! Sans doute pas la plus connue des randonnées du lac Siljan, l’Alviken runt nous aura laissé à tous un bon souvenir.

Coté pratique

Les activités

Nils Olsson Hemslöjd AB, Edåkersvägen 17, 792 77 Nusnäs
Pour une visite dans le berceau des petits chevaux

Randonnée Alviken runt, 7.5km. Pour tout savoir, c’est par ici : https://voyagerenphotos.com/2017/02/randonnee-dalecarlie-suede-centrale/

Le logement

Best western Hotell Lerdalshoejden, Mickelsgatan, 795 35 Rättvik
Si les chambres sont un peu vieillottes, l’emplacement sur les hauteurs et la grande salle de restaurant vitrée sont très agréables. Billard, sauna et jacuzzi à disposition. Petit déjeuner buffet.

Les repas

Bella Pizza, Agatan 11, 795 31 Rättvik
Des pizzas particulièrement copieuses et de qualité. En revanche, le personnel ne parle pas anglais

Voyage sur la cote

6 Septembre 2020

Enfin opérationnels après une longue nuit d’un sommeil sans rêve, on découvre au réveil la Suède sous un grand soleil. De jour, le quartier abritant notre petit bnb est encore plus mignon avec toutes ses jolies maisons blanches au style épuré. Nous avons malheureusement peu de temps pour nous attarder : la côte occidentale nous attend !

La route que nous empruntons et qui traverse lacs et forets nous rappelle un peu les grands espaces américains avec leurs larges corps de fermes rouges et blancs. Au fil des kilomètres, on s’imagine vivre dans une de ces grandes maisons de bois, installée au bord d’un lac, entourée de forêts et au jardin encombré de canoë et paddle. Les chevreuils accompagnent toujours notre chemin et sautillent dans les champs jusqu’à notre première et célèbre étape : Fjällbacka

Anciennement haut lieu de la pêche aux harengs, Fjällbacka qui signifie « pente de la montagne », prend son nom de la colline sur laquelle s’appuie la ville (on conviendra assez vite que le terme montagne est un peu exagéré par ici…). Aujourd’hui la petite ville est célèbre grâce à Ingrid Bergman et à la romancière Camilla Läckberg qui y plante le décor de ses romans policiers noirs. Forte de cette réputation, Fjällbacka vit surtout du tourisme, passant de 1000 habitants à l’année à 20 000 en été…

Autant le dire tout de suite, on l’adore au premier coup d’œil avec ses maisons colorées, ses promenades en bord de mer, ses îles et ilots paisibles. Pourtant, alors que l’on s’attendait à des bords de mer bouillonnants d’agitation, nous nous retrouvons seuls avec les mouettes. Ici, l’été s’achève avec le mois d’aout et les vacanciers de Septembre sont une espèce rare. On déambule donc seuls sur le port, entre les casiers de pêche vidés, observant des dizaines de méduses flotter avec grâce dans une eau calme.

On suit la route en observant les maisons colorées avant d’arriver rapidement sur la place principale. Les portes de la nature s’ouvrent en plein centre de la petite ville avec le Kungsklyftan, une volée de quelques 225 marches traversée par une faille dans la roche et qui s’élève jusqu’au sommet de la colline. Au sommet, la vue sur l’archipel vaut largement le détour et la petite grimpette.

Un peu plus loin, Smögen est, elle aussi, un haut lieu du tourisme intérieur. Et pourtant, nous sommes, là aussi, quasiment seuls. Le long d’une petite baie, un long ponton de bois est installé pour permettre une balade le long des commerces et des restaurants… tous clos. Même les ferries ont réduit drastiquement leurs horaires, contrariant nos plans de visites de l’archipel et de nuits au bout du monde. Seul un petit vendeur de hotdogs est resté ouvert. Installés au bord de l’eau, sandwichs à la main et le visage caressé par un doux soleil de Septembre, on réalise que ce séjour risque d’être particulier.

Au bout du ponton, plusieurs balades s’offrent désormais à nous. On enchaine au hasard vers les rochers sur un chemin serpentant entre les bruyères et les lieux de baignade discrètement  aménagés. Si les paysages n’ont rien de « jamais vu ailleurs», on apprécie terriblement la paix et le décalage avec toute l’agitation de notre départ. Sur le retour, on observe encore les maisons, toutes charmantes avec leurs larges fenêtres et leur déco épurée. Une fois encore on rêvasse, face à ces bâtisses en bord de mer qui paraissent hors du temps.

L’ensemble du voyage étant improvisé au fil des jours, on tente un peu au hasard une auberge indiquée dans un guide, peu confiants sur le fait de la trouver ouverte. Tofta Gård Orust fut une magnifique surprise, tout aussi déserte que nos deux étapes précédentes. Quatre ou cinq bâtiments accueillent d’ordinaire des dizaines de voyageurs et de grandes soirées : nous serons deux couples ce soir-là. De notre fenêtre, un immense jardin verdoyant s’étend jusqu’aux bois qui dissimulent à peine la mer en toile de fond. Une jolie balade à travers les bois nous permet de regagner la baie pour le coucher de soleil et de rentrer sagement avant la nuit. On terminera notre soirée dans une cuisine d’un autre temps, une soupe chaude et un carré de chocolat en guise de repas, complètement séduits par cette ambiance. On regrettera juste de ne pas avoir visité la Suède un peu plus tôt pour profiter davantage encore de la nature offerte par l’archipel…

7 Septembre 2020

Improvisation et ferries indisponibles obligent, on tente notre chance avec Tjörn ce matin-là. Malheureusement, le village minuscule est sans charme et n’offrent pas plus de possibilités de voyager par la mer que ces deux voisins.

On parie alors sur Göteborg dont m’avait parlée mon grand-père en évoquant ses souvenirs d’un voyage jusqu’à la Norvège. Deuxième ville de Suède, elle n’avait sur le papier pas grand-chose pour nous attirer. Néanmoins, notre guide vantant les mérites du quartier de Haga, nous voilà embarqués dans une recherche mouvementées de places de parking, dans une ville immense et en travaux. On restera malheureusement sur notre faim, vite lassé par la longue rue piétonne de Haga et l’agitation du centre-ville. L’heure pour nous de repartir sur les routes pour rejoindre le cœur de la Suède…

Le coup de coeur de Ptit Jo

Plus qu’un lieu, c’est tout une ambiance qui aura séduit Ptit Jo sur la cote occidentale. Les maisons scandinaves sur terre ou sur les îlots nous auront fait rêver pendant ces deux jours passés à l’ouest !

Coté pratique

Le logement

STF Tofta Gård Orust, Stockenvägen 25, 47492 Ellös
Un énorme coup de cœur pour cette auberge de jeunesse ! Nous l’avons cependant testée complètement hors saison, en plein été, l’endroit est certainement loin d’être tranquille !


Hotell Hjalmar, Storgatan 23, 703 62 Örebro
Un hôtel bien situé en centre ville avec une possibilité de parking à proximité. les chambres sont propres mais pas très grandes.

Les repas

Café Jacob, Haga Nygata, 413 02 Göteborg
Une bonne cuisine généreuse sur la seule place ensoleillée de Haga. Mention spéciale pour le brownie !

Restaurang Luna, Kungsgatan 8, 542 30 Mariestad
Un petit restaurant tranquille qui propose de tout, à quelques pas du lac

Une arrivée mouvementée

Les vacances 2020 auront été, sans le moindre doute, les plus mouvementées et difficiles à organiser depuis le début de nos aventures à travers le monde

Partis d’un projet de safari en Namibie reporté deux fois, ayant fait un projet d’étape en Écosse puis en Slovénie, nous voilà en définitive en route pour la Suède. Nous voilà jeudi soir à modifier encore une fois nos billets d’avion pour un départ aux aurores le samedi. On achète un guide de voyage à la hâte, on boucle nos affaires en urgence et nous voilà finalement roulant dans la nuit vers les lumières de Roissy.

5 septembre 2020

L’aéroport semble désert. Le soleil de septembre n’a même pas encore pointé le bout de son nez. Armé d’un croissant et d’un bout de papier, on finit à la hâte notre trajet sur un siège près de l’embarquement. Une escale à Amsterdam nous donne l’occasion de réserver notre premier logement pour le soir, un peu au hasard près de la route. La Suède est finalement là. Par le hublot, on croise déjà des lacs et des forêts bien vertes. L’avion semblerait presque se poser à travers les arbres. A peine arrivés, on file louer une voiture : dernier moment oblige, l’addition est salée et le choix des voitures limité. On charge nos bagages rapidement, on s’installe à bord de notre hybride d’un bleu électrique et on lance la musique. Sur les routes de Suède, au milieu des champs et des forêts, nous sommes enfin en vacances.

Dans une alternance de pluie et de soleil, on croise tout au long du chemin d’immenses fermes rouges et blanches, d’innombrables centres équestres et des dizaines de chevreuils gambadant dans les champs. Notre première journée est comme souvent tournée vers la route avec cette fois l’objectif d’approcher autant que possible la côte ouest suédoise.

Après une première centaine de kilomètres, nous approchons de Västerås pour une pause déjeuner bien méritée. N’ayant pas le temps d’aller jusqu’au lac, on se limite au centre historique et pittoresque pour reprendre des forces. Le quartier n’est pas très grand mais avec son petit marché de baies il est l’occasion d’une balade agréable. Arrivés devant un restaurant avec terrasse au bord d’une petite voie pavée, on s’initie laborieusement au suédois (qui ne se prononce pas du tout comme il s’écrit !) avec notre serveuse qui ne parle pas un mot d’anglais. Le nez dans le dictionnaire, on déchiffre la carte avec amusement avant de craquer pour d’énormes plats de pâtes et un morceau de gâteau exposé en vitrine.

De retour sur la route, nos trois heures de sommeil de la nuit dernière nous rattrape et ce n’est qu’après un trajet interminable, de gros efforts et une sieste sur un parking que l’on rejoint finalement la banlieue de Karlstad. Notre BnB est une jolie maison blanche, chaleureuse et adorable située au cœur d’un lotissement proche d’une marina. A peine la porte ouverte, on s’y sent chez soi, comme dans un cocon. La visite terminée, on s’écroule rapidement dans un lit moelleux, charmés, épuisés mais prêt à repartir dès le lendemain sur les routes.

Le coup de coeur de Ptit Jo

A peine arrivés sur les route de Suède, les maisons rouges, qu’elles soient en ville ou perdus dans de grandes prairies, nous ont complètement conquis !

Coté pratique

Le logement

Chez Robert, 4 Karlstad, Värmlands län 653 41
toutes les informations données pour l’arrivée sont parfaites. Le logement est tout conforme et aménagé avec gout dans un cadre reposant. A recommander sans hésiter !

Les repas

Kalle På Spången, Kungsgatan 2, 722 11 Västerås
Idéalement placé en centre ville, dans un décor un peu rétro et totalement récup, on y trouve de tout: sandwichs chauds et froids, salades, pâtes ou plats chauds. Pour le dessert, il n’y a qu’à choisir dans la vitrine. Le personnel est adorable mais ne parle pas anglais.

Flore et Faune de Madère

31 mai 2019

Nous voici déjà arrivés au terme de ce séjour à Madère. A l’heure de refermer les bagages et de rejoindre le continent, de jolis souvenirs nous attendent encore.

On débute la journée sur les hauteurs de Funchal et son jardin botanique haut en couleur. Comme toujours dans la capitale, le trajet en lui-même a des airs d’aventure avec ses rues étroites aux pentes improbables. Au bout de la route, le Jardin Botanique de Funchal semble être une attraction incontournable aux yeux de tous les guides. On passe à long moment à trainer dans ses allées thématiques avec, en prime, une vue presque constante sur la baie.

On trouve bien sûr dans ce jardin les plantes endémiques de Madère, toujours envahies de petits lézards colorés, mais aussi de longs parterres fleuris taillés au millimètre, de nombreux palmiers de toute sorte de formes et de tailles et surtout des rangées de cactus, de succulentes et de jolies orchidées.

La matinée touchant à sa fin, on opte pour un piquenique rapide sur le port de Camara de Lobos à l’ouest de Funchal. Si l’appellation « village typique de pêcheurs », est sans doute exagérée, le centre de Camara de Lobos, coincé entre mer et collines escarpées, est néanmoins charmant. De nombreux bateaux colorés s’entassent sur le port où sèche du poisson, les ruelles calmes et ensoleillées longent la mer au pied des rangées de bananiers. En chemin, on tombe sur rue entière dédiée à l’œuvre d’un artiste de street art très réussie à base de canette réemployées, pour une touche de modernité dans ce petite ville paisible.

Voilà finalement arrivée notre dernière étape et pas la moindre, une sortie en mer ! Installés sur un petit zodiac turquoise, on file à toute vitesse avec H2O Madeira vers la grande bleue. Le pilote s’amuse, nous fait pencher de gauche à droite et prend des vagues pour des sensations garanties. Quand un poisson volant croise notre chemin, le top départ d’une course poursuite est donnée. A distance raisonnable, on vole sur les vagues en suivant son parcours anarchique avant de le voir disparaitre sous l’eau définitivement.

Bien réveillés par cette entrée en matière, on navigue les yeux rivés sur l’horizon à la recherche du moindre signe des dauphins. C’est finalement une jeune tortue de mer qui croisera notre route avec sa jolie carapace aux reflets dorés. Deux dauphins apparaissent finalement au loin puis une première colonie qui navigue entre deux bateaux. On reste peu car notre guide les trouve étonnamment agités ce jour-là. Il nous entraine alors droit vers l’est pour un festival incroyable. Au bout d’un quart d’heure, un premier dauphin vient faire un bon tout prêt du bateau ; il est bientôt rejoint par un, puis deux, puis des dizaines de congénères qui jouent avec les remous créés par le zodiac. C’est tout une famille qui s’agite autour de nous. D’imposants mâles glissent sur les vagues tandis que des femelles plus fluettes montrent la voie à leurs petits. Le moment est magique et d’immenses sourires parcourent le visage de tous ces marins d’un jour. Le bateau ralentit pour nous laisser l’occasion de nous étendre à l’avant, le nez par-dessus bords, éclaboussé par les rebonds des dauphins. Installés ainsi au plus près de ces acrobates, on croirait avoir 10 ans. A bien y repenser, il n’y avait sans doute pas de plus belle façon de quitter Madère.

Le coup de coeur de Ptit Jo

Quelle joie de voir tous ces dauphins loin de ces étroites piscines des grands parcs d’attraction. La rencontre avec cette joyeuse famille d’acrobates en pleine mer a de quoi arracher un sourire aux plus insensibles !

Coté pratique

Le logement

Pensao Astoria, Rua João Gago,10, 4Th Floor, Se, 9000-071 Funchal, Portugal
Cette pension n’est sans doute pas le meilleur hébergement de Funchal mais sans doute le mieux placé ! Le service est minimaliste et les places de parking difficiles à trouver mais quel bonheur de circuler dans le centre si facilement.

Les activités

Observation des dauphins avec H2O Madeira
Nous avons aimé notre expérience avec H2O Madeira. Leur présence sur la côte avec des jumelles permet de guider les bateaux qui, eux, sont respectueux de la faune et savent garder leurs distances et laisser aux animaux le choix de s’approcher ou non. On recommande !

Les repas

Tout au long du séjour, nous avons testé plusieurs restaurants à Funchal.

Venda da Donna Maria, Bairro Santa Maria 51, Funchal, 9060-290
Pour tester les plats les plus emblématiques dans une ruelle étroite. Sans doute celui qui nous aura le moins charmé.

O Calhau, R. de João Gago 2, 9000-071 Funchal,
Situé dans une rue piétonne juste au pied de la pension. L’accueil y est charmant, la terrasse agréable, les prix accessibles et on s’est régalé ! Mention spéciale pour leur vitrine de desserts 🙂

Riso Risottoria del Mundo, Rua Santa Maria 274, Funchal, Madère 9060-291
Le restaurant le plus chic de notre séjour. Cadre parfait en bord de mer sur une terrasse abritée par de grandes voiles inspirées de celles des bateaux. On y mange des entrées, plats et desserts autour du riz sous toutes ses formes et ses couleurs. Tout est excellent. Une jolie mais couteuse découverte.

Janela et Porto Moniz

30 mai 2019

Une nouvelle journée ensoleillée se profile sur Madère alors que nous filons tout au Nord Ouest de l’île, vers le point le plus éloigné de la capitale.

Quelques kilomètres au-dessus de Porto Moniz, on grimpe par une série de virages dont seul Madère a le secret vers la levada da Ribeira Da Janela pour une balade…  presque à plat cette fois ci !

Le début de la randonnée Da Janela se fait sur un petit chemin fleuri parsemé de milliers d’amarantes. Derrière, en seconde rangés, d’immenses arbres aux airs d’eucalyptus s’élancent vers le ciel sans pour autant ombrager le sentier. La levada, nettement plus entretenue que d’habitude, s’écoule paisiblement sur la droite. Bientôt, une percée se dessine entre les arbres et nos yeux se posent sur Ribeira da Janela et sa nuée de terrasses agricoles, poios, supportées par des murets de pierres. Ici, on cultive la patate douce, le haricot, le maïs ou encore la vigne de Ribeira. Les maisons éparpillées dans ce camaïeu de vert ont sans doute une vue imprenable sur l’embouchure de la rivière et la mer en toile de fond…  Une fois encore, nous sommes charmés par cette ile paisible et colorée.

Seulement accompagnés par des pinsons colorés, on avance sous le soleil qui commence à sérieusement chauffer. Puis le décor change doucement, devenant plus ombragé, plus sombre aussi. On longe finalement de grandes parois de roches grises grignotées par les plantes grasses et les fougères.  La chaleur laisse place à l’humidité, un air frais parcours le sentier qui longe la roche luisante sous la lumière. Le premier tunnel arrive, le premier d’une série des plus longs tunnels que nous aurons croisés sur l’ile.

Ici, aucune autre alternative que la lampe frontale. L’entrée disparait rapidement dans le noir tandis que la sortie est encore loin. Des gouttes d’eau tombent du plafond et s’écrasent dans les flaques, la levada devient plus profonde et plus froide. On se suit sagement, prévenant des obstacles sur la route, intimement persuadés d’être d’intrépides explorateurs quand l’un d’entre nous se cogne contre le plafond (la rançon de la grandeur !). La frontale tombe à l’eau et flotte sur l’eau du canal, emportée par le courant. On se double maladroitement, on s’aveugle les uns les autres en essayant de la repêcher avec une grâce discutable… n’est pas explorateur qui veut !

On débouche finalement dans un cirque étroit et verdoyant, protégé par un garde-corps. De longues tiges pleines de feuilles semblent pleuvoir au-dessus de nous. Une mince cascade dévale la pente et vient s’écraser sur un toit aménagé à la hâte. On s’enfonce à nouveau dans le noir pour déboucher sur un nouveau chemin coincé entre la végétation et le vide pour encore quelques centaines de mètres. Pris par le temps, on s’installe à l’ombre de petits arbres pour un piquenique avant de faire demi-tour, ravis d’être sortis des grands classiques de l’ile et d’avoir découvert ce superbe chemin.

La journée bien entamée, on file vers les piscines naturelles de Porto Moniz installées en bord de mer, près de l’aquarium. Ici, des secrétions de lave ont formé de jolis bassins remplis d’eau de mer. Ici, on profite de l’océan tout en étant protégé des vagues et du courant.  Un chemin et quelques terrasses ont été aménagés pour permettre de profiter de ces bassins facilement. On y passe un agréable moment relativement tranquille ce qui est visiblement rare en haute saison. Une jolie parenthèse pour se dégourdir les jambes si on ne craint pas l’eau fraiche !

Avant de regagner Sao Vicente pour la nuit, on opte pour un détour au club naval de Seixal indiqué dans tous les guides. D’épais nuages gris se sont formés tout au long du chemin et campent désormais au-dessus des falaises léchées par la mer. La plage et le port sont désertés et on peine à trouver un endroit où manger dans ce village tout en dénivelé où il est difficile de se repérer. Il est temps de rentrer pour préparer notre dernière journée, riche en rencontres !

Le coup de cœur de Ptit Jo


La traversée des tunnels dans le noir, seulement éclairés par nos lampes frontales, pour un air d’aventure sans pareil !

Coté pratique

Le logement

Ape Esquerdo, Vila, 9240-909 Sao Vicente
Un appartement assez vieillot mais à prix très abordable et stratégiquement situé sur axe stratégique de l’ile.

Les activités

Randonnée de la levada da Ribeira Da Janela, 12 km sans dénivelé ou presque.
Le départ se fait en face du château d’eau de Lamaceiros à quelques kilomètres au sud-est de Porto Moniz. Lampe frontale indispensable

Piscinas Naturais de Porto Monìz, Rua do Forte de São João Baptista 7A, 9270-095 Porto Moniz
Entrée gratuite

Les repas

Aucune adresse à conseiller cette fois !

25 Fontes et Faja dos Padres

29 mai 2019

Nous partons ce matin pour la balade la plus connue de l’ile, la levada 25 Fontes. Après une nouvelle traversée acrobatique de l’ile, on laisse la voiture à Rabaçal pour rejoindre le poste forestier. Le parking est bondé et traversé sans scrupule par un troupeau de vaches qui déambulent entre les allées. On les retrouve jusqu’au poste forestier, pas perturbées les moins du monde par la présence de tous ces voyageurs. Il y a foule en fin de matinée. Des mini bus entiers débarquent en même temps que nous et on croise pour la première fois des randonnées guidées. Les deux premières kilomètres se font directement sur la route qui descend dans la foret.

On rejoint alors un sentier plus étroit qui s’enfonce encore dans la vallée. A mesure que les kilomètres passent, le sentier devient de plus en plus étroit. Le chemin ouvre de temps à autres sur de beaux panoramas et de petites cascades où s’installent de nombreux pinsons. Pour la première fois, on bouchonne presque parmi tous ces visiteurs. Si le décor est agréable et fleuri, la foule présente gâche un peu l’ambiance.

On remonte enfin le long des levadas ombragées avant de grimper quelques marches. Au sommet, un petit cirque rocheux ensoleillé et verdoyant apparait. Une longue cascade centrale a fait son chemin au cœur de la végétation tandis que des dizaines de petits filets d’eau ruissèlent entre les fougères. Une douce fraicheur se dégage et offre une pause pique-nique agréable. Fatalement, le retour n’est que dénivelé positif et la chaleur se fait à nouveau sentir. On arrive au poste forestier bien dorés et soulagés de retrouver bientôt notre petit coin de paradis.

Au pied d’une falaise et accessible uniquement par bateau ou par téléphérique, Faja dos Padres a tout pour satisfaire nos envies de bout du monde. Un énorme effondrement de falaise a donné vie à cette terre promise qui nous accueillait pour deux nuits. Au XVe siècle, les premiers habitants, des prêtres, se sont installés en y développant l’agriculture. Favorisée par un microclimat, la petit colonie s’est développée grâce à une culture de fruits tropicaux et à des vergers exotiques sans égal. Aujourd’hui, une dizaine de maisons accueillent les touristes dans cet écrin de nature.

Avantage du hors saison, nous sommes seuls à notre arrivée pour découvrir les lieux. Le téléphérique arrive directement dans le verger qui respire les vacances. Autour de nous, de longues allées courent entre les bananiers et les arbres à papayes. Des passiflores grimpent partout pendant que les fruits murissent tranquillement. Entre les oiseaux de paradis et les plantes grasses, des dizaines de lézards s’affolent à chacun de nos pas. Tout est calme et seuls les sursauts des lézards et le roulement de la mer sur les galets perturbent le silence. Notre petite maison blanche donne, elle, directement sur l’océan limpide. Quant au restaurant lui aussi installé au bord de l’eau, il achève de nous convaincre. Tout y est local (faja dos padres est quasiment autonome), délicieux et joliment présenté.  On a bien réfléchi et le verdict est sans appel : impossible de ne pas tomber amoureux de cet endroit.

Le coup de cœur de Ptit Jo

A l’instant même où nous avons réservé deux nuits à Faja Dos Padres, on sentait que la déception serait impossible. Cet oasis de calme et de nature a tout pour plaire: bord de mer, tranquillité, fruits exotiques, produits locaux et permaculture. On adore, sans réserve.

Coté pratique

Le logement

Faja dos Padres, Téléphérique Rua Padres António Dinis Henriques nº 1 9300-261 Quinta Grande
Pour réserver, c’est par ici: https://fajadospadres.com/faja/index.php/en/

Les activités

Randonnée de Achada do teixeira au Pico Ruivo, aller-retour 5.6km, 300m de dénivelé positif

Randonnée Vinte e Cinco Fontes, aller retour 11km, 400m de dénivelé positif
Il faudra laisser la voiture au point de vue de Rabaçal puis marcher 2km jusqu’au poste forestier, point de départ de la randonnée (2km de grimpette au retour et au soleil…). Une navette est disponible pour réaliser ce trajet au tarif de 3€ par personne. Pour faire la rando en solo, il est conseillé d’arriver sur site avant 9h30

Les repas

Le restaurant de Faja dos Padres est directement installé en bord de plage. La carte est réduite mais tout est délicieux et essentiellement composé de produits cultivés directevement sur place. mention spécial pour le cheesecake aux fruits extotiques !

Sur les hauteurs

28 Mai 2019

Au sommet de l’ile, l’un des plus beaux spectacles nous attend dans la nuit noire. Il nous faudra près d’une heure depuis Funchal pour traverser la forêt laurifère et gagner les hauteurs. Perchés à quelques 1800m, on laisse la voiture près de l’observatoire avant de poursuivre à pied. Frontales fixées sur les capuches, balayés par un vent glacial, on s’installe sur un rocher au-dessus des nuages. Loin à l’horizon, le ciel noir devient bleu et un timide rayon pointe le bout de son nez. Les couleurs changent, une bande orangée fend l’horizon et éclaire la mer de nuages qui s’étend devant nos pieds. Ce doit être ça, être sur le toit du monde.

On se déplace sur le chemin pour gagner le mirador voisin tout en surveillant le ciel. Les herbes rases et les fleurs des montagnes se révèlent au fil des pas qui nous mènent toujours plus haut à grand coup de montées et d’escaliers. Depuis la plateforme, nous sommes au cœur des sommets maintenant baignés d’une douce lumière orangée. Le ciel bleu foncé devient encore plus clair, les nuages moins sombres, et les cimes plus belles. Le soleil est maintenant bien rond au-dessus de l’horizon et déjà tout s’anime. Les premiers randonneurs arrivent pour s’élancer à l’assaut des montagnes. Pourtant, on reste encore un moment à observer ce décor avec une pensée émue en souvenir de notre premier lever de soleil à Monument Valley. Les habitués le savent, un voyage avec moi rime rarement avec grasse matinée et repos. Il parait que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt… le monde je ne sais pas mais le Pico de Ariero, oui, sans aucun doute.

Après un petit déjeuner dans les hauteurs, on file au Pico Ruivo voisin pour une balade dans les nuages. Le soleil est désormais haut dans le ciel et un doux bleu illumine le décor. La balade grimpe tranquillement entre les bosquets de fleurs et les vues panoramiques sur la vallée. Bientôt, on gagne les sommets et la mer de nuages réapparait dans un blanc intense. Impossible de deviner la mer ou les iles voisines, l’épais manteau de nuages a tout recouvert sur son passage. Sur les abords du chemin, des milliers de genêts fleuris d’un jaune éclatant égaient le paysage dévasté par un ancien incendie. Si la verdure a depuis repris ses droits, la vision de ces arbres calcinés, tout tordus et argentés, glace un peu. On réalise que Madère peut être rude. Tout au long du parcours, souvent pavé, de petits refuges sont accessibles pour s’abriter du brouillard qui couvre souvent les hauteurs de l’ile. Par chance, nous n’en aurons pas l’utilité ! Un dernier refuge de montagne offre une pause ensoleillée avant une dernière montée plus raide. Comme toujours, le sommet abrite la plus jolie récompense : un panorama à 360° au-dessus des nuages !

Le coup de cœur de Ptit Jo


Le point de vue sur les premiers rayons du soleil depuis le Mirador do Ninho da Manta. Il faut marcher un peu depuis l’observatoire et braver le vent mais le spectacle vaut le détour !

Coté pratique

Le logement

Faja dos Padres, Téléphérique Rua Padres António Dinis Henriques nº 1 9300-261 Quinta Grande
Pour réserver, c’est par ici: https://fajadospadres.com/faja/index.php/en/

Les activités

Randonnée de Achada do teixeira au Pico Ruivo, aller-retour 5.6km, 300m de dénivelé positif
Il est également possible de rallier le Pico Ruivo directement depuis le Pico de Ariero. la randonnée est réputée difficile mais offre de jolis panoramas.

Randonnée Vinte e Cinco Fontes, aller retour 11km, 400m de dénivelé positif
Il faudra laisser la voiture au point de vue de Rabaçal puis marcher 2km jusqu’au poste forestier, point de départ de la randonnée (2km de grimpette au retour et au soleil…). Une navette est disponible pour réaliser ce trajet au tarif de 3€ par personne. Pour faire la rando en solo, il est conseillé d’arriver sur site avant 9h30

Les repas

Le restaurant de Faja dos Padres est directement installé en bord de plage. La carte est réduite mais tout est délicieux et essentiellement composé de produits cultivés directevement sur place. mention spécial pour le cheesecake aux fruits extotiques !

São Lourenço

27 mai 2019

Ce matin nous changeons radicalement d’ambiance avec la jolie randonnée à la pointe de São Lourenço à l’extrémité orientale de l’île portugaise. Loin des levadas et de la végétation luxuriante, on découvre ici de formidables paysages de falaises balayées par le vent. La balade débute par un chemin en descente, balisé par des marches en rondins. Il serpente dans le relief de la pointe entre herbes colorées et petites fleurs délicates, grimpe puis descend en ouvrant peu à peu la perspective sur l’océan d’un bleu profond. Le temps changeant, parfois sombre et nuageux, parfois lumineux, donne des couleurs dramatiques au décor.

La randonnée se poursuit le long d’un chemin caillouteux, juste assez large pour se croiser. On s’approche au plus près des falaises, le visage fouetté par le vent qui couvre presque le bruit de l’eau qui frappe la pierre. On aime cette nature brute et sauvage, ces roches abruptes aux couleurs variées, vestiges d’un temps où les volcans façonnaient le monde. Bras en croix, face au vent, on reste un instant à observer le mouvement des vagues, les oiseaux qui tournoient dans le ciel et les nuages courant au-dessus de nos têtes. Le sentier devient encore plus étroit et ponctué de marches en pierre. Ici, le climat semble presque aride. On longe la roche de plus près, au pied d’imposantes falaises qui s’élèvent toutes droites sur des dizaines de mètres au-dessus de nos têtes. Et soudain, toute la pointe s’offre à notre vue.

Derrière nous, la partie la plus large cache presque le reste de l’ile. Devant nous, la partie la plus étroite et escarpée file dans l’océan. On aperçoit déjà la casa Sardinha, ancienne maison des propriétaires de ce bout de nature sauvage et désormais vigie pour la protection de cet environnement unique. Ici, le vent s’arrête un instant de souffler et le soleil revient.

On poursuit notre route, jusque-là assez tranquille, jusqu’au sommet du Pico do Furado… Nos cuisses se rappellent instantanément la volée de marches gravie la veille et militent fermement pour un demi-tour immédiat. Armés de cookies et de beaucoup d’eau (ou d’eau et de beaucoup de cookies…), on poursuit l’ascension jusque au sommet. Un panorama superbe nous attend, seuls au bout du monde.

Attirés par la promesse de tortues marines et de rares phoques moines, nous filons passer l’après-midi à Caniçal pour une sortie snorkeling. La ville est étonnamment déserte à cette époque mais on devine sans peine la foule qui doit circuler les grands jours tant les structures d’accueil sont imposantes. Dans l’unique café ouvert, on sirote un chocolat chaud et une énième pasteis de nata tout en regardant le port sans vie. Il est désormais temps de se glisser dans les combinaisons de plongée d’un glamour incroyable et de monter sur la bateau. L’agence Azul Diving Center est tenue par des français ce qui facilite grandement les échanges. Notre accompagnatrice est biologiste et nous parle tout au long du trajet des espèces à rencontrer le temps d’une sortie. La météo n’étant pas au beau fixe, on compte tout de même sur la chance lorsque l’on approche de l’arche de pierre, repérée lors de la randonnée, qui surplombe notre site de plongée.


Autant le dire tout de suite, ni les tortues ni les phoques n’auront montré le bout de leur nez. En flottant au-dessus du sol rocailleux, on tombera tout de même sur de petits bancs de poissons, de mini méduses et des poissons multicolores. L’océan reste cependant un peu agité et les vagues nous projettent sur les rochers dès que l’on s’approche de trop près. Une palme décrochée et une rencontre rapprochée avec une colonie de crabes voisine rappellent assez vite à l’ordre : l’océan ne se laisse pas toujours approcher facilement. On remonte sur le bateau fatigués sans pour autant regretter la balade qui mériterait surement un climat plus favorable !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le passage le plus étroit et escarpé de la pointe est impressionnant et offre sans aucun doute le plus beau point de vue de toute la randonnée !

Coté pratique

Le logement

Pensao Astoria, Rua João Gago,10, 4Th Floor, Se, 9000-071 Funchal, Portugal
Cette pension n’est sans doute pas le meilleur hébergement de Funchal mais sans doute le mieux placé ! Le service est minimaliste et les places de parking difficiles à trouver mais quel bonheur de circuler dans le centre si facilement.

Les activités

Randonnée São Lourenço 7.2km aller retour et 417m de dénivelé positif
En dehors de l’ascension du pic, la randonnée n’est pas très difficile. En saison, elle est donc nettement plus fréquentée que lors de notre visite. Sur le chemin du retour nous avons croisé beaucoup plus de monde. Aussi, il ne faut pas hésiter à partir tôt même par temps nuageux. La balade ne perdra rien de son charme.

Azul Diving Center Madeira, Quinta do Lorde Marina, 9200-044 Caniçal Madeira
Personnel très sympa et sortie agréable malgré la météo

Les repas

Tout au long du séjour, nous avons testé plusieurs restaurants à Funchal.

Venda da Donna Maria, Bairro Santa Maria 51, Funchal, 9060-290
Pour tester les plats les plus emblématiques dans une ruelle étroite. Sans doute celui qui nous aura le moins charmé.

O Calhau, R. de João Gago 2, 9000-071 Funchal,
Situé dans une rue piétonne juste au pied de la pension. L’accueil y est charmant, la terrasse agréable, les prix accessibles et on s’est régalé ! Mention spéciale pour leur vitrine de desserts 🙂

Riso Risottoria del Mundo, Rua Santa Maria 274, Funchal, Madère 9060-291
Le restaurant le plus chic de notre séjour. Cadre parfait en bord de mer sur une terrasse abritée par de grandes voiles inspirées de celles des bateaux. On y mange des entrées, plats et desserts autour du riz sous toutes ses formes et ses couleurs. Tout est excellent. Une jolie mais couteuse découverte.

Caldeirao Verde

26 mai 2019

Nous partons aujourd’hui pour l’une des plus célèbres randonnées de Madère : Caldeirao Verde. Comme toujours sur l’île, la route depuis Funchal est à la fois jolie et acrobatique. ça monte et ça tourne tout du long du paysage qui arbore mille nuances de vert. Le point de départ se trouve au parc naturel de Queimadas et est constitué d’un charmant parc où se trouve de jolies bâtisses blanches et rouges au toit de chaume. On débute par un chemin de terre plutôt large qui circule entre petits arbres et cèdres majestueux avant de rejoindre les fameuses levadas.

Le sentier de plus en plus étroit est bordé de larges murs couverts de végétation d’un côté et d’un mince garde-corps de l’autre. Le temps devient soudain brumeux et les nuages flottent doucement au-dessus du vide, révélant de temps à autre les montagnes voisines. On se croirait au cœur de la jungle dans ce décor humide où les plantes sont reines. Fougères, mousses, fleurs et grand arbres se côtoient, se mélangent et envahissent tout. Tous les tons de vert semblent s’être donnés rendez-vous ici, au cœur de l’ile. L’eau est aussi présente partout. Le doux murmure de levadas accompagne nos pas tandis que quelques cascades ponctuent le parcours. Sur les parois, la mousse luit sous les gouttelettes qui glissent lentement le long des fougères. Arrive finalement une première grotte…

On pose nos frontales sur la tête et on s’enfonce dans la pénombre avant de ressortir dans des nuages plus épais encore et, soudain, le sentier quitte cette foret luxuriante pour s’ouvrir sur le vide. On longe une falaise grise le long de l’étroit chemin avant d’arriver au cœur d’un cirque rocheux. Au-dessus de nos têtes, d’incroyables falaises s’élèvent à la verticale. Un arbre immense, pendu à l’unique rocher qui dépasse, s’éclaire sous les rayons du soleil finalement décidé à réapparaître. On s’arrête un moment au bord de l’eau pour un pique-nique avant d’enchainer sur la seconde partie de la balade.

Le soleil désormais haut dans le ciel donne une toute autre ambiance au décor. Les reliefs enfin visibles ne perdent rien de leur charme. Sur la route, un terrible escalier nous casse les jambes. Ça monte raide le long de la falaise et la chaleur commence à se faire sentir. Puis finalement la fraicheur revient quand on croise de nouveaux tunnels, plus bas de plafonds encore et de petits cascades qui s’abattent sur le sentier.  On atterrit finalement dans une étroite gorge au parfum d’aventure où le vacarme de l’eau résonne. On la traverse sur une passerelle un peu branlante entre deux couloirs creusés dans la roche pour rejoindre la fin du circuit. Caldeirão do Inferno apparait finalement. Des centaines de filets d’eau courent sur un cirque rocheux couvert de petites plantes et s’écrasent en pluie fine sur un tapis de roches. L’occasion d’une dernière pause avant un retour à Madère, complètement sous le charme de ce petit bout de nature.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le passage des gorges en chemin vers Caldeirão do Inferno, entre tunnel sombre et bas de plafond, cascades et verdure. Le détour rallonge de près de deux heures la randonnée mais n’est à manque sous aucun prétexte !

Coté pratique

Le logement

Discovery Apartement, Estrada das Covas 55, 9230-089, Santana Portugal
Un appartement perdu dans les hauteurs de Santana qui donne sur un champs occupé par les moutons de la famille. On nous y accueille avec un plateau de petit gâteau et un Madère produit par la famille. Les propriétaires sont très gentils et les logements bien entretenus.

Les activités

Randonnée de Queimadas à Caldeirao Verde: 11.8km aller retour et 93m de dénivelé positif
Randonnée de Queimadas à Caldeirao do Inferno: 16.5 km aller retour et 1061m de dénivelé positif
randonnées n° 28 et 29 du Rotherbook

Les repas

Marcel’s Bistro, rua Manuel Marques Trindade, 18, Santana, Madère
Nous avons beaucoup aimé ce bistro au décor un peu fouillis mais à l’accueil chaleureux. Au programme, traditionnel pain à l’ail, assiettes copieuses et réconfortantes après une longue journée de marche et digestif offert par la maison.