Soleil de Californie

De San Francisco à LA, du désert de Joshua à la Vallée de la Mort,
des collines d’Alabama au Yosemite verdoyant.

San francisco

Il fait à peine 12 degrés quand nous débarquons en ville en début de soirée, encore habitués à la douce chaleur des parcs. On part se réconforter sur le Pier 39 avec un clam chowder brulant et de nouveaux sweatshirts bien chauds. Avec son petit côté parc d’attraction et son aspect très touristique, le Fisherman’s wharf est de tous les guides de voyages. On se laisse pourtant prendre au jeu en déambulant entre ses boutiques, ses nombreux restaurants et ses pontons plein d’otaries.

Muir woods et sausalito

Ici, les « péniches » ont chacune leur âme et leur personnalité: petites, grandes, sobres, colorées et plus ou moins bien entretenues. Les entrées fleuries abritent des nichoirs, des vélos ou de véritables jardins; des propriétaires customisent une porte au soleil, d’autres bronzent en terrasse pendant que leurs voisins se déplacent en paddle. Ce quartier qui respire le bien être a été un vrai coup de cœur dont on repartirait presque à regret.

Baleines de Monterey

Quelques minutes plus tard nous sortons du brouillard pour apercevoir un jet d’eau, puis un second. Deux baleines s’agitent au loin, puis d’autres plus près de nous. Joie immense et enthousiasme indescriptible. On court d’un bout à l’autre du bateau au cours de l’heure et demi qui suit pendant laquelle nous en croiserons plus d’une dizaine. Certaines sont si proches qu’on entend l’eau passer par les évents. On oublie le froid, le vent, la houle pour simplement profiter de cet instant un peu magique. On rêve.

Highway 1

Dernière étape du jour et non des moindres, la plage de Piedras Blancas de San Simeon. Impatience dans la voiture avant de découvrir pour la première fois des éléphants de mer ! Ces grosses bêtes vivent le plus souvent en pleine mer mais elles ont fini par élire domicile de façon quasi permanente sur une petite portion de la côte centrale… On ne pouvait pas les rater. Avachis sur la plage, les éléphants semblent pour la plupart n’être constitués que d’un amas de tissus visqueux tant ils semblent s’écrouler dans le sable. Les voir ramper sur le rivage puis s’effondrer 10 mètres plus loin en soupirant force à sourire.

Venice et santa monica

Sur le boardwalk, on trouve un peu de tout et de n’importe quoi. Les quatre kilomètres de promenade sont bordés de palmiers, de fresques de street art et de boutiques qui débordent de T shirts, lunettes, planches de surfs miniatures et objets déco variés. Tous les univers se mélangent: vendeurs ambulants, « docteurs » spécialistes en marijuana, artistes, surfeurs ou skateurs. Dès le début de la balade, les athlètes de Muscle Beach font de la gonflette en plein air. Au milieu de tout ce petit monde, quelques artistes font le show entre deux stands de bric-à-brac. Venice est un joyeux bordel et un véritable coup de cœur.

Universal studios

Il suffit d’un coup d’œil et d’un bref instant pour revenir 10 ou 15 ans en arrière à une époque où je dévorais ces livres avec passion. Aucun doute, la magie d’Harry Potter opère. Le Pouldard Express encore fumant nous accueille d’ailleurs dans ce petit bout d’univers sorcier. On traverse d’une boutique à l’autre et il suffirait d’être un peu déraisonnable pour repartir avec uniforme, cape, baguette et balai. Tout est là, des oreilles à rallonge de Zonko’s aux livres de sorts en passant par les dragées surprises et les chocogrenouilles.

De LA à Palm Springs

Quartier minuscule, à peine plus étendu que la Olvera Street, El Pueblo est sans doute la jolie surprise de cette journée. Cet ancien village abrite la plus vieille maison de la ville et sa grande cour intérieure où poussent cactus et grenades. Les ruelles piétonnes chaleureuses aux centaines de couleurs sont pleines de stands de babioles, de masques bariolés, de vêtements brodés et de musique. El Pueblo est tout petit, touristique et sans doute pas très authentique mais il fait bon se balader entre ces allées colorées et fleuries entre deux propositions de cuisine mexicaine.

Joshua Tree NP

Les couleurs et la végétation surprennent et on est loin de l’image morne et sans vie que l’on se faisait d’un désert. On sautille de roches en roches, on guette désespérément les bighorns, on surveille les petits écureuils et les oiseaux qui se cachent dans les buissons et surtout, on ouvre grand les yeux devant ces paysages si différents de ceux que l’on connait. La balade terminée, on se dirige vers Keys view, perché à quelques 1600m pour un point de vue sur la vallée, le désert et les montagnes…

De VEGAS a death Valley

Cette immense étendue de sel éblouit même à cette heure. Le thermomètre augmente encore et on retrouve cette étrange impression de passer au sèche-cheveux en sortant de la voiture. Nous sommes presque seuls, les touristes semblent avoir déserté la zone avant la nuit. L’air est sec, le sel craque sous nos pieds et on dépasse les 100°F dans un silence assourdissant.  On se sent un peu abandonnés du reste du monde en évoluant dans cette ambiance irréelle. Derrière nous, une pancarte fixée sur la montagne marque le niveau de la mer et accentue notre impression d’être tout petit.

Fantomes de californie

Perchée au dessus des maisons, l’usine minière est restée figée et presque intacte. A ces pieds, les petites bâtisses en bois dégagent une curieuse impression. On regarde pas les fenêtres pour entrevoir une vie passée dont quelques objets abandonnés conservent le souvenir. C’est là le charme étrange de cette visite. On déambule le nez collé aux vitres et, derrière les lès de papier peint délavé et les vieux matelas à ressorts, c’est un bout d’histoire qui se dessine.

vers la sierra nevada

Près de Lone Pine, les Alabama hills paraissent abandonnées du reste du monde. Terre de western aux airs de Joshua Tree, ce paysage rocailleux tout en rondeur nous accueille pour une courte balade où nous ne sommes, une fois encore, pas dérangés par la foule. Quelques arches se dissimulent ici ou là au détour d’un virage ou au hasard d’un regard…

Surprises au Yosemite

Pas perturbé le moins du monde par les dizaines de visiteurs absorbés par la chute d’eau, il vadrouille un long moment en grimpant sur la roche et en marchant sur le bois mort. Autour de moi, personne ne semble l’avoir encore remarqué. Et puis finalement, par un heureux hasard, son regard se pose sur nous. Magie de l’instant. Magie d’une rencontre. Un dernier regard et le jeune ours fait demi tour nonchalamment avant de s’enfoncer dans la forêt.