Le parc National de Chobe

22 septembre 2021

Notre dernière vraie journée de safari est amputée d’un bon morceau lorsque, Covid oblige, on doit faire un détour par Kasane pour réaliser un nouveau test PCR. Il est déjà tard quand on atteint finalement le parc national de Chobe, le plus visité du Botswana. Sam nous installe pour déjeuner sur les hauteurs du parc, sans serpent cette fois. On est à nouveau surpris par le changement de décor, encore plus impressionnant vu d’en haut. Une large plaine s’étend en contre bas, à l’herbe d’un vert intense, parcourue par de larges canaux d’eau.

Nos sandwichs avalés, on rejoint la plaine pour y découvrir une faune grouillante comme on n’en avait encore jamais vu. Partout où l’on pose le regard, des silhouettes d’éléphants se dessinent sur la verdure ou se détachent d’un ciel brumeux. On y croise également des troupeaux d’antilopes, savourant un buffet vert qui s’étend à perte de vue. On tombe même sur quelques éléphants qui nagent dans un bras de la rivière, laissant juste apparaitre le haut de leur dos et leur trompe, brandie comme un tuba !

La route de sable longe l’eau pendant des kilomètres. Un doux soleil réchauffe l’atmosphère sans même brûler la peau et chaque recoin réserve une surprise. L’ambiance est parfaite. La densité d’éléphants est simplement incroyable. Ils sont partout, sur le rivage d’en face, dans les forêts bordant la route ou encore en plein milieu du chemin. Les zones marécageuses semblent les attirer plus que toutes les autres. On les observe mi amusés, mi dégoutés se vautrer dans des mares de boues, l’attraper avec la trompe et la propulser avec amusement sur leur dos… ou sur notre voiture !

On approche des familles entières de près. De très près. On y voit d’ailleurs des dizaines de petits, de tous les âges. Sam en profite pour nous raconter de nouvelles anecdotes et distiller quantités de connaissances sur les pachydermes. On apprend à cette occasion que les éléphants sont droitiers ou gauchers : leur tendance se note à l’usure de leurs défenses, toujours plus marquée d’un côté. Notre guide en profite aussi pour tordre le cou à certains mythes comme les cimetières d’éléphants. La réalité est beaucoup moins jolie : ces gros mammifères ne se sont jamais rendus dans des lieux particuliers pour mourir. Le chercheur ayant émis cette théorie est simplement tombé sur une « planque » de chasseurs d’ivoire ayant laissé sur place toutes les carcasses des animaux braconnés. On aurait vraiment préféré croire à la première version.

En plus des éléphants, de larges groupes d’impalas côtoient babouins, zèbres, girafes et phacochères, arrivant sans cesse de la forêt pour profiter des zones fraiches et humides dans la plaine. Des hippopotames barbotent au loin. On ne les voit pas vraiment mais on reconnait désormais très bien leurs ronchonnements caractéristiques. Le parc grouille de vie et d’espèces comme nulle part ailleurs en Afrique Australe. On en prend plein les yeux et les oreilles.

Les couleurs changent à mesure que le soleil décline, donnant des reflets dorés au paysage. Seuls les plus gros animaux semblent s’attarder désormais. Les nuées d’impalas, elles, ont comme disparu. Les petits singes ont regagné les arbres. Un couple de girafes déambule sous le soleil, le mâle comptant sans doute sur cette ambiance douce pour charmer la femelle (un peu récalcitrante il faut l’avouer).

Bientôt, seuls les éléphants restent là, en groupe plus restreints. Ils marchent, encore et toujours, s’enfonçant dans la plaine.

C’est l’heure de notre dernière nuit sous la tente, montée bien en arrière de la rivière dans les mopanes qui commencent à perdre franchement leur feuillage. Sur les feuilles séchées, nos pas résonnent dans le noir. On profite une dernière fois du feu de camp, du pain chaud de Timothy, de la gentillesse de Sca et des histoires de Sam.

Au petit matin, on opte pour une dernière balade sur la plage avant de retrouver Kasane et de passer la frontière. Les groupes d’antilopes sont revenus, plus imposants que jamais. Elles sont des centaines à parcourir la plaine. Certains mâles se battent à coup de tête et de cornes. Les pique-bœufs planent d’un individu à l’autre, ravis de profiter d’un tel festin.

A proximité, une immense famille de babouins traine sous les arbres. Ils sont près d’une cinquantaine, fouillant le crottin d’éléphants à la recherche de fruits et de noix, arrachant des touffes d’herbes ou courant entre les pattes des antilopes. S’ils ne nous ressemblent pas autant que les grands singes, ils ont tout de même un nombre impressionnant de mimiques, de comportements et d’habitude qui nous interpellent. Les mères qui serrent les jeunes contre leur cœur, les échanges de regards, les bêtises des petits et les réprimandes. On craque surtout pour leur bouille d’elfe avec ces grandes oreilles roses disproportionnées.

Pour terminer sur une bonne note, nos derniers kilomètres sont peuplés de lionnes, de buffles et de croco, comme un clin d’œil à notre arrivée dans le pays. La boucle est bouclée, il ne nous reste, presque, qu’à rentrer

les animaux vus par Ptit Jo

Les impalas (Aepyceros melampus) utilisent leurs lignes noires présentes au bout des oreilles, sur le dos de la queue, le haut des cuisses et sur le front pour se reconnaître.

Le chacal à chabraque (Lupulella mesomelas) éduque ses petits pendant toute une année, faisant de sa descendance des pro de la chasse.

L’éléphant de savane (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre, avec en moyenne 4 mètres à l’épaule et environ 6 tonnes pour le mâle.

Le guêpier carmin (Merops nubicoides) est armé d’un bec pointu qui lui permet d’attraper les insectes en vol sans difficulté

Le crocodile du Nil (Crocodylus niloticus) est l’un des plus gros du monde et peut atteindre 750kg. Il chasse en restant immobile et surgit d’un coup hors de l’eau.

Le phacochère (Phacochoerus africanus) a de longues canines en forme de défenses qui lui servent à déterrer des racines et à se défendre contre ses prédateurs.

Le grand koudou (Tragelaphus strepsiceros) mâle arbore d’imposantes cornes en spirale d’1.2 à 1.8 mètres. Il peut franchir des obstacles de 2 à 3 mètres de haut d’un bond !

La girafe (Giraffa camelopardalis angolensis) est la plus grande espèce du règne animal avec une hauteur de près de 6 mètres pour les grands mâles.

L’éléphant de savane (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre, avec en moyenne 4 mètres à l’épaule et environ 6 tonnes pour le mâle.

Le lion d’Afrique (Panthera leo leo) est une force de la nature engloutissant 7kg de viande par jour. Son rugissement peut être entendu à 8km à la ronde !

L’hippotrague noir (Hippotragus niger) ne porte pas spécialement bien son nom… les femelles sont marrons !

Le babouins Chacma (Papio ursinus) vivent en groupe pouvant atteindre 50 individus. leurs petits ont de grandes oreilles toutes roses.

Le singe vervet (Chlorocebus sabaeus) est un petit primate malicieux et omnivore omnivore dont le régime peut aller des fleurs et fruits aux insectes, œufs ou encore rongeurs.

La mangue rayée (Mungos mungo) est une petite bête spécialiste de la chasse au serpent. Elle les attrape d’un geste vif juste derrière la tête.

Le buffle d’Afrique (Syncerus caffer) et ses quelques 700kg vit en larges troupeaux dans des zones boisées. ses cornes peuvent atteindre 1,5 mètre d’envergure. Celles des mâles recouvrent le haut de sa tête, contrairement aux femelles.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Le safari a été mené par Lungu Safari. Nous avons eu la chance d’être conduit par Sam, un guide formidable, plein d’anecdotes en tout genre. Timothy et Scamongo ont pris en charge toute la logistique et nous n’avions plus qu’à nous laisser guider. Un confort incroyable, surtout dans la brousse !

Le logement

Une tente plantée dans la savane.

Les repas

Cuisine au feu de bois par le chef cuistot de Lungu Safari : Tim. Mention spéciale pour son pain fait maison et ses pique-niques gargantuesques.

Savuti

21 septembre 2021

Quand on quitte la réserve de Moremi ce matin-là, une énorme surprise, particulièrement mauvaise, nous attend. Les flammes ont ravagé tous les abords de la route principale sur des dizaines de kilomètres. Il ne reste rien de cette grande forêt de mopanes dont raffolent les éléphants. La terre, devenue noire, laisse échapper des nuages de fumée. Quelques flammes encore actives se devinent même derrière les troncs d’arbres. Plus encore que cette vision sinistre, je crois qu’on est surtout marqués par le silence. Pas d’impalas dans les broussailles, pas d’oiseaux. Rien.

Tout est perdu.

On est encore plus touchés lorsque l’on découvre l’origine de cette catastrophe. Sam nous apprend que les braconniers, non contents de tuer et dépecer des éléphants par dizaines, couvrent leurs traces en déclenchant ce type d’incendies. On est écœurés. Au fil des kilomètres à travers ce paysage dévasté, l’écœurement se mue en révolte puis en peine, immense, lorsque l’on croise une famille de mangoustes fuyant sa maison, sautillant comme elle peut entre les zones de terres brûlantes.

Une fois encore, on est bouleversés par cette réalité qui nous rattrape entre deux instants d’émerveillement. La route me paraît infiniment longue dans ce décor et chaque regard sur cette catastrophe me brise davantage le cœur. Après un moment qui m’aura paru des heures, on en voit enfin le bout. Des arbres, vivant, apparaissent dans un virage.

Comme un miracle, un signe, un symbole, un éléphant surgit des bois à la lisière des incendies. Il est seul mais il a survécu. Avec lui, l’espoir renaît, doucement.

Notre journée vers Savuti n’aura vraiment pas commencé sous les meilleurs auspices. On n’arrive donc pas très enthousiastes dans cette nouvelle réserve, réputée dans le monde entier pour ses lions. Pour leur nombre d’abord, mais aussi pour leur technique de chasse. Ici, des familles deux fois plus grandes que d’ordinaires se constituent, rendant la chasse bien différente. Les félins ne s’en prennent pas qu’aux individus malades ou isolés : à Savuti, leur nombre les rend assez forts pour s’en prendre aux girafes et aux éléphants.

C’est justement dans les mopanes qu’on croise nos premiers individus. Pas décidés à bouger, ils posent pourtant sur nous un regard perçant, étudiant le moindre mouvement. On les observe de près là encore, dans un silence étrange, bien loin des grondements de notre dernière rencontre.

Le reste de la famille se trouve un peu plus loin, en pleine sieste sous un arbre isolé. Beaucoup moins curieux et attentifs, on les trouve ici affalés les uns sur les autres, pattes en l’air ou accrochés sur l’écorce.

Notre route se poursuit, avec plus d’enthousiasme. Ragaillardis par les lions, nous nous sommes mis en tête de trouver un léopard. Les probabilités ne jouent pas en notre faveur, mais on y croit. Patiemment, au fil de la route, on scrute chaque sommet d’arbre, chaque mouvement, chaque bosquet. Sam décrète l’heure d’une pause et nous gare à l’ombre d’un grand arbre aux feuilles encore bien vertes. Par acquis de conscience, je lève la tête dans les branchages. Sait-on jamais… Il n’y avait pas de léopard. Il y avait un serpent.

Juste au-dessus du toit, installé sur une large branche, les yeux fixés sur nous. Un python d’Afrique. Les connaisseurs me diront que c’était un petit, je l’ai personnellement jugé bien assez gros. Sam aussi puisque, dès mon signalement, il remonte au pas de course en voiture pour nous installer un peu plus loin sur fond d’un encourageant « Oh guys… my god ! two or three meters ! ».

Notre arrêt suivant, pour le déjeuner cette fois, n’a pas été beaucoup plus reposant. On s’installe près d’un plan d’eau où, au loin, barbote un éléphant. Une fois n’est pas coutume, Sam nous autorise à descendre de voiture. Je m’installe à quelques mètres à peine, observant l’éléphant s’arroser d’une eau grise peu engageante. Il est loin, vraiment loin… de moins en moins loin. Après un coup d’œil interrogatif à notre guide, pas perturbé le moins du monde par les mouvements du pachyderme, je reste en place.

Le grand mâle s’approche de plus en plus, Sam me demande cette fois de ne pas bouger. Trop facile.

L’éléphant s’avance tellement qu’il s’arrête à quelques pas du capot. Il me regarde, longuement. Ses oreilles ne s’agitent pas, sa trompe non plus. Il semble calme mais il est quand même drôlement près. La scène dure un moment, le temps de se sentir minuscule, puis le grand mâle se détourne, dépasse la voiture et disparaît.

On s’enfonce désormais dans la brousse sous un soleil qui commence à chauffer sérieusement. Le paysage de Savuti est bien moins humide que celui de Moremi, moins vivant aussi. Les groupes de lions sévissent visiblement dans le secteur car on croise pour la première fois des carcasses d’animaux à proximité des points d’eau. Les hyènes ne semblent pas avoir eu le temps de faire le ménage. D’énormes baobabs ponctuent le paysage, le tronc parfois lacéré par les défenses d’éléphants.

Nous ne sommes visiblement pas les seuls à ressentir la chaleur. Pour la première fois, on croise de gros mammifères en pleine sieste ! Des girafes se sont installées au sol, repliant leurs pattes et enroulant leur long cou autour du corps. Les petits éléphants se sont carrément affalés au sol, entourés de leur famille vigilante.

On rentre au camp sans avoir croisé de léopard. Après une couche rapide, on s’installe auprès du feu pour écouter encore les milliers d’anecdotes de Sam. La nuit tombe doucement sur la brousse, on frissonne un peu, la fatigue tombe. Presque habitués au millier de bruits du bush, on ferme désormais les yeux en un claquement de doigts, se félicitant vraiment d’avoir choisi une telle expérience.

les animaux vus par Ptit Jo

Le lion d’Afrique (Panthera leo leo) est une force de la nature engloutissant 7kg de viande par jour. Son rugissement peut être entendu à 8km à la ronde !

Le python d’Afrique (Python natalensis) est un serpent constricteur ovipare qui peut peser jusqu’à 50kg.

L’éléphant de savane (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre, avec en moyenne 4 mètres à l’épaule et environ 6 tonnes pour le mâle.

La girafe (Giraffa camelopardalis angolensis) est la plus grande espèce du règne animal avec une hauteur de près de 6 mètres pour les grands mâles.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Le safari a été mené par Lungu Safari. Nous avons eu la chance d’être conduit par Sam, un guide formidable, plein d’anecdotes en tout genre. Timothy et Scamongo ont pris en charge toute la logistique et nous n’avions plus qu’à nous laisser guider. Un confort incroyable, surtout dans la brousse !

Le logement

Une tente plantée dans la savane.

Les repas

Cuisine au feu de bois par le chef cuistot de Lungu Safari : Tim. Mention spéciale pour son pain fait maison et ses pique-niques gargantuesques.

Le grand départ

18 septembre 2021

Après deux semaines sur les routes de Namibie, il est temps pour nous de traverser la frontière et de découvrir le Botswana. Une longue route nous attend de Ngepi jusqu’à Maun où nous devons rendre la voiture avant 16h. Comme cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu de petites galères du type rester ensablés dans le désert ou enfermés dans un parc national, notre voiture a décidé qu’elle ne démarrerait pas ce matin-là, histoire de garder le rythme.

Le petit déjeuner avalé, il a donc fallu trouver une bonne âme pour nous aider, sortir les pinces croco et démarrer. L’inquiétude s’installe doucement. Nous traversons le poste frontière dans moins d’une heure et la perspective de ne pas pouvoir repartir pour cause de panne de batterie nous affole un peu. Après deux tests antigéniques au poste frontière, un peu de paperasse et un coup de tampon sur nos passeports… on réalise que l’un de nos permis internationaux est périmé ! C’est donc à moi de prendre le volant de notre énorme bolide que je n’avais pas encore touché, pour conduire à gauche et d’une traite, de peur que la voiture ne redémarre jamais. Pour cette fois, elle repart.

Avant de quitter la frontière, une petite dame nous fait signe et nous alerte : « Attention aux nids de poule ! ». On lui fait signe en retour, plus inquiets de l’heure qui tourne que de l’état de la route.

Grosse erreur.

Si les premiers kilomètres goudronnés semblent bien meilleurs que les pistes namibiennes, on réalise vite que cela ne va pas durer. Les nids de poule se multiplient et s’élargissent. Ils deviennent des nids d’autruche, voire carrément de T-Rex ! De véritables cratères se forment au centre de la route, s’étendant quasiment d’un bout à l’autre. Les voitures finissent par passer sur les bas-côtés tant la route est abimée. L’heure tourne toujours et il faudra slalomer pendant près de 300km pour éviter les obstacles tout en priant pour ne pas avoir à s’arrêter. Il est 15h30 quand on arrive finalement à Maun pour faire le plein avant de rejoindre le logement. Comme prévu, la voiture ne redémarre pas tout de suite et il faudra encore user des pinces croco pour arriver à bon port. Mais nous y voilà. On se gare, on décharge et on s’écroule sous la tente.

Ça y est, le Botswana nous ouvre enfin les bras.

19 septembre 2021

Sam, notre guide pour les jours à venir, vient nous chercher de bon matin. Après avoir englouti une assiette de pancakes, on abandonne avec joie notre bolide pour grimper dans le sien : un énorme 4*4 complètement ouvert à l’arrière, spécialement conçu pour transport de petits groupes durant les safaris. Durant les deux premières heures, on roule doucement vers Kwai où nous attend notre première réserve naturelle. La route bitumée se transforme en piste et Sam prend le temps de nous présenter son travail et son pays tout au long du chemin.

A mesure que l’on s’écarte de la route, les paysages deviennent plus verts et, finalement, un cours d’eau apparait. Les paysages changent radicalement et les premiers animaux se montrent. Éléphants et hippopotames semblent apprécier l’endroit, s’offrant de longues séances de baignade. On retrouve avec un sourire le grondement caractéristique des hippos, le bruit de l’air expulsé par leurs narines en sortant de l’eau et leurs petites oreilles qui s’agitent.

Au loin, un éléphant enfoncé dans l’eau jusqu’au ventre grignote sagement des touffes d’herbes. En l’observant avec des jumelles, on assiste à la scène la plus loufoque de notre séjour ! Un crocodile installé tout près s’est subitement mis à courrir pour attraper un oiseau. Emporté par son élan, il a réussi à rater l’oiseau et s’est écroulé dans la mare voisine, disparaissant une fraction de seconde de notre champ de vision avant de resurgir à toute vitesse. Ébahis, on l’a vu se carapater en sens inverse et s’échapper dans une nouvelle mare. Derrière lui, un énorme hippopotame est apparu, probablement dérangé dans sa sieste par la chute du crocodile et visiblement très mécontent. Dans une impressionnante gerbe d’eau, il s’est enfoncé lui aussi dans la seconde mare, sous l’œil complètement indifférent de l’éléphant ! On regrette infiniment de ne pas avoir immortalisé cette scène improbable, rigolant encore aujourd’hui de la démarche catastrophée du pauvre crocodile.

Les premiers singes se montrent également, courant dans les hautes herbes avant de se réfugier dans les arbres ou flânant près de l’eau. C’est là que j’ai pris l’une de mes photos préférée. Elle est loin d’être parfaite mais elle me rappelle cet adorable petit singe était installé là, au bord de l’eau, contemplant les fleurs d’un air doux et rêveur… avant de les engloutir avec satisfaction, du pollen plein les moustaches.

On rencontrera aussi notre premier troupeau de buffle en lisière d’une zone boisée, encore tout agité. Un groupe de lionnes venait tout juste de les attaquer et d’emporter l’un des leurs sous les arbres. Si nous n’avons pas vu la scène, elle a en revanche été racontée par des touristes américains farceurs, expliquant à notre guide qu’ils avaient croisé des kangourous.

Sam trouvera rapidement les lionnes, encerclant ce qui avait dû être un buffle autrefois. Il s’approche près, suffisamment pour nous inquiéter un moment. Notre guide se veut néanmoins rassurant : les lions ne s’attaquent qu’aux animaux faibles, malades ou blessés. Pour eux, la voiture même ouverte à l’arrière, représente surtout un énorme animal, bien trop fatiguant à chasser… d’autant plus lorsqu’ils sont déjà à table. Sam nous inspire une immense confiance… alors on ouvre grand les yeux et les oreilles.

A quelques mètres de nous, les lionnes ne détournent même pas la tête. Elles semblent être prises d’une sorte de frénésie. La gueule pleine de sang, elles grognent, se poussent et dévorent chaque bouchée qu’elles peuvent savourer en l’absence du mâle. Elles font un boucan incroyable : leur grondement résonne si fortement dans la poitrine qu’on a l’impression de la sentir vibrer à chaque nouvelle vague de râle. Instinctivement, les poils se dressent sur les bras. Aucun doute, on se souviendra longtemps de cette rencontre.

les animaux vus par Ptit Jo

L’éléphant de savane (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre, avec en moyenne 4 mètres à l’épaule et environ 6 tonnes pour le mâle.

Les hippopotames (Hippopotamus amphibius) forment des harems autour d’un mâle dominant. Les jeunes mâles immatures sont tolérés tant qu’ils restent soumis et chassés à la moindre incartade.

Le rollier à long brins (Coracias caudatus) se repère de loin dans le bush, particulièrement en vol : ses magnifiques plumes bleues forment alors de véritables tâches de couleur dans le ciel

Le bateleur des savanes (Terathopius ecaudatus) est réputé pour ses incroyables parades nuptiales à base de multiples figures acrobatiques.

Le singe vervet (Chlorocebus sabaeus) est un petit primate malicieux et omnivore omnivore dont le régime peut aller des fleurs et fruits aux insectes, œufs ou encore rongeurs.

Le buffle d’Afrique (Syncerus caffer) et ses quelques 700kg vit en larges troupeaux dans des zones boisées. ses cornes peuvent atteindre 1,5 mètre d’envergure. Celles des mâles recouvrent le haut de sa tête, contrairement aux femelles.

Le lion d’Afrique (Panthera leo leo) est une force de la nature engloutissant 7kg de viande par jour. Son rugissement peut être entendu à 8km à la ronde !

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Le safari a été mené par Lungu Safari. Nous avons eu la chance d’être conduit par Sam, un guide formidable, plein d’anecdotes en tout genre. Timothy et Scamongo ont pris en charge toute la logistique et nous n’avions plus qu’à nous laisser guider. Un confort incroyable, surtout dans la brousse !

Le logement

Une tente plantée dans la savane.

Les repas

Cuisine au feu de bois par le chef cuistot de Lungu Safari : Tim. Mention spéciale pour son pain fait maison et ses pique-niques gargantuesques.

Le parc National d’Etosha

14 septembre

Après un bon petit déjeuner dans la grande salle de bois et de verre du Grootberg, il est temps de plier bagage et de reprendre la route. Nous filons aujourd’hui vers ce qui est sans doute le lieu le plus visité de Namibie : le parc National d’Etosha ! Le parc national d’Etosha est une des plus grandes réserves animalières d’Afrique puisqu’elle contient plus de 115 espèces de mammifères et 350 espèces d’oiseaux. On attendait donc cette étape avec impatience.

Bercés par la musique, agréablement surpris par l’apparition de quelques girafes sur les bords de la route, on ne voit pas le temps passer jusqu’à l’entrée Ouest du parc. Devant le visitor center, on tombe un couple de français rencontré dès le premier soir à Windhoek, qui nous avait accidentellement piqué notre emplacement de camping à Sesriem et que l’on avait recroisé à plusieurs reprises dans nos hébergements. Ils nous expliquent rapidement la procédure d’entrée car il faut passer d’un poste à l’autre et remplir un peu de paperasse avant de découvrir les lieux. La voiture est également fouillée et les sacs plastiques bannis dans l’enceinte de la réserve.

Le safari commence dès le parking où l’on rencontre un énorme lézard bariolé, au corps d’un bleu sombre et à la tête orange ! Les formalités accomplies, armés de notre plan papier et l’appareil photo posé sur les genoux, on file sur les routes de sable, impatients de découvrir toute cette faune sauvage !

On tente notre chance un peu au hasard, choisissant les chemins les plus longs et, surtout, ceux qui passent à proximité du plus grand nombre de points d’eau possible. A cette période, la terre est sèche, la végétation peu dense et les animaux peinent parfois à satisfaire leur besoin en eau. Ils marchent alors de longues distances, d’un point d’eau à un autre. Ces regroupements sont donc une opportunité formidable pour découvrir ce qui est sans doute la plus grande richesse de la Namibie.

Sur les premiers kilomètres, on rencontre de nombreux zèbres, errant à la file indienne dans la poussière. Ils nous observent du coin de l’œil, à peine dérangés, nous offrant parfois ce bruit si caractéristique ou de jolies roulades sur le dos. Ces zèbres sont différents des zèbres des montagnes rencontrés dans le Damaraland. Leurs rayures sont plus larges, se rejoignent sous le ventre mais ont aussi des couleurs plus variées : des rayures grises se dessinent entre les blanches et les noires. Les petits sont adorables, tout frêles avec leur crinière épaisse.

Peu à peu, quelques oryx et springboks se joignent à la fête.  Ils traversent la voie les uns derrière les autres sans un regard, guidés par leur instinct à travers la savane. Dans les herbes hautes quelques koudous se laissent surprendre, suivis de leurs petits qui bondissent dans les buissons à notre passage, leur petite queue blanche fouettant les airs.

Le long de la route, on aperçoit plusieurs girafes semblant se diriger, comme nous, vers le Dolomietpunt Waterhole. On gare la voiture, on coupe les moteurs et on observe, seulement accompagnés d’une autre voiture encore plus sale que la nôtre. Elles arrivent, doucement, l’une après l’autre. Ce sont 6 girafes qui viendront jusqu’au bord de l’eau. Pattes écartées, elles baissent leur énorme tête jusqu’à provoquer des rides à la surface. D’impressionnants vautours arrivent à leur tour, tournant longuement dans le ciel avant d’atterrir, les uns après les autres, dans un bruyant battement d’aile. On reste un long moment sur les bords du point d’eau, amusés par les interactions entre les espèces, charmés par la grâce des girafes.

La route poussiéreuse s’enfonce plus loin encore dans le parc. A l’est, une immense plaine asséchée est parcourue de petites tornades de sables qui s’élèvent dans le ciel et disparaissent presque aussitôt. Seuls les zèbres semblent encore apprécier l’endroit. Le premier camp apparait finalement au bout d’un long moment.

Olifantsrus Camp est connu pour être un ancien abattoir d’éléphants, actif entre 1983 et 1985 à une époque où une surpopulation d’éléphants menaçait l’écosystème du parc. Depuis plusieurs années déjà, il a été reconverti en petit camping conservant les vestiges de ce passé sanglant tout en étant désormais tourné vers l’avenir et la sensibilisation. C’est un endroit isolé de tout avec un plateforme d’observation donnant sur un point d’eau qui permet de s’approcher au plus près des animaux sans les perturber. A l’instant même où l’on s’y installait, un éléphant est apparu au loin. Un grand mâle solitaire.

Balançant sa tête nonchalamment, il s’est approché lentement du point d’eau pour s’offrir une douche rafraichissante. L’expérience est vraiment chouette : assis en hauteur, on entend ses grondements, on entend l’eau aspirée par sa trompe, on l’entend jaillir au-dessus de sa tête. Un joli moment rien que pour nous.

La route se poursuit et les points d’eau s’enchainent. On note consciencieusement toutes nos observations pour pouvoir remplir les livres d’or présents aux entrées du parc. Ils permettent de signaler la présence des espèces rencontrés aux visiteurs afin de les aider à rencontrer leur animal favori. Zèbres, gnous, springboks, girafes, éléphants, autruches. On croise de tout un peu partout. Et puis finalement, vers 17h, on s’arrête à Bitterwater Waterhole.

L’endroit est incroyable. Là encore, on est absolument seuls… du moins les seuls humains. Un troupeau d’éléphants squatte le point d’eau, buvant bruyamment. Quelques girafes sont également là, attendant leur tour au milieu de dizaines de zèbres, d’oryx, de gnous, d’autruches, de springboks. Il y a là une faune incroyable, bruyante, mouvante. Les zèbres s’agitent, piaffent au passage d’un petit chacal. Un peu plus loin, deux éléphants s’affrontent du regard, grognant en agitant trompes et oreilles. D’un coup, la savane grouille de vie.

En repartant, on rencontre à l’ombre des arbres une famille de lions en pleine sieste. Mâles, femelles et petits sont groupés les uns contre les autres, les plus actifs se contentant d’observer le point d’eau d’un œil distrait. On les observe avec amusement se rouler sur le dos, bailler à s’en décrocher la mâchoire ou se laisser tomber sur le côté, frappés d’une incroyable flemme. D’énormes sourires traversent nos visages : on a vu des lions !

Passé ce spot mémorable, on s’intéresse de plus près à l’itinéraire pour regagner la sortie du parc où nous attend notre logement. On réalise avec horreur qu’il nous reste encore une longue distance à parcourir sur des routes normalement limitées à 60km/h. Le cerveau se met en marche et on calcule vite que, partis comme ça, on ne sera jamais sortis au coucher du soleil. On repart alors d’une traite, ignorant toutes les possibilités d’observation, concentrés comme jamais sur la route pour ne pas risquer un quelconque accident. On file comme l’éclair, un œil sur la montre, ronchonnant intérieurement contre cette nuit qui arrive beaucoup trop vite.

A l’heure où le ciel devient franchement rose, l’entrée Sud du parc apparait. On se croit alors sauvés : seuls 5km nous séparent de la sortie. On hésite et puis finalement, on s’autorise un arrêt express pour observer le soleil se coucher sur la savane, juste derrière un plan d’eau. La silhouette des girafes se dessine sur le ciel flamboyant, quelques antilopes s’abreuvent et une colonie de mangoustes traverse la scène en bondissant. A peine le soleil couché, on se précipite dans la voiture pour notre dernière ligne droite, confiants.

On aurait clairement pas dû.

Arrivés face à la sortie, on trouve les portes du parc closes. On apprend donc à nos dépends que lorsqu’on dit que le parc ferme au coucher du soleil… c’est précis. A l’instant où le soleil disparait, tout est bouclé. Pas 5 minutes avant ni 5 minutes après. Quelques habitations étant présentes de l’autre côté du grillage, on demande un peu d’aide et, finalement, le gardien vient nous ouvrir la première porte du sas de sortie… pas la deuxième. Malgré toutes nos négociations, il prévient sa supérieure et nous laisse l’attendre. Il fait nuit noire maintenant et nous sommes coincés depuis une demi-heure entre les deux portes, attendant avec inquiétude de connaitre notre sort. La responsable arrive finalement. Elle nous passe un sacré savon puis nous laisse finalement repartir dans le noir, un peu soulagés.

Note pour l’avenir : on ne rigole pas avec les horaires à Etosha.

les animaux vus par Ptit Jo

L’agame des Rochers (Agama agama) mâle est bigaré tandis que la femelle est d’un vert olive tacheté. Le matin, il prend un bain de soleil qui ravive ses couleurs.

Le zèbre de Burchell (Equus quagga burchellii) ou zèbre des plaines réalise des migrations de près de 300km à travers l’Afrique Australe.

Le grand koudou (Tragelaphus strepsiceros) mâle arbore d’imposantes cornes en spirale d’1.2 à 1.8 mètres. Il peut franchir des obstacles de 2 à 3 mètres de haut d’un bond !

La girafe (Giraffa camelopardalis angolensis) est la plus grande espèce du règne animal avec une hauteur de près de 6 mètres pour les grands mâles.

Le vautour oricou (Torgos tracheliotos) à la tête dénudée et le vautour africain (Gyps africanus) planent tous les deux dans le ciel d’Etosha.

L’oryx gazelle (Oryx gazella), emblème de la Namibie, porte toujours des cornes, qu’il s’agisse d’un mâle ou d’une femelle.

Le springbok (Antidorcas marsupialis) est une antiloppe sauteuse qui impressionne par ses performances: sauts de 2 mètres et pointes de vitesse à 90km/h.

L’éléphant de savane (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre, avec en moyenne 4 mètres à l’épaule et environ 6 tonnes pour le mâle.

Le lion d’Afrique (Panthera leo leo) est une force de la nature engloutissant 7kg de viande par jour. Son rugissement peut être entendu à 8km à la ronde !

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Parc national d’Etosha
L’entrée au parc est payante et les frais sont à régler à l’une des entrées du parcs. Il faut compter 50 NAD par tranche de 24h pour la voiture et 150 NAD par tranche de 24h par personne. Pensez à faire le plein avant d’entrer dans le parc ! Quand nous y étions, toutes les stations d’Etosha étaient vides.

Des livres d’or sont disponibles dans le parc pour aider à localiser les animaux. A défaut de pourvoir les consulter avant de partir, voici nos spots préférés à l’Est :

  • Dolomietpunt : 7 girafes, des vautours, des springboks et des oryx
  • Duineveld : 13 éléphants
  • Olifantsrus : 1 éléphant depuis la plateforme d’observation
  • Bitterwater : pour un festival de faune incluant des lions vers 17h

Et nos spots préférés au Sud :

  • Okaukuejo : pour le coucher du soleil
  • Gemsbokylakte : zèbres, springboks, autruches, gnous… et chacal !
  • Aus : 70 éléphants au même point d’eau
Le logement

Toshari Lodge, Portion 1, Farm Afguns, Outjo, C38
Le lodge était vraiment magnifique. On a adoré les installations communes, les buffets du soir et du petit déjeuner, les grandes ouvertures sur l’extérieur… notre chambre était immense et confortable. Bref : un sans-faute.

On a adoré ce lodge mais, avec le recul, on regrette un peu de ne pas avoir passé au moins une nuit dans le parc pour éviter de courir en essayant de respecter (à peu près…) les horaires. On aurait ainsi pu profiter des points d’eau plus longuement en fin de journée où l’activité des animaux est vraiment plus importante. Si c’était à refaire, on choisirait sans doute l’Ouest du parc, moins fréquenté.

Onguma Tamboti Campsite, Etosha NP
Situé à l’Est d’Etosha, dans l’enceinte même du parc, ce campsite semble sympa mais nous ne l’avons vu que de nuit. En revanche, les installations sont de qualité (sanitaires à chaque emplacement) et le restaurant est accessible, avec vue directe sur le point d’eau de la réserve.

Les repas

Le diner du Toshari était vraiment de qualité, comme son petit-déjeuner. Les deux repas sont proposés sous forme de buffet dans un décor plein de charme et avec un personnel vraiment adorable.

Le camping d’Onguma propose aussi des repas, moins travaillés mais bien pratiques.