Galle

30 mars 2022

On quitte les tortues vertes de Polhena pour s’enfoncer dans l’arrière pays et découvrir ce qui se cache derrière la côte ensoleillée. Le Sud Ouest du Sri Lanka est bordé de plages et de cocotiers mais aussi et surtout de buildings qui dissimulent la mer au regard de tous ceux qui empruntent la route côtière principale. En s’enfonçant derrière les rangées de maisons ayant colonisé l’autre côté de la route, on découvre un univers bien différent et plein de vie, souvent négligé par les visiteurs.

C’est dans ce secteur pavillonnaire qu’un expatrié hollandais a pourtant décidé de monter son agence de location de vélos et d’organiser des tours guidés. Une fois nos bécanes récupérées, on file donc dans les petites rues, croisant les écoliers tout en uniforme et des cinghalais cachés sous des ombrelles. Notre guide nous entraine ensuite sur des chemins traversant des palmeraies pour arriver au cœur des rizières en pleine période de récolte. Pendant que certains fauchent les tiges de riz, d’autres récoltent les grains et les font sécher sous l’œil attentif de nombreux oiseaux.

La balade se termine dans un grand jardin arboré bordant un étang couvert de nénuphars, fleur emblématique du pays. On y découvre des arbres à cannelle, quelques fruits et épices ainsi que des cocotiers. L’occasion pour nous de goûter aux king coconuts croisées tout au long du séjour dans de petits stands en bordure des routes. Pleines d’eau, elles ont un goût subtil et sucré agréable et rafraichissant, l’idéal avant de regagner notre voiture.

Avant de rejoindre les grandes villes du pays, on s’offre un dernier arrêt au bord de l’océan. Là encore, tout est dissimulé par de larges bâtiments agglutinés sur tout le front de mer. On y accède donc par la porte d’un restaurant dont la terrasse donne sur une petite plage de sable doré, pleine de charme. Quelques rangées de transats ont pris place sous les palmiers, offrant une ombre salutaire et une vue parfaite sur les eaux claires. Il règne ici une ambiance paisible et joyeuse que l’on apprécie immédiatement. Pour parfaire le tableau, depuis les tables du Wijaya Beach, on aperçoit même quelques tortues pointant le bout de leur nez entre deux vagues. Une vraie réussite !

On arrive finalement à Galle sous une chaleur étouffante. La ville nouvelle grouille de monde, de bruits et de marchands. Elle n’est composée que de bâtiments en hauteur sans charme, un peu bordéliques et pris d’assaut par une foule qu’on n’avait pas croisée depuis bien longtemps. Autant dire que l’arrivée au fort de Galle est un choc. Dans ce morceau d’histoire figé dans le temps, installé sur une sorte de presqu’île entouré d’eau et de murailles, il règne un calme et un silence déconcertant.

Ce petit bout de terre, d’abord occupé par les Portugais, a finalement été récupéré par les Hollandais qui en ont fait une place forte de la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales. Retranchée derrière les murailles, la cité est devenue une place forte du commerce d’épices et de pierres précieuses. Elle semble ne pas avoir bougé depuis.

On débute notre visite par le fort en lui-même, étonnamment bien conservé, profitant du peu d’air offert par l’océan. On a l’impression d’être seuls. Pas de touristes, pas de bruits… même les locaux sont bien cachés, le plus souvent retranchés entre deux créneaux de muraille pour des rendez-vous galants. On longe ainsi les fortifications jusqu’au phare, devinant déjà les contours d’une architecture coloniale marquée.

Dans les ruelles bien sages et ordonnées, toujours silencieuses, on ne trouve pas de nuées de tuktuks, pas de voitures forçant sur le klaxon et encore moins d’animaux. On trouve au mieux quelques bicyclettes et surtout beaucoup de piétons. Galle parait être hors du temps et de l’espace, figée dans un autre univers loin du Sri Lanka que nous avons traversé pendant près de deux semaines. Dans les rues pavées, les boutiques de pierres précieuses se succèdent, parfois d’un raffinement surprenant. Elles sont accompagnées de restaurants, bars et boutiques de souvenirs finalement assez occidentalisés.

Assommés par la chaleur, on fait le tour de Galle un peu au hasard en se perdant les ruelles bien sages. Sur une grande place, des enfants se lancent dans une partie de cricket, profitant de l’ombre d’arbres immenses, apportant un peu de vie dans cet univers de calme. Au bout de quelques heures, on finit cependant par regagner l’hôtel, encore tout surpris par cette parenthèse hors du temps.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La formidable Wijaya Beach et ses tortues, qui m’aurait presque réconciliée avec les après-midis transat’ !

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Idle Bikes, Godawatta, Mihiripenna, Galle 80000, Sri Lanka
The Paddy Trail 20$
Ouvert tous les jours de 7h à 18h
Le site : https://www.idlebikes.com/

Le logement

The Lady Hill Hotel, 29 Upper Dickson Rd, Galle 80000, Sri Lanka
Cet hôtel au style colonial néerlandais est situé au sommet d’une colline dominant Galle. Un peu plus haut de gamme que tous les précédents, on l’a pourtant moins apprécié en raison de tous les « chichis » du service. Les chambres sont très propres mais relativement petites. elles disposent en revanche d’un balcon. Une piscine est accessible jusqu’à 18h. C’est finalement le restaurant panoramique situé sur le toit terrasse avec vue sur la ville et l’océan qui a le plus de charme.

Les repas

Wijaya Beach, 2727+39F, A2, Unawatuna, Sri Lanka
Une fois n’est pas coutume, on s’arrête pour déjeuner dans ce restaurant réputé sur toute la cote pour ces pizzas. Si on a trouvé les pizzas bonnes mais pas inoubliables, on a en revanche été complètement charmés par l’endroit. L’étroite plage bordée de palmiers est pleine de couleur et abritent quelques tortues de mer, on les aperçoit depuis la terrasse supérieure du restaurant. Le top !

The Lady Hill Hotel, 29 Upper Dickson Rd, Galle 80000, Sri Lanka
Pour cette dernière nuit à l’hôtel, on se laisse tenter par le restaurant panoramique. Les plats sont plutôt bons et bien servis, le jus de passion est un délice.

Détente à la plage

29 mars 2022

On s’approche doucement mais sûrement de la fin de notre voyage. Pourtant, aujourd’hui, on découvre encore un nouveau décor. Notre hôtel est perdu au bout d’un chemin donnant directement sur une étroite plage bordée de palmiers à l’environnement charmant. Quelques mètres seulement séparent les enrochements de l’eau, laissant juste assez de place pour installer une serviette sous les arbres. Dans les troncs, de petites perruches attendent impatiemment le retour de leurs parents pour manger. Sur le sable, deux ou trois bateaux colorés attendent de prendre la mer, un stand de chemises à fleurs est doucement secoué par les embruns et les effluves de crème solaire flottent dans l’air… une journée de repos nous appelle.

On s’installe à peine quand un mouvement à la surface de l’eau nous interpelle. Il disparait, réapparait… et une tête de tortue se laisse finalement deviner. Sourire jusqu’aux oreilles, on en aperçoit rapidement une seconde entre deux vagues. Elles nagent tranquillement au-dessus des roches qui forment de petits récifs parsemés d’algues. Sans plus réfléchir, on se débarrasse en vitesse de nos affaires et on file à l’eau, armés de nos masques et tubas.

Elles sont là, juste à côté de nous, pas perturbées le moins du monde. On se laisse flotter à leurs côtés dans l’eau peu profonde pour ne pas les brusquer. Ballotés par les vagues, on adopte donc la même méthode qu’elles : se laisser porter et suivre le courant sans lutter. On partage un moment paisible avec ces magnifiques animaux marins, les observant à loisir. Malgré une eau un peu trouble, on devine sans peine les motifs de leur peau colorée, les reliefs de leur carapace et leurs yeux sombres. Un vrai moment de magie.

On finit tout de même par abandonner les tortues vertes pour découvrir la plage de Mirissa, sans doute l’une des plus réputées du Sri Lanka. Cette escapade ayant été complètement imprévue, notre chauffeur était parti prendre un peu de repos. L’occasion pour nous de nous essayer au négoce de tuktuk… C’est comme ça qu’on se retrouve à filer sur la route, à peine rafraichi par l’air extérieur, à quatre à l’arrière d’un tuktuk ! Les sacs à dos jetés « dans le coffre », on s’entasse à trois sur la banquette et le dernier s’échoue sur nos genoux. Contre toute attente, on arrive en vie quinze minutes plus tard pour découvrir la plage, bien plus impressionnante.

Mirissa Beach dégage en effet une ambiance bien différente. Bordée d’une forêt de cocotiers et de parasols, incroyablement longue et large, elle accueille une foule de baigneurs et de surfeurs, des cours de yoga, des cours de nation et des bars où la musique résonne. On y trouve donc beaucoup de monde, particulièrement sur la partie centrale où se concentrent tous les hôtels.

A l’ouest de la plage de sable clair se dresse le Parrot Rock, étrange rocher à l’origine du nom tout aussi mystérieuse. En quelques marches, formées de bois, de roche et de pas mal de vide, on grimpe au sommet de ce gros caillou, bien plus vaste que ce qu’il ne paraissait au départ. De là-haut, on a un peu l’impression d’être sur une île aux pirates. Végétation luxuriante, mer de caraïbes s’abattant sur la roche noire et vue panoramique sur l’immense plage. Le Parrot Rock, offre une perspective vraiment différente sur Mirissa.

Sur le chemin du retour, on rencontre les fameux pêcheurs à échasse, étranges silhouettes installées sur de grands poteaux de bois. La pêche sur échasse est en effet typique de cette région, bien que ses origines soient obscures. Certains se servent d’une canne à pêche pour attraper de petits poissons, d’autres utilisent un filet qu’ils agitent doucement pour appâter le poisson. En haute saison, les pêcheurs peuvent en attraper jusqu’à 5 kilos !

Nous avions entendu beaucoup de mal de cette activité, notamment en raison de l’engouement des touristes pour cette tradition et des dérives qu’il entraine. Désormais, on trouve sur les côtes des « figurants », aidés de rabatteurs faisant payer chaque cliché. Par chance, sur la toute petite plage face à notre hôtel, on ne rencontre pas ce type de pratique et les pêcheurs sont tout ce qu’il y a de plus réel.

Sous la douce lumière du soleil couchant, dans un air encore chaud, on repart tranquillement au bord de l’eau. Au bout de la route, les banquettes du Doctor’s House se remplissent peu à peu, la musique résonne, le four à pizza chauffe… et la journée de repos s’achève.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La magie d’une rencontre avec les tortues de Pohlena

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Le logement

Turtle Eco Beach, Beach Road, Battalawatta, Madiha, Matara, Matara, Matara, 81000, Sri Lanka
L’hôtel est idéalement situé à quelques minutes à pied de la plage de Polhena. Il se compose de cinq maisons de pêcheurs rénovées disséminées dans un agréable jardin tropical entourant une piscine. Les chambres sont plutôt simples, et certaines ont une salle de bain à ciel ouvert. Les salles de bain situées à l’intérieur des chambres n’ont pas de porte.

Les repas

The Doctor’s House 87, Beach Road, Madiha, Matara 81000, Sri Lanka
Une fois n’est pas coutume, l’hôtel ne propose pas de diner. On opte donc pour le restaurant voisin avec une immense terrasse sous les palmiers. le lieu est connu pour ses grandes fêtes en saison mais, à notre époque, il était plutôt tranquille. Les plats principaux sont plutôt bons mais il vaut mieux passer sur les desserts.

Découverte de Moorea

12 juillet 2021

On rejoint Moorea après une courte traversée en ferry depuis le port de Tahiti. L’île semble nous sourire. Le temps est radieux, le lagon azur et le décor sentent bon les vacances. Le long de la route on voit la mer, presque partout, et cette différence avec Tahiti nous ravit. Partout des vendeurs de fruits ont installé leurs étals colorés qui nous font de l’œil. On arrive après quelques minutes dans notre fabuleux logement, petite maison aux accents traditionnels toute en bois aux fenêtres ouvertes sur l’océan. Notre jardin est une petite plage ensoleillée pleine de charme où l’on passera toutes nos fins d’après midi avec délice.

Difficile de sortir les pieds du sable chaud et de quitter notre superbe paysage. Pourtant, on reprend la voiture pour faire le tour de l’île et profiter de quelques points de vue sur l’océan. Les baies s’enchainent, les cocotiers défilent et les premiers hôtels sur pilotis se dessinent sur une eau turquoise. L’Ouest de l’île est plus fréquenté, habité tandis que l’Est est plus brute, sans doute plus exposée aux éléments aussi.

Ambiance vacances oblige, on s’arrête chez Pareo Mana pour une activité tout ce qu’il y a de plus adaptée à notre journée : la fabrication de paréo. On choisit le tissu, la couleur, les dégradés… On fouille dans le stock de motifs, on teste la meilleure disposition avant de les installer au soleil sur le tissu pour imprimer leurs traces sur le paréo. Après quelques minutes de séchage, on récupère des paréos uniques et plein de couleurs, parfaits pour un souvenir de voyage inimitable.

La route du belvédère serpente de la baie d’Opunohu jusqu’aux hauteurs de cette île montagneuse. En plus de l’accès au point de vue, elle est le point de départ de plusieurs sentiers permettant de découvrir, sans trop d’acrobaties, les terres de Moorea. Entre culture et randonnée, on opte pour le sentier des ancêtres qui s’enfonce dans la forêt. Là aussi, on retrouve des airs d’Amazonie avec ces grands arbres de forêts humides. On est en revanche surpris du silence. On croisera une dizaine de personnes au plus sur toute la balade. Plus étonnant, on n’entend ni oiseaux, ni animaux. Si la faune marine de Polynésie est riche, sa faune terrestre semble en revanche quasi inexistante… Poulets mis à part ! Même sur les maraes disséminés dans les arbres, on les croise, farouches, courant dans les broussailles.

La forêt finit par céder la place aux champs d’ananas encadré par les sommets rocheux. Ils sont plantés par milliers sur ces parcelles vallonnées et piquent les jambes quand on s’en approche. Dans les allées, les ananas présentent presque tous les stades : fleurs, jeunes pousses, fruits miniatures ou au contraire odorants et dorés. On regrette beaucoup cette nouvelle averse qui nous surprend au milieu des champs et nous contraint à rebrousser chemin avant d’atteindre les trois cocotiers, point culminant de la balade.

Derrière les champs cultivés, la route nous ramène alors au lycée agricole. Sans en faire la visite complète, on fait tout de même une petite pause à l’accueil qui vend glaces, confitures et autres gourmandises fabriquées sur place. On nous propose une dégustation de confiture et on ne se prive pas pour tout essayer : corossol, ananas, passion, papaye, goyave, banane, coco et vanille sont proposés seuls ou mariés à des saveurs plus surprenantes comme l’aubergine ou le potiron. Mention spéciale et collective pour la confiture de papaye et unanimité sur la papaye passion, dévorée en deux jours.

En rentrant à la maison, rassasiés de confiture, on profite de notre coin de paradis entre jeux de société dans le jardin, test des paddles et kayak mis à disposition ou snorkeling… A la limite de la passe, derrière les coraux, on aura la chance de trouver un requin pointe blanche mais surtout des tortues marines ayant élu domicile juste devant chez nous.

On terminera nos journées face à la mer, réchauffés par les braises de copieux barbecues, profitant d’un décor de rêve et de magnifiques nuits étoilées. Elle n’est pas belle cette île?

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les champs d’ananas du Belvédère, totalement dépaysants, qu’on aurait aimé parcourir plus longtemps

Coté pratique

Les activités

Lycée Agricole Opunohu, sur la route du belvédère
Dégustation de confiture gratuite (mais qui repart les mains vides?)

  • Confiture: 550 XPF
  • Pack de trois petits pots: 1 000 XPF
  • Glace à partir de 250 XPF
  • Monoï: 600 XPF

Carte des randonnées du belvédère: https://www.tahiti-rando.fr/rando-moorea-opunohu.php

Pareo Mana, route du Tropical Garden
Compter 2 800 XPF pour le plus beau tissu (environ 23€)

Le logement

Te Ora Hau Ecolodge, Afareaitu PK 8, 2 c/ mer, 98728
On a adoré ce logement, sans réserve. La cuisine n’est pas très moderne mais ça n’a eu, à nos yeux, absolument aucune importance. Tout est charmant, l’emplacement exceptionnel (qui d’autre a des tortues de mer au fond de son jardin ?) et l’accueil parfait. Paddle et kayaks à disposition ainsi qu’un barbecue. Peut-être notre meilleur choix de logement jusqu’à présent.

Les repas

Barbecue dans le jardin, rien de tel !