Autour du Lac Louise

24 août 2022

C’est équipé de la tête aux pieds que nous partons enfin vers l’aventure. Notre première véritable journée débute aux aurores sur les rives du lac Louise, armés d’une tartine et d’un appareil photo. Au pied du grand hôtel, on guette le lever du soleil sur les parois rocheuses saupoudrées de neige à l’autre bout du lac. Bien sûr, dans des lieux si facilement accessibles en voiture, on est loin d’être seuls. Pourtant, il règne à ces heures un calme étonnant.

Dans le ciel sombre, un aigle pêcheur tournoie lentement au dessus des eaux turquoises et glacées. Il plane un bon moment avant de piquer vers la surface et de repartir avec un poisson coincés entre ses serres, presque sans éclaboussures. Sur la rive ouest, le petit chalet de location de canots ponctue le décor de quelques tâches de lumière.

Malheureusement, l’heure tourne et le ciel ne semble pas vouloir se dégager. Il faudra repasser pour tenter d’apercevoir une aurore flamboyante. Alors que les premiers canots longent la rive en silence, nous partons pour notre première randonnée en longeant l’autre côté du lac.

Au bout de quelques minutes, on se retourne vers l’immense hôtel du Château Fairmont, fièrement dressé sur les rives dans une ambiance à demi brumeuse. Puis d’un coup, le soleil transperce les nuages et colore le décor de lumières dorées, renforçant au passage l’étonnant bleu du lac.

Nous voici désormais arrivés aux portes de la plaine des six glaciers. Une pente plutôt douce nous entraine à travers une succession de paysages, tantôt rocheux, tantôt verdoyants. On serpente ainsi quelques kilomètres jusqu’à rejoindre un étonnant salon de thé intégré dans un chalet au milieu de nul part, posé au dessus d’un petit cours d’eau. De là, on perçoit parfois le craquement de la glace porté par le vent et le cri des pikas dissimulés dans la rocaille.

De la maison de thé, on rallonge un peu notre itinéraire avec un sentier grimpant sur une crête étroite et escarpée offrant un panorama sur le Mont Victoria et le col Abbot. Le calme et la fraicheur du matin sont incroyablement reposants et nous ne croiserons qu’une poignée de personnes jusqu’au glacier. En revanche, nous croisons nos premières bestioles. Les petits spermophile à mante dorée (oui c’est leur nom !) s’agitent autour de nous et un premier pika se fait remarquer !

On l’observe un long moment, traversant un champ de roches en courant à une vitesse folle, revenant avec des branchages plus grands que lui entre les dents, répétant encore et encore l’exercice sans faiblir. Les pikas sont des herbivores qui n’hibernent pas durant l’hiver. Ils s’agitent donc ainsi tout l’été pour faire des provisions de végétation et la stocker sous des rochers… Ne sont ils pas craquants ?

Nos pas nous entrainent ensuite vers le sommet du Big Beehive (littéralement la grosse ruche). Qui dit sommet dit grimpette… Pendant un moment qui parait long pour nos jambes rouillées, on serpente le long d’étroits virages dans la forêt, gagnant peu à peu de l’altitude. Arrivés en haut, on découvre le lac Louise en contre-bas, éclairé par un rayon de soleil qui faisait cruellement défaut le matin. la vue est impressionnante.

Quelques pas plus loin, c’est le lac Agnès, aux nuances plus sombres et plus profondes, qui se laisse découvrir. On le rejoint en descendant une pente raide et poussiéreuses. A cette heure, il fait bien plus chaud et une partie des randonneurs semblent vraiment souffrir dans l’autre sens. En les voyant, on remercie intérieurement le ranger du visitor centre et ses bons conseils !

Accompagnés des petits rongeurs, on rejoint gentiment les bords du lac Louise en déambulant dans la foret. Ils sont noirs de monde à notre arrivée. Devant le Fairmont, des instagrameuses se mêlent à des touristes endimanchés et aux randonneurs chargés de gros sac-à-dos. Certains se risquent à plonger dans l’eau (elle est vraiment gelée…) pendant que d’autres cherchent leurs meilleurs profils. Le mélange des genres surprendra sans doute les amateurs de montagne mais il n’aura vraiment rien enlevé à notre magnifique journée.

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’arrivée au sommet du Big Beehive pour la vue sur les lacs Louise et Agnès

Coté pratique

Les activités

Parc National de Banff
Banff a été le premier parc national du Canada et est sans doute le plus visité avec quelques trois millions de visiteurs chaque année. Il propose de nombreuses randonnées et des points de vue parmi les plus célèbre du Canada. A l’heure d’écrire ses lignes, les droits d’accès à la journée sont de 10.5$ par jour et par adulte et 21$ pour un groupe ou une famille.
Les cartes découverte Parcs Canada sont souvent intéressants à l’Ouest du Canada car elles reviennent à 72.25$ par adulte et 145.25$ par groupe/famille. Elles sont donc amorties pour environ une semaine de visites et valables toute une année.
Les déplacements dans le parc sont parfois compliqués même en se levant tôt. Un système de navettes a été donc mis en place par le parc et les réservations anticipées sont largement conseillées : https://parcs.canada.ca/pn-np/ab/banff/visit/parkbus/louise

Combiné du Plain of Six Glaciers trail et Agnes lake trail en incluant le somme du Big Beehive
Une très jolie randonnée d’environ 11km qui traverse des paysages variés. on conseille de la faire dans le même sens que nous pour bénéficier d’une montée plus douce et profiter de l’ombre du matin sur la partie rocheuse. Ainsi, l’après midi se fait à l’ombre des sapins.
Lien utile : https://www.alltrails.com/fr/randonnee/canada/alberta/lake-agnes-trail-to-plain-of-six-glaciers-trail-loop

Le logement

HI Lake Louise Alpine Center, 203 Village Rd, Lake Louise, AB T0L 1E0
Cette auberge de jeunesse, de par son emplacement à Lake Louise, est idéalement placée pour visiter le parc national de Banff. Les chambres individuelles sont petites mais les tarifs avantageux pour Banff, les sanitaires bien entretenus et le calme de l’auberge en font un choix intéressant. Une cuisine est ouverte à tous et un restaurant est également disponible tout au long de la journée. Il est cependant régulièrement pris d’assaut. La voie ferrée passe à proximité du parking mais le passage des trains ne nous a jamais dérangés. Nous relogerions probablement ici si nous devions y retourner.

Les repas

Compte tenu des tarifs généralement appliqués dans les Rocheuses, nous avons le plus souvent opté pour des repas dans les auberges. Lake Louise n’offre pas beaucoup d’opportunités pour faire des courses, il existe juste une petite supérette. Le plus pratique est de faire le plein de provisions à Calgary.

Une arrivée mouvementée

21 août 2022

Nous voilà parti pour notre 5e et dernier continent de cette année de voyage : l’Amérique. Pour l’occasion, nous avons choisi l’Amérique du Nord que nous adorons tout en visant une destination nouvelle… l’Ouest Canadien !

Notre voyage ne débutera cependant pas sous les meilleurs hospices : escale rajoutée, départ en retard, correspondance au pas de course et, à l’arrivée… pas de bagages. On les attend près de deux heures avant de nous diriger vers l’hôtel, résignés, sans aucune affaire ou presque.

22 août 2022

Toujours aucune nouvelle de nos valises. Aussi, en plus de faire nos traditionnelles courses alimentaires à Walmart, on cherche quelques objets de première nécessité et une tenue de rechange, histoire d’avoir le minimum pour tenir jusqu’au lendemain où nous espérons récupérer nos bagages. Nous n’avions en effet sur nous qu’un sac à dos rempli de matériel photo et un ordinateur, pas tout à fait l’équipement adéquat pour partir en montagne. Pourtant, une fois nos courses terminées, on file, confiants, vers le parc national de Banff. Pour nous remonter le moral, Banff nous accueille avec un ciel bleu un peu voilé et une large route filant entre montagnes et forêts. Le début des vacances ?

On choisit, pour notre premier arrêt, de visiter le Johnston Canyon auquel on accède par la jolie petite Bow River Parkway qui serpente entre les arbres. A notre grande surprise, le chemin piéton est très aménagé et longe la paroi rocheuse au-dessus des eaux agitées de la rivière. L’endroit est charmant et coloré : roches grises, mousses jaunes, sapins verts et eaux turquoise. On aboutit rapidement à une première cascade mais la beauté du décor est malheureusement un peu gâché par la foule.

Une petite grotte donnant sur la cascade fait l’objet d’une véritable file d’attente de touristes souhaitant se faire prendre en photo. Ils sont presque une cinquantaine à patienter le long du sentier. On poursuit notre balade en grimpant le long de la montagne et, tout de suite, la foule se dissipe. Enthousiastes, on ressert les lanières du sac à dos, prêts pour une randonnée de quelques heures… rapidement interrompue ! A peine une centaine de mètres plus loin, le sentier est fermé pour cause d’entretien. On repart donc un peu déçus vers la voiture, pourtant persuadés que le Johnston Canyon a beaucoup à offrir.

Avant de découvrir notre auberge, on s’arrête au Morant’s Curve, célèbre point de vue situé à quelques kilomètres de Lake Louise qui offre un joli panorama sur les Rocheuses Canadiennes et la Bow River. Au-delà de son paysage, ce point de vue est surtout connu pour le passage régulier des trains de marchandises qui serpentent au fil des méandres de la rivière, juste au-dessus de l’eau. Avec notre baraka du moment, le train ne montrera évidemment pas son nez ce soir-là. Pourtant, on apprécie vraiment cette petite pause au bord de l’eau.

Lake Louise est une toute petite ville majoritairement constitué d’hôtels en bois dispersés le long d’une route. Un mini centre commercial fait office de centre-ville et permet l’accès au visitor center. Comme toujours, on s’y arrête pour récupérer conseils de randonnées, des plans et surtout des informations sur les accès à certains sites, parfois très contraints dans Banff. Le ranger nous fournit toutes les informations nécessaires et nous oriente gentiment sur les horaires de navettes et tout en distillant de bons conseils de réservation. En dix minutes, nos prochains jours étaient planifiés !

On arrive enfin dans notre auberge de jeunesse, seul endroit financièrement accessible de Lake Louise où nous avons réussi à trouver une petite chambre pour deux. Elle est toute mignonne avec ces murs de bois, ses tables de pique-nique dans les arbres et son intérieur chaleureux. On s’y installe avec plaisir et on se pose enfin, plein d’espoir. Avec un peu de chance, nos valises seront là demain.

23 août 2022

Cette fois nous n’y croyons plus. La compagnie aérienne n’a aucune idée de la localisation de nos bagages, le temps est gris et froid et nous n’avons presque rien pour nous couvrir. Résignés, on repart vers Calgary en espérant trouver des vêtements chauds à un prix raisonnable. On reprend donc la route pour deux heures, on tourne une heure supplémentaire dans un décathlon providentiel et on revient sur nos pas, équipés avec le minimum pour tous les temps cette fois.

Sur le chemin du retour, on se laisse à nouveau tenter par le détour de la Bow River Parkway où l’on croise dans première bestiole entrain de rejoindre ses petits dissimulés dans les arbres puis, quelques mètres plus loin, nos premiers wapitis du séjour. Le sourire revient.

On tente donc de nouveau notre chance au Morant’s Curve et, cette fois, le grondement d’un énorme train de marchandises roulant sur les rails se fait entendre. Une imposante locomotive au rouge fané apparait dans les arbres suivie d’un nombre incalculable de wagons. Son passage dure longtemps, on perd le fil du compte tant le train est long. Cette fois, on espère que notre voyage commence vraiment !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La jolie Bow River Parkway et son dernier point de vue sur le Morant’s Curve

Coté pratique

Les activités

Parc National de Banff
Banff a été le premier parc national du Canada et est sans doute le plus visité avec quelques trois millions de visiteurs chaque année. Il propose de nombreuses randonnées et des points de vue parmi les plus célèbre du Canada. A l’heure d’écrire ses lignes, les droits d’accès à la journée sont de 10.5$ par jour et par adulte et 21$ pour un groupe ou une famille.
Les cartes découverte Parcs Canada sont souvent intéressants à l’Ouest du Canada car elles reviennent à 72.25$ par adulte et 145.25$ par groupe/famille. Elles sont donc amorties pour environ une semaine de visites et valables toute une année.
Les déplacements dans le parc sont parfois compliqués même en se levant tôt. Un système de navettes a été donc mis en place par le parc et les réservations anticipées sont largement conseillées : https://parcs.canada.ca/pn-np/ab/banff/visit/parkbus/louise

Johnston Canyon Trail
Le trajet jusqu’aux chutes inférieures est vraiment rapide, environ 2.5 km. Nous n’avons malheureusement pas pu faire la randonnée en entier en raison de la fermeture provisoire du site.
Lien utile : https://www.alltrails.com/fr/randonnee/canada/alberta/johnston-canyon-to-ink-pots

Le logement

Comfort Inn & Suites South, 4611 Macleod Trail SW, Calgary, AB T2G 0A6
Nous n’avons pas vraiment pu profiter de tous les équipements proposés par cet hôtel et notamment de sa piscine avec toboggan et de son jacuzzi. En effet, sans valise, nous n’avions pas de maillots de bain. Les chambres sont cependant spacieuses et relativement bien équipés. Le petit-déjeuner est basique mais c’est le seul endroit où nous avons trouvé une machine à gaufres !

HI Lake Louise Alpine Center, 203 Village Rd, Lake Louise, AB T0L 1E0
Cette auberge de jeunesse, de par son emplacement à Lake Louise, est idéalement placée pour visiter le parc national de Banff. Les chambres individuelles sont petites mais les tarifs avantageux pour Banff, les sanitaires bien entretenus et le calme de l’auberge en font un choix intéressant. Une cuisine est ouverte à tous et un restaurant est également disponible tout au long de la journée. Il est cependant régulièrement pris d’assaut. La voie ferrée passe à proximité du parking mais le passage des trains ne nous a jamais dérangés. Nous relogerions probablement ici si nous devions y retourner.

Les repas

Compte tenu des tarifs généralement appliqués dans les Rocheuses, nous avons le plus souvent opté pour des repas dans les auberges. Lake Louise n’offre pas beaucoup d’opportunités pour faire des courses, il existe juste une petite supérette. Le plus pratique est de faire le plein de provisions à Calgary.

De Lomond à Glasgow

30 juin 2022

Il est désormais temps de quitter les montagnes de Glencoe pour repartir vers des coins plus habités, mois escarpés. Au cœur de l’Écosse, le loch Lomond qui s’étend sur des dizaines de kilomètres est un point de chute jugé incontournables par de nombreux voyageurs. Il est surtout le lieu de villégiature de bon nombre d’habitants de Glasgow durant le weekend. C’est à Luss qu’on choisit de s’arrêter, petit village au bord de l’eau réputé pour ses jolies maisons de pierre fleuries. La balade est assez courte mais vaut quand même le coup d’œil. Il y règne une atmosphère paisible toute l’année, entre balade en bateau et fish and chips sur une terrasse.

La suite de la journée est un peu plus acrobatique. On se lance en effet à l’assaut du Ben A’an, plus haut sommet local, sous un temps peu encourageant. La randonnée est relativement courte mais grimpe tout au long de l’aller. Armés de nos k-ways, on marche vers le sommet entre hautes herbes et rangées de sapins tout en jetant de temps à autre un coup d’œil en arrière sur le loch Katherine.

Arrivés au premier palier, l’histoire se corse. On est face à un « mur » parsemé de roches qui mène au sommet sur une distance assez courte. Un pas après l’autre, on gravit les pierres luisantes. Après deux semaines de balade, les jambes peinent un peu. L’arrivée au sommet est saluée par un ciel d’un gris sombre. Les nuages défilent au-dessus du loch, s’assombrissent puis déversent des sceaux d’eau sur nos têtes. Pourtant, le spectacle a du charme et l’atmosphère donne des couleurs particulières au paysage.

1er juillet 2022

Après 10 jours de nature, l’animation de Glasgow nous surprend presque. Huit ans après y avoir vécu un été, il est finalement assez curieux de reprendre les mêmes chemins, de passer devant les mêmes enseignes tout en observant les évolutions. Bien moins jolie qu’Edimbourg, Glasgow est davantage une ville à vivre qu’à visiter. On y passe pourtant un bon moment, trainant au hasard dans le centre-ville. L’occasion de terminer nos achats de souvenirs, d’écouter quelques musiciens dans les rues, de pousser la porte de magasins surprenants…

La dernière porte poussée sera d’ailleurs celle de Roots of Magic. Ce bar salon de thé, créé dans l’ambiance Harry Potter, nous a paru être la parfaite conclusion de nos vacances. On pénètre ainsi dans un lieu chaleureux au décor ponctué de robes de sorciers, de vieilles malles et d’animaux étranges pendus au plafond. De grandes étagères proposent tout un tas de produits dérivés et un cours de potion (mixologie en réalité) se déroule même au fond de la salle. Le détail a été poussé jusqu’à la carte qui propose des cocktails fumants ou des thés aux saveurs de filtre d’amour.

Notre séjour en Écosse s’achève ici, ponctué de nostalgie autant que de découvertes. On en revient avec l’impression d’avoir fait une parenthèse un peu hors du temps, charmés tant par les gens que par les décors. Au revoir l’Écosse, à dans huit ans !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La vue du sommet du Ben A’an

Coté pratique

Les activités

Luss
Comptez £2.5 de parking le temps de faire le tour du village et de manger un morceau

Ben A’An
Une jolie randonnée dans le parc du loch Lomond. en revanche, ça grimpe ! Retrouvez toutes les indications et le point de départ ici : https://www.walkhighlands.co.uk/lochlomond/ben-aan.shtml

Le logement

Callander Hostel, 6 Bridgend, Callander, FK17 8AH
Une petite auberge plutôt mignonne dans un village paisible. Cuisine commune à disposition.

Hampton Court Guesthouse, 230 Renfrew Street, Centre de Glasgow, Glasgow, G3 6TX
L’emplacement dans le centre est idéal et propose un parking dans la rue. Le logement est en revanche très quelconque voire pas terrible avec sanitaires communs. Le petit déjeuner est en revanche de bonne qualité. Un bon compromis quand on a un budget serré.

Les repas

Loch Lomond Fish & Chip Co, Loch Lomond Church Road, Luss, Alexandria G83 8NY
Un petit fish and chips flambant neuf avec une terrasse toute proche du centre. Nous avons partagé une portion et cela paraissait suffisant !

The Root of Magic, 110 Hope St, Glasgow G2 6PH
Nous avons adoré ce bar sur le thème de Harry Potter. Les cocktails sont originaux, le décor fabuleux et le personnel très attentif. des cours de mixologie – ambiance cours de potion – sont dispensés au fond de la salle. Une très belle façon de finir notre séjour.

Retour en enfance

29 juin 2022

Après une journée de route et une nuit chez Paula, c’est rassasiés de pancakes de Paula, que nous partons faire un saut dans notre enfance, là où les cartes postales sont transportées par hiboux et où des grenouilles en chocolat s’échappent par les fenêtres. Ce matin, nous filons en effet vers le Glenfinnan viaduc, désormais célèbre dans le monde entier, installé entre les landes et un large loch. Le Jacobite Express, à l’origine de la création du Poudlard Express, y passe en effet plusieurs fois par jour en été.

On pose la voiture sur l’un des désormais inévitables parkings payants et on se presse sur le petit sentier aménagé qui grimpe sur la colline. Nous sommes loin d’être seuls sur le coup et toutes les générations s’agitent pour gagner un point de vue en hauteur. L’ambiance est bon enfant, chacun s’attache à trouver le meilleur angle sans pour autant gêner les autres. Au bout de quelques minutes, la sirène du train retentit derrière les collines verdoyantes et un frémissement parcourt les rangs. Nouveau coup de klaxon, un nuage de fumée blanche s’élève dans le ciel, les roues raclent les rails en rythme et les wagons rouges sombres avancent dans la jolie courbe du viaduc. Ça y est, le Poudlard Express a pris vie.

Autour de nous, de larges sourires traversent les visages de générations entières ayant grandi et rêvé au fil des pages de Harry Potter. Dans le train, la même expression se retrouve chez les dizaines de passagers penchés à la fenêtre et nous adressant de larges signes de la main. On vit un joli moment suspendu dans le temps, à la frontière d’un univers magique, avant de voir disparaitre le train.

Une fois remis de nos émotions, on prend quand même un instant pour explorer les alentours du viaduc. Le loch est paisible, presque silencieux au regard de la foule amassée de l’autre côté de la route, près du visitor center. Une petite auberge est installée là, quasiment les pieds dans l’eau. Elle nous aurait presque donné envie de nous y installer. Avant de repartir, on emprunte le sentier situé à proximité du centre pour profiter d’une vue panoramique sur la vallée. Il ne suffit que de quelques minutes mais le détour en valait la peine.

Ce petit instant de nostalgie terminé, on poursuit notre découverte de la région de Nevis avec une randonnée pleine de charme vers les Steal Falls. Le départ se fait au bout d’une longue route à voie unique serpentant entre vallée et forêt sur laquelle il est difficile de se croiser et presque impossible de se garer. Entre les arbres, on parcourt quelques kilomètres en chemin de terre et de roches, traversant de petites cascades qui rejoignent la rivière loin en contre bas.

Le sentier débouche finalement dans une jolie vallée verdoyante au fond de laquelle les Steal falls apparaissent. Quelques rayons de soleil apparaissent pour réchauffer l’atmosphère et donner tout son charme au décor.

Pour voir les cascades de plus près deux options s’offraient à nous : traverser le cours d’eau glacée à pied ou utiliser un pont de singe installé un peu plus loin. La seconde étant bien plus originale, on se lance dans l’aventure, avançant prudemment un pied après l’autre. Finalement, le retour en enfance continue… On s’en sort sans encombre, à l’aller comme au retour !

Notre prochaine étape sera la spectaculaire vallée de Glencoe, ses reliefs imposants, son climat rude et changeant…. Tout ce qu’on aime rencontrer en Écosse. On la traverse d’abord en voiture, surveillant avec inquiétude les alternances de nuages sombres et de rayons de lumières dans le ciel qui donnent tout le côté dramatique au décor.

On s’engage tout de même dans le Lost Valley trail dont l’environnement est finalement bien plus varié qu’il n’y paraissait. Les premières centaines de mètres se font dans les hautes herbes, entourées de montagne. On grimpe ensuite dans les hauteurs rocailleuses avant de s’enfoncer entre arbres et rochers le long d’un cours d’eau agité. On voit la pluie, la bruine, le soleil, le vent ; on s’arrête, on reprend. A force, on rate probablement une bifurcation du chemin d’un bord à l’autre et on se retrouve bloqués par une sorte d’éboulis. Nous ne sommes visiblement pas les seuls puisque l’on rencontrera deux couples longeant le cours d’eau, cherchant désespérément un coin au sec pour traverser. Sans succès.

On tente finalement l’approche « traversée piétonne » en retirant chaussures et chaussettes. Le premier mouvement dans l’eau propage instantanément une vague glacée jusqu’à la tête. Heureusement, la traversée ne fait que quelques mètres. Une dernière montée jusqu’à la vallée perdue nous réchauffe pour de bon et nous offre une vue panoramique sur le sentier. Il ne reste plus qu’à faire demi-tour et à rentrer savourer une bonne tasse de thé pour terminer la journée

Le coup de cœur de Ptit Jo

La route traversant la vallée de Glencoe, spectaculaire

Coté pratique

Les activités

Poudlard Express
Le Jacobite Steam Train – Poudlard Express pour les amateurs de la saga Harry Potter – passe sur le viaduc tous les matins de début avril à fin octobre. Un trajet supplémentaire est ajouté aux trajets réguliers l’après-midi de début mai à fin septembre. La meilleure option pour voir le train est sans doute de l’attendre lorsqu’il va de Fort William à Mallaig. Le Jacobite apparait sur le pont environ une demi heure après son départ de Fort William.
– du dimanche au vendredi, départ de Fort William à 10h15 et 12h45
– le samedi, départ de Fort William à 10h15 et 14h40
Il est également possible de le voir lorsque le train repart de Mallaig, il arrive sur le viaduc environ 1h05 après le départ.
– du dimanche au vendredi, départ de Mallaig à 14h10 et 16h45
– le samedi, départ de Mallaig à 14h10 et 18h40

Glenfinnan Viaduc
Pour avoir un point de vue intéressant sur la courbe du viaduc et faire de jolies photos, un sentier grimpe sur la colline. Le départ se fait depuis le parking, vous pouvez trouver le circuit ici : https://www.walkhighlands.co.uk/fortwilliam/glenfinnan.shtml
Comptez £3.5 pour le parking.

Steall Falls
Une jolie randonnée au cœur des montagnes. Retrouvez toutes les indications et le point de départ ici : https://www.walkhighlands.co.uk/fortwilliam/steallfalls.shtml

Lost Valley
Sans doute la randonnée la plus célèbre de la vallée de Glencoe. Retrouvez toutes les indications et le point de départ ici : https://www.walkhighlands.co.uk/fortwilliam/lostvalley.shtml

Le logement

Chez Paula & Aidan, Solmar, Camus-Na-Ha Fort William Inverness-shire, Fort William, PH33 7NN
Nous avons eu un coup de cœur pour ce B&B. Paula et Aidan nous ont accueillis comme si nous étions de vieux amis. Tout est propre, confortable et pensé de le moindre détail. On s’y sent comme à la maison. Le matin, Paula sert un petit-déjeuner minute composé pancake et de fruits. Une vraie perle. On regrette de ne pas être resté plus longtemps.

Roam West, Inchree Nr Fort William, Fort William, PH33 6SE
Un logement quelconque sur le chemin. Cuisine équipée à disposition.

Les repas

Repas à la maison !
L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserve

Lewis côté mer

27 juin 2022

Notre première journée à Lewis n’a pas été un grand succès. Après nous avoir charmés avec ses plages dignes de la Polynésie, l’Écosse nous a brutalement rappelé que son climat était plus que changeant. Nous avons donc passé la journée en voiture, espérant trouver quelques éclaircies pour profiter du décor… sans succès. Ce matin en revanche, la lumière semble enfin revenue.

On reprend donc la route en direction de Gearrannan dont nous n’arrêtons pas d’entendre parler ici. On y trouve un village des années 1850 constitué de maisons traditionnelles appelées blackhouses. Les premiers habitants vivaient essentiellement de la pêche et de la culture de leurs terres, cependant, ce mode de vie a été complètement chamboulé par les guerres mondiales et l’industrialisation. Les jeunes générations, attirées par de nouveaux emplois, ont peu à peu déserté les lieux. Au fil des années, les villages de blackhouses ont donc été vidés un par un, sombrant dans l’abandon. Désormais restaurés, pour certains, ils offrent la possibilité d’une visite dans une histoire récente qui parait pourtant très éloignée de notre mode de vie actuel.

La visite, même si elle n’est pas très longue, est donc vraiment intéressante et présente de nombreux documents permettant de voir l’évolution du village au cours des années. On y découvre aussi le chauffage à base de tourbe séchée dont on n’avait jamais entendu parler auparavant. Dans l’une des maisons, un métier à tisser permet d’observer la création du célèbre tweed de Harris selon la méthode ancestrale. Les autres maisons sont, elles, réservées à de l’hôtellerie, offrant ainsi la possibilité aux voyageurs de passer une nuit sur place, loin de tout.

Tout au nord de Lewis, quelques kilomètres après un étrange portique en os de baleine, se trouve le coin le plus venteux de Grande-Bretagne (c’est dire !). Butt of Lewis est symbolisé par son vieux phare, toujours debout malgré un environnement plus qu’hostile, planté au-dessus des falaises. On y fait une balade sympa, mais pas mémorable, le long des à-pics où semblent nicher des centaines d’oiseaux. Un peu plus loin, il est possible d’accéder facilement à de petites plages nichées entre des pans de roches sombres, balayées par un vent chargé d’humidité.

Il ne nous reste désormais qu’à arpenter la côte Est de Lewis, la plus visitée. Au-dessus de Stornoway, on part donc vers le Nord pour quelques kilomètres avant de se diriger un peu au hasard dans un village. On trouvera, au bout d’un chemin qui ne paie pas de mine, notre coup de cœur de la journée. Une jolie plage de sable clair, inconnue des guides de voyage, apparait entre des collines d’un vert vif, striées comme celles des Fairy Glen. On y passe un bon moment, réchauffés par les rayons du soleil, profitant de la couleur de l’eau et escaladant les rochers.

A force de monter vers le Nord, on finit par arriver sur la plage de Tolsa, sans doute la plus réputée de l’île. La route se rétrécit au fur et à mesure des kilomètres pour finalement s’effacer dans un chemin de gravillons après avoir franchi « le pont de nulle part ». Tout un programme.

Après avoir laissé la voiture sur un bas-côté, on part à pied sur le sentier, traversant des landes de bruyères et de mousses tout en gardant un œil sur la mer. On pousse sur quelques kilomètres jusqu’à une petite cascade avant de rebrousser chemin mais le chemin semblait continuer encore sur une longue distance !

Ce court séjour dans les Hébrides s’achève à Stornoway, capitale de l’île bien moins vivante que la petite Portree sur Skye. On fait le tour du centre rapidement avant de s’enfoncer dans le parc du château, désormais transformé en hôtel de charme. Un long cheminement permet d’en faire le tour et de rejoindre les bords de mer. Dans l’eau justement, quelques phoques pointent le bout de leur museau avant de sombrer à nouveau entre les bateaux. On tire un bilan finalement un peu mitigé des Hébrides, complètement sous le charme de Harris mais nettement moins impressionnés par Lewis.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La plage perdue au bout de la route de North Tolsta

Coté pratique

Les activités

Ferry
Pour faire l’aller-retour de Uig à Tarbet, nous avons choisi les ferrys de la Caledonian MacBrayne (Calmac). C’est une compagnie fiable aux navires extrêmement bien équipés. On y trouve un petit salon, une zone de sièges alignés comme dans un train, une cafétéria, un petit bar servant du café et des petits gâteaux. Il y a même une petite salle de jeu pour les enfants. La compagnie héberge, l’été, des associations effectuant des comptage de cétacés et d’oiseaux marins qui prennent le temps de renseigner les voyageurs.
Réservation sur https://www.calmac.co.uk/
Comptez £95 pour l’aller retour avec une voiture et deux passagers.

Gearrannan Blackhouse Village, 5A Garenin, Isle of Lewis HS2 9AL
Le village est ouvert de la fin mars au mois d’octobre environ et propose des visites du lundi au samedi, de 9h30 à 17h30. Il est également possible de loger sur place. Entrée à £4.6 par adulte.

Pour trouver la petite plage de North Tolsta, il faut se garer au bout de Camach Terrace. Le chemin descend vers la mer après avoir passé une petite barrière.

Heritage Trail
Sans le savoir, nous avons emprunté le Heritage Trail pendant un petit moment, jusqu’à la cascade. Le sentier se poursuit sur des kilomètre jusqu’au village du Nord de l’île. Plus d’infos ici : https://www.walkhighlands.co.uk/outer-hebrides/heritage-trail.shtml.

Le logement

Glenhouse, 77, Leurbost Isle of Lewis, Leurbost, HS2 9NU
Un B&B comme on les aime, chaleureux et dans son jus, servi avec un petit déjeuner gargantuesque. Les patrons sont adorables et au petits soins pour leurs hôtes. Au passage, on a fait la connaissance de Cody, un petit chiot Shetland foufou ravi de jouer avec nous le matin. Un sans faute.

Les repas

Repas à la maison !
L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserve

Découverte de Harris

25 juin 2022

La journée d’aujourd’hui marque le début de quelques jours de complète découverte, loin des retours un peu nostalgiques sur des landes foulées il y a bien des années. On navigue donc vers les Hébrides extérieures, au Nord Ouest du pays, terres de mystères battue par les flots et les vents. Pourquoi là haut? Parce que je suis tombée un jour sur le très bel article des bestjobers qui ont eu à cœur de montrer une facette méconnue de l’Écosse. Une facette vraiment loin de l’imaginaire collectif.

L’arrivée à Tarbet nous laisse de marbre et on s’engage directement vers l’Ouest. On se sent encore plus perdus que d’habitude sur les routes de Harris. C’est simple, on ne croise personne : à cette époque de l’année, les touristes n’ont pas encore poussé le périple aussi haut. On file dans un décor un peu lunaire avant d’apercevoir d’immenses étendues de sable au loin. Une toute petite route longe une poignée de maisons avec une vue incroyable (on achète?) avant de s’achever au pied de quelques dunes de sable. Il ne reste que quelques mètres à pied avant de déboucher sur Luskentyre beach et ses incroyables couleurs.

Et là, on en prend plein les yeux…

La route longe désormais la mer on on s’arrête régulièrement de baie en baie pour admirer le paysage. Ces plages de sable blanc, ces eaux turquoises et ces prairies verdoyantes sont un véritable enchantement… à ceci près qu’il ne faut pas espérer s’y baigner ! Dehors, le vent souffle sacrément, la température n’excède pas les 15 degrés et on apprécie vraiment notre Kway et nos diverses couches chaudes.

Les paysages se succèdent jusqu’à Northton où on opte pour une petite randonnée improvisée à travers les champs fleuris. On s’enfonce sur des chemins à peine tracés, longeant la mer au milieu de centaines de moutons dispersés dans les alentours. Au bout de ce parcours coloré, on tombe sur les ruines d’une ancienne chapelle et tout un troupeau de vaches Highlands, à peine décoiffées par le vent.

Notre tour de l’île se poursuit vers Finsbay, à l’Est, dans un décor beaucoup plus rocailleux. La mer a pris ici des tons beaucoup plus sombres et les plages de sables ont cédé la plage à des sortes de fjords. Dans ces eaux froides, quelques phoques se laissent apercevoir, pointant le bout de leur nez avant de s’enfoncer dans les profondeurs.

Même si ces premiers pas sur Harris sont un véritable enchantement, il nous faut désormais partir pour Lewis où se trouve notre premier logement. Au fond d’un jardin, une yourte toute blanche nous offre un cocon de sérénité et de bienêtre dans lequel nous passerons toute notre soirée. Magique !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Nos premiers pas sur la plage de Luskentyre Beach et ses magnifiques couleurs

Coté pratique

Les activités

Ferry
Pour faire l’aller-retour de Uig à Tarbet, nous avons choisi les ferrys de la Caledonian MacBrayne (Calmac). C’est une compagnie fiable aux navires extrêmement bien équipés. On y trouve un petit salon, une zone de sièges alignés comme dans un train, une cafétéria, un petit bar servant du café et des petits gâteaux. Il y a même une petite salle de jeu pour les enfants. La compagnie héberge, l’été, des associations effectuant des comptage de cétacés et d’oiseaux marins qui prennent le temps de renseigner les voyageurs.
Réservation sur https://www.calmac.co.uk/
Comptez £95 pour l’aller retour avec une voiture et deux passagers.

Randonnée vers la vieille chapelle
Au sud de Harris, nous avons opté pour une balade à travers champs, au milieu des moutons, pour rejoindre une ancienne chapelle. Toutes les informations sont ici : https://www.walkhighlands.co.uk/outer-hebrides/rubh-an-teampaill.shtml

Le logement

Tiny House chez Claire, Limehill School Hill, Ranish, HS2 9NW
Nous avons dormi dans une sorte de petite yourte toute blanche et absolument impeccable, au décor très cocooning. On s’y est senti tellement bien qu’on n’est pas ressorti de la soirée. La yourte dispose de tout le confort nécessaire et d’une cuisine équipée.

Les repas

Repas à la maison !
L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserve

Sur les côtes de Skye

24 juin 2022

Notre journée débute sur le port d’Uig, en plein chantier, pour une balade en mer à la recherche de petits oiseaux que nous n’avons encore jamais eu la chance de rencontrer. Le brouhaha des machines et des outils qui emplit l’air ambiant disparait très vite une fois installés sur le bateau de Skye Xplorer. Notre capitaine, dès qu’il aperçoit mon appareil photo, nous dirige vers l’avant afin de profiter de la meilleure vue possible. Le moteur vrombit, le bateau démarre et glisse lentement sur une mer aussi calme que les lochs écossais. Exceptionnellement, il n’y a pas un brin d’air sur l’île de Skye, pas une vague dans l’océan.

Le ciel un peu nuageux associé à ce calme complètement inhabituel, donnent une atmosphère étrange à la scène. Le genre d’ambiance dans laquelle l’ombre de Nessie se dessinant au loin ne surprendrait personne. Ce n’est pourtant pas Nessie qui attire notre attention. Le regard capte un mouvement, puis un autre. Notre capitaine aussi l’a perçu. Il change de direction et part sereinement vers le large. Le premier dauphin apparait distinctement, suivi d’un second et d’un troisième. Quelques-uns s’approchent du bateau, leur ventre clair se devinant facilement sous la surface de l’eau. Eux aussi sont finalement plutôt calmes. Après quelques bons, ils disparaissent sans bruit dans l’océan.

Notre bateau file désormais tout droit vers de petites iles bordées de falaises. Autour d’elles, des formes noires s’agitent sur l’eau et dans les airs. On croise quelques cormorans, goélands ou huitriers mais, surtout, on devine la silhouette de nos premiers macareux.

Les célèbres oiseaux clowns sont en réalité tout petits, plutôt ronds… et particulièrement craquants. Leur bouille colorée et leur démarche malhabile nous plaisent toute de suite. Les macareux moine vivent en colonie, on les devine d’ailleurs partout autour des falaises : tâche sombre sur cette mer d’huile, ombre brève dans le ciel blanc, figure colorée sur l’herbe bien verte.

En période de reproduction, ils creusent des terriers pour élever leur petit dans un nid de plumes. Bien sûr, nous n’en apercevront aucun : les jeunes, dissimulés dans la verdure, sont aussi bien moins colorés que leurs parents. Malheureusement, la pérennité de cette espèce est menacée (encore une….). Si la surpêche a entrainé une diminution des ressources pour les oiseaux, on soupçonne moins la pollution lumineuse qui fait, elle aussi, des ravages en attirant les plus jeunes au premier envol du nid. Au lieu de rejoindre la mer pour apprendre à se nourrir, les petits filent donc vers les villes et perdent leurs repères. Triste sort pour une bouille qui donne autant le sourire.

De retour sur terre, nous roulons désormais vers l’extrémité ouest de l’île, histoire de revoir le Neistpoint Lighthouse. Il apparait au bord de l’eau, perché sur une falaise sombre qu’on imagine battue par les flots la plupart du temps. La scène, sans doute l’une des plus connue d’Écosse, est un peu dramatique, donnant des impressions de bout du monde s’échouant dans l’océan. Ici aussi les moutons font leur vie, trottinant au milieu des prés sans un regard pour les promeneurs, grimpant sur des pentes abruptes où l’on n’oserait pas s’aventurer. Par un sentier plus accessible que celui des moutons, on peut cependant rejoindre le phare. Un chemin bétonné descend longuement, s’approche au plus près de l’eau… avant de remonter… et de redescendre encore. Si l’aller se passe sans encombre, on en voit beaucoup souffrir au retour, au moment de retrouver les voitures.

La balade terminée, nos pas nous mènent au Dunvegan Castle, surtout réputé pour ses jardins fleuris et son accès à une étroite baie peuplée de phoques. A l’époque, j’avais fait une formidable balade en barque à moteur permettant de les approcher de près. Ayant trainé durant la journée, nous n’aurons pas la chance de renouveler l’expérience cette fois. On parcourt donc simplement la route longeant le fjord, les yeux rivés sur l’eau à la recherche des mammifères.

Tout au bout, un petit parking sablonneux permet de laisser la voiture avant de s’engager sur un chemin de terre au bord de l’eau. Les lumières baissent doucement, redonnent un peu de chaleur à cette Écosse parfois rude. On marche peut être vingt minutes avant d’arriver sur les bords d’une curieuse plage couverte de corail émoussé offrant un sacré contraste. L’eau a des airs de Polynésie, les roches sombres tranchent avec les coraux immaculés, le vert pétant des herbes sautent aux yeux… bref, une fois encore, Skye surprend… et charme.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Notre première rencontre avec les oiseaux clowns

Coté pratique

Les activités

SkyeXplorer Boat Trips, Uig Pier, Isle of Skye IV51 9XX
Cette agence propose plusieurs tours en bateau pour observer les macareux mais aussi les dauphins et les baleines. Les macareux sont observables de Avril à Juillet et trois créneaux sont possibles : 10h, 12h et 14h. Pour les baleines, les excursions se font plutôt en août et septembre, à 10h et 14h.
Nous avons trouvé notre guide très sympa et très professionnel, respectueux des animaux. On recommande !
Réservations : https://www.puffinsandwhales.co.uk/
Tarif de £34 par adulte pour observer les macareux, £59 pour les baleines.

Nesit Point Lighthouse, C6F6+9M Waterstein, Isle of Skye

Dunvegan Castle, MacLeod Estate, Dunvegan House, Dunvegan, Isle of Skye IV55 8WF
Nous sommes arrivés trop tard pour le visiter cette année mais j’en ai gardé un bon souvenir de mon voyage en 2014. Il est possible de visiter le château, ses jardins et de faire un tour en barque pour rencontrer les phoques qui vivent dans la baie.
Ouvert tous les jours du 1er avril au 15 octobre, de 10h à 17h30. La dernière entrée se fait à 17h pour le château et le jardin.
En revanche, il n’est possible de voir les phoques que jusqu’au 30 septembre et le dernier tour en barque part à 16h30.
Tarif pour le château de £14 par adulte et £9 par enfant
Supplément pour les phoques de £10 par adulte et £7 par enfant

Coral Beach, G936+8R Claigan, Isle of Skye

Le logement

Quiraing Rooms, 2 brogaig, Staffin IV51 9JY
nous sommes restés 3 nuits dans ce B&B avec chambre individuelle et salle de bain partagée avec une autre chambre. La chambre est petite mais confortable et la salle de bain très propre. On met sur le ratio coût/qualité notamment pour le petit déjeuner. Il est stocké directement dans les chambres, composé de porridge, d’une brioche, de pain de mie et d’un jus d’orange en boîte. Il n’y a donc pas de partie chaude de type œuf et bacon et on est clairement en dessous de ce qui se fait habituellement au Royaume Uni. C’est vraiment un établissement pour dormir où l’on ne croise jamais les hôtes.

Les repas

Pendant nos trois jours sur Skye, nous avons essentiellement opté pour les repas à la maison. Le dernier soir, on s’est pourtant laissé tenter par une sortie 

The Portree Hotel restaurant, Somerled Square, Portree IV51 9EH
Un établissement plein de charme, à mi-chemin entre le restaurant et le pub, où on s’est vraiment régalés. Il est en revanche relativement coûteux.

L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserver facilement nos achats dans la voiture.

Le Quiraing

23 juin 2022

Après avoir revêtu notre équipement de combat pour faire face aux caprices de la météo, nous voilà à nouveau sur les routes de Skye dans notre C3 flashy. Nous partons découvrir le Quiraing, péninsule d’origine volcanique particulièrement dramatique avec ses falaises sombres surgissant dans un océan de vert.

Une route étroite, un peu sinueuse, nous conduit directement de notre B&B au départ de la randonnée. Comme aux Fairy Pools, on découvre ici un parking flambant neuf qui n’existait pas par le passé. Face au nombre de places, on songe aux pics de fréquentation de l’été et on se félicite vraiment d’avoir choisi le mois de juin. Même sans s’embarquer dans la balade, la vue depuis cet arrêt vaut vraiment le détour.

On se lance assez rapidement dans la randonnée en elle-même, sur un sentier étroit mais plutôt facile qui grimpe doucement au pied des falaises. On s’arrête régulièrement pour observer le paysage sous un nouvel angle de vue, charmés par les verts intenses, les reliefs variés et les nuages changeants dans le ciel. Deux petits lochs en toile de fond rompent le camaïeu de vert de ce décor typique des highlands.

Le sentier devient de plus en plus rocailleux, les grandes étendues vertes font place à des vallées de roches et, finalement, à d’impressionnantes falaises d’herbes jaunies.

De petits chemins de traverse filent ici et là, s’éloignant du chemin principal pour s’enfoncer dans le paysage. On en suit quelques-uns avant de gravir la plus haute falaise qui donne sur le bord de mer. Le circuit de randonnée prévoit une boucle étroite, l’aller se faisant au pied des roches sombres, le retour par le sommet des falaises volcaniques, offrant ainsi de nouvelles perspectives.

C’est finalement au moment de notre ascension que le temps se gâte, apportant un flot de nuages épais. Il ne pleut pas vraiment mais des gouttelettes humides semblent flotter dans l’air et se déposer partout à mesure que l’on avance. Dans ce brouillard dense, on évolue prudemment, restant aussi éloignés du bord que possible, pataugeant parfois dans la boue ou d’épaisses couches de mousses détrempées. Arrivés au sommet, on est accueillis par une rafale de vent frais qui dégage subitement le décor. Les deux petits lochs réapparaissent dans une étendue de vert toujours plus impressionnante. Quelques moutons sont posés là, impassibles, broutant l’herbe sans même un regard pour les randonneurs.

Le retour se fait un peu au hasard, le sentier n’étant pas réellement tracé…ou effacé par le piétinement des moutons et la circulation de l’eau qui détrempe le sol à de nombreux endroits. Le parking étant visible de loin, cela ne pose heureusement que peu de difficultés. Au-dessus de nos têtes, un soleil franc revient, nous réchauffe juste le temps de prendre une averse ridicule de deux minutes, disparue comme elle était venue. Qu’elle est surprenante cette Écosse !

Dans le genre surprenant, les Fairy Glenn tiennent une bonne place. A l’époque où internet n’était pas illimité sur les téléphones, elles étaient même sacrément difficiles à trouver. Tellement que même les locaux n’avaient su nous en indiquer le chemin. Aujourd’hui, on y trouve encore un de ces parkings flambant neufs qui semblent pousser comme des champignons.

Un effondrement géologique a créé cette zone étrange constituée de collines arrondies au vert vif, striées de vaguelettes. De larges étendues de fougères agrémentent ce décor étrange où l’on s’attendrait à voir surgir fées et licornes. La balade est courte mais vaut vraiment le détour.

On termine notre journée en empruntant la route reliant Uig à Staffin, tout au nord de Skye. Une fois encore nous sommes seuls, la plupart des touristes ne montant pas aussi haut sur l’île. Depuis l’unique voie, on aperçoit quelques dauphins sautant dans l’eau (disparus à l’instant même où on arrêtait la voiture… ). Sur terre, des centaines de moutons occupent les prairies qui s’étendent à perte de vue, voire carrément l’asphalte. Le décor est paisible et coloré, parfait pour clore la journée.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La randonnée du Quiraing est sans doute la plus belle que nous ayons fait en Écosse !

Coté pratique

Les activités

Quiraing car park, Portree, Sartle, Staffin, Portree IV51 9LB
Retrouvez toutes les infos sur la randonnée via ce lien : https://www.walkhighlands.co.uk/skye/quiraing.shtml
Comptez £5 pour le parking

Fairy Glen car park, Pier, Uig, Portree IV51 9XX
Retrouvez toutes les infos sur la balade via ce lien : https://www.walkhighlands.co.uk/skye/fairyglen.shtml
Comptez £2 pour le parking

Le logement

Quiraing Rooms, 2 brogaig, Staffin IV51 9JY
nous sommes restés 3 nuits dans ce B&B avec chambre individuelle et salle de bain partagée avec une autre chambre. La chambre est petite mais confortable et la salle de bain très propre. On met sur le ratio coût/qualité notamment pour le petit déjeuner. Il est stocké directement dans les chambres, composé de porridge, d’une brioche, de pain de mie et d’un jus d’orange en boîte. Il n’y a donc pas de partie chaude de type œuf et bacon et on est clairement en dessous de ce qui se fait habituellement au Royaume Uni. C’est vraiment un établissement pour dormir où l’on ne croise jamais les hôtes.

Les repas

Pendant nos trois jours sur Skye, nous avons essentiellement opté pour les repas à la maison. Le dernier soir, on s’est pourtant laissé tenter par une sortie 

The Portree Hotel restaurant, Somerled Square, Portree IV51 9EH
Un établissement plein de charme, à mi-chemin entre le restaurant et le pub, où on s’est vraiment régalés. Il est en revanche relativement coûteux.

L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserver facilement nos achats dans la voiture.

Premiers pas sur skye

22 juin 2022

Quand on ouvre les yeux sur le loch, encore emmitouflés dans une couette épaisse, on ne découvre qu’un ciel gris et des nuages gorgés d’eau. On peine donc à se traîner hors de la Conchra House, à lâcher son petit déjeuner typiquement écossais et son décor d’un autre temps. Pourtant, nous rejoignons l’île de Skye ce matin, celle qui m’avait tant marquée par le passé. A peine assis dans la voiture, les premières gouttes s’abattent sur le pare-brise.

 A l’extrême Sud Est de l’île, au bout d’une route tortueuse qui traverse des landes aux couleurs automnales, les écossais ont installé un abri dédié à l’observation de la faune aquatique. Il faut marcher à peine un kilomètre pour découvrir ce petit bungalow particulièrement bien aménagé. De nombreux panneaux explicatifs décrivent les cétacés que l’on peut apercevoir en mer mais aussi les différents phoques et loutres qu’il est possible de distinguer sur les côtes.

Une longue vue est mise à disposition et de larges fenêtres surplombant des bancs de bois permettent aux amateurs de photos et aux observateurs aguerris de s’installer. On reste là un bon moment, guettant les loutres dans les algues qui s’agglutinent au bord de la plage. On en apercevra brièvement une, trop rapide pour mon appareil, ainsi que quelques phoques gris. En quittant les lieux, un mouvement attire notre attention dans les bois. Entre les troncs, une petite tête apparaît, discrète. Elle nous observe un moment, me laisse prendre une photo, et repart en sautillant, sans un bruit.

On rejoint désormais le cœur de Skye en remontant vers Portree, capitale de l’île. On est dans l’Écosse, la vraie, celle des moutons, des bords de mer chahutés et de la verdure à perte de vue.

S’il y a bien une bestiole qu’on adore dans cet univers, c’est la vache Highlands, sa fabuleuse crinière rousse et sa bouille adorable. Elles apparaissent subitement sur notre route, toutes proches. On s’arrête forcément pour une séance photo, émerveillés par les petits veaux tellement craquants. Certains se laissent caresser entre les oreilles sous l’œil attentif de leur maman, d’autres reniflent le bout de nos doigts avec une extrême prudence, prêt à déguerpir à la moindre alerte. On repart de là plein d’amour pour ces jolies bêtes avec un beau moment de tendresse.

Quand on arrive aux Fairy Pools, je suis un peu abattue par le changement. Des années auparavant, le départ de la randonnée qui remonte le petit cours d’eau était marqué par la présence de quelques voitures garées en vrac le long de la route. Aujourd’hui, un immense parking équipé de toilettes et de bornes de paiement automatiques (encore…) a surgit de terre. Sur le moment, j’ignore ce qui me déplait le plus, cette soudaine invasion et ou le temps toujours plus menaçant.

Le souvenir d’une balade ensoleillée est alors bousculé par la réalité : les nombreux promeneurs ont transformé le chemin en une large piste boueuse, le ciel gris fait disparaître les reflets bleutés de l’eau, la foule s’accumule aux premiers points de vue. On poursuit tout de même. À mesure que l’on s’éloigne du parking, le ciel se dégage légèrement et les promeneurs disparaissent peu à peu. Arrivés au pied des montagnes, on est quasiment seuls. On en profite pour faire quelques photos, rapidement rattrapés par un coup de vent apportant d’épais nuages et de la pluie. On part au pas de course en sens inverse, croisant toujours plus de visiteurs, pour la plupart parfaitement équipés. On arrive au parking trempés et finalement mitigé sur les Fairy Pools.

On parle souvent de la météo écossaise comme un véritable problème, imaginant des terres toujours grises et tristes. Si c’est parfois vrai, on oublie souvent de dire que cette météo est surtout changeante et que les quatre saisons peuvent se croiser dans la journée. Cela est particulièrement vrai sur Skye et l’on remarquera assez vite que, peu importe les éléments qui se sont déchaînés dans la journée, le beau temps revient souvent vers 16h ou 17h.

C’est ainsi que la route vers Portree se dégage peu à peu. On s’y arrête un petit moment pour la découvrir, faire quelques achats de souvenirs et réserver une table pour notre dernier soir sur l’île. A cette saison, les restaurants sont en effet pris d’assaut dès l’ouverture et il est difficile de songer à manger quelque part sans avoir prévu le coup en avance.

La grisaille définitivement disparue, les derniers kilomètres vers notre BnB offrent même des vues magnifiques sur la côte ouest, peuplée de moutons dodus crapahutant dans des falaises d’un improbable vert. De quoi se réconforter un peu et reprendre des forces, prêts à repartir le lendemain.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La rencontre avec les vaches Highland et leurs adorables petits veaux.

Coté pratique

Les activités

Kylerhea Otter Hide, Glenelg to Kylerhea, Breakish, Isle of Skye IV42 8NH
Pour observer les loutres sur Skye
https://www.walkhighlands.co.uk/skye/kylerheaotter.shtml

Fairy Pools car park, Glenbrittle, Isle of Skye IV47 8TA
Retrouvez toutes les infos sur la balade aux Fairy Pools via ce lien : https://www.walkhighlands.co.uk/skye/fairypools.shtml
Comptez £6 pour le parking

Le logement

Quiraing Rooms, 2 brogaig, Staffin IV51 9JY
nous sommes restés 3 nuits dans ce B&B avec chambre individuelle et salle de bain partagée avec une autre chambre. La chambre est petite mais confortable et la salle de bain très propre. On met sur le ratio coût/qualité notamment pour le petit déjeuner. Il est stocké directement dans les chambres, composé de porridge, d’une brioche, de pain de mie et d’un jus d’orange en boîte. Il n’y a donc pas de partie chaude de type œuf et bacon et on est clairement en dessous de ce qui se fait habituellement au Royaume Uni. C’est vraiment un établissement pour dormir où l’on ne croise jamais les hôtes.

Les repas

Pendant nos trois jours sur Skye, nous avons essentiellement opté pour les repas à la maison. Le dernier soir, on s’est pourtant laissé tenter par une sortie 

The Portree Hotel restaurant, Somerled Square, Portree IV51 9EH
Un établissement plein de charme, à mi-chemin entre le restaurant et le pub, où on s’est vraiment régalés. Il est en revanche relativement coûteux.

L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserver facilement nos achats dans la voiture.

Châteaux écossais

21 juin 2021

De retour sur les bords du Loch Ness, on délaisse les balades pour une journée un peu plus culturelle. Notre premier arrêt sera le château d’Urquhart. Son emplacement sur les rives du loch l’a rendu célèbre malgré son état moyen de conservation. Le site est cependant particulièrement bien entretenu avec sa pelouse d’un vert intense et son visitor center flambant neuf. A l’intérieur, on trouve une cafétéria, une boutique de souvenirs mais surtout une imposante maquette reconstituant le château à son apogée. Grâce à elle, on se rend mieux compte de l’aménagement des espaces les uns par rapport aux autres et de la construction progressive de l’édifice.

Une fois à l’extérieur, la balade est agréable mais plutôt courte. On déambule entre les pierres vieillies, essayant de se repérer, parfois avec difficulté, par rapport à la maquette.

Notre petite voiture bleu pétant file toujours sur l’autoroute du loch. Comme il y a 8 ans, je la trouve un peu sans intérêt. Malgré la renommée du loch Ness, la région manque un peu de charme et offre des perspectives beaucoup moins intéressantes que de nombreuses vallées des Highlands.

L’autoroute nous mène à Fort Augustus, point de départ de bon nombre de croisières dans le domaine de Nessie. La ville, relativement petite, est traversée par le Caledonian Canal, creusé au XIXe siècle pour rallier la mer d’Écosse (sur la côte Ouest) à la mer du Nord (sur la côte Est). Avant d’arriver dans le loch, les bateaux passent une succession d’écluses au cœur de la petite ville, suscitant toujours beaucoup de curiosité.

Après cette pause au bord du loch, on s’enfonce de nouveau dans les terres. Si les premières dizaines de kilomètres traversent plutôt des paysages champêtres, la fin de la route est grandiose. L’A87 est particulièrement impressionnante après le loch Cluanie, quand elle traverse des montagnes verdoyantes aux sommets nuageux. On croisera sur le chemin nos premières bestioles : des cerfs rouges écossais se baladant tranquillement à côté d’une auberge.

Nous voici devant les portes de ce qui est sans doute le château le plus célèbre de toute l’Écosse. Le Eilean Donan Castle, construit sur le loch Duich et relié à la terre par un pont de pierre, attire les romantiques, les photographes et les fans de cinéma. Sous un ciel grisâtre rehaussant les couleurs, on marche dans les pas de Highlander en traversant le pont de pierre, pour une bonne tranche de folklore gaélique.

Quasiment entièrement accessible, le château est progressivement rénové depuis 1910 par les McRae, tombé amoureux du site et lancés dans une épopée architecturale un peu folle. L’intérieur est aménagé de milliers d’objets d’époques différentes, donnant parfois l’impression que le château est encore habité. On apprécie beaucoup l’ambiance qu’il y règne, renforcée par cette météo écossaise un peu capricieuse qui donne tout son charme au lieu. Après tout, à quoi ressemblerait un château écossais sous un ciel radieux ?

Notre journée se termine sur les bords du petit port de Plockton, ses maisons blanches et leurs toits noirs donnant directement sur l’eau. Sur l’autre rive, des forêts de sapins couvrent le pied des montagnes et offrent un paysage superbe. L’endroit est désert en fin de journée, paisible. Tout au long de notre courte promenade, on surveille l’eau avec attention, guettant le nez d’un petit phoque sans succès. Un vendeur de fish and chips finit par nous appâter avec une bonne odeur de frites et l’on termine la journée sur sa terrasse, charmés.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le château d’Eilean Donan dans son décor typiquement écossais

Coté pratique

Les activités

Urquhart Castle, Drumnadrochit, Inverness IV63 6XJ
Ouvert tous les jours, selon des horaires variables dans l’année et forcément réduites en hiver.
– de 9h30 à 20h entre juin et août
– de 9h30 à 18h en avril, mai et septembre
Les tarifs dépendent de la date de visite. Comptez de 9.5£ à 12£ par adulte.

Eilean Donan Castle, Dornie by Kyle of Lochalsh, IV40 8DX
Ouvert tous les jours, selon des horaires variables dans l’année et forcément réduites en hiver.
– de 10h00 à 18h en juin
– de 9h00 à 18h en juillet août
– de 9h30 à 18h en septembre
Comptez £10 par adulte et £6 par enfant
Les photos sont interdites à l’intérieur. Parking payant en journée, sauf une demi-heure avant la fermeture. Comptez £2 si vous arrivez vers 17h.

Lequel choisir ?
C’est vraiment une question difficile car les deux châteaux présentent des visites très différentes. Urquhart, moins bien conservé, n’est pas incontournable mais on en ramène de jolies photos. Il est sans doute davantage orienté pour les passionnés d’histoire. Eilean Donan offre une approche complètement différente puisqu’il est désormais presque entièrement rénové et aménagé. Dressé sur l’eau dans les nuages, c’est sans doute celui qu’on a préféré.

Plockton
Parking payant, comptez £1 à £2.

Le logement

Conchra House, Sallachy Road, Dornie, IV40 8DZ, Kyle of Lochalsh
En retrait de la route principale, cette grande maison a ce charme vieillot des bâtisses britanniques pleines de bois, de moquettes et de papier peint. On s’y sent particulièrement bien. Elle offre en plus une vue superbe sur le loch en contrebas. Le petit déjeuner était parfait. Bref on a adoré.

Les repas

The Harbour Fish Bar, 1 innes Street, Plockton IV58 8TW
Un fish and chips sans prétention aux portions généreuses.