Retour en enfance

29 juin 2022

Après une journée de route et une nuit chez Paula, c’est rassasiés de pancakes de Paula, que nous partons faire un saut dans notre enfance, là où les cartes postales sont transportées par hiboux et où des grenouilles en chocolat s’échappent par les fenêtres. Ce matin, nous filons en effet vers le Glenfinnan viaduc, désormais célèbre dans le monde entier, installé entre les landes et un large loch. Le Jacobite Express, à l’origine de la création du Poudlard Express, y passe en effet plusieurs fois par jour en été.

On pose la voiture sur l’un des désormais inévitables parkings payants et on se presse sur le petit sentier aménagé qui grimpe sur la colline. Nous sommes loin d’être seuls sur le coup et toutes les générations s’agitent pour gagner un point de vue en hauteur. L’ambiance est bon enfant, chacun s’attache à trouver le meilleur angle sans pour autant gêner les autres. Au bout de quelques minutes, la sirène du train retentit derrière les collines verdoyantes et un frémissement parcourt les rangs. Nouveau coup de klaxon, un nuage de fumée blanche s’élève dans le ciel, les roues raclent les rails en rythme et les wagons rouges sombres avancent dans la jolie courbe du viaduc. Ça y est, le Poudlard Express a pris vie.

Autour de nous, de larges sourires traversent les visages de générations entières ayant grandi et rêvé au fil des pages de Harry Potter. Dans le train, la même expression se retrouve chez les dizaines de passagers penchés à la fenêtre et nous adressant de larges signes de la main. On vit un joli moment suspendu dans le temps, à la frontière d’un univers magique, avant de voir disparaitre le train.

Une fois remis de nos émotions, on prend quand même un instant pour explorer les alentours du viaduc. Le loch est paisible, presque silencieux au regard de la foule amassée de l’autre côté de la route, près du visitor center. Une petite auberge est installée là, quasiment les pieds dans l’eau. Elle nous aurait presque donné envie de nous y installer. Avant de repartir, on emprunte le sentier situé à proximité du centre pour profiter d’une vue panoramique sur la vallée. Il ne suffit que de quelques minutes mais le détour en valait la peine.

Ce petit instant de nostalgie terminé, on poursuit notre découverte de la région de Nevis avec une randonnée pleine de charme vers les Steal Falls. Le départ se fait au bout d’une longue route à voie unique serpentant entre vallée et forêt sur laquelle il est difficile de se croiser et presque impossible de se garer. Entre les arbres, on parcourt quelques kilomètres en chemin de terre et de roches, traversant de petites cascades qui rejoignent la rivière loin en contre bas.

Le sentier débouche finalement dans une jolie vallée verdoyante au fond de laquelle les Steal falls apparaissent. Quelques rayons de soleil apparaissent pour réchauffer l’atmosphère et donner tout son charme au décor.

Pour voir les cascades de plus près deux options s’offraient à nous : traverser le cours d’eau glacée à pied ou utiliser un pont de singe installé un peu plus loin. La seconde étant bien plus originale, on se lance dans l’aventure, avançant prudemment un pied après l’autre. Finalement, le retour en enfance continue… On s’en sort sans encombre, à l’aller comme au retour !

Notre prochaine étape sera la spectaculaire vallée de Glencoe, ses reliefs imposants, son climat rude et changeant…. Tout ce qu’on aime rencontrer en Écosse. On la traverse d’abord en voiture, surveillant avec inquiétude les alternances de nuages sombres et de rayons de lumières dans le ciel qui donnent tout le côté dramatique au décor.

On s’engage tout de même dans le Lost Valley trail dont l’environnement est finalement bien plus varié qu’il n’y paraissait. Les premières centaines de mètres se font dans les hautes herbes, entourées de montagne. On grimpe ensuite dans les hauteurs rocailleuses avant de s’enfoncer entre arbres et rochers le long d’un cours d’eau agité. On voit la pluie, la bruine, le soleil, le vent ; on s’arrête, on reprend. A force, on rate probablement une bifurcation du chemin d’un bord à l’autre et on se retrouve bloqués par une sorte d’éboulis. Nous ne sommes visiblement pas les seuls puisque l’on rencontrera deux couples longeant le cours d’eau, cherchant désespérément un coin au sec pour traverser. Sans succès.

On tente finalement l’approche « traversée piétonne » en retirant chaussures et chaussettes. Le premier mouvement dans l’eau propage instantanément une vague glacée jusqu’à la tête. Heureusement, la traversée ne fait que quelques mètres. Une dernière montée jusqu’à la vallée perdue nous réchauffe pour de bon et nous offre une vue panoramique sur le sentier. Il ne reste plus qu’à faire demi-tour et à rentrer savourer une bonne tasse de thé pour terminer la journée

Le coup de cœur de Ptit Jo

La route traversant la vallée de Glencoe, spectaculaire

Coté pratique

Les activités

Poudlard Express
Le Jacobite Steam Train – Poudlard Express pour les amateurs de la saga Harry Potter – passe sur le viaduc tous les matins de début avril à fin octobre. Un trajet supplémentaire est ajouté aux trajets réguliers l’après-midi de début mai à fin septembre. La meilleure option pour voir le train est sans doute de l’attendre lorsqu’il va de Fort William à Mallaig. Le Jacobite apparait sur le pont environ une demi heure après son départ de Fort William.
– du dimanche au vendredi, départ de Fort William à 10h15 et 12h45
– le samedi, départ de Fort William à 10h15 et 14h40
Il est également possible de le voir lorsque le train repart de Mallaig, il arrive sur le viaduc environ 1h05 après le départ.
– du dimanche au vendredi, départ de Mallaig à 14h10 et 16h45
– le samedi, départ de Mallaig à 14h10 et 18h40

Glenfinnan Viaduc
Pour avoir un point de vue intéressant sur la courbe du viaduc et faire de jolies photos, un sentier grimpe sur la colline. Le départ se fait depuis le parking, vous pouvez trouver le circuit ici : https://www.walkhighlands.co.uk/fortwilliam/glenfinnan.shtml
Comptez £3.5 pour le parking.

Steall Falls
Une jolie randonnée au cœur des montagnes. Retrouvez toutes les indications et le point de départ ici : https://www.walkhighlands.co.uk/fortwilliam/steallfalls.shtml

Lost Valley
Sans doute la randonnée la plus célèbre de la vallée de Glencoe. Retrouvez toutes les indications et le point de départ ici : https://www.walkhighlands.co.uk/fortwilliam/lostvalley.shtml

Le logement

Chez Paula & Aidan, Solmar, Camus-Na-Ha Fort William Inverness-shire, Fort William, PH33 7NN
Nous avons eu un coup de cœur pour ce B&B. Paula et Aidan nous ont accueillis comme si nous étions de vieux amis. Tout est propre, confortable et pensé de le moindre détail. On s’y sent comme à la maison. Le matin, Paula sert un petit-déjeuner minute composé pancake et de fruits. Une vraie perle. On regrette de ne pas être resté plus longtemps.

Roam West, Inchree Nr Fort William, Fort William, PH33 6SE
Un logement quelconque sur le chemin. Cuisine équipée à disposition.

Les repas

Repas à la maison !
L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserve

Découverte de Harris

25 juin 2022

La journée d’aujourd’hui marque le début de quelques jours de complète découverte, loin des retours un peu nostalgiques sur des landes foulées il y a bien des années. On navigue donc vers les Hébrides extérieures, au Nord Ouest du pays, terres de mystères battue par les flots et les vents. Pourquoi là haut? Parce que je suis tombée un jour sur le très bel article des bestjobers qui ont eu à cœur de montrer une facette méconnue de l’Écosse. Une facette vraiment loin de l’imaginaire collectif.

L’arrivée à Tarbet nous laisse de marbre et on s’engage directement vers l’Ouest. On se sent encore plus perdus que d’habitude sur les routes de Harris. C’est simple, on ne croise personne : à cette époque de l’année, les touristes n’ont pas encore poussé le périple aussi haut. On file dans un décor un peu lunaire avant d’apercevoir d’immenses étendues de sable au loin. Une toute petite route longe une poignée de maisons avec une vue incroyable (on achète?) avant de s’achever au pied de quelques dunes de sable. Il ne reste que quelques mètres à pied avant de déboucher sur Luskentyre beach et ses incroyables couleurs.

Et là, on en prend plein les yeux…

La route longe désormais la mer on on s’arrête régulièrement de baie en baie pour admirer le paysage. Ces plages de sable blanc, ces eaux turquoises et ces prairies verdoyantes sont un véritable enchantement… à ceci près qu’il ne faut pas espérer s’y baigner ! Dehors, le vent souffle sacrément, la température n’excède pas les 15 degrés et on apprécie vraiment notre Kway et nos diverses couches chaudes.

Les paysages se succèdent jusqu’à Northton où on opte pour une petite randonnée improvisée à travers les champs fleuris. On s’enfonce sur des chemins à peine tracés, longeant la mer au milieu de centaines de moutons dispersés dans les alentours. Au bout de ce parcours coloré, on tombe sur les ruines d’une ancienne chapelle et tout un troupeau de vaches Highlands, à peine décoiffées par le vent.

Notre tour de l’île se poursuit vers Finsbay, à l’Est, dans un décor beaucoup plus rocailleux. La mer a pris ici des tons beaucoup plus sombres et les plages de sables ont cédé la plage à des sortes de fjords. Dans ces eaux froides, quelques phoques se laissent apercevoir, pointant le bout de leur nez avant de s’enfoncer dans les profondeurs.

Même si ces premiers pas sur Harris sont un véritable enchantement, il nous faut désormais partir pour Lewis où se trouve notre premier logement. Au fond d’un jardin, une yourte toute blanche nous offre un cocon de sérénité et de bienêtre dans lequel nous passerons toute notre soirée. Magique !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Nos premiers pas sur la plage de Luskentyre Beach et ses magnifiques couleurs

Coté pratique

Les activités

Ferry
Pour faire l’aller-retour de Uig à Tarbet, nous avons choisi les ferrys de la Caledonian MacBrayne (Calmac). C’est une compagnie fiable aux navires extrêmement bien équipés. On y trouve un petit salon, une zone de sièges alignés comme dans un train, une cafétéria, un petit bar servant du café et des petits gâteaux. Il y a même une petite salle de jeu pour les enfants. La compagnie héberge, l’été, des associations effectuant des comptage de cétacés et d’oiseaux marins qui prennent le temps de renseigner les voyageurs.
Réservation sur https://www.calmac.co.uk/
Comptez £95 pour l’aller retour avec une voiture et deux passagers.

Randonnée vers la vieille chapelle
Au sud de Harris, nous avons opté pour une balade à travers champs, au milieu des moutons, pour rejoindre une ancienne chapelle. Toutes les informations sont ici : https://www.walkhighlands.co.uk/outer-hebrides/rubh-an-teampaill.shtml

Le logement

Tiny House chez Claire, Limehill School Hill, Ranish, HS2 9NW
Nous avons dormi dans une sorte de petite yourte toute blanche et absolument impeccable, au décor très cocooning. On s’y est senti tellement bien qu’on n’est pas ressorti de la soirée. La yourte dispose de tout le confort nécessaire et d’une cuisine équipée.

Les repas

Repas à la maison !
L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserve

Premiers pas sur skye

22 juin 2022

Quand on ouvre les yeux sur le loch, encore emmitouflés dans une couette épaisse, on ne découvre qu’un ciel gris et des nuages gorgés d’eau. On peine donc à se traîner hors de la Conchra House, à lâcher son petit déjeuner typiquement écossais et son décor d’un autre temps. Pourtant, nous rejoignons l’île de Skye ce matin, celle qui m’avait tant marquée par le passé. A peine assis dans la voiture, les premières gouttes s’abattent sur le pare-brise.

 A l’extrême Sud Est de l’île, au bout d’une route tortueuse qui traverse des landes aux couleurs automnales, les écossais ont installé un abri dédié à l’observation de la faune aquatique. Il faut marcher à peine un kilomètre pour découvrir ce petit bungalow particulièrement bien aménagé. De nombreux panneaux explicatifs décrivent les cétacés que l’on peut apercevoir en mer mais aussi les différents phoques et loutres qu’il est possible de distinguer sur les côtes.

Une longue vue est mise à disposition et de larges fenêtres surplombant des bancs de bois permettent aux amateurs de photos et aux observateurs aguerris de s’installer. On reste là un bon moment, guettant les loutres dans les algues qui s’agglutinent au bord de la plage. On en apercevra brièvement une, trop rapide pour mon appareil, ainsi que quelques phoques gris. En quittant les lieux, un mouvement attire notre attention dans les bois. Entre les troncs, une petite tête apparaît, discrète. Elle nous observe un moment, me laisse prendre une photo, et repart en sautillant, sans un bruit.

On rejoint désormais le cœur de Skye en remontant vers Portree, capitale de l’île. On est dans l’Écosse, la vraie, celle des moutons, des bords de mer chahutés et de la verdure à perte de vue.

S’il y a bien une bestiole qu’on adore dans cet univers, c’est la vache Highlands, sa fabuleuse crinière rousse et sa bouille adorable. Elles apparaissent subitement sur notre route, toutes proches. On s’arrête forcément pour une séance photo, émerveillés par les petits veaux tellement craquants. Certains se laissent caresser entre les oreilles sous l’œil attentif de leur maman, d’autres reniflent le bout de nos doigts avec une extrême prudence, prêt à déguerpir à la moindre alerte. On repart de là plein d’amour pour ces jolies bêtes avec un beau moment de tendresse.

Quand on arrive aux Fairy Pools, je suis un peu abattue par le changement. Des années auparavant, le départ de la randonnée qui remonte le petit cours d’eau était marqué par la présence de quelques voitures garées en vrac le long de la route. Aujourd’hui, un immense parking équipé de toilettes et de bornes de paiement automatiques (encore…) a surgit de terre. Sur le moment, j’ignore ce qui me déplait le plus, cette soudaine invasion et ou le temps toujours plus menaçant.

Le souvenir d’une balade ensoleillée est alors bousculé par la réalité : les nombreux promeneurs ont transformé le chemin en une large piste boueuse, le ciel gris fait disparaître les reflets bleutés de l’eau, la foule s’accumule aux premiers points de vue. On poursuit tout de même. À mesure que l’on s’éloigne du parking, le ciel se dégage légèrement et les promeneurs disparaissent peu à peu. Arrivés au pied des montagnes, on est quasiment seuls. On en profite pour faire quelques photos, rapidement rattrapés par un coup de vent apportant d’épais nuages et de la pluie. On part au pas de course en sens inverse, croisant toujours plus de visiteurs, pour la plupart parfaitement équipés. On arrive au parking trempés et finalement mitigé sur les Fairy Pools.

On parle souvent de la météo écossaise comme un véritable problème, imaginant des terres toujours grises et tristes. Si c’est parfois vrai, on oublie souvent de dire que cette météo est surtout changeante et que les quatre saisons peuvent se croiser dans la journée. Cela est particulièrement vrai sur Skye et l’on remarquera assez vite que, peu importe les éléments qui se sont déchaînés dans la journée, le beau temps revient souvent vers 16h ou 17h.

C’est ainsi que la route vers Portree se dégage peu à peu. On s’y arrête un petit moment pour la découvrir, faire quelques achats de souvenirs et réserver une table pour notre dernier soir sur l’île. A cette saison, les restaurants sont en effet pris d’assaut dès l’ouverture et il est difficile de songer à manger quelque part sans avoir prévu le coup en avance.

La grisaille définitivement disparue, les derniers kilomètres vers notre BnB offrent même des vues magnifiques sur la côte ouest, peuplée de moutons dodus crapahutant dans des falaises d’un improbable vert. De quoi se réconforter un peu et reprendre des forces, prêts à repartir le lendemain.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La rencontre avec les vaches Highland et leurs adorables petits veaux.

Coté pratique

Les activités

Kylerhea Otter Hide, Glenelg to Kylerhea, Breakish, Isle of Skye IV42 8NH
Pour observer les loutres sur Skye
https://www.walkhighlands.co.uk/skye/kylerheaotter.shtml

Fairy Pools car park, Glenbrittle, Isle of Skye IV47 8TA
Retrouvez toutes les infos sur la balade aux Fairy Pools via ce lien : https://www.walkhighlands.co.uk/skye/fairypools.shtml
Comptez £6 pour le parking

Le logement

Quiraing Rooms, 2 brogaig, Staffin IV51 9JY
nous sommes restés 3 nuits dans ce B&B avec chambre individuelle et salle de bain partagée avec une autre chambre. La chambre est petite mais confortable et la salle de bain très propre. On met sur le ratio coût/qualité notamment pour le petit déjeuner. Il est stocké directement dans les chambres, composé de porridge, d’une brioche, de pain de mie et d’un jus d’orange en boîte. Il n’y a donc pas de partie chaude de type œuf et bacon et on est clairement en dessous de ce qui se fait habituellement au Royaume Uni. C’est vraiment un établissement pour dormir où l’on ne croise jamais les hôtes.

Les repas

Pendant nos trois jours sur Skye, nous avons essentiellement opté pour les repas à la maison. Le dernier soir, on s’est pourtant laissé tenter par une sortie 

The Portree Hotel restaurant, Somerled Square, Portree IV51 9EH
Un établissement plein de charme, à mi-chemin entre le restaurant et le pub, où on s’est vraiment régalés. Il est en revanche relativement coûteux.

L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserver facilement nos achats dans la voiture.

Au cœur du Glen Affric

20 juin 2022

Notre journée débute à Inverness, capitale des highlands entre mer et loch Ness. Si la ville est l’une des plus connue d’Écosse, on ne s’y est finalement arrêtés que très brièvement, le temps de faire les courses et le tour du centre-ville. En réalité, on l’a trouvée tristoune avec ses rues vides et son château couvert d’échafaudages. On ne s’attarde donc pas et, une fois les courses alimentaires chargées, on file vers Glen Affric.

Pour atteindre la réserve, on longe d’abord le Loch Ness par l’autoroute avant de s’enfoncer dans les terres sur des routes nettement plus étroites. La dernière ville passée, le réseau est coupé, internet aussi. Nous sommes désormais complètement isolés (mieux vaut avoir fait le plein avant de venir !).

On s’arrête dès le premier parking croisé où, mauvaise surprise, le stationnement est payant. Le vide-poche plein de monnaie de mon ancien voyage, 8 ans plus tôt, on se dirige vers le parcmètre pour découvrir… que la monnaie a changé ! La plupart de nos pièces n’est désormais plus valable. Un bon samaritain nous dépanne des quelques sous manquants avec générosité. Pas de doute, la gentillesse des écossais qui m’avait tant touchée à l’époque est toujours inégalable.

Le départ de la première balade est tout proche, le long d’un cours d’eau agité et bordé de roches claires. Après un petit point, on s’enfonce dans la forêt sur un étroit chemin tournicotant dans la bruyère et gravissant les crêtes de quelques collines. Cette première partie offre de jolies perspectives sur la forêt et de petits lacs. Pourtant, on n’y croise absolument personne. La piste s’élargit sur le chemin du retour. Pas fatigués du tout, on opte pour un petit détour qui nous permet de gagner un belvédère donnant sur toute la vallée.

La route qui s’enfonce dans la vallée, loin de toute civilisation, est particulièrement plaisante. Elle file entre collines, forêts et lacs. La voie unique laisse cependant peu de possibilité pour s’arrêter et observer le paysage. On stoppe donc à chaque parking pour découvrir les points de vue ou, parfois, tenter des chemins un peu moins balisés. C’est ainsi qu’après avoir grimpé dans une forêt dense, on débouche complètement par hasard dans une large vallée aux herbes bien vertes. Si le temps menaçant donne du charme au décor, il nous inquiète également et on n’ose pas s’aventurer dans les montagnes voisines. Prudents, on finit par couper à travers champs, espérant rejoindre la route du bord de loch sans trop de difficultés.

Tout au bout de la route, un dernier chemin nous entraîne dans des zones entre rocailles, pins et bruyères. Il règne ici des airs de Canada et l’on s’attendrait parfois à voir surgir un saumon de la rivière, reluqué par un ours sur la rive d’en face. Malheureusement on ne croise ni ours, ni saumon, ni même un petit écureuil. La boucle terminée, on termine la visite par une dernière session de grimpette ouvrant sur un large panorama coloré, ouvrant sur l’Écosse comme on l’aime, sauvage.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La boucle de la river Affric, tout au bout du parc

Coté pratique

Les activités

Glen Affric National Nature Reserve

Parking payant, compter £4 pour toute la journée (ticket valable pour tous les parkings du parc). A l’entrée, vous trouverez des cartes avec les sentiers principaux balisés, il en existe cependant d’autres dont le départ se laisse deviner le long de la route. Nous avons fait les points principaux :

Depuis le premier parking, on a opté pour la combinaison du Coire Loch and the Dog Falls Trail et du Viewpoint Trail, environ 4 miles.

Le parking du Loch Beinna Mheadhain ne présente pas d’intérêt particulier, c’est davantage un arrêt au bord de l’eau pour un éventuel piquenique.

Le parking du Chisholm est le plus confidentiel. Un chemin part de là et s’enfonce dans les montagnes. N’ayant pas préparé cette balade à l’avance, nous n’avions pas de plan et pas d’idée de la longueur du chemin. Face au temps menaçant, on a préféré faire demi-tour.

Enfin, le parking du River Affric offre deux départs de sentiers. Le premier fait une boucle en forêt et le long de la rivière sur environ 1km. Il propose également un chemin montant jusqu’au Viewpoint sur la vallée

Le logement

1 Lochness Hostel, Main Street, Drumnadrochit, Inverness shire, IV63 6TX
Cet établissement, au centre de Drumnadrochit, propose des petites cabines, des logements type auberge de jeunesse et des chambres. Nous avons opté pour la dernière formule avec une chambre simple mais confortable. Une cuisine est mise à disposition des voyageurs.

Les repas

Repas à la maison !
L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserver facilement nos achats dans la voiture.

Bora Bora vue d’en haut

19 au 22 juillet 2021

Après une arrivée de nuit, on ouvre finalement les yeux sur la dernière étape de notre voyage : Bora-Bora. Depuis la terrasse couverte de notre logement, on observe le lagon coloré, l’imposant motu du Sofitel et les petits bungalows de l’InterContinental – Le Moana Resort. Histoire de voir au moins une fois à quoi ressemble ces hôtels aux nuits affichant 3 ou 4 chiffres et au petit-déjeuner à 50€, on se dirige à pied vers celui ci. Contre toute attente, on y rentre tout à fait facilement. On traverse des allées plantées de cocotiers avant de découvrir une piscine fleurie, le restaurant et les fameux bungalows. On aura même pu remonter le ponton à pied jusqu’à la mer turquoise. Si l’eau est splendide, tout comme le décor, on ne croisera aucun poisson au pied de ces bâtisses pleine de charme.

La visite terminée, on opte pour un tour de l’île en voiture. On s’arrête le long du chemin prendre quelques photos, observer la mer ou admirer les reliefs particuliers de cette petite île. Le tour est cependant rapide, 32 km, et aurait tout à fait pu se faire à vélo ! Compte tenu de la météo capricieuse que nous avons subi les deux premiers jours, on était cependant bien contents de pouvoir rentrer rapidement chez nous durant les averses…

Même si Bora est surtout réputée pour ses hôtels de charme et son lagon, il est également possible d’y randonner (je dirai même conseillé !). Ce matin là, on opte donc pour la balade du Mont Popoti au Nord de l’île, particulièrement séduisante. Le sentier part d’un chemin cabossé donnant sur la route qui monte à travers les arbres. Les premières centaines de mètres sont les plus « difficiles », grimpant vers la crête au soleil sur un sol un peu gadouilleux.

Au sommet de la deuxième côte, la plus raide, on commence déjà à apercevoir de jolies nuances de bleu à travers les arbres. Encore quelques efforts et le spectacle apparait, entre reliefs herbus et lagon coloré. Les motus se dessinent de part et d’autre de la crête, de toutes tailles, trainant derrière eux des étendues de sable blanc fendant les eaux. Le vent qui souffle par moment fait danser la prairie pendant que l’on grimpe jusqu’au rocher Popoti, point final de cette charmante randonnée.

Autre côte, autre vue, autre sommet : cette fois, on se lance à l’assaut des Antennes de Nunu’e, côté Sud. Le départ est une voie en terre qui file là aussi vers les hauteurs. Il faudra cependant rapidement s’écarter pour s’enfoncer dans les bois (merci la trace gps !). Des dizaines de petits lézards s’affolent à notre passage, visiblement peu habitués à croiser du monde. On avance un moment dans la forêt avant d’atterrir sur un chemin étroit le long d’une petite crête où le soleil tape fort.

Les arbres font maintenant place à d’épais buissons, nettement plus bas, qui permettent enfin d’apercevoir la mer. Les derniers mètres sont vraiment pentus, la terre roule un peu sous nos pieds puis, on finit par atteindre le sommet. D’ici, on retrouve le Sofitel et son motu mais on profite surtout des nuances de couleurs et des jardins de coraux qui serpentent dans l’eau. De là, on devine même les îles de Tahaa et Raiatea.

Difficile d’évoquer Bora sans parler de la plage de Matira, seule plage naturelle de l’île. On s’y arrêtera presque tous les jours, profitant d’un petit moment de soleil ou de baignade. On croise finalement peu de monde sur cette longue étendue de sable. Les locaux se baignent peu à cette saison et les touristes restent le plus souvent sur les plages privées des hôtels. Notre endroit favori reste l’extrémité de la plage, à proximité du club de plongée, seul endroit où le snorkeling est réellement possible. Il faut s’enfoncer un peu vers l’ancien hôtel abandonné, là où l’eau est plus trouble et profonde, pour découvrir d’énormes patates de corail et des centaines de poissons. Sur le reste de la plage, dans les eaux les moins profondes, on croisera également beaucoup de raies, parfois dissimulées dans le sable. Attention aux pieds !

On termine ce tour de l’île, coté terre, par le coucher de soleil du Bloody Mary’s, parfaite image de la Polynésie avec ses motus, ses palmiers et ses pontons de bois. Encore quelques instants et il sera bientôt l’heure de rentrer…

Le coup de cœur de Ptit Jo

La randonnée du Mont Popoti, loin des clichés de Bora Bora, nous aura résolument charmés avec son incroyable décor. A faire absolument !

Coté pratique

Les activités

Les randonnées
Pour la rando, nous nous sommes vraiment aidés de l’article de Les Deux Pieds Dehors, plein de bon conseils. Les traces GPS de Wikilocs sont fournies et sont bien utiles, surtout pour trouver le point de départ (une formule d’essai gratuite de 14j est disponible). Tout est détaillé ici : https://lesdeuxpiedsdehors.com/que-faire-a-bora-bora-polynesie/

Tohora Bora-Bora, sorties baleines ou snorkeling
Pour le snorkeling, nous avions la chance d’avoir un ami sur place avec un bateau. Pour tout ceux qui n’auront pas cette possibilité, on conseille Simon de Tohora Bora-Bora. Il est une référence en la matière et propose des sorties en petit groupe et à prix raisonnable (deux choses rares à Bora-Bora). C’est un fin connaisseur de la faune qui saura vous emmener dans les meilleurs endroits du lagon.
Tohora propose aussi des sorties baleines mais, arrivés un peu tôt dans la saison et compte tenu du vent important en mer, nous n’avons malheureusement pas pu les suivre dans cette aventure.

Le logement

Poevake Villa, Pointe de Matira, Bora Bora
L’emplacement de la maison est idéal, proche d’une supérette et à proximité directe de la plage de Matira. La vue est particulièrement sympa. On a noté quelques petits soucis techniques (pression de l’eau par exemple) mais rien de dramatique.

Dans une toute autre gamme et si vous souhaitez expérimenter les hôtels sur pilotis et les prestations luxueuses, on conseille le Conrad qui bénéficie selon nous du plus beau cadre et dont les prestations sont particulièrement réputées.

Les repas

The Lucky House Restaurant, F757+M9 Bora-Bora
On ne peut pas faire plus près du logement ! Le Lucky house fait figure de référence à Bora et propose deux cartes : une classique et une orientée pizzas. Les brochettes sont énormes mais on conseille surtout les crevettes au curry. Tarifs pour la carte classique un peu élevés à notre goût.

Bloody Mary’s, F7C4+37 Bora-Bora
Ordinairement très animé, il est surtout fréquenté par les touristes en été. Happy hour de 18 à 19h: un cocktail offert pour un acheté. Le ponton qui lui fait face est très bon spot pour les couchers de soleil.

Snack Matira, F775+MP2, Matira
Pas particulièrement raffiné, le snack est pourtant réputé sur bora-bora pour son large choix (du snack au poisson cru coco) et ses portions généreuses (prévoir deux estomacs pour arriver au bout du sandwich poulet frites…). Le cadre est particulièrement sympathique car toutes les tables donnent sur la mer. Une excellente adresse pour les petits budgets.

Pour faire ses courses, on conseille les deux supérettes de Vaitape même si celle de Matira permet de dépanner pour un petit déjeuner. Attention cependant à venir le plus rapidement possible après le ravitaillement par bateau, sous peine de trouver des étagères un peu vide. Le meilleur jour? le mercredi !

Au sommet des Andes

5 au 8 août 2019

Après quelques jours formidables en Amazonie, nous voilà revenus provisoirement dans la capitale péruvienne où notre petit groupe se sépare. Certains rentrent en France, d’autres poursuivent l’aventure vers la dernière grande étape de ce périple péruvien : la cordillère des Andes. Après une soirée en bord de mer à Lima et un trajet en bus de 7h aux nombreux virages, nous arrivons à Huaraz et ses quelques 3052 mètres. Sur le moment, tout va bien. On découvre la capitale des Andes sans grand charme mais pleine de vie, de bruit et de restaurants aux cuisines du monde.

Au matin, un mini bus jaune tout droit sorti des années 70 vient nous récupérer pour une longue journée de route dans la cordillère. Il faut près de 3h pour gagner le glacier, on s’arrête donc en cours de route pour faire une pause et avaler notre troisième maté de coca de la matinée, espérant encore naïvement qu’il nous sauvera des maux d’altitude… Un peu plus loin, on s’arrête de nouveau sur l’altiplano et ses prairies immenses balayées par le vent. Au milieu des étendues herbeuses, d’énormes boules de feuilles piquantes apparaissent ponctuellement et forment de petites colonies. Les puya raimondi fleurissent une fois dans leur vie, après une centaine d’années d’existence. Leur fleur s’élance vers le ciel en une hampe florale de près de 10 mètres avant de laisser la plante s’éteindre doucement, épuisée par un tel exploit. Entre les touffes herbeuses, on trouve aussi des sources gazeuses aux différentes nuances de bleu qui parsèment le paysage. On adore ces grandes prairies péruviennes sauvages croisées tout au long du séjour.

Une courte balade grimpe jusqu’au glacier Pastoruri dans un décor lunaire. Si on avait scrupuleusement respecté les règles de passage d’altitude jusqu’à présent, notre courte escale en Amazonie semble nous avoir fait repartir à zéro. De façon bien plus violente que lors de l’ascension de Vinicunca, en tout cas pour moi, l’altitude se rappelle au bon souvenir de nos organismes peu habitués. Ces ridicules kilomètres n’auront été que souffrance et seule l’impensable idée de ne pas arriver au sommet m’aura permis de continuer à avancer. Avec le recul, j’ai l’impression d’avoir mis des heures à gravir ces fichus 300 mètres de dénivelé : 4900-5200. Des chiffres qui donnent un peu le tournis. Arrivée en haut, un élan de découragement énorme s’abat sur moi à la perspective des balades à venir. J’abandonne mon sac à dos et je ronchonne longuement après cette idée idiote de cordillère des Andes. Puis finalement, en levant les yeux sur ce décor paisible, tout va mieux. Tout est contrasté autour de nous, la glace blanche tranche radicalement avec la pierre d’un gris mat, même le bleu du lac est étrangement profond. Au bout d’un moment, on repart tranquillement (forcément, ça descend) vers notre mini bus, marchant sur l’ancien domaine du glacier, le cœur un peu serré face à un nouveau constat écologique : le glacier recule malheureusement de près de 15 mètres par an.

Le lendemain, on file droit vers la dernière ascension du séjour, vers un immense classique des treks dans le secteur : la laguna 69. Sur la route, on croise un premier lac aux eaux turquoises baignant les pieds de parois abruptes et ensoleillées. Le lac Llanganuco ouvre sur une vallée colorée traversée d’une petite rivière agitée qui abrite le point de départ de cette randonnée. Les premiers kilomètres sont faciles, paisibles. On circule dans les herbes jaunies, entourées de hautes montagnes et de vaches se baladant librement. On arrive finalement à une série de lacets grimpant dans les herbes hautes et, étonnamment, on les vit plutôt bien. Nous sommes déjà à plus de 4000 mètres mais on souffre à peine plus que dans nos montagnes françaises. Des bosquets de fleurs violettes colorent peu à peu le chemin, quelques cascades s’écoulent sur les montagnes voisines et, progressivement, on se rapproche de la neige.

Au sommet de la première montée, un petit lac ouvre la porte d’un autre plateau charmant aux couleurs de savane. Au-dessus de lui, d’imposantes falaises grises forment un mur menaçant. C’est au sommet de ces falaises que la récompense nous attend.

On reprend la route calmement, les yeux grand ouverts sur cette montagne magique puis on grimpe, encore, longtemps. A mesure que l’on avance, la végétation disparait. Bientôt, une ambiance grise s’empare du décor. Le soleil tape fort et éblouit en se reflétant sur la neige. On avance toujours, au pied d’imposants cimetières de pierres surmontés d’énormes blocs de glace. Enfin arrive le lac, majestueux, d’une couleur parfaite. Aucune des photos ne lui rend justice. On s’arrête un long moment pour le pique-nique, le visage caressé par le soleil, une bonne fatigue dans les pattes mais heureux de cet accomplissement. On déjeune à 4600 mètres d’altitude où l’on savoure les derniers instants d’un séjour qui se mérite.

Un séjour plus éprouvant que tous les autres.

Un séjour dont on ressortira plus grands.

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’arrivée à la laguna 69 reste sans doute le meilleur souvenir de la Cordillère, le décor est fantastique tout du long et je me souviens avec émotion des derniers mètres parcourus en courant pour avoir enfin la vue sur cette eau claire entourée de neige. Le meilleur moyen de terminer ce séjour.

Coté pratique

Les activités

Étant partis avec l’agence Andes Authentiques Tours, nous n’avons pas eu à organiser nous-mêmes ces excursions, voilà tout de même quelques informations.

Glacier Pastoruri
Le glacier Pastoruri est accessible avec sa propre voiture (route en bon état) ou par le biais d’un tour organisé depuis Huaraz pour environ 35 PEN. Il faudra compter 6heures de route aller-retour plus le temps passé sur place. Toutes les agences proposent des arrêts sur la route et sur l’altiplano à proximité de Puma Pampa. L’entrée au parc Huascaran est comptée en supplément pour environ 30 PEN.

Laguna 69
Le point de départ de cette randonnée se fait à quelques 3900 mètres et le sentier grimpe jusqu’à 4600 pour une distance totale de 14km. Si cela peut paraitre impressionnant, la randonnée est sans doute nettement plus accessible qu’elle n’y paraît tout en constituant une véritable expérience pour les randonneurs en quête de nouveaux sommets. Si un guide est complètement inutile ici, il sera tout de même nécessaire de trouver un moyen de transport et de partir tôt car la route est un peu longue. De nombreuses agences propose cette prestation ce qui implique beaucoup de monde au point de départ mais les randonneurs se dispersent vite sur le chemin. Les tarifs sont à peu près identiques au glacier et il faut, là aussi, compter l’entrée au parc.

Le logement

Hôtel El Tumi, Jr.San Martin 1121, Huaraz
L’hôtel est bien placé dans Huaraz et donne accès à un salon de massage (en supplément) au dernier étage, agréable après de longues journées de marche.

Les repas

Crêperie Patrick, Avenue Luzueiaga 422
On mange de tout dans ce restaurant, c’est bon mais pas inoubliable.

Mi Comedia pizzeria, Av. Centenario 351, Independencia Al Frente de la Unasam, Huaraz
Une excellente pizza dans un décor cocooning et chaleureux, agréable dans la nuit froide de Huaraz.

Chili Heaven, Parque Ginebra Lot 28, Huaraz
Une bonne adresse pour tous ceux qui n’ont pas peur de manger asiatique et relevé !

La montagne arc en ciel

31 juillet 2019

Il fait nuit et froid quand nous nous réveillons ce matin-là. A l’heure où Cusco dort encore, nous rejoignons notre mini bus les yeux à moitié clos pour gagner un lieu de plus en plus prisé par les voyageurs. Un lieu qui, comme souvent au Pérou, se mérite.

On comate le plus gros du trajet, à peine éveillés quand le bus s’arrête au bord de la route pour un petit déjeuner dans une salle vitrée et glaciale où l’on se réconforte à grand coup de maté de coca brulant.

Après 3 heures de trajet, on arrive finalement aux portes de Vinicunca dans un décor montagneux spectaculaire. Le parking perdu sur les hauteurs du monde est déjà plein. Des bus entiers, des minibus comme le nôtre ou des taxis s’accumulent au départ d’une randonnée d’exception. Quelques familles sont installées là, dans cet univers poussiéreux mais baigné de soleil. Vêtues de tenues bigarrées, elles veillent sur les lamas et alpagas qui errent sur les pentes ou proposent des mules aux voyageurs inquiets par la marche.

Le début de la balade, à plat, est plaisant. Dans cet univers désertique, les versants de la montagne arborent un vert étrange, le sol est recouvert d’une poussière rosée avec, en toile de fond, d’impressionnants sommets enneigés. Passé le premier kilomètre (ou le deuxième on ne sait plus !), le sentier s’élargit notablement. Une grande esplanade minérale fait figure d’étape dans cette course à la hauteur. Les randonneurs s’arrêtent, les mules aussi. Désormais, chacun devra poursuivre à pied. Au bout de cette esplanade, la mauvaise nouvelle de la journée : une montée, deux en fait en regardant bien…

Je ne sais pas si elles étaient vraiment si impressionnantes… En y repensant, ces montées n’étaient sans doute pas si terrible. Mais sur le moment, elles ont provoqué un immense découragement.

A cette altitude, l’organisme souffre. Si on a la chance de ne pas être malade, on peine à mettre un pied devant l’autre, surtout dans la dernière ascension qui file droit vers le mirador. Le cœur et la tête fonctionnent, le cerveau sacrifie le reste. Les jambes sont douloureuses rapidement et on se sent vraiment rouillés. Autour de nous, on voit de tout : de véritables athlètes qui souffrent à peine et d’autres randonneurs encore plus abattus que nous.

Puis finalement on y arrive, on voit enfin la pancarte indiquant le sommet. C’est seulement là qu’on cesse de fixer le sol et qu’on se retourne, ébahis. On découvre sous un nouvel angle l’incroyable vallée traversée puis, elle est enfin là: la montagne arc-en-ciel, ses couleurs sucrées et son ciel bleu intense. Elle est là, comme un aboutissement, peu importe le nom qu’on lui aura choisi : Cerro Colorado, Rainbow Mountain, Montana Siete Colores… 7 couleurs pour autant de minerais, accumulés depuis des siècles qui forment cet étrange environnement.

Ça y est, on a passé les 5000 mètres.

On a parcouru les 5 kilomètres les plus longs de notre vie.

On se retrouve sur les hauts sommets du monde après une randonnée dans des paysages à la fois magnifiques et uniques.

On respire un air unique, pur et frais.

On vit, en grand.

Autour de nous, de nombreux touristes partagent le même sentiment et le même sourire : tous ont réussi. On fait tamponner nos passeports et on observe, longuement.

Les plus courageux d’entre nous s’élancent à l’assaut de la montagne rouge voisine, dissimulée derrière les sommets. Ils seront quasiment seuls sur le trajet qui grimpe encore de quelques centaines de mètres pour découvrir un paysage désertique haut en couleurs. Avec le recul, je regrette infiniment de ne pas avoir tenté l’expérience et d’avoir laissé mes jambes fatiguées céder au repos.

Vinicunca demande du temps, de la patience et du courage.

Elle en vaut la peine, sans aucun doute.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le mirador sur cette montagne aux airs de berlingot se mérite mais la récompense est grande

Coté pratique

Les activités

Alors qu’il était autrefois difficile de se rendre sur les pans de la montagne sans faire de laborieux trek, une nouvelle route amène désormais bien plus près. Étant partis avec l’agence Andes Authentiques Tours, nous n’avons pas eu à organiser l’excursion. Nous avons bénéficié d’un guide tout au long de la balade qui veillait au bien être de chacun et qui nous a surtout laissé profiter des lieux autant qu’on le souhaitait. Dans votre choix d’excursion, il me semble que ce sera l’essentiel : avoir du temps pour savoir la montagne et l’explorer à son rythme.

Pour ce type d’excursion à la journée, il faudra compter environ 80 soles par personne. Certaines offres comprennent une nuit en refuge. Elles partent toutes aux environs de 4h du matin pour assurer du temps sur place. C’est donc l’heure de pointe. Certains sites conseillent de venir sur les lieux par ses propres moyens vers 11h et de faire la randonnée sans guide (ce qui est facilement réalisable)

Le logement

Hôtel Amerinka, Calle Marques 272, Cusco
Des chambres spacieuses, un bon petit déjeuner et un emplacement parfait.

Les repas

Le Buffet Francés, Carmen Alto 219 San Blas, Cusco
Pour une raclette andine accompagnée de charcuterie locale !

Granja Heidi, Cuesta San Blas 525 2nd Floor, Cusco
Un restaurant de qualité dans un cadre charmant

Crêperie Backpacker La Bo’M, Calle Carmen Alto 283. San Blas., Cusco City Centre
Pour le plaisir de manger des crêpes bretonnes à l’autre bout du monde dans une ambiance baba cool.

Jack’s Cafe, Choquechaka 509, Cusco
Une référence que nous n’avons pourtant pas apprécié particulièrement.

Papachos, Portal de Belen 115 Plaza de Armas, Cusco
Un restaurant à l’étage donnant sur la place des armes. Une cuisine à base de frites et de burgers, bien utile pour se remettre de nos émotions.

25 Fontes et Faja dos Padres

29 mai 2019

Nous partons ce matin pour la balade la plus connue de l’ile, la levada 25 Fontes. Après une nouvelle traversée acrobatique de l’ile, on laisse la voiture à Rabaçal pour rejoindre le poste forestier. Le parking est bondé et traversé sans scrupule par un troupeau de vaches qui déambulent entre les allées. On les retrouve jusqu’au poste forestier, pas perturbées les moins du monde par la présence de tous ces voyageurs. Il y a foule en fin de matinée. Des mini bus entiers débarquent en même temps que nous et on croise pour la première fois des randonnées guidées. Les deux premières kilomètres se font directement sur la route qui descend dans la foret.

On rejoint alors un sentier plus étroit qui s’enfonce encore dans la vallée. A mesure que les kilomètres passent, le sentier devient de plus en plus étroit. Le chemin ouvre de temps à autres sur de beaux panoramas et de petites cascades où s’installent de nombreux pinsons. Pour la première fois, on bouchonne presque parmi tous ces visiteurs. Si le décor est agréable et fleuri, la foule présente gâche un peu l’ambiance.

On remonte enfin le long des levadas ombragées avant de grimper quelques marches. Au sommet, un petit cirque rocheux ensoleillé et verdoyant apparait. Une longue cascade centrale a fait son chemin au cœur de la végétation tandis que des dizaines de petits filets d’eau ruissèlent entre les fougères. Une douce fraicheur se dégage et offre une pause pique-nique agréable. Fatalement, le retour n’est que dénivelé positif et la chaleur se fait à nouveau sentir. On arrive au poste forestier bien dorés et soulagés de retrouver bientôt notre petit coin de paradis.

Au pied d’une falaise et accessible uniquement par bateau ou par téléphérique, Faja dos Padres a tout pour satisfaire nos envies de bout du monde. Un énorme effondrement de falaise a donné vie à cette terre promise qui nous accueillait pour deux nuits. Au XVe siècle, les premiers habitants, des prêtres, se sont installés en y développant l’agriculture. Favorisée par un microclimat, la petite colonie s’est développée grâce à une culture de fruits tropicaux et à des vergers exotiques sans égal. Aujourd’hui, une dizaine de maisons accueillent les touristes dans cet écrin de nature.

Avantage du hors saison, nous sommes seuls à notre arrivée pour découvrir les lieux. Le téléphérique arrive directement dans le verger qui respire les vacances. Autour de nous, de longues allées courent entre les bananiers et les arbres à papayes. Des passiflores grimpent partout pendant que les fruits murissent tranquillement. Entre les oiseaux de paradis et les plantes grasses, des dizaines de lézards s’affolent à chacun de nos pas. Tout est calme et seuls les sursauts des lézards et le roulement de la mer sur les galets perturbent le silence. Notre petite maison blanche donne, elle, directement sur l’océan limpide. Quant au restaurant lui aussi installé au bord de l’eau, il achève de nous convaincre. Tout y est local (faja dos padres est quasiment autonome), délicieux et joliment présenté.  On a bien réfléchi et le verdict est sans appel : impossible de ne pas tomber amoureux de cet endroit.

Le coup de cœur de Ptit Jo

A l’instant même où nous avons réservé deux nuits à Faja Dos Padres, on sentait que la déception serait impossible. Cet oasis de calme et de nature a tout pour plaire: bord de mer, tranquillité, fruits exotiques, produits locaux et permaculture. On adore, sans réserve.

Coté pratique

Le logement

Faja dos Padres, Téléphérique Rua Padres António Dinis Henriques nº 1 9300-261 Quinta Grande
Pour réserver, c’est par ici: https://fajadospadres.com/faja/index.php/en/

Les activités

Randonnée de Achada do teixeira au Pico Ruivo, aller-retour 5.6km, 300m de dénivelé positif

Randonnée Vinte e Cinco Fontes, aller retour 11km, 400m de dénivelé positif
Il faudra laisser la voiture au point de vue de Rabaçal puis marcher 2km jusqu’au poste forestier, point de départ de la randonnée (2km de grimpette au retour et au soleil…). Une navette est disponible pour réaliser ce trajet au tarif de 3€ par personne. Pour faire la rando en solo, il est conseillé d’arriver sur site avant 9h30

Les repas

Le restaurant de Faja dos Padres est directement installé en bord de plage. La carte est réduite mais tout est délicieux et essentiellement composé de produits cultivés directevement sur place. mention spécial pour le cheesecake aux fruits extotiques !

São Lourenço

27 mai 2019

Ce matin nous changeons radicalement d’ambiance avec la jolie randonnée à la pointe de São Lourenço à l’extrémité orientale de l’île portugaise. Loin des levadas et de la végétation luxuriante, on découvre ici de formidables paysages de falaises balayées par le vent. La balade débute par un chemin en descente, balisé par des marches en rondins. Il serpente dans le relief de la pointe entre herbes colorées et petites fleurs délicates, grimpe puis descend en ouvrant peu à peu la perspective sur l’océan d’un bleu profond. Le temps changeant, parfois sombre et nuageux, parfois lumineux, donne des couleurs dramatiques au décor.

La randonnée se poursuit le long d’un chemin caillouteux, juste assez large pour se croiser. On s’approche au plus près des falaises, le visage fouetté par le vent qui couvre presque le bruit de l’eau qui frappe la pierre. On aime cette nature brute et sauvage, ces roches abruptes aux couleurs variées, vestiges d’un temps où les volcans façonnaient le monde. Bras en croix, face au vent, on reste un instant à observer le mouvement des vagues, les oiseaux qui tournoient dans le ciel et les nuages courant au-dessus de nos têtes. Le sentier devient encore plus étroit et ponctué de marches en pierre. Ici, le climat semble presque aride. On longe la roche de plus près, au pied d’imposantes falaises qui s’élèvent toutes droites sur des dizaines de mètres au-dessus de nos têtes. Et soudain, toute la pointe s’offre à notre vue.

Derrière nous, la partie la plus large cache presque le reste de l’ile. Devant nous, la partie la plus étroite et escarpée file dans l’océan. On aperçoit déjà la casa Sardinha, ancienne maison des propriétaires de ce bout de nature sauvage et désormais vigie pour la protection de cet environnement unique. Ici, le vent s’arrête un instant de souffler et le soleil revient.

On poursuit notre route, jusque-là assez tranquille, jusqu’au sommet du Pico do Furado… Nos cuisses se rappellent instantanément la volée de marches gravie la veille et militent fermement pour un demi-tour immédiat. Armés de cookies et de beaucoup d’eau (ou d’eau et de beaucoup de cookies…), on poursuit l’ascension jusque au sommet. Un panorama superbe nous attend, seuls au bout du monde.

Attirés par la promesse de tortues marines et de rares phoques moines, nous filons passer l’après-midi à Caniçal pour une sortie snorkeling. La ville est étonnamment déserte à cette époque mais on devine sans peine la foule qui doit circuler les grands jours tant les structures d’accueil sont imposantes. Dans l’unique café ouvert, on sirote un chocolat chaud et une énième pasteis de nata tout en regardant le port sans vie. Il est désormais temps de se glisser dans les combinaisons de plongée d’un glamour incroyable et de monter sur la bateau. L’agence Azul Diving Center est tenue par des français ce qui facilite grandement les échanges. Notre accompagnatrice est biologiste et nous parle tout au long du trajet des espèces à rencontrer le temps d’une sortie. La météo n’étant pas au beau fixe, on compte tout de même sur la chance lorsque l’on approche de l’arche de pierre, repérée lors de la randonnée, qui surplombe notre site de plongée.


Autant le dire tout de suite, ni les tortues ni les phoques n’auront montré le bout de leur nez. En flottant au-dessus du sol rocailleux, on tombera tout de même sur de petits bancs de poissons, de mini méduses et des poissons multicolores. L’océan reste cependant un peu agité et les vagues nous projettent sur les rochers dès que l’on s’approche de trop près. Une palme décrochée et une rencontre rapprochée avec une colonie de crabes voisine rappellent assez vite à l’ordre : l’océan ne se laisse pas toujours approcher facilement. On remonte sur le bateau fatigués sans pour autant regretter la balade qui mériterait surement un climat plus favorable !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le passage le plus étroit et escarpé de la pointe est impressionnant et offre sans aucun doute le plus beau point de vue de toute la randonnée !

Coté pratique

Le logement

Pensao Astoria, Rua João Gago,10, 4Th Floor, Se, 9000-071 Funchal, Portugal
Cette pension n’est sans doute pas le meilleur hébergement de Funchal mais sans doute le mieux placé ! Le service est minimaliste et les places de parking difficiles à trouver mais quel bonheur de circuler dans le centre si facilement.

Les activités

Randonnée São Lourenço 7.2km aller retour et 417m de dénivelé positif
En dehors de l’ascension du pic, la randonnée n’est pas très difficile. En saison, elle est donc nettement plus fréquentée que lors de notre visite. Sur le chemin du retour nous avons croisé beaucoup plus de monde. Aussi, il ne faut pas hésiter à partir tôt même par temps nuageux. La balade ne perdra rien de son charme.

Azul Diving Center Madeira, Quinta do Lorde Marina, 9200-044 Caniçal Madeira
Personnel très sympa et sortie agréable malgré la météo

Les repas

Tout au long du séjour, nous avons testé plusieurs restaurants à Funchal.

Venda da Donna Maria, Bairro Santa Maria 51, Funchal, 9060-290
Pour tester les plats les plus emblématiques dans une ruelle étroite. Sans doute celui qui nous aura le moins charmé.

O Calhau, R. de João Gago 2, 9000-071 Funchal,
Situé dans une rue piétonne juste au pied de la pension. L’accueil y est charmant, la terrasse agréable, les prix accessibles et on s’est régalé ! Mention spéciale pour leur vitrine de desserts 🙂

Riso Risottoria del Mundo, Rua Santa Maria 274, Funchal, Madère 9060-291
Le restaurant le plus chic de notre séjour. Cadre parfait en bord de mer sur une terrasse abritée par de grandes voiles inspirées de celles des bateaux. On y mange des entrées, plats et desserts autour du riz sous toutes ses formes et ses couleurs. Tout est excellent. Une jolie mais couteuse découverte.

Caldeirao Verde

26 mai 2019

Nous partons aujourd’hui pour l’une des plus célèbres randonnées de Madère : Caldeirao Verde. Comme toujours sur l’île, la route depuis Funchal est à la fois jolie et acrobatique. ça monte et ça tourne tout du long du paysage qui arbore mille nuances de vert. Le point de départ se trouve au parc naturel de Queimadas et est constitué d’un charmant parc où se trouve de jolies bâtisses blanches et rouges au toit de chaume. On débute par un chemin de terre plutôt large qui circule entre petits arbres et cèdres majestueux avant de rejoindre les fameuses levadas.

Le sentier de plus en plus étroit est bordé de larges murs couverts de végétation d’un côté et d’un mince garde-corps de l’autre. Le temps devient soudain brumeux et les nuages flottent doucement au-dessus du vide, révélant de temps à autre les montagnes voisines. On se croirait au cœur de la jungle dans ce décor humide où les plantes sont reines. Fougères, mousses, fleurs et grand arbres se côtoient, se mélangent et envahissent tout. Tous les tons de vert semblent s’être donnés rendez-vous ici, au cœur de l’ile. L’eau est aussi présente partout. Le doux murmure de levadas accompagne nos pas tandis que quelques cascades ponctuent le parcours. Sur les parois, la mousse luit sous les gouttelettes qui glissent lentement le long des fougères. Arrive finalement une première grotte…

On pose nos frontales sur la tête et on s’enfonce dans la pénombre avant de ressortir dans des nuages plus épais encore et, soudain, le sentier quitte cette foret luxuriante pour s’ouvrir sur le vide. On longe une falaise grise le long de l’étroit chemin avant d’arriver au cœur d’un cirque rocheux. Au-dessus de nos têtes, d’incroyables falaises s’élèvent à la verticale. Un arbre immense, pendu à l’unique rocher qui dépasse, s’éclaire sous les rayons du soleil finalement décidé à réapparaître. On s’arrête un moment au bord de l’eau pour un pique-nique avant d’enchainer sur la seconde partie de la balade.

Le soleil désormais haut dans le ciel donne une toute autre ambiance au décor. Les reliefs enfin visibles ne perdent rien de leur charme. Sur la route, un terrible escalier nous casse les jambes. Ça monte raide le long de la falaise et la chaleur commence à se faire sentir. Puis finalement la fraicheur revient quand on croise de nouveaux tunnels, plus bas de plafonds encore et de petits cascades qui s’abattent sur le sentier.  On atterrit finalement dans une étroite gorge au parfum d’aventure où le vacarme de l’eau résonne. On la traverse sur une passerelle un peu branlante entre deux couloirs creusés dans la roche pour rejoindre la fin du circuit. Caldeirão do Inferno apparait finalement. Des centaines de filets d’eau courent sur un cirque rocheux couvert de petites plantes et s’écrasent en pluie fine sur un tapis de roches. L’occasion d’une dernière pause avant un retour à Madère, complètement sous le charme de ce petit bout de nature.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le passage des gorges en chemin vers Caldeirão do Inferno, entre tunnel sombre et bas de plafond, cascades et verdure. Le détour rallonge de près de deux heures la randonnée mais n’est à manque sous aucun prétexte !

Coté pratique

Le logement

Discovery Apartement, Estrada das Covas 55, 9230-089, Santana Portugal
Un appartement perdu dans les hauteurs de Santana qui donne sur un champs occupé par les moutons de la famille. On nous y accueille avec un plateau de petit gâteau et un Madère produit par la famille. Les propriétaires sont très gentils et les logements bien entretenus.

Les activités

Randonnée de Queimadas à Caldeirao Verde: 11.8km aller retour et 93m de dénivelé positif
Randonnée de Queimadas à Caldeirao do Inferno: 16.5 km aller retour et 1061m de dénivelé positif
randonnées n° 28 et 29 du Rotherbook

Les repas

Marcel’s Bistro, rua Manuel Marques Trindade, 18, Santana, Madère
Nous avons beaucoup aimé ce bistro au décor un peu fouillis mais à l’accueil chaleureux. Au programme, traditionnel pain à l’ail, assiettes copieuses et réconfortantes après une longue journée de marche et digestif offert par la maison.