Vers Matsumoto

12 avril 2023

Nous quittons Takayama pour rejoindre Matsumoto, dernière étape de notre périple en voiture avant de rejoindre les circuits plus traditionnels.

Le temps est plus que mitigé ce matin-là et, sur le chemin, on traverse de larges forêts froides et embrumées. A mesure que l’on avance, on s’enfonce dans la montagne. La route devient plus sinueuse, le décor change et on aperçoit quelques tas de neige entre les arbres.

Ce paysage me fait penser aux fameux bassins du Jigokudani Yaen Koen que l’on voit souvent dans les reportages animaliers. Les macaques japonais (ou singes des neiges), souvent insaisissables en dehors, s’y regroupent l’hiver pour profiter de la chaleur. Nous n’avions pas retenu cette étape, d’une part pour éviter un détour, d’autre part pour ne pas nous retrouver au milieu d’attroupements de touristes plus ou moins respectueux de la vie animale. Alors que je songeais à ces images, le nez collé contre la vitre froide, un singe décida de traverser la route en trombe. Comme par magie, un tout petit parking apparaissait au virage suivant pour nous offrir une chance de ramener de jolies images. Sans plus réfléchir, on s’y arrête, téléobjectif à la main et sens aux aguets.

Ils sont là, tout autour de nous dans les bois. On les entend d’abord puis on les croise, remontant la route ou grimpant dans les arbres. Un peu en contrebas, une femelle en plein repas est presque dissimulée par la végétation. Son étonnant visage rouge se repère heureusement relativement bien et elle se prête gentiment à une séance photo. Ce n’est que lorsqu’elle s’en ira qu’on remarquera un petit accroché à son ventre, bien au chaud dans une épaisse fourrure. On retourne nous aussi nous mettre au chaud, enchantés de cette jolie rencontre.

Sous une pluie désormais battante, on arrive finalement à la ferme Daio : l’une des plus grandes fermes de wasabi du pays. Si nous avions tous en tête l’étrange pâte verte et piquante, nous n’avions aucune idée de l’origine du produit et étions curieux d’en savoir davantage. La culture est finalement surprenante, installée quasiment dans un cours d’eau, traçant de larges sillons d’un vert vif. Sous les épaisses feuilles garnies de petites fleurs blanches se dissimule une racine de 10 à 15 cm. C’est elle qui, une fois récoltée, est utilisée dans différentes préparations. La ferme propose d’ailleurs d’en gouter certaines : saucisses, croquettes, burgers… et même de la glace ! Bien qu’il s’agisse d’une plante vivace, sa culture n’est pas aisée et les racines ne peuvent être récoltée qu’au bout de 2 ou 3 ans.

Passée la boutique et les tests culinaires, une balade d’une heure permet de déambuler dans les champs de wasabi. On trouve également, au milieu de cette ferme, quelques arbres fruitiers, des moulins, un sanctuaire ainsi qu’un petit temple…. Et, finalement, la pluie va bien à ce décor !

Le soleil revient pour notre arrivée à Matsumoto. Le long de la rivière, on remonte à pied vers son célèbre château par ruelle Nawate, surnommée la rue des grenouilles. Chose rare, malgré ses commerces (qui là encore ferment tôt), elle est entièrement piétonne. On y achète quelques éléments de vaisselle traditionnelle avant de poursuivre notre route vers la rue principale. Des boutiques de souvenirs plus classiques y fleurissent, proposant des temari, étranges boules de tissus aux prix tout aussi étonnants. Le temari, réalisé en fils de soie colorés, fait en réalité écho au passé de la ville, installé sur la route de la soie reliant Takayama à Suwa.  Véritable symbole de la ville, on en trouve un peu partout… même sur les plaques d’égouts !

Malgré nos petits arrêts, on parvient rapidement à l’imposante bâtisse installée sur d’épaisses murailles et entourée de douves. La visite n’est pas indispensable mais permet tout de même de découvrir l’intérieur du bâtiment, tout en bois et aux escaliers raides. Sa particularité, outre sa couleur, est qu’il s’agit de l’édifice d’origine et qu’il n’a jamais été reconstruit depuis sa création. En chaussettes, on évolue donc d’étages en étages, le long d’une exposition qui retrace le passé militaire des lieux. Le dernier étage offre, par de toutes petites ouvertures, un panorama intéressant sur la ville et sur les détails du toit.

Alors que l’on quittait le château, d’épais nuages amenés par le vent ont transformé l’atmosphère en un temps orageux. Sous ces lumières, le château porte particulièrement bien son surnom de « corbeau noir »… N’est-ce pas le meilleur moment pour prendre des photos ?

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les lumières d’un temps d’orage au dessus du corbeau noir…

Coté pratique

Les activités

Château de Matsumoto, 4-1 Marunouchi, Matsumoto, Nagano 390-0873
Ouvert tous les jours de 8h30 à 17h
Tarif adulte : 700Y
Lien utile : https://www.kanpai.fr/matsumoto#travel-guides-container

Ferme Daio Wasabi, 3640 Hotaka, Azumino, Nagano 399-8303, Japon
Ouvert tous les jours de 9h à 17h20
Lien utile : https://www.daiowasabi.co.jp/en/

Péage pour la journée : 1150Y

Le logement

松本はなれ (The Riverside Hideout guesthouse), 5 Chome-3-20 Ote, Matsumoto, Nagano 390-0874
Ce petit logement traditionnel est très agréable et plutôt bien placé dans Matsumoto. Le patron est très gentil et met à disposition une cuisine équipée.

Les repas

Pour cette première journée, nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés. Le choix n’y manque pas et cela nous a permis de tester différentes spécialités !

Shirakawa-gō

11 avril 2023

Nous filons ce matin vers un village inscrit au patrimoine de l’UNESCO : Shirakawa go. Avant de le visiter réellement, on opte pour un point de vue en hauteur visiblement bien connu des tour-opérateurs locaux. Depuis le point d’observation de Shiroyama et la terrasse du magasin de souvenirs, il est possible d’admirer un large panorama sur la vallée, la rivière bleutée et les sommets enneigées en toile de fond. Sur les abords, les cerisiers arborent leurs dernières fleurs avant la fin de la saison. Si la vue est charmante, la lumière de cette journée est malheureusement assez particulière et le paysage semble être enveloppé d’une sorte de brume de chaleur.

Célèbre pour ces maisons traditionnelles aux toits de chaume pentus, le village en abrite une soixantaine, la plupart étant aujourd’hui reconverties en restaurants ou logements pour les visiteurs. L’inclinaison particulière du toit a été conçue pour être capable de supporter les fortes chutes de neige hivernales. Cette particularité a donné à ces habitations le surnom de « gassho », diminutif de gassho-zukuri qui signifie littéralement « comme des mains qui prient ». Construite en bois et sans clou, elles sont étonnamment résistantes et, en plus de deux siècles, n’ont jamais été détruites malgré les tremblements de terre et les hivers rudes.

Depuis le parking principal, au pied des bâtisses, il est très facile de découvrir le village à pied. On y déambule au hasard des allées, observant ces maisons étranges entourées de rizières et de jardins.

La balade terminée, on se dirige vers la ville de Takayama, bien plus ancrée dans l’ère moderne. Et pourtant, son centre-ville ancien, bien qu’assez réduit, est plein de charme. Tout en bois sombre, il est parfois surprenant tant les entrées paraissent petites alors que les intérieurs surprennent par l’espace et la hauteur de plafond. En s’enfonçant dans certaines boutiques, on trouve d’ailleurs de petits jardins invisibles de l’extérieur. Ce centre-ville, préservé, est aussi très fragile. La zone est d’ailleurs totalement non-fumeur pour limiter les risques d’incendie.

On profite de cette promenade pour ramener nos premiers souvenirs au fil des boutiques. L’une de nos préférées est sans doute le marchand de baguettes aux murs recouverts de milliers de modèles en tout genre, de la camelote au bois précieux, du design le plus épuré aux décors les plus bariolés. Au centre de la boutique, des dizaines de repose-baguettes colorés sont exposés de sorte à ce qu’il soit presque impossible de ne pas trouver son bonheur.

Un peu plus loin, plusieurs brasseries de saké se font face, reconnaissables aux sakebayashi – de grosses boules de branches de cèdre compactées pendues au-dessus des portes. On en teste une qui propose, pour l’achat de quelques jetons, de gouter plusieurs échantillons de leurs meilleures ventes et de repartir avec un petit verre.

Vers 17h, on se fait à nouveau surprendre par la brusque fermeture des magasins. A 18h, même les restaurants s’y mettent… les rares restants ouverts ne fonctionnent que sur réservation et l’on se retrouve, après de vaines recherches, au supermarché du coin pour trouver un diner. Sur notre chemin, on prend encore quelques photos du décor avant de rejoindre l’hôtel.

Il est rare que je détaille nos logements mais celui-ci aura été sans aucun doute l’un de nos favoris ! Nos chambres impeccables étaient équipées de douche mais des bains étaient, en complément, mis à disposition. Histoire de tenter l’expérience japonaise jusqu’au bout, on se lance donc !

Nous voilà descendus, hommes d’un côté et femmes de l’autre, au niveau des bains d’une propreté parfaite. Un large vestiaire permet de laisser toutes ses affaires mais aussi de disposer, pour le retour, de plusieurs coiffeuses avec sèche-cheveux, savon, crème pour les mains et crème pour le visage. On trouve aussi des pyjamas tout doux mis à disposition des clients. Tradition oblige, on commence par se doucher sur les petits tabourets alignés face au mur avant de se glisser dans l’eau chaude des bains. Par chance, ma première visite se sera faite en solitaire et aura donc été particulièrement appréciée ! A la sortie, des glaces à l’eau étaient disponibles pour se remettre de cette bulle de chaleur… En bref, une expérience parfaite !

Installés le soir dans le hall pour prendre notre repas, on croisera d’ailleurs un grand nombre de visiteurs en pyjama, les jours encore roses de la chaleur des bains…

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le cœur de Takayama, tout en bois

Coté pratique

Les activités

Shirakawa-gō
1000Y pour le parking
Lien utile : https://www.kanpai.fr/fujiyoshida/pagode-chureito-arakurayama-sengen

Péage de Magome à Takayama en passant par Skirakawago : 6490Y

Le logement

Hotel Wood Takayama, 506-0845 Gifu, Takayama, Kamininomachi 80-2L’un des meilleurs logements que nous ayons eu. D’une propreté impeccable, idéalement situé, il propose plein de petites attentions pour un séjour cocooning.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés. Le choix n’y manque pas et cela nous a permis de partager quelques expériences culinaires !

De Magone à Tsumago

10 avril 2023

Après avoir testé melon pan (qui n’a absolument pas le goût de melon) et gâteau au thé matcha pour le petit déjeuner, nous filons en direction de Magome. Situé au cœur de la vallée de Kiso, entouré de montagnes, ce village traditionnel est construit directement de part et d’autre de l’historique Nakasendo.

Cette ancienne route traversait les Alpes Japonaises pour relier les villes de Kyoto et Tokyo à l’époque Edo. Dessinée sur plus de 500 kilomètres, elle permettait de commercer mais offrait aussi, par le biais de l’identification de dizaines de villes-étapes, de multiples possibilités pour les voyageurs de se restaurer et de se reposer. Seule une petite partie de cette route ancienne a été préservée, la plus belle étant l’objet de notre visite du jour !

Dès les premiers pas sur les pavés gris de Magome, on est charmés par l’architecture typique, les boutiques d’artisanat et les stands de street food fumants. Dans cet univers de bois et de minéral, une large place est faite à la végétation, accentuant encore le charme du village. Le hameau est plein de vie : les randonneurs se promènent paisiblement au soleil, les commerçants sont chaleureux et souriants. Pourtant, là encore tout est calme. Seul le petit ruisseau d’eau fraiche canalisé qui court tout du long s’agite, activant au passage quelques moulins.

Juste à côté de notre hôtel, un petit stand d’oyaki, délicieux petits pains cuits à la vapeur et fourrés de viande ou de légumes juteux, nous accueille à bras ouverts. On s’y arrête avec joie avant d’entamer la balade de 8km vers Tsumago, savourant autant nos petits pains que cette ambiance pleine de sérénité.

Le sentier en lui même, à la sortie du village, est parfaitement balisé et se fait sans difficulté. Le premier tiers de la randonnée grimpe un peu, traversant forets et hameaux peu fréquentés. Quelques panneaux indiquent la présence d’ours dans ces lieux mais nous n’en auront pas vu la moindre trace.

Les deux derniers tiers descendent, eux, tranquillement jusqu’à Tsumago. A mi-chemin, on découvre une maison de thé ancestrale au cœur sombre et enfumé, entourée d’arbres en fleurs. Malgré les quelques randonneurs installés là, seul le bruit de l’eau remplissant une fontaine trouble la paix des lieux.

On poursuit alors dans vers une partie plus boisée et ombragée dans laquelle se nichent quelques petits sanctuaires. Des sculptures de pierre grise, aux traits effacés et perdues dans la mousse, ont été posées là, par petits groupes, le long de la route à l’abri des arbres.

Au moment d’arriver sur la route goudronnée, un court détour permet de prendre une bouffée de fraicheur entre deux cascades. Si elles ne sont pas spécialement intéressantes, elles permettent de récupérer un sentier plus agréable que la route.

Tsumago apparait finalement au bout de la route. Plus petit, plus plat aussi, que Magome, le village semble également plus sombre et plus ancien. Les maisons sont d’un bois presque noir aux portes basses et l’ombre des montagnes a envahi le décor. On le traverse dans le calme, ne trouvant que quelques maisons témoins d’une autre époque et échoppes d’artisanat. Au bout de la route, la gare routière nous permet de revenir rapidement sur nos pas par un système de navette bien rodé.

Le trajet en bus achevé, on retrouve la jolie Magome à l’heure où tout s’agite. La plupart des randonneurs sont rentrés et déambulent dans la rue principale. Il ne faut pas trainer si l’on souhaite acheter un souvenir ou un repas car la plupart des magasins ferment dès 16h30. A 17h, tout est clos. On attend un peu pour ressortir sous les lumières de fin de journée, lorsque la village est encore plus beau sous des nuances dorées. Pour ma part, cette journée aura été ma préférée du séjour. Ce décor n’est-il pas magique ?

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’arrivée au village de Magome, magique !

Coté pratique

Les activités

Randonnée de Magome à Tsumago (8km)
La Nakasendo peut se faire à pied sur toute sa longueur mais le tronçon de Magome à Tsumago est le plus réputé pour la beauté de son décor. Il est également possible de pousser jusqu’au village suivant (Tsumago – Nagiso, 3.6km) en veillant bien aux horaires de retour des navettes. Les deux sens sont possibles mais la montée est plus longue si l’on part de Tsumago.
Navette entre Magome et Tsumago : 4 AR / jour entre 10h30 et 17h (600¥)
Lien utile : https://kowala.fr/magome-a-tsumago-infos-pratiques-parcourir-nakasendo/#BusRetour

Péage de Matsumoto à Magome : 3860Y

Le logement

Magome Chaya, 508-0502 Gifu, Nakatsugawa, Magome 4296 , Japon, Nakatsugawa
Nous avions choisi un logement en plein cœur de Magome pour profiter un maximum du village. Il dispose d’une petite place de parking à l’arrière, rarement utilisée et parfaite pour nous. Les chambres sont dans un style traditionnel avec futons et les douches communes comme souvent en dehors des grandes villes. L’établissement n’a, en soi, rien de marquant mais il propose des repas et est très bien placé.

Les repas

L’hôtel choisi proposait une option pour le diner et une pour le petit déjeuner.

Le diner était excessivement copieux et dans un style traditionnel présentant à la fois soupe, légume frits, viande crue, poisson, sobas… pour autant, et surtout compte tenu du prix, nous ne l’avons pas trouvé inoubliable. Le petit déjeuner en revanche est vraiment à conseiller. Nous avons eu du thé, du riz, de l’omelette, du poisson, des algues nori… tout était très bon.

Si on s’y prend suffisamment tôt, il est possible d’acheter beaucoup de choses dans le village et de diner avec ses emplettes une fois les magasins fermés. Nous avons par exemple adoré les petits oyaki, tout de suite à gauche en sortant de l’hôtel.

Autour du Mont Fuji

9 avril 2023

Nous voici en route pour une nouvelle découverte asiatique attendue depuis longtemps : le Japon. Repoussé tous les 6 mois depuis près de 3 ans, ce voyage au pays du soleil levant aura largement été contrarié par le Covid.

Alors, installés dans l’aéroport en attendant de partir, on se demande encore si, cette fois, c’est la bonne. 18 heures plus tard et une interminable escale dans un aéroport désert plus tard, nous ouvrons les yeux sur Tokyo.

Nous avons choisi une première approche différente du trajet classique pour les premiers jours de notre voyage et celle-ci commence par la location d’une voiture. On récupère donc une de ces Toyota toutes carrées qu’on ne trouve qu’en Asie et on file sous la pluie à travers la mégalopole. Il ne nous reste que 45 minutes de route quand une éclaircie se manifeste enfin et laisse apparaitre des montagnes verdoyantes couvertes de forêts variées, ponctuées de touches de rose en cette période de floraison des arbres fruitiers. Le décor est vraiment chouette le long de l’autoroute qui longe la rivière, offrant un joli panorama sur les montagnes aux sommets encore couverts de nuages.

Par chance, le ciel se dégage à mesure que le soleil décline et que nous approchons du Mont Fuji. Sur les bords du lac, les cerisiers sont encore en fleurs et offrent une paisible promenade. On s’y arrête un moment, enfin en vacances, avant de rejoindre notre logement pour la nuit.

Quel réconfort quand on arrive sur les lieux ! Notre petite maison à l’intérieur tout en bois fait penser à un chalet. De larges fenêtres donnent une superbe vue sur le volcan qui disparait peu à peu dans l’obscurité. On s’installe par terre, en tailleur autour d’une immense table de bois, un ramen de supermarché fumant sur les genoux. Une tisane plus tard, on s’écroule sur nos premiers futons, prêts à débuter cette nouvelle aventure.

9 avril 2023

Il est un peu plus de 5h quand on ouvre les yeux sur un Mont Fuji dégagé de tout nuage. La neige est à peine rosie par les derniers rayons du soleil levant : la journée promet d’être belle.

On frappe à la porte pour nous apporter le petit déjeuner, une marmite de bouillon de légumes, des œufs et un épais pain de mie. De quoi démarrer la journée en douceur dans une atmosphère de paix et de calme. Devant nous, le volcan se dessine désormais clairement sur un large ciel bleu.

Avant de débuter notre programme, on tente un arrêt au lac Kawaguchi. Davantage pensé pour les piétons que pour les voitures, il est difficile de s’y arrêter. On y prend tout de même quelques photos au bord de l’eau avant de repartir au plus vite, de crainte d’avoir des soucis avec notre parking improvisé.

Le sanctuaire Arakurayama Sengen au sommet duquel trône la pagode de Chureito est sans doute l’un des plus photogénique du Japon. Pourtant, à notre arrivée, on rencontre un tourisme essentiellement local… et matinal. Pourtant arrivés relativement tôt, nous parcourons des lieux grouillant de visiteurs répartis un peu partout sur la colline. Pour la visite, deux options principales s’offrent à nous. D’abord un escalier, pris d’assaut, où les visiteurs font littéralement la queue pendant des heures pour prendre « la photo » que l’on voit partout dans les livres de voyages ou sur les réseaux sociaux. Il faut dire que la pagode rouge qui se dessine sur le Mont Fuji et les cerisiers en fleurs a de quoi séduire… n’ayant ni le courage, ni l’envie de passer notre journée à attendre, on grimpe plutôt par une sorte de large chemin goudronné qui monte en épingle.

Un premier sanctuaire en bois se trouve le long de cette route et de nombreux visiteurs patientent en file pour faire une brève prière. On découvre les premiers rites, les premières plaques en bois ainsi que le calme et l’ordre typiquement Japonais.

Un peu plus haut, la pagode, rouge vif, est assaillie de touristes. Il faut cependant reconnaitre que les points de vue et paysages sont vraiment plaisants. En jouant un peu des coudes, on parvient à prendre quelques photos et à entendre, perchés dans les arbres, nos premiers singes.

La visite terminée, on reprend notre bolide tout carré pour rejoindre les chutes de Shiraito, nettement plus paisibles. Elles sont pourtant très accessibles par le biais d’un petit sentier aménagé offrant différents points de vue sur les chutes qui s’étirent sur tout un pan de roche. Bien que la balade soit courte, elle mérite vraiment le coup d’œil et offre une pause fraicheur appréciée.

Avant de s’enfoncer dans les montagnes, on tente un dernier arrêt photo dans les champs de thé. Ayant repéré l’endroit sur un blog, on part confiants quant au résultat… la réalité était plus périlleuse. Les champs de thé ne sont accessibles que par un étroit chemin qui nous donne quelques sueurs froides en voiture. Arrivés sur place, on réalise qu’ils sont beaucoup plus « urbains » que les champs rencontrés au Sri Lanka. Le décor est un peu gaché par des lignes électriques ou de larges bâtiments en toile de fond. On déconseillerait presque.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les jolies chutes de Shiraito et leur tranquillité

Coté pratique

Les activités

Pagode Chureito , 2-chome-4-1 Asama, Fujiyoshida, Yamanashi 403-0011
Les lieux sont très précisés, notamment par les touristes locaux. Dès 9h, la queue était interminable pour accéder au point d’observation de la pagode et la foule était dense. Pour une visite plus sereine, il faut sans doute privilégier une arrivée vraiment très matinale.
1000Y pour le parking
Lien utile : https://www.kanpai.fr/fujiyoshida/pagode-chureito-arakurayama-sengen

Chutes de Shiraito, 273-1 Kamiide, Fujinomiya, Shizuoka 418-0103
Une courte balade hors des sentiers battus.
500Y pour le parking
Lien utile : https://www.kanpai.fr/fujinomiya/chutes-eau-shiraito

Champs de thé, 29 Nakano, Fuji, Shizuoka 417-0809
Lien utile : https://japonsecret.fr/champs-the-vert-fuji/

Péage pour l’ensemble du trajet de l’aéroport à l’hôtel : 6560Y
Péage pour la journée du 9 avril, de l’hôtel jusqu’à Matsumoto : 1210Y

Le logement

Kawaguchiko Country Cottage Ban, 401-0304 Yamanashi, Fujikawaguchiko, Kawaguchi 2092
Un logement formidable à la propreté impeccable et à la vue marquante. Nous l’avons adoré et ne regrettons pour rien au monde d’avoir commencer notre séjour ici. On aurait presque aimé y rester une seconde nuit pour tester le barbecue.

松本はなれ (The Riverside Hideout guesthouse), 5 Chome-3-20 Ote, Matsumoto, Nagano 390-0874
Ce petit logement traditionnel est très agréable et plutôt bien placé dans Matsumoto. Le patron est très gentil et met à disposition une cuisine équipée.

Les repas

Pour cette première journée, nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés. Le choix n’y manque pas et cela nous a permis de faire nos premières expériences culinaires !

Candem

11 mars 2023

Camden est, sans le moindre doute, mon quartier préféré de Londres. Univers éclectique, coloré, artistique et un peu alternatif, on y trouve tout ce que l’Angleterre a de plus décomplexé.

Installé au bord des canaux menant au Regent’s park, le quartier a d’abord été un lieu important de stockage de marchandises arrivant par bateau. On le voit d’ailleurs à plusieurs reprises dans la série Peaky Blinders dans laquelle Alfie Solomons a monté un empire entre ces entrepôts de briques. A la fin de l’ère industrielle, Camden Town est devenu un lieu de rencontre pour les adeptes des cultures alternatives. Pendant longtemps, de nombreux punks, gothiques et skinheads ont ainsi vécu à Camden Town.

Malgré une évolution nette depuis quelques années et l’apparition de grandes chaines dans les rues, c’est encore aujourd’hui un haut lieu des communautés punk, goth et emo, surtout le soir, lorsque des concerts se jouent un peu partout. Bref, de quoi laisser présager une balade colorée !

La visite commence dès la sortie du métro où des stands de bubble waffles croulant sous les sucreries nous accueillent. Juste derrière, l’Inverness market propose des stands de bric-à-brac et de vêtements de toutes sortes, qu’on ne croise généralement pas partout. Leur robes gothiques me font de l’œil pendant que d’autres regardent avec envie les vestes en jean customisées. On y trouve aussi des articles plus communs à des tarifs généralement intéressants… et négociables 😉

La rue principale donne vraiment le ton de la matinée ! Ici, les façades sont toutes plus extravagantes les unes que les autres, mettant en scène dragon, éléphant, chaussures à piques, anges déchus et sorciers volants. L’intérieur des boutiques vaut souvent le coup d’œil également : magasins de souvenirs croulant sous les articles bariolés, tatoueurs, perceurs, encens, chapeliers ou encore vendeurs de chaussures.

Des chaussures, il y en a de toutes les sortes dans les boutiques de Camden : un artiste crée à la demande des Converses en les peignant à la main, une autre échoppe se spécialise dans les plateformes gothiques tandis qu’une dernière vend d’improbables bottines où figurent Tom et Jerry. Face à une telle tentation, je finis par craquer pour une paire de docs aux roses brodées… So british !

Camden est aussi un lieu prisé des artistes, notamment ceux de street art, qui s’expriment un peu partout autour de la rue principale. Les fresques changent régulièrement et il ne faut pas hésiter à faire quelques détours pour toutes les découvrir !

Au bout de la rue, on arrive dans le marché en lui même, cœur battant du quartier avec ses univers multiples. Les abords du canal sont plutôt tranquilles, proposant essentiellement de l’artisanat comme on pouvait en trouver à l’Apple Market de Covent Garden.

En revanche, directement sur la rive, se trouve un immense food court où toutes les cuisines du monde sont représentées. Des dizaines de stands d’où s’échappent fumées et odeurs alléchantes s’entremêlent dans un joyeux bazar. Tout est tentant, on en fait le tour trois fois avant d’arriver à se décider… sur la commande de plusieurs plats à partager !

Le ventre plein, on s’embarque désormais au cœur du dédale d’allées qui constitue le marché. Nos pas nous mènent d’abord au Stable Market, installé dans d’anciennes écuries. On y trouve surtout du matériel rétro, des articles de collection et des antiquités dans un décor relativement bien conservé.

Sous les arcades, des magasins plus imposants se sont installés. On y trouve des boutiques de créateurs et tout un tas de gadgets ou vêtements rigolos, punk, hippie ou tout droit sortis des années folles. Touriste et locaux s’activent également dans les friperies, les disquaires et les magasins de déco.

Dehors, les allées pavées tournicotent entre les bâtiments de briques. On y trouve le magasin le plus célèbre du quartier : Cyberdog, un magasin complètement loufoque et difficile à décrire. Sur fond de techno et de lumières clignotantes, des gogos danseuses se trémoussent sur les parois dans des tenues loufoques. A l’intérieur, on trouve des tenues aux formes et aux couleurs déconcertantes, brillant parfois dans le noir…

C’est sur cette visite que l’on conclut non weed-end à Londres, capitale pleine de vie et bariolée dans laquelle il fait toujours bon flâner. Les années passent mais on ne se lasse vraiment jamais de cet endroit !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les anciennes écuries de Camden et leur parquet qui craque

Coté pratique

Le logement

Un logement très bien placé comprenant deux chambre et un canapé lit. Dans l’ensemble, il est plutôt agréable mais manque un peu de vaisselle et d’équipements.
Lien pour réserver via Air BnB : appartement ⸱ Chez J.O.

Les repas

Le choix ne manque pas sur le food market de Camden, on en a testé plusieurs mais notre coup de cœur est Curries no worries, un super stand indien plein de saveurs avec option végétarienne.

Notting Hill et Twickenham

11 mars 2023

Notting Hill résonne comme un incontournable pour les amateurs de romance anglaise mais c’est surtout un quartier coloré de la capitale, grouillant de monde le vendredi et le samedi, jours de brocante. Nous voilà donc partis un samedi matin pour gouter à l’ambiance réputée de ces quelques rues.

En sortant du métro, on est rapidement happés par un flot de visiteurs. En suivant le mouvement, on foule rapidement Portobello Road, cœur du quartier où cafés, brocanteurs, antiquaires et vitrines bigarrées se côtoient. Entre deux maisons de briques, on trouve des façades bariolées et des portes colorées pleines de charme. Dans les jardins, les magnolias commencent à fleurir et donnent des airs de printemps à cette jolie matinée de mars.

En descendant la rue, le nombre de boutiques augmente mais c’est surtout Alice’s Shop qui attire notre attention. Temple du bric-à-brac bien dans son jus, elle rend hommage à Alice au Pays des Merveilles : sa devanture ferait d’ailleurs référence à la reine de cœur. Beaucoup plus sympa, c’est l’adorable Paddington qui nous accueille au côté d’un portrait en noir et blanc de la Reine. A l’intérieur, il y en a partout, dans le moindre recoin, du sol au plafond. On peine même à avancer de peur que tout s’écroule avec un coup de sac. Le patron a d’ailleurs bien compris le truc et n’hésite pas à demander au client quel est l’objet de sa venue… avant de s’enfoncer dans un dédale de bibelots, à la recherche d’un article correspondant.

Le marché de Portobello commence alors. Les devantures s’enchainent et on se perd entre les boutiques dont certaines sont étonnamment profondes ! Antiquités et seconde-main laissent peu à peu place à un marché plus classique où fruits, légumes, miel et petits artisans s’exposent. Entre la foule, la musique et les odeurs émanant des stands de street food, on finit par ne plus trop savoir où on en est. Pas de doute, le quartier vit intensément le weekend !

Pourtant, en quittant la rue principale pour les artères perpendiculaires, le calme revient assez vite. On découvre alors de jolies maisons, tantôt classiques, tantôt pleines de couleurs, auxquelles on accède par quelques marches. Cette partie de Notting Hill est essentiellement résidentielle et contraste vraiment avec le début de la balade. On passe un bon moment dans les rues, observant les maisons, jetant un œil par la fenêtre pour deviner leurs aménagements, se surprenant à choisir celle qui peut être, dans un autre monde, pourrait être la notre.

On quitte la romance et la délicatesse des comédies romantiques pour un tout autre univers : le rugby !

Si vous vous demandiez comment nous en étions venus à choisir le mois de mars pour visiter Londres (il faut bien admettre que c’était incongru…), voilà la réponse : le crunch. Sans doute le plus attendu des matchs du tournoi des 6 nations, cette rencontre Angleterre- France se sera fait désirer. Nous devions initialement y assister en 2021 mais, Covid oblige, il nous a fallu renoncer. Peu importe, cette fois, nous y sommes et la Marseillaise résonne dans cet immense stade de plus de 80 000 personnes.

Aux abords du stade et dans les transports, les Anglais nous regardent, amusés, arborant nos couleurs bleu blanc rouge. Avec fair-play, ils nous gratifient souvent d’un « Allez les blue » amical, bien que persuadés que la chance sera de leur côté. Pourtant, à peine le coup d’envoi donné, les Français offrent un véritable festival à ceux qui, comme nous, auront réussi à traverser la Manche. Au bout d’un quart d’heure, les Anglais dépités commence à baisser le son et à noyer leur chagrin dans la Guinness. A la mi-temps, les chiffres tombent : la France n’avait pas marqué 25 points à Twickenham depuis 1972… allez les bleus !

L’attente aura finalement valu la peine car, sous nos yeux, le match du siècle vient sans doute d’avoir lieu. Le XV de France s’imposera finalement 53-10 en mettant fin à une série de 17 années de défaite sur les terres anglaises, explosant au passage tous les records. Les Français exultent, les Anglais s’inclinent avec classe, nous promettant avec humour de régler ça lors de la prochaine coupe du monde…

Sport ou romance, l’Angleterre est décidément belle !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les magnifique maisons de Elgin Crescent

Coté pratique

Le logement

Un logement très bien placé comprenant deux chambre et un canapé lit. Dans l’ensemble, il est plutôt agréable mais manque un peu de vaisselle et d’équipements.
Lien pour réserver via Air BnB : appartement ⸱ Chez J.O.

Les activités

Pour observer les jolies maisons de Notting Hill, vous pouvez vous rendre à :

  • Lancaster Road
  • Elgin Crescent
  • Denbigh Terrace
  • Hillgate Place
  • Callcott Street

Le West End et la city

10 mars 2023

En quittant les lanternes chinoises, on se dirige doucement vers Covent Garden avec un escale au Seven Dials, un étroit rond-point dont le centre est paré d’une grande colonne et vers laquelle convergent… sept rues. Porte d’entrée du West End, ce quartier est un treillis de petites ruelles abritant bâtisses en briques, vitrines colorées et pubs. Dans la Neal street, un petit passage couvert mène au Neal’s yard, encore plus charmant et coloré.

Comme souvent, Covent Garden est animé. Les touristes se promènent le nez au vent et se prennent en photo devant les cabines téléphoniques, les londoniens déambulent entre les devantures, un artiste se produit sur la grande place pendant qu’un illuminé ou deux prêchent une cause quelconque dans un micro. C’est en rentrant sous le marché couvert que la musique se joint à la fête. Un groupe de musiciens s’agite sous les yeux d’un public charmé qui frappe dans les mains à mesure. Quelques spectateurs se mettent à danser tandis que d’autres poursuivre leur chemin tout en remuant la tête au son des notes.

Il n’y a plus de jardin ici depuis le Moyen-Age, époque où les jardins du couvent permettaient de cultiver des légumes et de les vendre sur place. Le lieu a été transformé au fil des siècles pour abriter aujourd’hui, sous ses arcades, des boutiques de grandes marques et d’autres plus insolites. L’Apple market s’y est également installé, essentiellement tourné vers l’artisanat et les antiquités. Sur chaque stand des artistes locaux présentent leurs projets multiples : peinture, dessin, photo… et même adorables personnages en crochet !

La fin d’après-midi est le moment idéal pour rejoindre la City et découvrir un autre aspect de Londres, tout en lumière et en univers différents. Les rues abritent de larges façades en pierre et, en toile de fond, d’énormes buildings vitrés. Sur les bords de la Tamise, un accès piéton offre une vue sympa sur le London Bridge et le Shard, gratte-ciel de 310 mètres de haut à l’allure nettement reconnaissable dans la nuit.

Tout près, le Leadenhall market est l’un des plus vieux marchés de Londres mais il se détache surtout par son architecture particulière : allées pavées, arcades, verrière, façades décorées.. et son emplacement insolite, au cœur d’une forêt de buildings en verre. Il abrite entre autres le Lamb Tavern, élu meilleur pub de Londres et bondé à n’importe quelle heure de la journée. Pour les fans de la saga, ce marché couvert aurait aussi inspiré J.K Rowing pour la création du chemin de traverse !

Nous continuions la balade jusqu’à la Tour de Londres, un peu angoissante de nuit, puis jusqu’au Tower bridge, fièrement dressé sur la Tamise. Cet édifice spectaculaire a la particularité de pouvoir soulever son tablier central pour laisser passer les grands bateaux. Il se visite également mais nous n’avons jamais eu l’occasion de tenter l’expérience.

A l’autre bout du pont se cache Southwark, un quartier souvent oublié des touristes et que j’aime pourtant beaucoup. Complètement réhabilité ces dernières années, il abrite de jolis immeubles d’habitations installés dans d’anciennes zones industrielles, un musée d’art moderne ainsi que le Borough Market.

Étonnamment calme à cette heure, ce marché situé au pied du Shard, grouille de vie en journée. C’est un véritable Eldorado pour les amateurs de petits plats où se mêlent marchands de fruits, de légumes, de viande, de poissons mais aussi de pâtisseries, de miel ou de fleurs. On y trouve aussi tout un tas de restaurant et de stands pour manger sur le pouce. Dans ses allées éteintes pour la nuit, on se promet d’y revenir en journée au cours d’un prochain weekend !

La balade se poursuit tranquillement jusqu’au millénium bridge, pont piéton suspendu au-dessus de l’eau, qui offre une superbe vue sur la cathédrale Saint Paul, illuminée dans la nuit. Ça aurait été dommage de ne pas venir jusqu’ici non ?

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les jolies rues animées autour de Covent Garden

Coté pratique

Le logement

Un logement très bien placé comprenant deux chambre et un canapé lit. Dans l’ensemble, il est plutôt agréable mais manque un peu de vaisselle et d’équipements.
Lien pour réserver via Air BnB : appartement ⸱ Chez J.O.

Les repas

Borough Market, 8 Southwark St, London SE1 1TL
Si vous avez la possibilité de découvrir le marché en journée, foncez ! En semaine, le marché est très calme avant 11h. Si vous n’avez pas peur de la foule, privilégiez l’heure du midi pour apprécier l’ambiance du lieu. Sinon, favorisez l’après-midi. Les horaires :

  • Lundi-mardi : de 10h à 17h
  • Mercredi-jeudi : de 10h à 17h
  • Vendredi : de 10h à 18h
  • Samedi : de 8h à 17h

De Westminster à Soho

9 mars 2023

Nous voici de nouveau sur le départ pour un voyage qui devait être court, facile et sans encombre. Prendre un Eurostar et arriver à Londres en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire paraissait pourtant d’une facilité enfantine après toutes nos aventures. C’était sans compter sur les grèves nationales qui agitent le pays ces dernières semaines… et qui ont conduit à la suppression de notre train à peine 48h avant le départ.

Nous voici donc en voiture, partis pour tout une expédition à travers le Nord de la France, à soupirer dans les embouteillages, à embarquer sur un shuttle lui aussi perturbé par les grèves puis à rouler à gauche sous la pluie dans la nuit noire. Il nous aura fallu plus de 9h pour rejoindre la capitale anglaise mais, enfin, nous y sommes !

10 mars 2023

Après des années sans parcourir les rues de Londres, il fait bon fouler les rues animées de la plus colorée des mégalopoles européennes et redécouvrir ses quartiers variés. En bons touristes, on commence par aller rendre visite au nouveau roi. Depuis notre appartement de Waterloo, il ne faut que quelques minutes pour traverser le pont de Westminster puis découvrir une Big Ben fraichement rénovée et le parlement toujours aussi imposant.

Nos pas nous mènent rapidement dans le parc Saint James tout juste sorti de l’hiver puis vers le Mall, immense avenue permettant de rallier le château de Buckingham. C’est ici que se donnent rendez-vous les touristes du monde entier pour assister à la relève de la garde. A cette saison, la foule est cependant beaucoup moins dense autour des barrières qui longent l’avenue et il parait même possible de trouver une place au niveau du mémorial central sans avoir campé là toute la matinée.

A peine arrivés, les premières notes de la fanfare résonnent au loin. On s’installe le long de la route pour voir passer avec surprise des gardes en tenue écossaise. Quelques minutes après, une autre compagnie arrive par la droite de la place, équipée de long manteaux gris et des fameux casques en poils d’ours noir. Nous sommes trop loin pour apercevoir la cérémonie se déroulant au pied du palais mais (merci la saison creuse !) on arrive à se faufiler jusqu’au pied de la statue en quelques minutes. Sur le trajet, on croise des policiers mêlant sérieux et sourire, laissant les enfants caresser les chevaux ou posant avec des touristes tout en veillant au maintien de l’ordre. De notre nouveau point d’observation, on a eu une vue parfaite pour observer la relève quitter les lieux, toujours en musique !

Après cette pause cérémonie, on s’engage vers une ville de Londres plus moderne et agitée. On arrive ainsi rapidement sur Trafalgar square, actuellement en réhabilitation, et Picadilly où se croisent black cabs, bus rouges, voitures, vélos et foule de piétons. On remonte ainsi la rue jusqu’à l’une des boutiques incontournables de toute visite ici : Fortnum et Mason.

Créée dès 1707, la boutique respire la Grande Bretagne et tout le kitsh qui peut lui être associé. Répartie sur plusieurs niveaux, on y trouve de tout : de la vaisselle en porcelaine, des petites cuillères en argent, des paniers pour pique-nique en osier, des bijoux, des milliers de boites de thé et de gâteaux colorées, des chocolats et toute sorte des spécialités locales. On y trouve aussi un restaurant et, tout en haut, un salon de thé proposant le traditionnel tea-time étagé, le tout servi par du personnel en queue de pie. Un must !

En traversant le passage couvert qui fait face à la boutique, il est facile de rejoindre la très animée Regent’s street qui serait sans doute un équivalent du quartier des galeries Lafayette à Paris. Les boutiques de mode et de luxe se succèdent ainsi jusqu’au plus formidable des magasins de jouets : Hamley’s.

Des millions de jouets sont ici présentés sur six niveaux thématiques. A l’entrée, deux personnages dansent sur une musique entrainante, bientôt rejoints par un ours en peluche géant. A l’intérieur, des milliers de doudous accueillent les visiteurs au milieu de boomerangs et d’avions volant au dessus de nos têtes. Le magasin a la particularité de placer des vendeurs un peu partout pour des démonstrations. Ainsi, à peine arrivés, on se fait attraper par un magicien faisant apparaitre et disparaitre de la monnaie à loisir. Un peu plus loin, un homme teste une voiture télécommandée étrange pendant que ses collègues font voler autour d’eux une sorte de soucoupe magnétique. De quoi mettre des étoiles dans les yeux des petits comme des grands.

On poursuit notre visite par Soho, l’un des quartiers les plus animés et les plus multiculturels de la capitale. Il y règne une ambiance conviviale avec son architecture à la fois classique et colorée. Pour parfaire le décor, différentes décorations sont souvent suspendues dans le ciel de la Carnaby street, longue allée piétonne bordée de boutiques. Au bout de la rue se cache le tranquille Kingly Court, sorte de cour intérieure formée de petits immeubles de deux étages et envahie de restaurants. Toutes les cuisines du monde y sont regroupées autour de larges tablées où chacun peu s’installer avec le repas de son choix.

Quelques rues plus loin, un arrêt voie 9 3/4 s’impose. Les designers Miraphora Mina et Eduardo Lima, célèbres graphistes du Wizarding World, ont posé leurs valises dans ce quartier y ont ouvert une boutique – galerie d’exposition surmontée de leurs studios. Rien que la vitrine, aux couleurs de la nouvelle édition des Animaux Fantastiques, donne le ton. On pénètre alors dans une boutique qui mène tout droit dans un autre univers, aux murs recouverts d’étagères débordant de livres et d’objets de toute sorte, au plafond lumineux, à la fausse cheminée d’où s’échappent des dizaines de lettres cachetées. La tentation est grande de se délester de quelques galions d’or en jurant solennellement que nos intentions sont mauvaises…

Soho abrite également le chinatown local, dont l’entrée est marquée par un dragon suspendu au dessus de Wardour Street, qui s’étend sur 3 rues à peine mais que l’on remarque de loin ! Des dizaines de restaurants s’y font concurrence, du buffet à volonté au petit marchand de baos fumants, le tout sous des milliers de lanternes suspendues entre les bâtiments.

On aime vraiment beaucoup ces quartiers colorés et plein de vie, incontournables pour un weekend à Londres !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Mon âme d’enfant s’émerveillera toujours devant les milliers de jouets colorés chez Hamley’s

Coté pratique

Les activités

La relève de la garde du Roi est une cérémonie officielle au cours de laquelle le régiment de soldats qui protège le palais de Buckingham est remplacé. Elle a lieu à Buckingham Palace le lundi, mercredi, vendredi et dimanche mais peut cependant être annulée en cas de mauvais temps ou lorsque des évènements importants se tiennent au palais ou en ville. Il est conseillé de vérifier le calendrier des cérémonies et les horaires sur le site de la Household Division.

La cérémonie débute à 10h30, avec l’inspection de la « Old Guards » en service devant le palais Saint James. Les gardes prennent alors la direction de Buckingham Palace en musique et y arrivent vers 11h. Les « New Guards » quittent, eux, la caserne de Wellington vers 11h15 et arrivent vers 11h30 au Palais. Sur le parvis du palais, la « Old Guard » donne alors les clés du Palais à la « New Guard ». La « New Guard » se rend alors à St James tandis que la « Old Guard » rejoint la caserne de Wellington.

En haute saison, mieux vaut prévoir de prendre de l’avance pour apercevoir la cérémonie. Les meilleurs emplacements sont sans doute les marches du Victoria Memorial puis les portes de Buckingham. Il est cependant possible de trouver plus facilement une place sur le Mall mais la remise des clés ne sera pas visible.

Les Boutiques

Fortnum et Mason, 181 Piccadilly, St. James’s, London W1A 1ER
Une boutique très touristique mais incontournable à mes yeux. Toute l’Angleterre est présente ici, du sous-sol au dernier étage. Des milliers de boites de thé et de gâteaux colorées prennent place sur des meubles de bois sombres, le personnel est en queue de pie et la porcelaine s’expose avec classe.  À voir au moins une fois !

Hamley’s, 188-196 Regent St., London W1B 5BT
S’il existe un paradis pour les enfants, c’est ici. Sur 6 niveaux, des milliers de jouets sont exposés et le personnel réalise des démonstrations toute la journée et à tous les étages. Tours de magie, petites voitures, peluches toutes douces, personnages en lego en taille réelle… bref, de quoi mettre des étoiles dans les yeux des petits et des grands.

House of Mina Lima, 157 Wardour St, London W1F 8WQ
Encore une boutique pour s’émerveiller. La boutique de Mina Lima est un univers très marqué de comtes et de sorcellerie. On y trouve tout un tas d’objets, de livres et d’affiches numérotées. Tout ce qu’il faut pour ajouter un brin de magie à son intérieur.

Le logement

Un logement très bien placé comprenant deux chambre et un canapé lit. Dans l’ensemble, il est plutôt agréable mais manque un peu de vaisselle et d’équipements.
Lien pour réserver via Air BnB : appartement ⸱ Chez J.O.

Les repas

Fortnum et Mason, 181 Piccadilly, St. James’s, London W1A 1ER
Le sous-sol de cette immense boutique regorge de spécialités anglaises. Les tarifs sont un peu supérieurs à ce qu’on peut trouver ailleurs mais la qualité est au rendez-vous.

Tortilla Soho, 88 Wardour St, London W1F 0TH
Des burritos à composer soit même. Facile et rapide.

Retour à Calgary

3 Septembre 2022

Il est désormais temps de rejoindre Calgary après un voyage mouvementé ! Pour rester dans la même lignée, cette dernière étape ne pouvait pas se dérouler sans accroc.

C’est ainsi qu’on découvre au réveil un ciel plein de fumée couvrant d’une sorte de brume le paysage. Les incendies en cours dans le parc ne sont toujours pas arrêtés et l’atmosphère s’en fait vraiment ressentir aujourd’hui.

Notre programme du jour consistait à traverser la promenade des glaciers, une longue route de plus de 200km entre Jasper et Banff, l’une des plus belles du monde, filant entre montagnes enneigées, lacs et forêts. Bref, l’étape idéale un jour de brume grise.

On s’embarque néanmoins sur cette voie jusqu’aux Athabasca falls, accessibles directement depuis un grand parking. La balade est courte et se fait le long d’un escalier parfois incrusté entre deux pans de roches. En été, les eaux froides de la rivière sont gonflées par l’eau de fonte des glaciers et l’Athabasca prend une teinte étrange d’un blanc laiteux. En hiver, elle arbore plutôt des teintes bleutées. La roche sombre semble découpée par les eaux claires et bouillonnantes, offrant quelques paysages vraiment sympas.

La route se poursuit jusqu’aux Sunwapta falls qui, malheureusement, nous ont beaucoup déçus. On les avait souvent vues en photo et on se faisait une joie de les rejoindre au bout d’un chemin de rando. Désormais accessibles au plus grand nombre par un parking, on y trouve une foule incroyable et souvent peu respectueuse du site. Le parc a donc installé des barrières un peu partout, empêchant les voyageurs d’accéder aux plus beaux points de vue…

Les kilomètres passent mais, malheureusement, la brume reste dense et les montagnes bien discrètes. C’est donc dans une ambiance un peu mystique que l’on découvre le champ de glace Columbia. Sur la petite route menant à ses pieds, des panneaux datés permettent de visualiser concrètement l’incroyable recul du glacier. On est frappé par cette image illustrant tragiquement le concept de changement climatique… pendant qu’un peu plus loin, d’énormes trucks chargés de touristes roulent sur la glace !

Nous voici arrivés à la fin de la route dans la jolie ville de Banff. Bien plus animée que Jasper, elle semble abriter la plupart des randonneurs du secteur. Malgré tout, en fin d’après-midi, nous sommes presque seuls sur la petite balade menant aux quelques cheminées de fée cachées dans les sapins. Au bout du chemin, un joli panorama sur la rivière conclut finalement bien cette journée !

4 Septembre 2022

Après avoir trainé pendant des heures à Banff à la recherche de nos souvenirs, au milieu des terrasses et des boutiques animées, nous sommes finalement arrivés à Calgary d’où nous repartirons pour la France. Ayant décidé de ne consacrer que peu de temps à cette ville, on se limite au Kensington Village dans le centre-ville de Calgary.

Traversé par la Stephen Avenue Walk, piétonne, on y retrouve essentiellement des magasins et des restaurants. Ce quartier est cependant entouré de grand buildings que l’on suppose occupés le plus souvent par des bureaux et les rues sont en réalité assez peu animées. A quelques minutes de marche à peine se dresse la Calgary Tower, symbole de la ville avec ses 190m de hauteur. Il est possible d’y monter pour profiter, par beau temps, d’une vue s’étendant jusqu’aux Rocheuses.

La nuit tombe rapidement sur le centre ville et nous nous dirigeons tranquillement vers la rivière Bow et son pont couvert, exclusivement réservé aux piétons, aux vélos… et aux trottinettes ! Installé en 2012, il a la particularité de ne pas disposer de piles et de s’appuyer uniquement sur les berges pour ne pas perturber la faune aquatique. Ces couleurs sont un clin d’œil au drapeau canadien.

C’est sur ces lumières qu’on clôture notre voyage mouvementé dans l’Ouest Canadien et, en même temps, notre tour des 5 continents en un an.

Une magnifique expérience qui nous aura permis de voguer des plages polynésiennes aux savanes arides, des champs de thé verdoyants aux lochs brumeux pour atterrir dans des montagnes aux sommets glacés. Une année magnifique qui nous aura parfois chamboulés mais surtout ouverts sur d’autres horizons. Et pourtant, à peine rentrés, on prévoit déjà notre prochaine aventure…

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les abords du champs de glace de Columbia, particulièrement marquants.

Coté pratique

Les activités

Parc national de Jasper
Difficile de dire qui de Banff ou de Jasper est le plus fameux parc des Rocheuses. Haute montagne, lac, animaux… il coche vraiment toutes les cases d’une expédition au Canada réussie.
A l’heure d’écrire ses lignes, les droits d’accès à la journée sont de 10.5$ par jour et par adulte et 21$ pour un groupe ou une famille.
Les cartes découverte Parcs Canada sont souvent intéressants à l’Ouest du Canada car elles reviennent à 72.25$ par adulte et 145.25$ par groupe/famille. Elles sont donc amorties pour environ une semaine de visites et valables toute une année.

Le logement

HI Banff Alpine CentreUne auberge de jeunesse très sympa avec cuisine ou petit restaurant. Les petit-déjeuners (en supplément) sont savoureux. Les chambres sont basiques mais suffisantes, les sanitaires communs sont très bien entretenus.

Les repas

Compte tenu des tarifs généralement appliqués dans les Rocheuses, nous avons le plus souvent opté pour des repas dans les auberges. Le plus pratique est de faire le plein de provisions à Calgary.

Autour du Lac Maligne

2 septembre 2022

Pour notre dernière véritable journée de découverte du Canada, on commence par le Canyon Maligne qui fait souvent office de vitrine pour le parc. On le voit d’ailleurs dans tous les guides et les brochures. Peu de chance d’en douter à l’arrivée sur place : le parking est bondé et un large bâtiment en bois accueille différents services de restauration et une boutique de souvenirs. De nombreux voyageurs s’engagent dans la balade, parfois plus difficile qu’il n’y parait, et une part non négligeable peine à remonter, visiblement peu habitués à ce genre d’environnement. A peine arrivés, on est donc un peu déçus de cette foule et de ce bruit.

De plus, peu d’endroits offrent finalement des vues sur le canyon, sinueux, parfois profond et ombragé. Incapables de prendre une photo correcte, on avance donc assez rapidement le long du cours d’eau, jusqu’à gagner le dernier pont. C’est seulement là qu’on retrouve un peu de quiétude. On s’enfonce alors dans la forêt pour regagner le parking par les hauteurs après s’être attaqué à une pente sacrément raide. Après toutes les belles randonnées que nous avons faites, celle-ci est vraiment une déception et on peine à comprendre sa célébrité.

Nous partons désormais pour une autre star du parc, le lac Maligne. Curieusement, on y trouve moins de monde. En attendant de pouvoir faire une balade en bateau, on s’offre un petit tour du lac à pied, abrités par la forêt. La promenade ne présente aucune difficulté et on la traverse nonchalamment. Sur le chemin du retour, une randonneuse, interpellée par mon téléobjectif, vient vers moi « There is a moose overthere ». On peine à en croire nos oreilles. Comme les ours, les élans n’ont pas daigné montrer leurs naseaux du séjour et on les rencontrerait là, au bord du lac le plus fréquenté de Jasper, à deux pas du parking ?

On avance à l’affût, guettant le moindre mouvement dans les arbres… pour finalement le trouver en plein milieu du chemin. Il nous regarde tranquillement, pas interpellé le moins du monde par les curieux qui arrivent au fur et à mesure. C’est la première fois qu’on en croise d’aussi près et, à l’intérieur, on saute de joie comme des enfants. Reconnaissable à ses bois, le petit mâle finit par carrément commencer une sieste dans l’herbe sous nos yeux ébahis. On le quitte un peu à regrets, soucieux de ne pas le déranger davantage mais ravis de cette jolie surprise.

Il est temps d’embarquer pour une croisière sur le lac en direction de Spirit Island. Le ciel bleu, les couleurs de la forêt est des herbes hautes, la petite maison de bois louant des canots… le décor est plein de charme. Il est encore plus formidable quand notre petit mâle, sans doute lassé par les curieux, décide de surgir de bois pour une session de baignade. On ne pouvait rêver d’un meilleur timing.

Il faut bien admettre que, une fois sur le bateau, on n’écoute pas grand-chose des explications données par la guide. Installés à l’arrière, protégés du vent par les fenêtres baignées de soleil et ouvrant sur une chaine de montagnes sans fin, on se laisse bercer. Seules les traces d’anciens incendies nous secouent un peu, réveillant dans nos esprits les images des forêts en proie aux flammes à quelques dizaines de kilomètres de là.

Il ne nous reste que quelques minutes pour atteindre l’une des îles les plus connues de pays et ces quelques miles sont encore plus impressionnants. Le lac devient plus étroit, les paysages de montagne offrent une vue encore plus belle. On approche doucement de la fin d’après-midi et les rayons du soleil, plus doux, donnent des tons chaleureux à Spirit Island. La croisière y prévoit un court arrêt, juste le temps que chacun prenne sa photo et regagne tranquillement son siège. L’endroit est paisible, loin de tout et les bateaux ne s’y arrêtent que l’un après l’autre pour ne pas troubler la sérénité des lieux.

De retour sur la terre ferme, on décide de regagner la petite ville de Jasper qui nous plait temps. On y passe une bonne soirée sur l’un de ces toits terrasse animé et cosy. Dans le ciel, des nuages grisés s’étendent de plus en plus loin et les hélicoptères de pompier tournent de plus en plus. Sur la route de notre hôtel, un début d’incendie s’est déclaré la veille et on craint vraiment de voir l’ampleur des dégâts en rentrant.

Si nous avions déjà traversé une forêt encore fumante lors de notre voyage au Botswana, nous n’avions encore jamais été confrontés à un incendie. Celui-ci nous a probablement marqué à jamais. Depuis les bords de la route, on découvre avec effroi tout le chemin parcouru par les flammes dans la journée. On ne se serait jamais attendus à une telle distance. Dans la nuit noire, les flammes brillent désormais sur tout un flanc de montagne et des nuages de fumée rougeoyant s’élèvent dans le ciel. Sur le bord de la route, d’autres voyageurs nous rejoignent, sortant de la voiture avec un air médusé sur le visage. On reste là un moment, impuissants, avant de repartir le cœur serré.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Notre rencontre avec l’élan sur les bords du lac Maligne

Coté pratique

Les activités

Parc national de Jasper
Difficile de dire qui de Banff ou de Jasper est le plus fameux parc des Rocheuses. Haute montagne, lac, animaux… il coche vraiment toutes les cases d’une expédition au Canada réussie.
A l’heure d’écrire ses lignes, les droits d’accès à la journée sont de 10.5$ par jour et par adulte et 21$ pour un groupe ou une famille.
Les cartes découverte Parcs Canada sont souvent intéressants à l’Ouest du Canada car elles reviennent à 72.25$ par adulte et 145.25$ par groupe/famille. Elles sont donc amorties pour environ une semaine de visites et valables toute une année.

Boucle du Canyon Maligne
Une courte boucle de quelques kilomètres fréquentée par tout Jasper. Mieux vaut s’y rendre tôt pour ne pas souffrir de la chaleur et de la foule.
Lien utile : https://www.alltrails.com/fr/randonnee/canada/alberta/maligne-canyon-loop

Croisière sur le Lac Maligne
On a longuement hésité avant de réserver et, finalement, la tentation de découvrir la Spirit Island était trop forte. préférez les départs tôt le matin ou tard le soir pour bénéficier d’une ambiance brumeuse un peu mystique ou de douces lumières. Réservation indispensable.
Tarif : variables selon la période, comptez $72 par adulte
Lien utile : https://www.banffjaspercollection.com/attractions/maligne-lake-cruise/

Le logement

Les logements dans le parc de Jasper sont souvent très couteux à moins de s’y prendre vraiment très en avance (et encore). Nous avons donc opté pour un logement à Hinton, en dehors du parc. Si nous y avons gagné en prix, nous y avons cependant perdu en confort : la route est longue le matin pour rejoindre les centres d’intérêt et Hinton ressemble davantage à une grande zone commerciale (pratique pour faire les courses) qu’à une ville. la ville de Jasper, au contraire, nous a beaucoup plu. Il y a vraiment un choix à faire ici entre charme et confort et tarif…

Twin pine inn & suites, 595 Gregg Ave, Hinton, AB T7V 1N2
Un motel assez classique qui présente un restaurant et une salle de jeu. Les chambres sont propres, grandes et confortables.

Les repas

Compte tenu des tarifs généralement appliqués dans les Rocheuses, nous avons le plus souvent opté pour des repas dans les auberges. Le plus pratique est de faire le plein de provisions à Calgary ou, ici, à Hinton.

Jasper Pizza Place, 402 Connaught Dr, Jasper, AB T0E 1E0
Malgré tout, on a craqué devant la bonne odeur de pizza et le rooftop plein de charme de cet établissement. Nous y sommes même retournés deux fois. Attention tout de fois, les files d’attente sont parfois longues et les tarifs plutôt élevés.