Le Quiraing

23 juin 2022

Après avoir revêtu notre équipement de combat pour faire face aux caprices de la météo, nous voilà à nouveau sur les routes de Skye dans notre C3 flashy. Nous partons découvrir le Quiraing, péninsule d’origine volcanique particulièrement dramatique avec ses falaises sombres surgissant dans un océan de vert.

Une route étroite, un peu sinueuse, nous conduit directement de notre B&B au départ de la randonnée. Comme aux Fairy Pools, on découvre ici un parking flambant neuf qui n’existait pas par le passé. Face au nombre de places, on songe aux pics de fréquentation de l’été et on se félicite vraiment d’avoir choisi le mois de juin. Même sans s’embarquer dans la balade, la vue depuis cet arrêt vaut vraiment le détour.

On se lance assez rapidement dans la randonnée en elle-même, sur un sentier étroit mais plutôt facile qui grimpe doucement au pied des falaises. On s’arrête régulièrement pour observer le paysage sous un nouvel angle de vue, charmés par les verts intenses, les reliefs variés et les nuages changeants dans le ciel. Deux petits lochs en toile de fond rompent le camaïeu de vert de ce décor typique des highlands.

Le sentier devient de plus en plus rocailleux, les grandes étendues vertes font place à des vallées de roches et, finalement, à d’impressionnantes falaises d’herbes jaunies.

De petits chemins de traverse filent ici et là, s’éloignant du chemin principal pour s’enfoncer dans le paysage. On en suit quelques-uns avant de gravir la plus haute falaise qui donne sur le bord de mer. Le circuit de randonnée prévoit une boucle étroite, l’aller se faisant au pied des roches sombres, le retour par le sommet des falaises volcaniques, offrant ainsi de nouvelles perspectives.

C’est finalement au moment de notre ascension que le temps se gâte, apportant un flot de nuages épais. Il ne pleut pas vraiment mais des gouttelettes humides semblent flotter dans l’air et se déposer partout à mesure que l’on avance. Dans ce brouillard dense, on évolue prudemment, restant aussi éloignés du bord que possible, pataugeant parfois dans la boue ou d’épaisses couches de mousses détrempées. Arrivés au sommet, on est accueillis par une rafale de vent frais qui dégage subitement le décor. Les deux petits lochs réapparaissent dans une étendue de vert toujours plus impressionnante. Quelques moutons sont posés là, impassibles, broutant l’herbe sans même un regard pour les randonneurs.

Le retour se fait un peu au hasard, le sentier n’étant pas réellement tracé…ou effacé par le piétinement des moutons et la circulation de l’eau qui détrempe le sol à de nombreux endroits. Le parking étant visiblement de loin, cela ne pose heureusement que peu de difficultés. Au-dessus de nos têtes, un soleil franc revient, nous réchauffe juste le temps de prendre une averse ridicule de deux minutes, disparue comme elle était venue. Qu’elle est surprenante cette Écosse !

Dans le genre surprenant, les Fairy Glenn tiennent une bonne place. A l’époque où internet n’était pas illimité sur les téléphones, elles étaient même sacrément difficiles à trouver. Tellement que même les locaux n’avaient su nous en indiquer le chemin. Aujourd’hui, on y trouve encore un de ces parkings flambant neufs qui semblent pousser comme des champignons.

Un effondrement géologique a créé cette zone étrange constituée de collines arrondies au vert vif, striées de vaguelettes. De larges étendues de fougères agrémentent ce décor étrange où l’on s’attendrait à voir surgir fées et licornes. La balade est courte mais vaut vraiment le détour.

On termine notre journée en empruntant la route reliant Uig à Staffin, tout au nord de Skye. Une fois encore nous sommes seuls, la plupart des touristes ne montant pas aussi haut sur l’île. Depuis l’unique voie, on aperçoit quelques dauphins sautant dans l’eau (disparus à l’instant même où on arrêtait la voiture… ). Sur terre, des centaines de moutons occupent les prairies qui s’étendent à perte de vue, voire carrément l’asphalte. Le décor est paisible et coloré, parfait pour clore la journée.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La randonnée du Quiraing est sans doute la plus belle que nous ayons fait en Écosse !

Coté pratique

Les activités

Quiraing car park, Portree, Sartle, Staffin, Portree IV51 9LB
Retrouvez toutes les infos sur la randonnée via ce lien : https://www.walkhighlands.co.uk/skye/quiraing.shtml
Comptez £5 pour le parking

Fairy Glen car park, Pier, Uig, Portree IV51 9XX
Retrouvez toutes les infos sur la balade via ce lien : https://www.walkhighlands.co.uk/skye/fairyglen.shtml
Comptez £2 pour le parking

Le logement

Quiraing Rooms, 2 brogaig, Staffin IV51 9JY
nous sommes restés 3 nuits dans ce B&B avec chambre individuelle et salle de bain partagée avec une autre chambre. La chambre est petite mais confortable et la salle de bain très propre. On met sur le ratio coût/qualité notamment pour le petit déjeuner. Il est stocké directement dans les chambres, composé de porridge, d’une brioche, de pain de mie et d’un jus d’orange en boîte. Il n’y a donc pas de partie chaude de type œuf et bacon et on est clairement en dessous de ce qui se fait habituellement au Royaume Uni. C’est vraiment un établissement pour dormir où l’on ne croise jamais les hôtes.

Les repas

Pendant nos trois jours sur Skye, nous avons essentiellement opté pour les repas à la maison. Le dernier soir, on s’est pourtant laissé tenter par une sortie 

The Portree Hotel restaurant, Somerled Square, Portree IV51 9EH
Un établissement plein de charme, à mi-chemin entre le restaurant et le pub, où on s’est vraiment régalés. Il est en revanche relativement coûteux.

L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserver facilement nos achats dans la voiture.

Premiers pas sur skye

22 juin 2022

Quand on ouvre les yeux sur le loch, encore emmitouflés dans une couette épaisse, on ne découvre qu’un ciel gris et des nuages gorgés d’eau. On peine donc à se traîner hors de la Conchra House, à lâcher son petit déjeuner typiquement écossais et son décor d’un autre temps. Pourtant, nous rejoignons l’île de Skye ce matin, celle qui m’avait tant marquée par le passé. A peine assis dans la voiture, les premières gouttes s’abattent sur le pare-brise.

 A l’extrême Sud Est de l’île, au bout d’une route tortueuse qui traverse des landes aux couleurs automnales, les écossais ont installé un abri dédié à l’observation de la faune aquatique. Il faut marcher à peine un kilomètre pour découvrir ce petit bungalow particulièrement bien aménagé. De nombreux panneaux explicatifs décrivent les cétacés que l’on peut apercevoir en mer mais aussi les différents phoques et loutres qu’il est possible de distinguer sur les côtes.

Une longue vue est mise à disposition et de larges fenêtres surplombant des bancs de bois permettent aux amateurs de photos et aux observateurs aguerris de s’installer. On reste là un bon moment, guettant les loutres dans les algues qui s’agglutinent au bord de la plage. On en apercevra brièvement une, trop rapide pour mon appareil, ainsi que quelques phoques gris. En quittant les lieux, un mouvement attire notre attention dans les bois. Entre les troncs, une petite tête apparaît, discrète. Elle nous observe un moment, me laisse prendre une photo, et repart en sautillant, sans un bruit.

On rejoint désormais le cœur de Skye en remontant vers Portree, capitale de l’île. On est dans l’Écosse, la vraie, celle des moutons, des bords de mer chahutés et de la verdure à perte de vue.

S’il y a bien une bestiole qu’on adore dans cet univers, c’est la vache Highlands, sa fabuleuse crinière rousse et sa bouille adorable. Elles apparaissent subitement sur notre route, toutes proches. On s’arrête forcément pour une séance photo, émerveillés par les petits veaux tellement craquants. Certains se laissent caresser entre les oreilles sous l’œil attentif de leur maman, d’autres reniflent le bout de nos doigts avec une extrême prudence, prêt à déguerpir à la moindre alerte. On repart de là plein d’amour pour ces jolies bêtes avec un beau moment de tendresse.

Quand on arrive aux Fairy Pools, je suis un peu abattue par le changement. Des années auparavant, le départ de la randonnée qui remonte le petit cours d’eau était marqué par la présence de quelques voitures garées en vrac le long de la route. Aujourd’hui, un immense parking équipé de toilettes et de bornes de paiement automatiques (encore…) a surgit de terre. Sur le moment, j’ignore ce qui me déplait le plus, cette soudaine invasion et ou le temps toujours plus menaçant.

Le souvenir d’une balade ensoleillée est alors bousculé par la réalité : les nombreux promeneurs ont transformé le chemin en une large piste boueuse, le ciel gris fait disparaître les reflets bleutés de l’eau, la foule s’accumule aux premiers points de vue. On poursuit tout de même. À mesure que l’on s’éloigne du parking, le ciel se dégage légèrement et les promeneurs disparaissent peu à peu. Arrivés au pied des montagnes, on est quasiment seuls. On en profite pour faire quelques photos, rapidement rattrapés par un coup de vent apportant d’épais nuages et de la pluie. On part au pas de course en sens inverse, croisant toujours plus de visiteurs, pour la plupart parfaitement équipés. On arrive au parking trempés et finalement mitigé sur les Fairy Pools.

On parle souvent de la météo écossaise comme un véritable problème, imaginant des terres toujours grises et tristes. Si c’est parfois vrai, on oublie souvent de dire que cette météo est surtout changeante et que les quatre saisons peuvent se croiser dans la journée. Cela est particulièrement vrai sur Skye et l’on remarquera assez vite que, peu importe les éléments qui se sont déchaînés dans la journée, le beau temps revient souvent vers 16h ou 17h.

C’est ainsi que la route vers Portree se dégage peu à peu. On s’y arrête un petit moment pour la découvrir, faire quelques achats de souvenirs et réserver une table pour notre dernier soir sur l’île. A cette saison, les restaurants sont en effet pris d’assaut dès l’ouverture et il est difficile de songer à manger quelque part sans avoir prévu le coup en avance.

La grisaille définitivement disparue, les derniers kilomètres vers notre BnB offrent même des vues magnifiques sur la côte ouest, peuplée de moutons dodus crapahutant dans des falaises d’un improbable vert. De quoi se réconforter un peu et reprendre des forces, prêts à repartir le lendemain.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La rencontre avec les vaches Highland et leurs adorables petits veaux.

Coté pratique

Les activités

Kylerhea Otter Hide, Glenelg to Kylerhea, Breakish, Isle of Skye IV42 8NH
Pour observer les loutres sur Skye
https://www.walkhighlands.co.uk/skye/kylerheaotter.shtml

Fairy Pools car park, Glenbrittle, Isle of Skye IV47 8TA
Retrouvez toutes les infos sur la balade aux Fairy Pools via ce lien : https://www.walkhighlands.co.uk/skye/fairypools.shtml
Comptez £6 pour le parking

Le logement

Quiraing Rooms, 2 brogaig, Staffin IV51 9JY
nous sommes restés 3 nuits dans ce B&B avec chambre individuelle et salle de bain partagée avec une autre chambre. La chambre est petite mais confortable et la salle de bain très propre. On met sur le ratio coût/qualité notamment pour le petit déjeuner. Il est stocké directement dans les chambres, composé de porridge, d’une brioche, de pain de mie et d’un jus d’orange en boîte. Il n’y a donc pas de partie chaude de type œuf et bacon et on est clairement en dessous de ce qui se fait habituellement au Royaume Uni. C’est vraiment un établissement pour dormir où l’on ne croise jamais les hôtes.

Les repas

Pendant nos trois jours sur Skye, nous avons essentiellement opté pour les repas à la maison. Le dernier soir, on s’est pourtant laissé tenter par une sortie 

The Portree Hotel restaurant, Somerled Square, Portree IV51 9EH
Un établissement plein de charme, à mi-chemin entre le restaurant et le pub, où on s’est vraiment régalés. Il est en revanche relativement coûteux.

L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserver facilement nos achats dans la voiture.

Châteaux écossais

21 juin 2021

De retour sur les bords du Loch Ness, on délaisse les balades pour une journée un peu plus culturelle. Notre premier arrêt sera le château d’Urquhart. Son emplacement sur les rives du loch l’a rendu célèbre malgré son état moyen de conservation. Le site est cependant particulièrement bien entretenu avec sa pelouse d’un vert intense et son visitor center flambant neuf. A l’intérieur, on trouve une cafétéria, une boutique de souvenirs mais surtout une imposante maquette reconstituant le château à son apogée. Grâce à elle, on se rend mieux compte de l’aménagement des espaces les uns par rapport aux autres et de la construction progressive de l’édifice.

Une fois à l’extérieur, la balade est agréable mais plutôt courte. On déambule entre les pierres vieillies, essayant de se repérer, parfois avec difficulté, par rapport à la maquette.

Notre petite voiture bleu pétant file toujours sur l’autoroute du loch. Comme il y a 8 ans, je la trouve un peu sans intérêt. Malgré la renommée du loch Ness, la région manque un peu de charme et offre des perspectives beaucoup moins intéressantes que de nombreuses vallées des Highlands.

L’autoroute nous mène à Fort Augustus, point de départ de bon nombre de croisières dans le domaine de Nessie. La ville, relativement petite, est traversée par le Caledonian Canal, creusé au XIXe siècle pour rallier la mer d’Écosse (sur la côte Ouest) à la mer du Nord (sur la côte Est). Avant d’arriver dans le loch, les bateaux passent une succession d’écluses au cœur de la petite ville, suscitant toujours beaucoup de curiosité.

Après cette pause au bord du loch, on s’enfonce de nouveau dans les terres. Si les premières dizaines de kilomètres traversent plutôt des paysages champêtres, la fin de la route est grandiose. L’A87 est particulièrement impressionnante après le loch Cluanie, quand elle traverse des montagnes verdoyantes aux sommets nuageux. On croisera sur le chemin nos premières bestioles : des cerfs rouges écossais se baladant tranquillement à côté d’une auberge.

Nous voici devant les portes de ce qui est sans doute le château le plus célèbre de toute l’Écosse. Le Eilean Donan Castle, construit sur le loch Duich et relié à la terre par un pont de pierre, attire les romantiques, les photographes et les fans de cinéma. Sous un ciel grisâtre rehaussant les couleurs, on marche dans les pas de Highlander en traversant le pont de pierre, pour une bonne tranche de folklore gaélique.

Quasiment entièrement accessible, le château est progressivement rénové depuis 1910 par les McRae, tombé amoureux du site et lancés dans une épopée architecturale un peu folle. L’intérieur est aménagé de milliers d’objets d’époques différentes, donnant parfois l’impression que le château est encore habité. On apprécie beaucoup l’ambiance qu’il y règne, renforcée par cette météo écossaise un peu capricieuse qui donne tout son charme au lieu. Après tout, à quoi ressemblerait un château écossais sous un ciel radieux ?

Notre journée se termine sur les bords du petit port de Plockton, ses maisons blanches et leurs toits noirs donnant directement sur l’eau. Sur l’autre rive, des forêts de sapins couvrent le pied des montagnes et offrent un paysage superbe. L’endroit est désert en fin de journée, paisible. Tout au long de notre courte promenade, on surveille l’eau avec attention, guettant le nez d’un petit phoque sans succès. Un vendeur de fish and chips finit par nous appâter avec une bonne odeur de frites et l’on termine la journée sur sa terrasse, charmés.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le château d’Eilean Donan dans son décor typiquement écossais

Coté pratique

Les activités

Urquhart Castle, Drumnadrochit, Inverness IV63 6XJ
Ouvert tous les jours, selon des horaires variables dans l’année et forcément réduites en hiver.
– de 9h30 à 20h entre juin et août
– de 9h30 à 18h en avril, mai et septembre
Les tarifs dépendent de la date de visite. Comptez de 9.5£ à 12£ par adulte.

Eilean Donan Castle, Dornie by Kyle of Lochalsh, IV40 8DX
Ouvert tous les jours, selon des horaires variables dans l’année et forcément réduites en hiver.
– de 10h00 à 18h en juin
– de 9h00 à 18h en juillet août
– de 9h30 à 18h en septembre
Comptez £10 par adulte et £6 par enfant
Les photos sont interdites à l’intérieur. Parking payant en journée, sauf une demi-heure avant la fermeture. Comptez £2 si vous arrivez vers 17h.

Lequel choisir ?
C’est vraiment une question difficile car les deux châteaux présentent des visites très différentes. Urquhart, moins bien conservé, n’est pas incontournable mais on en ramène de jolies photos. Il est sans doute davantage orienté pour les passionnés d’histoire. Eilean Donan offre une approche complètement différente puisqu’il est désormais presque entièrement rénové et aménagé. Dressé sur l’eau dans les nuages, c’est sans doute celui qu’on a préféré.

Plockton
Parking payant, comptez £1 à £2.

Le logement

Conchra House, Sallachy Road, Dornie, IV40 8DZ, Kyle of Lochalsh
En retrait de la route principale, cette grande maison a ce charme vieillot des bâtisses britanniques pleines de bois, de moquettes et de papier peint. On s’y sent particulièrement bien. Elle offre en plus une vue superbe sur le loch en contrebas. Le petit déjeuner était parfait. Bref on a adoré.

Les repas

The Harbour Fish Bar, 1 innes Street, Plockton IV58 8TW
Un fish and chips sans prétention aux portions généreuses.

Au cœur du Glen Affric

20 juin 2022

Notre journée débute à Inverness, capitale des highlands entre mer et loch Ness. Si la ville est l’une des plus connue d’Écosse, on ne s’y est finalement arrêtés que très brièvement, le temps de faire les courses et le tour du centre-ville. En réalité, on l’a trouvée tristoune avec ses rues vides et son château couvert d’échafaudages. On ne s’attarde donc pas et, une fois les courses alimentaires chargées, on file vers Glen Affric.

Pour atteindre la réserve, on longe d’abord le Loch Ness par l’autoroute avant de s’enfoncer dans les terres sur des routes nettement plus étroites. La dernière ville passée, le réseau est coupé, internet aussi. Nous sommes désormais complètement isolés (mieux vaut avoir fait le plein avant de venir !).

On s’arrête dès le premier parking croisé où, mauvaise surprise, le stationnement est payant. Le vide-poche plein de monnaie de mon ancien voyage, 8 ans plus tôt, on se dirige vers le parcmètre pour découvrir… que la monnaie a changé ! La plupart de nos pièces n’est désormais plus valable. Un bon samaritain nous dépanne des quelques sous manquants avec générosité. Pas de doute, la gentillesse des écossais qui m’avait tant touchée à l’époque est toujours inégalable.

Le départ de la première balade est tout proche, le long d’un cours d’eau agité et bordé de roches claires. Après un petit point, on s’enfonce dans la forêt sur un étroit chemin tournicotant dans la bruyère et gravissant les crêtes de quelques collines. Cette première partie offre de jolies perspectives sur la forêt et de petits lacs. Pourtant, on n’y croise absolument personne. La piste s’élargit sur le chemin du retour. Pas fatigués du tout, on opte pour un petit détour qui nous permet de gagner un belvédère donnant sur toute la vallée.

La route qui s’enfonce dans la vallée, loin de toute civilisation, est particulièrement plaisante. Elle file entre collines, forêts et lacs. La voie unique laisse cependant peu de possibilité pour s’arrêter et observer le paysage. On stoppe donc à chaque parking pour découvrir les points de vue ou, parfois, tenter des chemins un peu moins balisés. C’est ainsi qu’après avoir grimpé dans une forêt dense, on débouche complètement par hasard dans une large vallée aux herbes bien vertes. Si le temps menaçant donne du charme au décor, il nous inquiète également et on n’ose pas s’aventurer dans les montagnes voisines. Prudents, on finit par couper à travers champs, espérant rejoindre la route du bord de loch sans trop de difficultés.

Tout au bout de la route, un dernier chemin nous entraîne dans des zones entre rocailles, pins et bruyères. Il règne ici des airs de Canada et l’on s’attendrait parfois à voir surgir un saumon de la rivière, reluqué par un ours sur la rive d’en face. Malheureusement on ne croise ni ours, ni saumon, ni même un petit écureuil. La boucle terminée, on termine la visite par une dernière session de grimpette ouvrant sur un large panorama coloré, ouvrant sur l’Écosse comme on l’aime, sauvage.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La boucle de la river Affric, tout au bout du parc

Coté pratique

Les activités

Glen Affric National Nature Reserve

Parking payant, compter £4 pour toute la journée (ticket valable pour tous les parkings du parc). A l’entrée, vous trouverez des cartes avec les sentiers principaux balisés, il en existe cependant d’autres dont le départ se laisse deviner le long de la route. Nous avons fait les points principaux :

Depuis le premier parking, on a opté pour la combinaison du Coire Loch and the Dog Falls Trail et du Viewpoint Trail, environ 4 miles.

Le parking du Loch Beinna Mheadhain ne présente pas d’intérêt particulier, c’est davantage un arrêt au bord de l’eau pour un éventuel piquenique.

Le parking du Chisholm est le plus confidentiel. Un chemin part de là et s’enfonce dans les montagnes. N’ayant pas préparé cette balade à l’avance, nous n’avions pas de plan et pas d’idée de la longueur du chemin. Face au temps menaçant, on a préféré faire demi-tour.

Enfin, le parking du River Affric offre deux départs de sentiers. Le premier fait une boucle en forêt et le long de la rivière sur environ 1km. Il propose également un chemin montant jusqu’au Viewpoint sur la vallée

Le logement

1 Lochness Hostel, Main Street, Drumnadrochit, Inverness shire, IV63 6TX
Cet établissement, au centre de Drumnadrochit, propose des petites cabines, des logements type auberge de jeunesse et des chambres. Nous avons opté pour la dernière formule avec une chambre simple mais confortable. Une cuisine est mise à disposition des voyageurs.

Les repas

Repas à la maison !
L’Écosse est un pays relativement couteux. Aussi, pour réduire un peu la facture du voyage, nous avons opté pour un maximum de repas faits nous même. La plupart des logements fournissent a minima une tasse et une bouilloire, idéal pour les soupes ou les nouilles instantanées. Nous avons également beaucoup misé sur les enseignes Tesco qui proposent des formules intéressantes à 3.5£ avec plat + boisson + snack ou dessert. Les températures n’étant pas franchement élevées, on a pu conserver facilement nos achats dans la voiture.