Great Sand Dunes

22 juin 2018

On quitte la douceur d’Ouray pour le Black Canyon of the Gunnison, petit parc national méconnu tout en longueur. Autant l’admettre, à l’origine, il était l’occasion de prendre une route différente de l’aller pour rejoindre Great Sand Dunes. On arrive donc sur la rive Sud dans la matinée, accompagnés des 2 motos et d’un SUV qui seront nos seuls voisins. Le parc se visite surtout en voiture et on s’arrête régulièrement aux différents points de vue présents le long de la route. Les arrêts s’enchainent et ont chacun leur caractère. Le vide s’y déploie sous nos pieds, bordé de parois sombres et ombragées. Tout le long du parcours, la gorge étroite et profonde du canyon voit si peu de lumière qu’elle a donné son nom au parc national. Parfois dissimulée par la roche la violente Gunnison River s’écoule bruyamment dans une série de méandres colorés.

Cedar Point, sans doute mon point de vue préféré, propose une courte balade qui ravit les amateurs de botanique. Les oiseaux chantent à l’abri des buissons denses et les lézards traversent le chemin en courant à notre passage. Le point de vue est superbe, on y entend plus que le vent et les remous de cette rivière colorée.

L’accès à la rivière étant plutôt long et compliqué, on opte pour la Oak Loop, courte balade ombragée, où l’on vadrouille, distraits par les dizaines de papillons, baignés par une bonne odeur de pin et entourés par les fleurs colorées et les herbes hautes qui bordent le sentier.

Trois heures de voiture plus tard, la route de Great Sand Dunes a des airs de savane, avec son herbe jaunie et ses buissons argentés qui peuplent des plaines à perte de vue. Le sol sablonneux s’étend des montagnes dans toutes les directions sous des nuages quelques peu menaçants qui accentuent ce décor surprenant. Rapidement, les dunes apparaissent en arrière plan, toutes en rondeur. On s’arrête au premier parking pour filer mettre les pieds dans le sable chaud et doré. Les montagnes se dessinent en arrière plan de ces dunes majestueuses et les nuages s’effacent par magie, laissant place à un doux soleil qui vient réveiller le paysage. Les dunes se muent en un jeu d’ombre et de lumière formidable. C’est beau. Terriblement beau. Great Sand Dunes, le rendez vous est pris, nous revenons demain.

23 juin

Great Sand Dunes a vraiment tout du mirage. Ces dunes majestueuses qui apparaissent au bout de la route semblent toujours irréelles. D’ailleurs, le sentier pour les gravir n’existe pas vraiment lui non plus. On suit les traces de nos prédécesseurs, peu nombreux à cette heure, et qui s’effacent déjà peu à peu. Le sable file sous nos pieds et entre partout dans les chaussures. La première montée est un peu sévère, tape dans les jambes et met à mal les poumons. Au sommet, le sable frais du matin est comme une caresse.

L’ascension reprend, nettement moins raide, sur les crêtes de dunes immaculées. Au loin s’étendent paysages de plaines, de montagnes et de verdure. Perchés sur la Star Dune, on ramène un peu de sable en souvenir de cette improbable expédition avant de dévaler la pente en courant sur le chemin du retour.

Le parc s’est soudainement rempli. Des dizaines de familles arrivent armées de luges, de sandboards et de paniers de pique nique. Les enfants courent dans le sable comme si c’était la chose la plus facile au monde, parfois vêtus comme des cosmonautes et équipés de masques ou de lunettes de piscine. On s’essaie nous aussi au sandboard avec plus ou moins d’endurance et de succès.

En sortie du parc et après avoir bravé une route pas franchement carrossée, on gagne les Zapatas Falls pour une pause de fraicheur. Quelques minutes le long d’un chemin de terre suffisent pour rejoindre un ruisseau translucide. Les pieds dans l’eau, sautant d’un caillou à l’autre, on remonte le cours d’eau pour découvrir les chutes dissimulées par la roche. L’endroit parfait pour une pause pique nique avant de reprendre à nouveau la route à travers les plaines brûlées par le soleil du sud du Colorado.

Coté pratique

Le logement

Riverside Inn of Alamose, 250 Broadway Avenue, Alamosa, CO
Pas de grand intérêt en dehors tu tarif, petit déjeuner non compris

Motel 6 Colorado Springs, 8280 Voyager Pkwy at Razorback Road, Colorado Springs CO 80920
Motel en réhabilitation aux chambres grandes et propres. Situé dans une zone commerciale. Petit déjeuner non compris.

Les visites

Black Canyon of the Gunnison National Park
Pass America the Bueatiful accepté. Oak Flat Loop Trail (3.2km, boucle, 1h)

Great Sand Dunes National Park
Pass America the Bueatiful accepté

Great Sand Dunes Oasis, 7800 CO-150, Mosca, CO 81146
Location de luges et de sandboards dès l’ouverture du parc, prévoir d’y être tôt les weekends: http://www.greatdunes.com/to-do.html

Mesa Verde

21 juin 2018

En ce premier jour d’été, nous débutons notre exploration du Colorado par une jolie route qui slalome jusqu’aux cimes du Mesa Verde National Park. On traverse un plateau verdoyant entaillé de canyons et au sommets parfois grisonnants: de longues allées boisées ont été balayées par des incendies et il ne reste souvent que des troncs argentés disséminés dans de larges prairies.

On arrive vers 8h30 à Cliff Palace où, enfoncée dans le canyon, une ancienne cité indienne attend d’être découverte pour la première fois de la journée.  Un ranger tout bronzé débarque avec un sourire immense et enchaine, avec une bonne humeur communicative, blagues et références culturelles qui nous échappent parfois. Passées les consignes de sécurité, on dévale une première série de marches puis un chemin ombragé qui descend le long de la roche.

Nous sommes en tête du cortège et avons donc la chance de découvrir les lieux préservés de l’essaim de visiteurs qui s’agglutinent derrière nous. Au détour d’un virage, le monde des Anasazis apparait, incroyablement calme et silencieux. Le guide prononce des flots de paroles ininterrompus qui font le plus souvent office de bruit de fond: assise sur une marche de pierre froide en bordure du village, mon esprit est déjà parti très loin dans le passé. La première vague d’explications, on nous laisse accéder aux maisons et kivas. Les descriptions du ranger sont cette fois plus concises et plus claires et permettent de mieux appréhender ce pan d’histoire resté figé dans la falaise. Après près de 3/4 d’heure de visite, le retour se fait par un chemin étroit dissimulé dans la roche où l’on doit grimper quelques marches et une échelle de bois avant de regagner la surface.

De retour au parking, une longue file de carrosseries multicolores a occupé une bonne partie des places de parking. Les premiers cars arrivent et s’alignent près du départ du sentier. Une fois de plus, notre réveil matinal a été récompensé. Nous partons donc vers la visite suivante à quelques centaines de mètres seulement. Au bout d’un court chemin descendant le long de la roche, une échelle d’une dizaine de mètres grimpe vers le village troglodyte de Balcony House. La visite est un peu plus acrobatique mais les lieux semblent plus intimes et préservés. Le village, invisible depuis la surface, a quelque chose de la cité perdue. Un nouveau ranger nous guide entre ces murs, accompagné de vieilles photos et de dessins. Ses explications nous paraissent plus accessibles et nous renseignent davantage sur cette civilisation finalement peu connue. On quitte les lieux en rampant dans un court tunnel avant de regagner la surface, charmés par la visite.

La route jusqu’à Durango est un véritable changement de décor. Les pins s’allongent, les forets se densifient, les reliefs s’accentuent et les petites fermes fleurissent sur les abords. On s’arrête pique-niquer au bord d’une rivière sombre autour de laquelle virevoltent les graines de cottonwood, semblables à de la neige. Atour de nous, les flocons tapissent les herbes et la roche humide comme le ferait les premières neiges. Un vent de fraicheur souffle sur les rives de l’Animas River pourtant paisible.

La ville voisine est, elle, plutôt animée. Bâtisses typées, murs de briques, arcades, décors de bois, façades victoriennes, galeries d’art et boutiques de souvenirs nous séduisent sitôt la voiture garée. La vieille gare abrite une locomotive du siècle dernier tractant des wagons de bois sur une ligne mythique du Far West, la Durango-Silverton. L’endroit sent bon le voyage et on rêvasse un peu en s’imaginant traverser montagnes, ponts et rivières le nez au vent et plein de suie, assis sur des banquettes en bois….. une prochaine fois.

En sortie de Durango, on emprunte la Highway 550 autrement appelée la Million Dollar Road en référence à la construction de cette voie dont les montants de travaux ont atteint des sommes vertigineuses. Le long de l’asphalte, les paysages de montagnes se succèdent sous un soleil radieux entre sommets, glaciers, forets et rivières. A travers les arbres, on devine de superbes maisons et chalets aux larges baies vitrées, petits coins de paradis coupés du monde. Après une heure de grimpe et de tournants, Silverton apparait finalement en contrebas, s’étendant le long d’une avenue de bitume entourée de ruelles de grave. Cette petite ville au passé Western est bien triste comparée à la dynamique Durango. En ce milieu d’après midi, nous sommes presque seuls à longer les vitrines colorées qui attendent sans doute l’arrivée du train à vapeur.

La plus belle partie de la route commence en sortie du village. Plus sinueuse, plus accidentée et sans doute plus impressionnante. En chemin, de vieilles mines semblent avoir été abandonnées au milieu de forets sur des pans de roches colorées. Ouray, lovée au cœur des montagnes, n’a rien d’une petite ville bordée de chalets mais nous charme au premier regard. On vadrouille sur l’avenue principale avant de tomber sur un concert et une microbrasserie ornée d’une terrasse. Comble de la soirée, une piscine d’eau chaude naturelle nous attend au pied de notre chambre. La nuit tombe sur le bassin dans lequel on barbote en regardant les étoiles s’illuminer au dessus des montagne.

Coté pratique

le logement

Twin Peaks Lodge & Hot Springs, 125 Third Avenue, Ouray, CO 81427
On s’est beaucoup plus dans ce petit hotel entouré de montagnes, à la litterie impeccable et aux lits débordant de coussins. Le petit dej est de bien meilleur qualité que dans les motels et la piscine d’eau chaude est un véritable bonheur après une longue journée de route.

Les visites

Mesa Verde National Park
Cliff Palace et Balcony House, $10 par visite. Achat au visitor center la veille ou le jour même. Préférez les visites matinales pour éviter la foule.

Le Durango Silverton, 479 Main Avenue, Durango, CO 81301
Billet à $102 par adulte en Gondola (wagon ouvert)aux quels il faut ajouter $8 pour le parking et l’Historic Fee de $14. Le voyage est conseillé dans un wagon le plus éloigné possible de la locomotive et du côté droit.

Les repas

Ouray Brewery, 607 Main St, Ouray, CO 81427
Une microbrasserie plutôt sympa avec une terrasse donnant sur les montagnes.

Canyonlands

20 juin 2018

3h45. Le réveil sonne dans la chambre de notre motel sans âme. Il fait nuit noire dehors. On boucle les valises en vitesse avant de charger la voiture et de glisser les clés sous la porte de la réception. Direction Canyonlands National Park… ou presque. Pas bien réveillés, on réussit à se tromper de route. Vingt minutes de détour et du stress de bon matin… pas le temps de se perdre, nous avons rendez vous avec le soleil. Une fois sur le bon chemin, on guette avec inquiétude les étoiles qui s’effacent une à une dans le ciel bleuté. Le temps file et la route est encore longue. Dans le rétroviseur, la lumière du jour dessine les contours des montagnes de La Sal avant de les colorer complètement. Curieusement, nous ne sommes pas les seuls sur la route ce matin là. Ça roule sur le bitume parfois tortueux de Canyonlands, ça roule plutôt vite d’ailleurs car le soleil n’attend pas. On hésite, on regarde par la fenêtre le ciel s’éclaircir et on pense un moment qu’on arrivera jamais à temps. Au bout de cinquante interminables minutes, le parking de Mesa Arch apparait enfin. On y croyait plus. Les sacs sont chargés négligemment sur le dos sans prendre le temps de trier quoique ce soit et nous voilà partis au pas de course sur le trail sans un regard pour le paysage, animés par un seul objectif: être à l’heure.

Il est presque 5h30 quand nous arrivons devant l’arche où une vingtaine de photographes, armés de trépieds, attend déjà. On cherche le meilleur angle de vue aux places disponibles, on fait des tests de clichés et je finis par glisser sur les genoux entre les trépieds, calée entre 3 sacs à dos et la tête baissée pour ne pas gêner. D’autres amateurs de levers de soleil arrivent au compte-gouttes et tout ce petit monde finit par former une foule compacte. Les retardataires un peu trop ambitieux tentent de se frayer un chemin au plus près de l’arche et se font sévèrement reprendre. L’envers du décor…. Le soleil est annoncé à 5h56, ses premiers rayons ne peignent pourtant la roche qu’une dizaine de minutes plus tard. La scène prend des couleurs, montagnes et canyons se dévoilent au fil du temps. Il n’y a plus que le bruit des appareils qui déclenchent, le temps s’est figé. A 6h30, la foule se dissipe. Nous sommes seuls face à l’arche encore baignée par les rayons chauds. Nous y restons près d’une demi heure, seuls face à ce décor incroyable à grignoter distraitement notre petit déjeuner sous une lumière irréelle. Le réveil difficile est déjà presque oublié.

Un arrêt au visitor center nous permet de trouver le départ d’une randonnée éloignée des sentiers habituels. Le False Kiva Trail n’est pas indiqué sur les plans remis à l’entrée du parc et il nous faut noter les explications du ranger pour l’atteindre. Encore quelques minutes de voiture et le chemin, marqué uniquement par des cairns, se dessine dans la poussière entre les buissons épineux et les cactus. On amorce rapidement la descente avant de s’engager dans des amas de pierres rosées. Au cours de la balade, la vue s’ouvre en grand sur le canyon. On avance rapidement, un peu abrités du soleil, et il ne nous faut qu’une demi heure pour atteindre la kiva perchée dans une alcôve creusée dans la falaise. Au dessus de nos têtes, nichées dans d’immenses blocs de grès, les hirondelles vont et viennent en chantant.

On grimpe un peu au hasard dans les cailloux qui roulent sous nos pieds pour atteindre le fameux cercle de pierres. Perchés sur notre belvédère naturel, on reste un moment là à se demander qui a bien pu vouloir s’installer dans un endroit si peu accessible. Fatalement, ça grimpe sur le chemin du retour. Même à 10h, le soleil brûle déjà la peau. A force de marcher le nez en l’air, on perd un instant de vue les cairns. En un clin d’œil, on s’écarte du chemin, on tourne en rond plusieurs fois avant d’escalader la roche pour espérer retrouver la route. En moins de trois quarts d’heure, on regagne tout de même notre voiture à la carrosserie et au volant brûlants.

A l’extrémité d’Island in the Sky, la partie la plus accessible du parc, Grand View Point est sans doute le point de vue le plus prisé du parc. Entièrement aménagé, il offre un panorama très dégagé sur le sud de Canyonslands et les méandres de la Green River et du Colorado, souvent dissimulés par les falaises. On opte pour le sentier tracé le long de la rive sur quelques kilomètres et qui permet de découvrir la vue sur l’autre versant. Étonnamment, on se lasse assez vite de cette balade tout plate et fréquentée. On s’y promène un peu plus d’une demi heure et on repart finalement assez vite. A quelques centaines de mètres du point de vue, une petite aire de pique nique nous offre une ombre appréciable. D’énormes corbeaux y ont élu domicile et volent autour des tables à la recherche de quelques restes oubliés. Le thermomètre s’affole toujours et nous quittons l’Utah sous une atmosphère étouffante. De nouvelles aventures nous attendent dans le Colorado !

Coté pratique

Le logement

Cortez Mesa Verde Inn, 640 South Broadway, Cortez, CO 81321, États-UnisUn motel qui ne paie vraiment pas de mine depuis l’extérieur. Les chambres sont pourtant propres, plutôt spacieuses et conformes à ce que l’on attend d’un motel. Piscine accessible et petit déjeuner inclus dans le prix de la chambre. Sans doute un des hôtels les moins chers de Moab.

Les visites

Canyonlands National Park
Pass America The Beautiful accepté. Se lever tôt pour éviter la chaleur… rude en plein après midi.
False Kiva Trail n’est pas indiqué sur le prospectus de Canyonlands, il est en revanche indiqué par les rangers dans le visitor center. Compter une demi heure de descente et 40 minutes pour remonter en suivant attentivement les cairns.

Arches

18 juin 2018

Après un détour à l’hôtel de Moab, nous voilà partis un peu rapidement vers Arches. La route est magnifique avec ses virages ouvrant dans un décor sans fin. Le soleil décline un peu et il est presque 19h30 quand nous laissons la voiture au Wolf Ranch où, joie du mois de juin, nous trouvons facilement de la place.  Les marcheurs sont nombreux à quitter Delicate Arch mais nous ne grimpons pas seuls pour autant. Le chemin est bien balisé sur un petit kilomètre avant de se poursuivre directement sur la roche rosée de l’amphithéâtre. Ça grimpe plus que prévu et il nous faut près de ¾ d’heure pour atteindre Delicate.

Le soleil décline déjà. Une file d’attente se dessine pour se faire prendre en photo sous l’arche au grand désespoir des photographes de paysage qui s’arrachent les cheveux. Le décor est tout en courbe, en douceur. On y reste un long moment à observer les couleurs changeantes et les visiteurs qui s’agitent. On reste d’ailleurs jusqu’à ce que la nuit tombe. Les étoiles apparaissent les unes après les autres et finissent par peupler le ciel. La lumière de la lune éclaire faiblement l’amphithéâtre dont la pierre renvoie la chaleur de la journée, le vent frais est tombé et il ne reste qu’à se perdre dans ce ciel bleuté.

19 juin 2018

Après avoir grignoté des pancakes et d’improbables muffins lourds comme des boules de pétanque sur le bord d’un canapé, notre départ tardif pour Arches se solde par une longue file d’attente à l’entrée du parc national. Il ne nous avait fallu que deux jours pour oublier le concept même de foule. Passée l’entrée, le trafic se fluidifie rapidement et on circule à nouveau sur la magnifique scenic drive flambant neuve. Comme la veille, on emprunte l’unique voie du parc qui court à travers d’abruptes falaises de roche rouge qui sentent bon le western. Les premières arches apparaissent au bout de la route, à l’approche de Devil’s Garden, où il nous faut faire 3 fois le tour avant de trouver une place de parking. L’espace d’un moment, on s’inquiète un peu pour la suite.

A l’entrée du sentier, un panneau rappelle à l’ordre les visiteurs: Heat kills…. le ton est donné. Les deux premiers kilomètres du chemin forment pourtant un sentier balisé et accessible à tous. Un petit détour mène à Pine Tree Arch, entourée de cyprès, avant de poursuivre vers Landscape Arch qui illustre à elle seule toute la fragilité et la finesse du parc. Tout ici semble avoir sculpté avec précaution, façonné par le temps et marqué par les éléments. La randonnée se poursuit alors en pataugeant dans le sable rosé qui colle à la peau et aux baskets jusqu’à atteindre la roche.

Un premier pan de roches gravi nous conduit à un second, puis un troisième et ainsi des suite jusqu’à atteindre un plateau offrant une vue panoramique sur le parc. Derrière ses reliefs anarchiques, on découvre presque avec surprise une immense étendue désertique, désespérément plate et poussiéreuse sur des kilomètres. Les visiteurs se sont dispersés, refroidis par les montées parfois un peu raides. On serpente dans les rochers, guidés par une série de petits cairns rosés. Une douce chaleur émane du sol et chauffe la peau balayée par le vent. L’odeur des pins portée par les courants d’air accompagne notre périple jusqu’à la Double O Arch, toute en rondeur, où l’on s’accorde une petite pause. Un écureuil tourne autour de nos barres de céréales avec envie et guette les rares zones humides pour se rafraichir un peu.

On poursuit finalement notre route sur le primitive trail toujours plus sablonneux et bien moins balisé ce que nous avons déjà traversé. Les cairns sont partout et finissent par nous induire en erreur tout comme deux autres petits groupes. On tâtonne, on grimpe, on renonce plusieurs fois avant de retrouver le sentier. Les derniers kilomètres nous font un peu payer notre arrivée tardive: le soleil est au plus haut et brûle la peau. Dans une sorte de désert bordé d’arbres morts, on cuit, littéralement, jusqu’au parking, toujours bondé.

Avant de quitter le parc, on s’attarde un peu dans la section des Windows où la concentration d’arches est plus importante que dans le reste du parc. Un court sentier mène aux North et South Windows ainsi qu’à la Turret Arch. Ici, on vient surtout prendre la photo de carte postale et il suffit de quelques minutes pour atteindre les arches depuis un immense parking où sont garés quelques bus. Un peu plus loin, l’ombre de la colossale Double Arch offre un peu de fraicheur. On prend la mesure de ce monument à mesure que l’on s’avance sur le chemin tout en levant les yeux. Au cœur de l’arche, on finit par grimper à même la pierre jusqu’à la plus haute mais aussi la plus étroite des fenêtres. Juchés sur un mur de roche, une bourrasque nous balaie le visage alors que l’on passait à peine la tête par l’ouverture. En rouvrant les yeux, le vide apparait sous nos pieds et le regard se pose au loin vers les dunes colorées. Face à nous, Arches, terre de contrastes, s’étend encore jusqu’à l’horizon.

Coté pratique

Le logement

Apache Motel, 166 Fourth E St, Moab, UT 84532
Un motel quelconque mais aux tarifs abordables ce qui n’est pas fréquent à Moab !

Les visites

Arches National Park
Pass America The Beautiful accepté. Selever tôt pour éviter la chaleur ! Randonnée complète de 10km, compter 3h avec pause pique-nique et photos.

Les repas

Pasta Jay’s, 4 S Main St, Moab, UT 84532-2503
Un restaurant italien situé en plein cœur de Moab et équipé d’une imposante terrasse. Les plats de pâtes sont  gargantuesques et plutôt bons.

De Capitol Reef à Goblin

18 juin 2018

Comme la veille, sur la route de Capitol Reef, on ne peut résister à plusieurs arrêts pour observer la roche aux nuances de couleurs changeantes sous les rayons du soleil qui chauffe doucement. A notre grande surprise, on croise nos premiers bisons et leurs petits qui évoluent paisiblement dans les prairies. Quelques kilomètres plus loin, les cerfs mulets se baladent dans les champs autour de la rue principale bordée de saules de la petite ville de Torrey. L’Ouest et sa faune s’éveillent.

Une fois passé le Visitor Center, la scenic drive, qui justifierait à elle seule une visite, nous entraine vers le fond du parc. On longe la roche, de plus en plus près, jusqu’à s’enfoncer dans le canyon, seuls ou presque. La route devient plus étroite à chaque virage et se termine par un chemin de terre qui file jusqu’à Capitol Gorge. Au bout du chemin, on opte pour un sentier courant entre les parois colorées du canyon qui s’élargit au fil du temps. On grimpe jusqu’aux tanks, asséchés à cette saison, avant de revenir tranquillement à la voiture, couverts de poussière rosée et charmés par cette première escapade.

Notre périple reprend sur la highway 24 qui marque un brusque changement de paysage. Les mille couleurs de Capitol Reef ont fait place à des montagnes de gris, fendues d’une unique route. Sur des dizaines de kilomètres sans vie, on se croirait perdus sur la Lune. Quelques oasis de verdure réapparaissent finalement  sur le chemin de Hanksville, petite ville étape pleine de sable et de poussière qui permet la bifurcation vers le nord. Là, des plaines à perte de vue débouchent sur de curieuses montagnes colorées. Dans cette Amérique sauvage, sous les notes de Queen qui s’échappent par la fenêtre, on perd la notion du temps et des distances.

L’arrivée au Goblin State Park nous réveille brusquement. A Observation Point, une horde d’adolescents parient bruyamment sur un jeu de cartes sans prêter la moindre attention au paysage qui les entourent. On s’en éloigne rapidement pour s’engager sur le Goblin Lair Trail. Nos débuts y sont un peu compliqués : le sentier est peu balisé et une partie des marqueurs de direction est tombée. On cherche les traces sur le sol, on rebrousse chemin plusieurs fois avant de trouver la bonne route. Très vite, on patauge dans le sable tout en remettant d’aplomb, un peu comme on peut, quelques marqueurs pour les prochains aventuriers. Les falaises qui bordent la route ont  un aspect curieux, presque factices. Quelques goblins marquent le trajet jusqu’à une dernière montée un peu acrobatique. Un air frais salue l’ascension et on déboule dans une caverne aux murs gravés des noms de nos prédécesseurs. Le retour se fait par le canyon, chaud, sec et toujours plein de ce sable qui colle et qui s’invite partout. On termine la visite en déambulant dans la vallée comme des enfants, grimpant sur les roches douces et chaudes qui paraissent installées là par magie.

Coté pratique

Le logement

Apache Motel, 166 Fourth E St, Moab, UT 84532
Un motel quelconque mais aux tarifs abordables ce qui n’est pas fréquent à Moab !

Les visites

Capitol Reef National Park
Pass America The Beautiful accepté. Compter 45 minutes entre le visitor center et Capitol Gorge. Environ 6 km et 2h avec les photos sur place

Goblin State Park
Entrée 15$ par voiture.

Les repas

Pasta Jay’s, 4 S Main St, Moab, UT 84532-2503
Un restaurant italien situé en plein cœur de Moab et équipé d’une imposante terrasse. Les plats de pâtes sont gargantuesques et plutôt bons.

Retour à l’Ouest

16 Juin 2018

Moins d’un an après notre premier périple, mon fidèle sac à dos et moi même sommes de nouveau à l’aéroport, égayés d’un petit porte-clés élan dont la mission est de nous porter chance. Comme à chaque fois, l’impatience grandit à mesure que les avions roulent sur l’asphalte de l’autre côté de la vitre. Les hôtesses appellent via les micros. Une fois. Deux fois. Trop de fois. Enfin notre tour arrive.

On s’installe, on ferme les yeux et New-York semble apparaitre aussitôt à travers le hublot. On retrouve les pâles silhouettes des gratte-ciels dans la brume bleutée qui recouvre la ville. Le rituel de la douane se passe cette fois sans encombre et on laisse nos valises dans un coin pour notre nouvelle destination. Bientôt l’Ouest.

Vegas est sous nos pieds. On observe les alentours arides et poussiéreux avant de nommer les hôtels du Strip tellement reconnaissables. La clim tourne à plein régime mais l’aéroport est calme et tranquille. Rien à voir avec le souvenir remuant des rues blingbling de l’an passé. Les valises arrivent rapidement. Une. Deux. Cent. Puis rien. Jamais la mienne. La petite maligne est restée à New-York….

17 Juin 2018

Il est 6h et ma valise est là. Comme par magie, elle est apparue dans le hall d’entrée du motel au pied d’une vieille bonne-femme en pyjama. Comme un matin de Noël, je saute comme une enfant. Ma valise est revenue.

On quitte rapidement St Georges après avoir fait le plein de pompotes et de barres de céréales, base de notre régime alimentaire de roadtripers. Une première journée de route débute au travers d’immenses terres désolées, collines verdoyantes ou prairies d’herbes hautes où broutent les troupeaux de nombreux ranchs. Les kilomètres défilent dans le rétroviseur au rythme des camions clinquants et d’innombrables SUVs. Mon copilote immortalise l’instant sous toutes ses formes, de la série d’images un peu aléatoire aux coups de crayons sur son calepin.

Le Red Rock Canyon apparait finalement avec ses terres aux ocres intenses et, soudain, l’Ouest est à nous. L’air chaud s’engouffre par la fenêtre et couvre les notes d’AC/DC. Sur les traces de notre ancien périple, on repasse devant le Ruby’s avant de s’enfoncer dans Bryce. Faute de temps, on se contente d’une traversée en voiture vers le Rainbow Point qui offre une vue sur toute la vallée. Plus loin, sur Inspiration Point, les visiteurs ouvrent grand les yeux devant cet immense amphithéâtre aux formes élancées.

Une petite route perdue dans d’immenses espaces vides nous conduit à Capitol Reef. Nous sommes seuls, incroyablement seuls. A l’approche du parc, d’improbables étendues d’herbe verte bordées de barrières blanches immaculées transforment le décor. On traverse des villes tranquilles au gazon millimétré et aux pots de fleurs bien rangés. En toile de fond, les couleurs de Capitol Reef se devinent déjà. Le pays de la montagne arc en ciel porte bien son nom. Le spectacle offert par la route nous en met plein la vue. Des nuances d’ocre, de rouge, de rose, de gris, de blanc et même de violet s’entremêlent avec harmonie. La végétation de toutes formes se pare d’un camaïeu de vert étonnant. On s’arrêterait tous les 100 mètres pour immortaliser ses reliefs majestueux. A cette heure, le visitor center est déjà fermé. Nous avons juste le temps d’observer les pétroglyphs, vestiges d’un temps passé gravés dans la roche, avant de traverser Fruita et de rejoindre la Gifford Farmhouse.

Tout au long du chemin, les arbres sont chargés de fruits qui manquent encore un peu de soleil. Les branches des plus gros abricotiers que j’ai pu voir croulent sous le poids des fruits. Les cerfs mulets se reposent sous leur ombre ou gambadent par petits groupes sur les chemins désertés. Devant la veille ferme en bois, les marmottes courent dans l’herbe et explorent la bâtisse comme si nous n’existions pas.

Vers 19h, il n’y a plus que le bruit d’un vague courant d’air dans les feuillages. Sous les derniers rayons chauds du soleil, on réalise que l’on est déjà partis très loin…

Coté pratique

Le logement

Aquarius Inn, 292 West Main Street, Bicknell, UT 84715
Un motel classique situé avant Torrey sur la route de Capitol Reef. Pas de petit déjeuner mais piscine et jacuzzi ouverts jusqu’à 23h !

Les visites

Bryce Canyon National Park
Pass América the Beautiful accepté

Capitol Reef National Park
Pass América the Beautiful accepté

Les repas

The Rim Rock Restaurant, 2523 UT-24, Torrey, UT 84775
Des baies vitrées avec vue sur Capitol Reef font le tour de ce restaurant de bois et de pierre. Un bon repas dans un beau décor !

D’un palais à l’autre

2 avril 2018

Notre dernier jour à Marrakech débute par une nouvelle balade culturelle. Partis en milieu de matinée, on est encore surpris par le peu de monde qui circule dans les ruelles. Devant le palais Bahia, pourtant haut lieu du patrimoine culturel du pays, seules quelques personnes personnes patientent pour obtenir un billet. On y entre donc rapidement dans une ambiance plutôt paisible. Derrière la porte, les carreaux et mosaïques défilent sur plusieurs hectares traversant des suites de pièces, de riads, de cours et de jardins aux décors changeants. Moins bien conservé et entretenu, le palais souffre de la comparaison avec l’Alcazar de Séville qui nous avait séduit au premier regard. On y passe néanmoins un bon moment jusqu’à ce que d’importants groupes amorcent bruyamment leur visite…

Sur la place des Ferblantiers voisine, les pièces cuivrées suspendues au dessus des étals dansent avec le soleil. Des dizaines de chats courent dans nos pattes alors que l’on vagabonde entre les bibelots colorés. Au bout des rangées de palmiers, la grande porte nous mène près des remparts du palais où un passant nous entraine par un couloir dissimulé entre deux portes. En un clin d’œil, nous voilà débarqués chez un marchand berbère qui, tout en nous prenant par les sentiments à coup de thé, nous détaille le contenu de sa boutique… Nouvelle leçon de pigeonnage. Dehors, le souk est bondé. Toutes les échoppes sont ouvertes et d’immenses sacs multicolores s’accumulent sur les bords des ruelles. Ça sent la menthe, le thé et les épices sous le toit de bois ajouré. Alors en bons bleus, on s’installe sur un banc, on écoute, on sent, on sirote des liquides chauds et sucrés en apprenant des recettes de grand-mère. Finalement, on passe un bon moment et on a presque plaisir à repartir le sac plein de bazar, de cadeaux et de remèdes miracles qu’on utilisera sans doute rarement.

Tout prêt du souk, le palais Badi est si peu mis en valeur par les guides que l’on aurait pu faire l’impasse dessus sans aucun scrupule. Finalement, en passant devant un peu par hasard, on se décide à faire la visite. Le charme de cet ancien palais dont il ne reste que des ruines inspire bien plus que le palais Bahia. Les cigognes planent au dessus de nos têtes et s’installent sur l’épaisse muraille qui borde le lieu. Partout, la fleur d’oranger égaye les chemins de traverse désertés. On flâne des terrasses aux sous-sols en lisant distraitement les panneaux d’information, souvent déconcentrés par le chant d’une cigogne toute proche. Et, contre toute attente, on aime le palais Badi.

Notre séjour s’achève dans les allées de la Ménara, emblême de Marrakech et finalement la déception du séjour. Après avoir remonté une interminable avenue, le jardin nous a paru bien triste avec cette forêt d’oliviers asséchée. On y passe finalement peu de temps avant de retourner s’étourdir une dernière fois dans le brouhaha de Jemaa El Fna.

Coté pratique

Le logement

Riad Dihya, N 24 Derb Jdid Dabachi Médina, Médina, 40000 Marrakech
Riad plutôt bien situé et proche de Jemaa El Fna. Le petit déjeuner est très copieux et servi sur le toit du riad. Un bémol cependant, il n’y a pas de porte aux salles de bains. A payer en liquide uniquement.

Les visites

Palais de la Bahia, Avenue Imam El Ghazali, Marrakech 40000, Maroc
Du lundi au dimanche, de 9h00 à 17h. Entrée à 10Dh

Palais El Badi, Ksibat Nhass, Marrakesh 40000, Maroc
Du lundi au dimanche, de 9h00 à 17h. Entrée à 20Dh

Les Jardins de la Ménara
Du lundi au dimanche, de 9h00 à 17h. Entrée gratuite.

Les repas

Chez Chegrouni,place Jemaa el Fna
De bons tajines et des tarifs attractifs !

Majorelle et Saint Laurent

1er avril

On s’éveille tôt ce matin là, chatouillés par la lumière et l’air frais qui entrent par les ouvertures de la chambre. Quelques notes chantées par les oiseaux précèdent la sonnerie du téléphone qui nous presse un peu plus. Une fois encore, les souks sont désertés des touristes et commencent tout juste à voir défiler les premiers habitants. A l’ombre des allées, les chats ont pris possession des lieux et traversent dans nos pattes avec nonchalance. On file droit vers la ville, la vraie, qui s’élève derrière les remparts.

Des immeubles sans charme bordent de larges artères passantes, loin des ruelles tortueuses et des échoppes pleines de bric-à-brac. Le brouhaha de la médina a disparu au profit des moteurs de voitures et des klaxons qu’on se surprend à regretter. On arrive peu après l’ouverture du jardin Majorelle dans une allée ombragée et tranquille qui nous réconforte un peu.

L’entrée du jardin est entourée d’immenses bambous qui cachent le soleil. Au fil des pas, on longe de petits bassins où coassent des dizaines de grenouilles à l’ombre de bougainvilliers fleuris. Le bleu Majorelle tapisse villa, bordures, fontaines et canaux disséminés dans un camaïeu de vert et des rangées de cactus en fleurs. Si le début de la visite se fait dans le calme du jardin, nous sommes subitement rejoints par des nuées de touristes qui forment de véritables files d’attente dans le seul but d’immortaliser leur venue devant ces célèbres murs. Le musée berbère, intégré au jardin, permet de quitter quelques minutes la foule de plus en plus importante.

En quittant le musée, les allées nous guident vers la seconde partie du parc, parfois fermée au public. Baignée de soleil, on y trouve une jolie collection d’agrumes qui poussent en pots, en bosquets ou en arbres volumineux. A la sortie du jardin, la file d’attente est impressionnante. Des centaines de personnes attendent au soleil entourées par des vendeurs de chapeaux et de glaces qui ont pris leurs quartiers près d’impressionnantes rangées de taxis.

Quelques mètres plus loin, une nouvelle et longue file d’attente serpente en plein soleil devant le musée Yves Saint Laurent, on se félicite alors d’avoir pris un billet combiné le matin même. Le décor du lieu est épuré et soigné, tout en jeu de lumière. On commence la visite par l’exposition temporaire « robes sculptures de Noureddine Amir » soigneusement mise en scène dans un décor noir ponctué de jeux de miroirs. Il se dégage de cette pièce une ambiance particulière où tous les repères ont disparu. Il est difficile de s’orienter dans cette salle trompe l’œil qui oblige à prendre son temps pour découvrir les robes sculptures. Une première.

Le hall consacré à Yves Saint Laurent est lui aussi particulièrement soigné. Les murs et le sol sont couverts d’un noir d’ardoise sur lesquels s’alignent les plus belles créations du couturier, souligné par un éclairage impeccable. On admire les robes aux lignes soignées quand le décor prend vie. La voix du couturier résonne dans la pièce, d’immenses dessins s’animent sur les murs, comme tracés à la craie dans l’instant. Les croquis s’estompent finalement pour laisser la place à des mannequins qui défilent dans les airs, courant d’un recoin à l’autre avec grâce. Le musée YSL n’est décidément pas comme les autres.

Enfin, l’auditorium Pierre Bergé, tout en bois, propose un mini-documentaire sur l’histoire du couturier que l’on écoute avec intérêt. On y reste une petite heure mais on ne regrette vraiment pas le voyage.

Sur le chemin du retour, le décor matinal et sans vie s’est transformé. Les mobylettes pétaradent de nouveau et slaloment entre les piétons. Elles nous auraient presque manqué. Après un saut rapide à l’hôtel, nous voila partis vers les bains de Marrakech, havre de paix dans cette ville pleine de vie. Les photos ne sont évidemment pas autorisées mais le décor vaut vraiment le coup d’œil. Lumière tamisée, bois sculpté, rideaux vaporeux et couleurs chatoyantes… On opte pour Day Spa Relax et on se laisse guider d’une salle à l’autre, chouchouté par le personnel et requinqué par un thé à la menthe entre chaque soin. On en ressort un peu amorphes mais complètement dé-ten-dus.

Charmés la veille par l’ambiance des souks, on retourne sans se presser vers Mouassine pour une séance de henné dans la médina. Perché sur une minuscule terrasse où deux petites tortues font les cent pas, le Henna café sert uniquement des produits bio. On y sirote un thé tout en consultant le catalogue débordant de motifs plus ou moins imposants et traditionnels. Des livres sont à disposition pour patienter pendant qu’une toute petite bonne femme emmitouflée dans d’improbables vêtements en polaire s’installe à mes côtés pour commencer à dessiner. Les gestes s’enchainent, habiles, précis, et en moins de temps qu’il n’en a fallu pour choisir, me voilà tatouée sur tout l’avant bras (coucou Maman 😉 ). On attend encore un peu que le henné sèche, juste l’occasion de boire le dixième thé à la menthe de la journée, avant que notre artiste revienne recouvrir son œuvre de sucre et de citron. Mon bras ressemble à une pâtisserie orientale, luisante et collante à souhait. La consigne est donnée: interdiction d’y toucher jusqu’à demain. Ah.

Au bout du chemin ce soir là, la Terrasse des Epices installée au sommet du souk Cherifa nous fait de l’œil: alcôves aux couleurs chaudes, vue sur l’Atlas et la Koutoubia, plaids ou chapeaux à disposition et atmosphère un peu bobo. On ne croise ici que des européens mais le décor vaut le coup d’œil. La lumière décline et les flambeaux s’allument peu à peu au cours du repas. Terrasses des épices, terrasse des délices…

Coté pratique

Le logement

Riad Dihya, N 24 Derb Jdid Dabachi Médina, Médina, 40000 Marrakech
Riad plutôt bien situé et proche de Jemaa El Fna. Le petit déjeuner est très copieux et servi sur le toit du riad. Un bémol cependant, il n’y a pas de porte aux salles de bains. A payer en liquide uniquement.

Les visites

Jardin Majorelle, Rue Yves St Laurent, perpendiculaire à l’avenue Yacoub el-Mansour
Tous les jours, d’octobre à avril, de 8h00 à 17h30
Tous les jours, de mai à septembre, de 8h00 à 18h00
Billet combiné pour le jardin, le musée berbère et le musée Saint Laurent: 150 Dh

Les bains de Marrakech, 2 Derb Sedra, Bab Agnaou, Marrakech
Toutes les informations ici: http://www.lesbainsdemarrakech.com/fr/reservation-spa
Attention, les confirmations de réservation mettent beaucoup de temps à arriver.

Henna Café Marrakech, 93 Arset Aouzal, Souikat Bab Doukala, Marrakech
L’endroit parfait pour le henné: on y utilise uniquement des produits bio et naturels et tous les profits sont reversés à une association qui favorise l’éducation. Un petit guide est remis pendant la séance pour apprendre les bases de l’arabe.

Les repas

La terrasse des épices, 15 souk Cherifa, Sidi Abdelaziz
Réservation indispensable. Prix supérieurs à la moyenne mais pâtisseries orientales à tester absolument. Une pâtisserie, au rez de chaussée, permet même de les emporter.

Au cœur des souks

31 mars 2018

Notre journée à la découverte des souks commence dans une ambiance étonnamment tranquille. On s’y prend vers 11h, le temps d’avaler notre immense petit déjeuner et on est à nouveau surpris par le calme. Sous un doux soleil qui chauffe délicatement la peau, Marrakech s’éveille sagement, loin du brouhaha de la soirée. Les stands ouvrent peu à peu et personne ne hèle les passants, même les mobylettes slaloment sans effort et ont arrêté de klaxonner à tout-va. On choisit une rue proche de notre riad avant de s’engager dans les souks au gré de notre inspiration.

Le nez aux vents et le regard errant d’un stand à l’autre, on traverse les ruelles, étudiant les poteries aux décors raffinés, les babouches qui pendent au plafond et les vêtements brodés. Sans y prêter vraiment attention, on déboule sur l’animée Rahba El Kdima, ancien marché au grain envahi de marchandises et porte d’entrée sur de nombreux souks. Les apothicaires y ont élu domicile avec leurs plantes médicinales, poudres odorantes, racines, peaux de bêtes ou lézards séchés (beurk). Un peu plus loin, des centaines de paniers, couffins et corbeilles s’accumulent dans un joyeux bazar coloré. Des tapis suspendus partout face à nous recouvrent des maisons entières et marquent l’entrée du souk Zarbia, incroyablement désert et calme. Quelques timides rayons de soleil s’infiltrent à travers le toit de tôle et donnent un peu de vie à ces allées endormies.

Deux virages plus loin, les ruelles de plus en plus tortueuses s’encombrent de milliers de pièces de ferraille, du lustre majestueux à la babiole la plus anodine. Caverne d’Ali Baba qui brille de mille feux et où résonnent au loin les marteaux des dinandiers, l’endroit regorge des théières, petites lampes ou plateaux ciselés sur lesquels ondule la lumière du soleil ou de dizaines d’ampoules accrochées de toute part. Ça brille. C’est beau. Le souk des bijoutiers voisin déborde lui aussi de breloques qui s’accumulent dans les vitrines ou directement sous les yeux des passants. Au moindre coup d’œil envieux, les marchands vous entrainent dans une série d’essayages au son de traditions plus ou moins ancestrales et de « gazelles » en veux tu en voilà.

On s’enfonce encore dans les méandres de Marrakech quand des rangées de châles et d’étoffes aux mille nuances indiquent l’approche du petit souk des teinturiers. Les écheveaux de laines suspendus au dessus de nos têtes sèchent au soleil. Bleu intense, rouge sombre ou couleurs d’automne ornent des morceaux de bois installés ici et là. Quelques coupelles de colorants trainent sur les étals près de marmites d’un autre âge qui fument abondamment. Au coin d’une rue, on se retrouve emmitouflés dans un chèche indigo avant d’avoir pu dire « ouf ». Seuls les yeux ont été épargnés par ce voile coloré noué habillement par un marchand. D’un geste rapide, il dévoile le visage dans un immense sourire « ça mon amie, c’est la version climatisation berbère ». Comment se faire pigeonner en 3 leçons.

De grandes galeries au plafond de cèdre ont été envahies de vêtements et de babouches de toutes les formes. Elles nous ramènent à la Mouassine, rue pavée aux stands ouverts sur la voie et ornés de volets en bois. On y est presque les seuls touristes au milieu d’une foule dense qui circule entre les pâtisseries, les bazars et les morceaux de viande suspendus à des crochets. On ressort un peu perdus dans une artère où semble se jouer une course de mobylettes qui ne laissent aucune chance aux piétons.

Après des heures de vadrouille, le café Argana offre une pause en terrasse avec vue sur la place Jemaa El Fna et les montagnes enneigées de l’Atlas en toile de fond. Passés les vendeurs ambulants, charmeurs de serpents et hannaya traçant des formes de henné aux couleurs peu naturelles, la Koutoubia s’élève près des vestiges de l’ancienne mosquée. Elle rappelle la Giralda de Séville mais n’est malheureusement pas accessible aux non-musulmans. A ses pieds, baigné de senteurs de fleurs d’orangers, un grand jardin traversé de fontaines ouvre le chemin vers le quartier fortifié.

La Kasbah, entourée de murailles, nous accueille pour le reste de l’après midi. On y trouve les tombeaux saadiens, vestiges d’une civilisation oubliés jusqu’au siècle dernier. L’entrée se fait par un couloir étroit qui débouche dans un jardin insoupçonné de l’extérieur. Les premiers tombeaux, tout de marbre, de cèdre et de stuc sculpté, sont visibles au premier coup d’œil. Pour les autres, plus fastueux, une file d’attente importante serpente le long des allées. Arrivés au bout, on nous presse un peu  pour permettre à tous les visiteurs d’observer les lieux. La visite est finalement assez rapide et il nous faut à peine une heure pour faire le tour du jardin.

La journée s’achève sur les hauteurs de la place Jemaa El Fna avec un couscous aux sept légumes renversant sous des airs de musique orientale au coucher du soleil. Une danseuse rentre dans la salle suivie d’une seconde, les gens se lèvent pour danser au milieu des tables rouges et un petit bout marchant à peine s’avance en tapant dans les mains. Et discrètement, on se laisse surprendre par Marrakech.

Coté pratique

Le logement

Riad Dihya, N 24 Derb Jdid Dabachi Médina, Médina, 40000 Marrakech
Riad plutôt bien situé et proche de Jemaa El Fna. Le petit déjeuner est très copieux et servi sur le toit du riad. Un bémol cependant, il n’y a pas de porte aux salles de bains. A payer en liquide uniquement.

Les visites

Tombeaux saadiens
Entrée par une petite porte à côté de la mosquée El-Mansour dans le quartier de la Kasbah. Entrée: 10Dh. Ouvert tous les jours de 9h à 16h45.

Les repas

Le Marrakchi, 52, Rue des Banques,
Réservation indispensable. Prix supérieurs à la moyenne mais couscous merveilleux. Danse orientale le soir.

Les quatre vallées

29 mars 2018

L’aéroport de Marrakech flambant neuf sent bon le soleil. En quittant le hall vitré, on déboule dans une nuée de taxis. Ça crie, ça interpelle et ça négocie déjà. On s’installe dans une vieille 206 où, surprise, rien n’est prévu pour s’attacher : « La ceinture au Maroc, c’est pour la police ». Ah.

Des mobylettes d’un autre âge pétaradent et couvrent la musique orientale de la voiture. Un air doux entre dans l’habitacle et, quand on oublie d’avoir peur de mourir dans un accident de voiture très proche, on savoure le début des vacances.

En un clin d’œil, nous voilà dans la médina, joyeux bordel aux murs colorés et à l’architecture typique. La Koutoubia apparait au milieu des palmiers et j’observe tout cette agitation les yeux grands ouverts sur un nouveau monde à mille lieues de mes voyages habituels.

Le taxi nous abandonne aux portes de Jemaa el Fna d’où on se perd bêtement pendant près d’une demi-heure, la valise raclant les pavés et accostés toutes les 3 minutes par des guides improvisés. Notre chemin enfin retrouvé, on déboule dans une allée bondée de stands en tout genre où la foule est si dense qu’on en arrive à bouchonner. On nous accoste encore, en bons touristes, jusque devant la porte du riad qui offre une pause de silence et de calme plus qu’appréciable après ce périple involontaire. Note pour l’avenir : ne pas être radin et accepter que l’hôtel vienne nous chercher à l’aéroport.

On prend un peu de temps pour s’installer et découvrir le riad avant de remettre le nez dehors où la foule est toujours aussi dense. Il fait nuit désormais sur la place Jemaa El Fna. Les tambours résonnent, les restaurants ambulants fument de toute part pendant que les vendeurs de jus de fruits pressés nous font de grands gestes depuis leurs stands odorants. L’appel de la prière retentit et couvre un bref instant le bruissement de la place. En attendant notre tajine, deux étages plus haut, on observe la foule qui s’agite et les lumières colorées de cet endroit qui ne semble jamais s’arrêter de vivre.

30 mars 2018

On ouvre les yeux ce matin sous le chant des oiseaux et des coqs qui sonnent le réveil. Le riad est silencieux et rien ne bouge dans les ruelles soudain désertes. L’artère si passante où des dizaines de stands s’entrechoquaient la veille dans un brouhaha confus a changé de visage : elle a désormais des airs d’autoroute à mobylettes qui zigzaguent entre les piétons. Nous sommes les seuls touristes à cette heure et même la place est silencieuse. Les stands ont replié leur bardas et les chats s’agitent à la recherche d’un morceau de poulet oublié ici ou là.

Pour la visite des 4 vallées, on retrouve Morrocco Attractive Tours dans un confortable van que nous partagerons pour la journée avec un couple d’allemands à l’anglais impeccable. Marrakech est baignée de nuages et perd un peu de sa vitalité, même les routes semblent moins agitées. Autour de la ville, le paysage est recouvert d’une poussière rouge persistante qui uniformise le décor.

L’entrée au pays berbère est marquée par un regain de verdure et d’humidité. Des bâtisses qui tiennent parfois par miracle s’accumulent en hauteur et ouvrent des devantures pleines de poteries et d’artisanats. On s’arrête un peu au milieu de nulle part entre deux constructions où attendent une dizaine de dromadaires près d’une tente. Cliché oblige, on s’essaie à une balade dans la brume sur ces colosses avec amusement et avec une maitrise plus ou moins grande au décollage et à l’atterrissage.

Le décor verdit encore, ça tourne et de nombreux arbres fleurissent dans cette vallée arrosée par une pluie fine jusque sur les abords du cours d’eau. Ici, les cerisiers en fleurs colorent la vallée qui s’éveille enfin sous un rayon de soleil. Sur des kilomètres, on traverse des villages baignés par l’eau de la fonte des neiges et de nombreux restaurants se sont installés directement les pieds dans la rivière Ourika. On y accède depuis la route par des ponts suspendus plus ou moins rassurants qui rejoignent terrasses et canapés en cuirs installés sur l’autre rive.

Parmi tous ces restaurants érigés de l’autre côté de la rivière, seule une bâtisse semble s’être implantée près de nous, dans un virage ouvrant la voie vers les montagnes enneigées. Elle est aussi rouge que cette poussière marrakchi qui réapparait de temps à autre sur le trajet. On en pousse la porte pour découvrir l’argan sous ses mille et une formes, racontées par un petit bout de femme qui respire la bonne humeur. Du fruit à la noix, de l’huile aux cosmétiques, du miel à la pâte à tartiner, on nous explique tout ce qu’il y a à savoir sur l’argan avant de nous faire essayer chacun de ses emplois.

Des kilomètres de tables installées dans le lit de la rivière et de terrasses agricoles fleuries sont encore nécessaires pour nous rendre à notre dernière étape avant de quitter la vallée de l’Ourika. Au pied d’une petite ville qui grimpe dans les collines envahies de haies de cactus, un nouveau guide nous attend. Il nous entraine sur un chemin étroit serpentant entre les habitations et les marchands de souvenirs par une salve d’escaliers qui tournicotent. On monte presque seuls entre les terrasses, les tapis, les guirlandes de bijoux et les fontaines improvisées en devinant que le lieu est d’ordinaire bien plus animé. Étrange concept qu’un chemin de randonnée parsemé de boutiques de souvenirs… Les fleurs de cerisiers égayent ponctuellement ce paysage si minéral et, finalement, passés les restaurants aux tagines usées prêtes à servir à nouveau sur des feux de bois, la nature reprend sa place.

Rochers, saules, ruisseau, petits ponts plus ou moins improvisés et terrasses colorées s’entremêlent. La pente se raidit et le chemin escarpé a fini par avoir raison, pour quelques mètres, des terrasses improvisées.  Au dessus de nos têtes, un saule magnifique au vert intense abrite un café qui sent bon la menthe et dont la terrasse donne sur une cascade. On s’y arrête quelques minutes, le temps d’observer ce paysage rocailleux ponctués par quelques touches de couleurs. Le retour est un peu acrobatique, la roche humide et grise glisse mais notre guide, un peu moqueur mais plutôt bienveillant, veille sur ses protégés. Dans le village, des hordes de voitures de tourisme s’accumulent sur les parkings et sur la route et on se félicite d’être partis si tôt.

Dans la vallée voisine d’Oukaimeden, les reliefs sont plus marqués, les pins se mêlent aux terrasses d’arbres fruitiers et la neige coiffe abondamment les sommets. Le décor est multicolore, la terre zébrée de rouge (oxyde de fer), de noir (basalte) et de jaune (cuivre). Les villages sombres sont égayés par le soleil et envahis d’écoliers qui se pressent autour des voitures à chaque arrêt. On serpente sur une route de montagne étroite qui donne une bonne idée du relief. Au bout d’une forêt de pin, on se sent perdu loin du reste du monde.

La vallée verdoyante de Sidi Fares semble vide. On s’installe sur une terrasse dans une maison berbère pour un énorme repas traditionnel composé de soupe, de pain et d’huile, d’olives, d’un tajine, d’un couscous (oui oui les deux dans un même repas) pour finir avec des oranges marinées dans la cannelle et un thé à la menthe. La vue est imprenable, le doux bruit du vent qui court dans les hautes herbes est seulement interrompu des appels à la prière qui courent d’un village à l’autre. Comme Marrakech parait loin.

Notre repas gargantuesque terminé, on traverse une nouvelle zone montagneuse aride et inhabitée où seuls les pics enneigés viennent rompre la monotonie du paysage. La voiture est bien silencieuse et certains passagers, bercés par la route et assommés par un abus de semoule, s’endorment sur la fenêtre. La route débouche finalement sur la vallée d’Asni, bien plus riche que les précédentes. Les nombreux arbres fruitiers qui fleurissent au bord de la rivière confèrent un tout autre niveau de vie à certains habitants. Les maisons semblent plus solides, mieux entretenues et Richard Branson est même venu y construire un luxueux hôtel. On s’arrête peu si ce n’est pour prendre quelques photos sur le bord de la route. Il est temps de repartir vers Marrakech à 60 kilomètres de là.

On file donc sur les hauteurs de l’Atlas qui me charment instantanément. Le plateau du Kik n’inspire que quiétude avec ses champs d’herbe verte et de blé à perte de vues, ses petits troupeaux de vaches ou de moutons conduits par des femmes aux vêtements colorés ou des hommes juchés sur des ânes et ses maisons qui épousent les courbes des collines et se fondent dans le paysage. Les fleurs des champs viennent ponctuellement s’ajouter à ce paysage bucolique et plein de tranquillité. On s’arrête un moment et, à défaut de pouvoir explorer cet univers hors du temps à pied, on partage quelques noix avec une petite fille au grand sourire.

La route vers Marrakech semble bien rectiligne après tous les détours d’une vallée à l’autre. De retour en ville, toute l’agitation est revenue, des mobylettes aux tambours de la grand place. De nouvelles découvertes nous y attendent.

Coté pratique

Le logement

Riad Dihya, N 24 Derb Jdid Dabachi Médina, Médina, 40000 Marrakech
Riad plutôt bien situé et proche de Jemaa El Fna. Le petit déjeuner est très copieux et servi sur le toit du riad. Un bémol cependant, il n’y a pas de porte aux salles de bains. A payer en liquide uniquement.

Les visites

Visite des 4 vallées avec Morocco Attractive Tours
Départ à 8h de la place Jemaa El Fna, 79€ par personne incluant le tour en dromadaire. La journée est dans l’ensemble plutôt réussie et le guide est attentif et disponible. Tous les détails sont ici: http://www.moroccoattractivetours.com/tours/Full-day-tour-from-Marrakech-to-the-Atlas-Mountains-4-valleys-&-lake.php

Pour les photos:
– les fenêtres de la voiture ne s’ouvrent pas ce qui empêchent parfois de prendre toutes les photos souhaitées.
– le guide nous a précisé que les Marocains n’aimaient peu être pris en photo, il est donc demandé de respecter cette habitude et de se limiter autant que possible aux paysages.

Les repas

Taj’in Darna, 50 Place Jamaa El Fna
Tajine aux légumes plein de saveurs mais peu copieux. Vue sur la place Jemaa El Fna depuis l’une des terrasses les plus hautes (et ventilées).