En route vers l’Okavango

17 septembre

Nous voilà partis pour vivre nos dernières heures en Namibie dans un décor bien différent de nos premiers jours dans le désert. Niché au bord du fleuve, notre lodge du jour est un dépaysement total. On le trouve au bout d’une piste de 5km dans le sable, perdu au milieu des arbres, posé sur de l’herbe verte ! Le Ngepi est un lieu atypique à l’ambiance un peu hippie. On y trouve plusieurs espaces communs, tous grand ouvert sur l’extérieur. Au bar, des drapeaux, chapeaux et billets du monde entier recouvrent les murs. Des feux de camps sont installés tout autour ainsi que des terrasses donnant sur l’eau. Certaines sont pleines de tapis, poufs et hamacs. On explore les lieux sous les arbres agités par des oiseaux colorés. Au loin, les hippopotames grondent. On ne les voit pas encore mais on devine leur présence. Au bout d’un petit chemin, on trouve carrément une piscine – comprendre un cube de grillage installé dans le fleuve – qui permet au plus courageux de se baigner en compagnie de charmantes bestioles. Sans trop de surprises, on passe notre tour !

Vient le moment de découvrir notre logement pour la nuit. On peut difficilement faire plus ouvert ! Une façade de roseaux sépare notre chambre du chemin extérieur, empêchant les autres voyageurs de nous voir, et un toit de paille est installé au-dessus de notre lit. C’est tout. Tout le reste donne directement sur l’eau. Douche et toilettes sont installées sous les feuilles d’arbres, la plomberie étant directement montée sur des troncs. Au moment de s’étendre sur le lit, on découvre mêmes quelques colocataires suspendues au plafond, en pleine méditation. On fait difficilement plus atypique non ?

Le bruit des hippopotames se fait toujours entendre. Ils paraissent nettement plus près. On se décide alors à partir à leur recherche en remontant la route. Toute une famille roupille là, à quelques mètres de la berge. On s’approche avec prudence, dissimulés entre palmiers et roseaux. Leur air de vache est trompeur et ces grosses bêtes sont bien plus rapides que nous, dans l’eau comme sur la terre ferme. On évite donc de les contrarier. Malgré cette réputation d’animal agressif, on les trouve plutôt paisibles voire même carrément mignons quand petits et grands dorment les uns sur les autres, un semblant de sourire sur le museau.

Pour notre dernier après-midi en Namibie, on opte pour une visite solo du parc Bwabwata tout proche et notamment de la partie correspondant à l’ancienne réserve Mahango. On le trouve beaucoup plus verdoyant qu’Etosha, du fait de sa proximité avec le fleuve, mais aussi encore plus tranquille ! Le parc est pour nous seuls. Un doux soleil réchauffe les bras posés sur le bord de la fenêtre, la visite est parfaite. En s’enfonçant sur la première piste entourée d’arbres, on tombe sur nos premiers hippotragues avec leurs masques colorés. Les koudous sont également de la partie : on croisera notamment quelques mâles aux cornes impressionnantes.

Sur les bords du fleuve, la vie abonde. Des nombreuses antilopes se promènent, les oiseaux planent dans le ciel… et les éléphants surgissent des bosquets d’arbres pour traverser la route à 3 mètres de nous ! Une horde entière déambule juste sous nos yeux, à peine perturbés par notre présence. Leur peau sombre trahit une baignade récente. On est tellement éberlué sur le moment qu’on ne pense même pas à immortaliser l’instant. Et puis un peu plus loin, une deuxième famille nous offre un spectacle similaire, quittant les berges pour s’enfoncer dans le cœur du parc, bien plus sec.

Les éléphants ne sont pas les seuls à apprécier le fleuve. On y rencontre également une grande famille de phacochères en plein repas, des oiseaux parfois posés sur leur dos. Ce sont des pique-bœufs à bec rouge. Ces petits oiseaux d’une vingtaine de centimètres s’accrochent à la peau des grands mammifères pour manger tiques, vers et parasites dont les girafes, bœufs ou éléphants ne sont pas capables de se débarrasser seuls. Ils ont une allure étrange avec leurs yeux jaunes

Le paysage évolue au fil des kilomètres et, le long des berges, des arbres de plus en plus imposants apparaissent. On croise ici nos premiers baobabs aux troncs parfois lacérés par les éléphants. On rencontre aussi, pour la première fois, un couple d’autruches et ses petits ! Si les autruches ne sont pas forcément très élégantes, on a adoré leurs petits, courts sur pattes et tout plein de plumes.

Le soleil décline rapidement et le parc prend de jolies nuances dorées sur le chemin du retour. La grande route toute droite qui permet de regagner Ngepi est calme et aucun animal ne semblait décidé à apparaitre pour clôturer la journée. Alors qu’il ne restait que quelques kilomètres, une famille de babouins a finalement décidé de venir nous saluer ! Un adulte d’abord, puis deux, puis de petits groupes avec des jeunes accrochés à leur maman. Le grand mâle reste au bord de la route et semble surveiller que tout se passe bien tout en comptant ses troupes. Il ne rejoindra les arbres que quand toute sa famille aura traversé la route.

18 septembre 2021

Peu habituée à dormir dehors, la nuit aura été rude pour moi. Les hippopotames ayant grondé toute la nuit à proximité de notre logement n’auront rien arrangé. On les entendait, marchant dans les roseaux à la recherche de nourriture. Ils paraissaient toujours plus près… mais aucun n’est venu nous rendre visite dans la nuit ! Mon compagnon de chambrée, lui, a dormi comme un bébé. Au petit matin, ce sont les rayons du soleil levant nous tire des bras de Morphée. De l’autre côté du fleuve, le soleil apparait doucement de derrière les arbres, diffusant une douce lumière dorée. Un tel réveil mérite tous les grondements d’hippopotames.

Au dessus de nos têtes, nos collocs chauve-souris sont rentrées sagement au bercail. Bien serrées les unes contre les autres, elles entament une phase de repos bien méritées.

Nous sommes résolument sous le charme de Ngepi.

C’est désormais l’heure de quitter la Namibie, une longue route nous attend pour rejoindre Maun au Botswana. Mais ça, c’est une autre histoire 😉

les animaux vus par Ptit Jo

Les hippopotames (Hippopotamus amphibius) forment des harems autour d’un mâle dominant. Les jeunes mâles immatures sont tolérés tant qu’ils restent soumis et chassés à la moindre incartade.

L’hippotrague noir (Hippotragus niger) ne porte pas spécialement bien son nom… les femelles sont marrons !

Le grand koudou (Tragelaphus strepsiceros) mâle arbore d’imposantes cornes en spirale d’1.2 à 1.8 mètres. Il peut franchir des obstacles de 2 à 3 mètres de haut d’un bond !

Le Sassabi (Damaliscus lunatus) vit en groupe de femelles et de jeunes. Il plie et pose les genoux à terme pour brouter l’herbe.

L’éléphant de savane (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre, avec en moyenne 4 mètres à l’épaule et environ 6 tonnes pour le mâle.

Le phacochère (Phacochoerus africanus) a de longues canines en forme de défenses qui lui servent à déterrer des racines et à se défendre contre ses prédateurs.

L’autruche (Struthio) est capable de distancer une lionne avec des pointes à 90 km/h sur de très courtes distances.

Les impalas (Aepyceros melampus) utilisent leurs lignes noires présentes au bout des oreilles, sur le dos de la queue, le haut des cuisses et sur le front pour se reconnaître.

Le babouins Chacma (Papio ursinus) vivent en groupe pouvant atteindre 50 individus. leurs petits ont de grandes oreilles toutes roses.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Parc national de Bwabwata
Ce parc est le résultat de la fusion entre le parc national de Mahango et le parc de Caprivi. Il est peu visité car loin des itinéraires classiques (nous y avons passé l’après midi seuls) mais présente des paysages verts, variés et abrite une faune importante. Il est d’ailleurs traversé par « l’autoroute des éléphants ». Un SUV est fortement conseillé.
L’entrée au parc est payante et les frais sont à régler à l’une des entrées du parcs. Il faut compter 10 NAD par tranche de 24h pour la voiture et 400 NAD par tranche de 24h par personne. Attention, le parc ne prend que le liquide !
Pensez aussi à faire le plein avant d’entrer dans le parc !

Le logement

Ngépi Camping
Le Ngépi camp se situe directement les bords de l’Okavango. C’est un endroit un peu baba cool où les chambres sont directement ouvertes sur l’extérieur, où les douches sont sous les arbres face aux hippos. Des lieux de vie commune accueillent des hamacs et des coussins avec vue sur piscine… grillagée et directement posée dans le fleuve.

Les repas

Diner « buffet » au camp. On n’en garde pas un souvenir impérissable mais c’était tout à fait correct.

D’Etosha à rundu

15 Septembre

Le matin se lève déjà sur le Toshari. Alors qu’on aurait sans doute dû se lever aux aurores pour être à l’heure d’ouverture au parc d’Etosha, nos aventures de la veille et notre petit coup de stress nous ont un peu découragés. On profite donc  sans se presser d’une terrasse déserte pour le petit-déjeuner, sous un doux soleil réconfortant.

Quand on passe finalement les portes Sud, on est clairement pas dérangés par les autres touristes. La route n’est que pour nous et les springboks, décidés à traverser par dizaines pour rejoindre le point d’eau le plus proche. L’ambiance est pourtant un peu différente de ce côté du parc qui parait plus aménagé. Pour autant, les stations-services sont vides et les magasins de souvenirs bien tristes. On est contraint de repartir en arrière, incapables de passer la journée sans faire un plein.

Pour notre deuxième tentative d’entrée, la jauge de carburant au maximum, on commence par le pan, immense étendue asséchée. Le secteur est complètement désert. Des nuages de poussières s’élèvent entre les herbes jaunies où se promènent uniquement quelques autruches et antilopes. On poursuit doucement la route, attentifs, guettant léopards et guépards dans la savane. En vain. On quitte finalement les rives de cette zone un peu mystérieuse qui ne reprend vie que lors de la saison des pluies pour suivre la route des points d’eau la plus au Sud. Impalas et springboks sont un peu partout mais les carnivores sont plus rares. Au détour d’un croisement, dissimulé à l’ombre d’une borne d’indications, un petit chacal pointe finalement le bout de son nez. On en trouvera plusieurs ainsi installés, profitant d’un peu de fraicheur dans cette zone grillée par le soleil.

Le Aus Waterhole apparait au bout d’une route nettement plus boisée. Alors que nous n’avions croisé que peu d’animaux, on découvre avec étonnement le spectacle qui nous y attend : jusqu’à 71 éléphants d’un coup. Ils sont venus par hordes entières, squattant chacun un bout du plan d’eau, tant pour boire que pour se rafraîchir. On regarde avec amusement toutes les interactions que ces dizaines de mammifères peuvent avoir entre eux. Les petits se cachent dans les pattes de leur mère, mimant leur attitude. Les ados s’agitent et pataugent en s’amusant, certains se lancent dans des combats de trompes et de grognements. Les matriarches veillent, observent les hordes voisines du coin de l’œil, prêtes à intervenir… ou à gronder les ados trop énervés. Mais personne ne se mélange, les hordes sont bien séparées.

On a un peu de mal à quitter le spot aux éléphants, mais la recherche des grands fauves nous appelle. On quitte donc les bois secs pour une étendue de jaune qui semble infinie. Quelques arbres solitaires se dressent au milieu de ce grand vide. On guette les branches, le pied des arbres ombragés. Sans succès. Des mystérieux oiseaux habitent cependant les lieux. Les autruches d’abord, avec leur physique atypique, leurs énormes pattes et leurs plumes qui s’agitent comme des tutus… mais aussi des messagers sagittaires, eux aussi hauts sur pattes. Ils s’agitent bizarrement, paraissant piétiner plus que marcher, tout en secouant la tête. Avec leurs plumes d’ornement au sommet du crâne, ils ont vraiment des allures de divas.

Le soir arrive bien vite. La lumière blanche, éblouissante, des heures de plein soleil s’apaise. Le jaune vif de la savane prend des nuances d’or. On espère encore. Sur le bord de la route, de larges buissons sont le refuge des calao qui planent au-dessus de la route. On a le sourire en croisant ces Zazou de la vie réelle qui ont le don de nous replonger en enfance. On se met encore la musique du Roi Lion et on remue sur nos sièges comme des gamins. Finalement, entre deux chansons, on repère au loin une masse dans les herbes hautes. On la suit, on observe. Les herbes s’agitent ! Et puis, deux défenses se laissent deviner. Un phacochère se promène là, tout seul.

L’heure tourne et, cette fois, on veut vraiment être à l’heure. On quitte Etosha à regret sous les lumières du soleil couchant, toujours charmés par cet endroit.

16 Septembre

Covid party oblige, notre dernière matinée prévue à Etosha doit être sacrifiée pour aller faire un test PCR avant de passer la frontière du Botswana. On regrette un peu de ne pas s’être levés plus tôt la veille, frustrés de ne pas pouvoir sillonner encore les routes blanches du parc. Après cette étape coton-tige, la route vers Rundu parait longue. Une immense ligne droite semble filer vers le nord du pays sur des centaines de kilomètres. On découvre au passage une Namibie plus verte mais aussi plus pauvre. Les bords de la route sont pleins de villages construits avec les moyens du bord, loin des grandes villes comme Windhoek et Swakopmund. Sur le bas-côté, de petits stands vendent bois, sculptures et fruits aux voyageurs. Partout, les gens marchent. Des femmes longent la route en transportant sacs ou bidons d’eau, des dizaines et des dizaines d’écoliers suivent le même chemin dans des uniformes impeccables. Rundu apparait au bout du compte, pas très avenante. On s’y arrête juste le temps de faire le plein (difficilement là encore) avant de rejoindre notre logement pour la nuit.

Nous dormons sur un camping au bord du fleuve mais c’est le lodge qui nous accueille avec un jus de fruits et de grands sourires. On nous apprend que le niveau du fleuve est trop bas pour envisager d’y faire du bateau mais que, en revanche, nous avons quartier libre pour utiliser les installations du lodge. On passera finalement ici un après-midi de repos, entre piscine et lecture sur un transat avant d’envisager de nouvelles aventures.

Le soir venu, le soleil se couche au bout du fleuve qui sépare la Namibie de l’Angola. Sur la rive d’en face, des enfants jouent et courent au milieu d’un troupeau de vaches dans la plus grande quiétude. On s’installe en terrasse, on observe les couleurs changeantes en sirotant une boisson fraîche. Il sera bientôt temps de quitter la Namibie.

les animaux vus par Ptit Jo

Le zèbre de Burchell (Equus quagga burchellii) ou zèbre des plaines réalise des migrations de près de 300km à travers l’Afrique Australe.

Le springbok (Antidorcas marsupialis) est une antiloppe sauteuse qui impressionne par ses performances: sauts de 2 mètres et pointes de vitesse à 90km/h.

Les impalas (Aepyceros melampus) utilisent leurs lignes noires présentes au bout des oreilles, sur le dos de la queue, le haut des cuisses et sur le front pour se reconnaître.

L’autruche (Struthio) est capable de distancer une lionne avec des pointes à 90 km/h sur de très courtes distances.

Le chacal à chabraque (Lupulella mesomelas) éduque ses petits pendant toute une année, faisant de sa descendance des pro de la chasse.

L’éléphant de savane (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre, avec en moyenne 4 mètres à l’épaule et environ 6 tonnes pour le mâle.

Le messager sagittaire (Sagittarius serpentarius), aussi appelé Secrétaire, passe la majeure partie de la journée à marcher dans la savane pour trouver ses proies.

Le calao leucomèle (Tockus leucomelas) aussi appelé Banana calao plane d’arbustes en arbustes en poussant des cris parfois stridents.

Le phacochère (Phacochoerus africanus) a de longues canines en forme de défenses qui lui servent à déterrer des racines et à se défendre contre ses prédateurs.

Le Dik Dik de Damara (Madoqua) est une antilope miniature dont le nom vient du bruit qu’elle fait lorsqu’elle se sent en danger.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Parc national d’Etosha
L’entrée au parc est payante et les frais sont à régler à l’une des entrées du parcs. Il faut compter 50 NAD par tranche de 24h pour la voiture et 150 NAD par tranche de 24h par personne. Pensez à faire le plein avant d’entrer dans le parc ! Quand nous y étions, toutes les stations d’Etosha étaient vides.

Des livres d’or sont disponibles dans le parc pour aider à localiser les animaux. A défaut de pourvoir les consulter avant de partir, voici nos spots préférés à l’Est :

  • Dolomietpunt : 7 girafes, des vautours, des springboks et des oryx
  • Duineveld : 13 éléphants
  • Olifantsrus : 1 éléphant depuis la plateforme d’observation
  • Bitterwater : pour un festival de faune incluant des lions vers 17h

Et nos spots préférés au Sud :

  • Okaukuejo : pour le coucher du soleil
  • Gemsbokylakte : zèbres, springboks, autruches, gnous… et chacal !
  • Aus : 70 éléphants au même point d’eau
Le logement

Toshari Lodge, Portion 1, Farm Afguns, Outjo, C38
Le lodge était vraiment magnifique. On a adoré les installations communes, les buffets du soir et du petit déjeuner, les grandes ouvertures sur l’extérieur… notre chambre était immense et confortable. Bref : un sans-faute.

On a adoré ce lodge mais, avec le recul, on regrette un peu de ne pas avoir passé au moins une nuit dans le parc pour éviter de courir en essayant de respecter (à peu près…) les horaires. On aurait ainsi pu profiter des points d’eau plus longuement en fin de journée où l’activité des animaux est vraiment plus importante. Si c’était à refaire, on choisirait sans doute l’Ouest du parc, moins fréquenté.

Onguma Tamboti Campsite, Etosha NP
Situé à l’Est d’Etosha, dans l’enceinte même du parc, ce campsite semble sympa mais nous ne l’avons vu que de nuit. En revanche, les installations sont de qualité (sanitaires à chaque emplacement) et le restaurant est accessible, avec vue directe sur le point d’eau de la réserve.

Hakusembe Lodge Campsite, Samsity Conserancy, Rundu
Le lodge est situé en bord de rivière dans un environnement charmant. Ses installations sont accessibles aux campeurs. Chaque emplacement est équipé de toilettes et de sanitaires individuels.

Les repas

Le diner du Toshari était vraiment de qualité, comme son petit-déjeuner. Les deux repas sont proposés sous forme de buffet dans un décor plein de charme et avec un personnel vraiment adorable.

Le camping d’Onguma propose aussi des repas, moins travaillés mais bien pratiques.

Le diner de l’Hakusembe est lui aussi sous forme de buffet. En revanche, on a trouvé le tarif bien trop élevé.

Le parc National d’Etosha

14 septembre

Après un bon petit déjeuner dans la grande salle de bois et de verre du Grootberg, il est temps de plier bagage et de reprendre la route. Nous filons aujourd’hui vers ce qui est sans doute le lieu le plus visité de Namibie : le parc National d’Etosha ! Le parc national d’Etosha est une des plus grandes réserves animalières d’Afrique puisqu’elle contient plus de 115 espèces de mammifères et 350 espèces d’oiseaux. On attendait donc cette étape avec impatience.

Bercés par la musique, agréablement surpris par l’apparition de quelques girafes sur les bords de la route, on ne voit pas le temps passer jusqu’à l’entrée Ouest du parc. Devant le visitor center, on tombe un couple de français rencontré dès le premier soir à Windhoek, qui nous avait accidentellement piqué notre emplacement de camping à Sesriem et que l’on avait recroisé à plusieurs reprises dans nos hébergements. Ils nous expliquent rapidement la procédure d’entrée car il faut passer d’un poste à l’autre et remplir un peu de paperasse avant de découvrir les lieux. La voiture est également fouillée et les sacs plastiques bannis dans l’enceinte de la réserve.

Le safari commence dès le parking où l’on rencontre un énorme lézard bariolé, au corps d’un bleu sombre et à la tête orange ! Les formalités accomplies, armés de notre plan papier et l’appareil photo posé sur les genoux, on file sur les routes de sable, impatients de découvrir toute cette faune sauvage !

On tente notre chance un peu au hasard, choisissant les chemins les plus longs et, surtout, ceux qui passent à proximité du plus grand nombre de points d’eau possible. A cette période, la terre est sèche, la végétation peu dense et les animaux peinent parfois à satisfaire leur besoin en eau. Ils marchent alors de longues distances, d’un point d’eau à un autre. Ces regroupements sont donc une opportunité formidable pour découvrir ce qui est sans doute la plus grande richesse de la Namibie.

Sur les premiers kilomètres, on rencontre de nombreux zèbres, errant à la file indienne dans la poussière. Ils nous observent du coin de l’œil, à peine dérangés, nous offrant parfois ce bruit si caractéristique ou de jolies roulades sur le dos. Ces zèbres sont différents des zèbres des montagnes rencontrés dans le Damaraland. Leurs rayures sont plus larges, se rejoignent sous le ventre mais ont aussi des couleurs plus variées : des rayures grises se dessinent entre les blanches et les noires. Les petits sont adorables, tout frêles avec leur crinière épaisse.

Peu à peu, quelques oryx et springboks se joignent à la fête.  Ils traversent la voie les uns derrière les autres sans un regard, guidés par leur instinct à travers la savane. Dans les herbes hautes quelques koudous se laissent surprendre, suivis de leurs petits qui bondissent dans les buissons à notre passage, leur petite queue blanche fouettant les airs.

Le long de la route, on aperçoit plusieurs girafes semblant se diriger, comme nous, vers le Dolomietpunt Waterhole. On gare la voiture, on coupe les moteurs et on observe, seulement accompagnés d’une autre voiture encore plus sale que la nôtre. Elles arrivent, doucement, l’une après l’autre. Ce sont 6 girafes qui viendront jusqu’au bord de l’eau. Pattes écartées, elles baissent leur énorme tête jusqu’à provoquer des rides à la surface. D’impressionnants vautours arrivent à leur tour, tournant longuement dans le ciel avant d’atterrir, les uns après les autres, dans un bruyant battement d’aile. On reste un long moment sur les bords du point d’eau, amusés par les interactions entre les espèces, charmés par la grâce des girafes.

La route poussiéreuse s’enfonce plus loin encore dans le parc. A l’est, une immense plaine asséchée est parcourue de petites tornades de sables qui s’élèvent dans le ciel et disparaissent presque aussitôt. Seuls les zèbres semblent encore apprécier l’endroit. Le premier camp apparait finalement au bout d’un long moment.

Olifantsrus Camp est connu pour être un ancien abattoir d’éléphants, actif entre 1983 et 1985 à une époque où une surpopulation d’éléphants menaçait l’écosystème du parc. Depuis plusieurs années déjà, il a été reconverti en petit camping conservant les vestiges de ce passé sanglant tout en étant désormais tourné vers l’avenir et la sensibilisation. C’est un endroit isolé de tout avec un plateforme d’observation donnant sur un point d’eau qui permet de s’approcher au plus près des animaux sans les perturber. A l’instant même où l’on s’y installait, un éléphant est apparu au loin. Un grand mâle solitaire.

Balançant sa tête nonchalamment, il s’est approché lentement du point d’eau pour s’offrir une douche rafraichissante. L’expérience est vraiment chouette : assis en hauteur, on entend ses grondements, on entend l’eau aspirée par sa trompe, on l’entend jaillir au-dessus de sa tête. Un joli moment rien que pour nous.

La route se poursuit et les points d’eau s’enchainent. On note consciencieusement toutes nos observations pour pouvoir remplir les livres d’or présents aux entrées du parc. Ils permettent de signaler la présence des espèces rencontrés aux visiteurs afin de les aider à rencontrer leur animal favori. Zèbres, gnous, springboks, girafes, éléphants, autruches. On croise de tout un peu partout. Et puis finalement, vers 17h, on s’arrête à Bitterwater Waterhole.

L’endroit est incroyable. Là encore, on est absolument seuls… du moins les seuls humains. Un troupeau d’éléphants squatte le point d’eau, buvant bruyamment. Quelques girafes sont également là, attendant leur tour au milieu de dizaines de zèbres, d’oryx, de gnous, d’autruches, de springboks. Il y a là une faune incroyable, bruyante, mouvante. Les zèbres s’agitent, piaffent au passage d’un petit chacal. Un peu plus loin, deux éléphants s’affrontent du regard, grognant en agitant trompes et oreilles. D’un coup, la savane grouille de vie.

En repartant, on rencontre à l’ombre des arbres une famille de lions en pleine sieste. Mâles, femelles et petits sont groupés les uns contre les autres, les plus actifs se contentant d’observer le point d’eau d’un œil distrait. On les observe avec amusement se rouler sur le dos, bailler à s’en décrocher la mâchoire ou se laisser tomber sur le côté, frappés d’une incroyable flemme. D’énormes sourires traversent nos visages : on a vu des lions !

Passé ce spot mémorable, on s’intéresse de plus près à l’itinéraire pour regagner la sortie du parc où nous attend notre logement. On réalise avec horreur qu’il nous reste encore une longue distance à parcourir sur des routes normalement limitées à 60km/h. Le cerveau se met en marche et on calcule vite que, partis comme ça, on ne sera jamais sortis au coucher du soleil. On repart alors d’une traite, ignorant toutes les possibilités d’observation, concentrés comme jamais sur la route pour ne pas risquer un quelconque accident. On file comme l’éclair, un œil sur la montre, ronchonnant intérieurement contre cette nuit qui arrive beaucoup trop vite.

A l’heure où le ciel devient franchement rose, l’entrée Sud du parc apparait. On se croit alors sauvés : seuls 5km nous séparent de la sortie. On hésite et puis finalement, on s’autorise un arrêt express pour observer le soleil se coucher sur la savane, juste derrière un plan d’eau. La silhouette des girafes se dessine sur le ciel flamboyant, quelques antilopes s’abreuvent et une colonie de mangoustes traverse la scène en bondissant. A peine le soleil couché, on se précipite dans la voiture pour notre dernière ligne droite, confiants.

On aurait clairement pas dû.

Arrivés face à la sortie, on trouve les portes du parc closes. On apprend donc à nos dépends que lorsqu’on dit que le parc ferme au coucher du soleil… c’est précis. A l’instant où le soleil disparait, tout est bouclé. Pas 5 minutes avant ni 5 minutes après. Quelques habitations étant présentes de l’autre côté du grillage, on demande un peu d’aide et, finalement, le gardien vient nous ouvrir la première porte du sas de sortie… pas la deuxième. Malgré toutes nos négociations, il prévient sa supérieure et nous laisse l’attendre. Il fait nuit noire maintenant et nous sommes coincés depuis une demi-heure entre les deux portes, attendant avec inquiétude de connaitre notre sort. La responsable arrive finalement. Elle nous passe un sacré savon puis nous laisse finalement repartir dans le noir, un peu soulagés.

Note pour l’avenir : on ne rigole pas avec les horaires à Etosha.

les animaux vus par Ptit Jo

L’agame des Rochers (Agama agama) mâle est bigaré tandis que la femelle est d’un vert olive tacheté. Le matin, il prend un bain de soleil qui ravive ses couleurs.

Le zèbre de Burchell (Equus quagga burchellii) ou zèbre des plaines réalise des migrations de près de 300km à travers l’Afrique Australe.

Le grand koudou (Tragelaphus strepsiceros) mâle arbore d’imposantes cornes en spirale d’1.2 à 1.8 mètres. Il peut franchir des obstacles de 2 à 3 mètres de haut d’un bond !

La girafe (Giraffa camelopardalis angolensis) est la plus grande espèce du règne animal avec une hauteur de près de 6 mètres pour les grands mâles.

Le vautour oricou (Torgos tracheliotos) à la tête dénudée et le vautour africain (Gyps africanus) planent tous les deux dans le ciel d’Etosha.

L’oryx gazelle (Oryx gazella), emblème de la Namibie, porte toujours des cornes, qu’il s’agisse d’un mâle ou d’une femelle.

Le springbok (Antidorcas marsupialis) est une antiloppe sauteuse qui impressionne par ses performances: sauts de 2 mètres et pointes de vitesse à 90km/h.

L’éléphant de savane (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre, avec en moyenne 4 mètres à l’épaule et environ 6 tonnes pour le mâle.

Le lion d’Afrique (Panthera leo leo) est une force de la nature engloutissant 7kg de viande par jour. Son rugissement peut être entendu à 8km à la ronde !

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Parc national d’Etosha
L’entrée au parc est payante et les frais sont à régler à l’une des entrées du parcs. Il faut compter 50 NAD par tranche de 24h pour la voiture et 150 NAD par tranche de 24h par personne. Pensez à faire le plein avant d’entrer dans le parc ! Quand nous y étions, toutes les stations d’Etosha étaient vides.

Des livres d’or sont disponibles dans le parc pour aider à localiser les animaux. A défaut de pourvoir les consulter avant de partir, voici nos spots préférés à l’Est :

  • Dolomietpunt : 7 girafes, des vautours, des springboks et des oryx
  • Duineveld : 13 éléphants
  • Olifantsrus : 1 éléphant depuis la plateforme d’observation
  • Bitterwater : pour un festival de faune incluant des lions vers 17h

Et nos spots préférés au Sud :

  • Okaukuejo : pour le coucher du soleil
  • Gemsbokylakte : zèbres, springboks, autruches, gnous… et chacal !
  • Aus : 70 éléphants au même point d’eau
Le logement

Toshari Lodge, Portion 1, Farm Afguns, Outjo, C38
Le lodge était vraiment magnifique. On a adoré les installations communes, les buffets du soir et du petit déjeuner, les grandes ouvertures sur l’extérieur… notre chambre était immense et confortable. Bref : un sans-faute.

On a adoré ce lodge mais, avec le recul, on regrette un peu de ne pas avoir passé au moins une nuit dans le parc pour éviter de courir en essayant de respecter (à peu près…) les horaires. On aurait ainsi pu profiter des points d’eau plus longuement en fin de journée où l’activité des animaux est vraiment plus importante. Si c’était à refaire, on choisirait sans doute l’Ouest du parc, moins fréquenté.

Onguma Tamboti Campsite, Etosha NP
Situé à l’Est d’Etosha, dans l’enceinte même du parc, ce campsite semble sympa mais nous ne l’avons vu que de nuit. En revanche, les installations sont de qualité (sanitaires à chaque emplacement) et le restaurant est accessible, avec vue directe sur le point d’eau de la réserve.

Les repas

Le diner du Toshari était vraiment de qualité, comme son petit-déjeuner. Les deux repas sont proposés sous forme de buffet dans un décor plein de charme et avec un personnel vraiment adorable.

Le camping d’Onguma propose aussi des repas, moins travaillés mais bien pratiques.

Grootberg

12 septembre 2021

La route vers le Damaraland est longue et nous prend une bonne part de la journée. Il fait chaud, plus que d’habitude, nous obligeant à fermer les fenêtres et à faire tourner la clim comme jamais. On se sent un peu assommés par cette ambiance et on profite sans doute moins du décor. A mi-chemin, on tente un arrêt à TwyfelFontain mais on se décourage aussitôt en constatant que toutes les activités du secteur sont payantes et se font sous un soleil de plomb.

A l’approche du Grootberg, sans doute l’un des lodges les plus connus du pays, un paysage plus montagneux avec des routes qui tournicotent apparait. Sur les côtés, des panneaux indiquent le passage possible d’éléphants… on espère mais sans succès ! Vient alors la bifurcation vers le logement tant attendu. Pour y accéder, un 4*4 est indispensable. Il faut gravir un étroit sentier plein de caillasses, grimpant fortement en bordure du vide. On n’est pas très sereins lors de notre premier passage. Certains, moins téméraires ou plus raisonnables, se garent même sur le parking au bord de la route, attendant que le lodge vienne les chercher !

Finalement, contre toute attente, on arrive au sommet en vie et on découvre l’incroyable vue sur le canyon. Un jus de fruits frais et deux, trois renseignements plus tard, on reprend la route vers le camping qui nous accueillera pour la soirée. Le lodge sera pour demain.

Alors qu’on pensait être au bout de nos surprises et n’avoir plus qu’à déplier notre tente, on réalise que les heures de route sur chemin cabossé ont causé des dégâts ! La tente, fixée sur des rails en 4 points, ne tient plus que sur un seul… elle est tombée sur le toit, créant une large rayure. On passe un long moment à improviser une réparation à base de fil de fer et d’une vis trouvée là, un peu inquiets à l’idée de reprendre la route comme ça…

13 Septembre 2021

Il fait encore nuit quand on ouvre les yeux. Nous avons rendez-vous aux aurores au Grootberg pour un rhinotracking proposé par le lodge. Il va donc falloir reprendre la route avec notre tente bancale et, surtout, refaire le chemin acrobatique en bordure du vide de nuit. Joie. On s’en tire finalement sans mal et un petit déjeuner réconfortant et fumant nous attend même à l’arrivée. Sur le parking, d’énormes Jeep sont déjà prêtes à partir dans le cœur du canyon.

La réserve attenante du lodge est immense et les rhino peu nombreux. Ils sont 4 à vivre dans le secteur et à être régulièrement rencontrés par les guides et rangers du parc. Autant dire qu’on part avec des chances réelles mais limitées de rencontrer ces trop rares animaux. Le chemin est plus que cabossé lorsqu’on s’enfonce dans les terres rouges, on a parfois l’impression d’être assis sur une machine à laver. Derrière la végétation, le soleil pointe peu à peu le bout de son nez et réchauffe l’atmosphère. Dans une lumière étrange, les premières girafes apparaissent.

Leur immense silhouette est parfois dissimulée dans les arbres, d’autres, elle se dessine dans le ciel au sommet d’un relief. Quelques zèbres se promènent également, bien plus discrets que ce qu’on aurait imaginé. Partout sur notre passage, d’énormes sauterelles décollent à proximité des roues. Grosses comme de petits oiseaux, elles filent à grande vitesse dans l’air et atterrissent parfois, aussi surprises que nous, sur une banquette.

On cherche longtemps. On repère les traces, on tente diverses approches basées sur l’expérience de notre guide. Un trackeur part à pied en éclaireur et nous oriente le mieux possible. Finalement, bien avant d’avoir croisé ces gros mammifères, ce sont des braconniers que l’on rencontre. Ou du moins leur camp.

Tranquillement installés dans le parc, aiguillés par certains habitants attirés par l’argent, ils cherchent les mêmes animaux que nous… pour des raisons beaucoup moins honorables. Une première vague de colère gronde au fond de la poitrine face à cette dure réalité.

On roulera encore au moins une heure, dans de jolis paysages, avant de recevoir le signal. Un premier rhino a été repéré. Prudemment, en silence, on s’avance à pied dans le sable rouge, tous les sens aux aguets. Il est là, prêt d’un arbre, semblant sentir notre présence sans pour autant fuir. Il cherche, calmement.

Alors qu’on devrait sauter de joie face à cette rencontre si rare, c’est finalement la vague de colère qui se réveille. Ils sont si gros mais si fragiles. Ils n’ont rien demandé à personne. Ils disparaissent.

Bien sûr, on connaissait la situation des rhinocéros dans le monde, on connaissait les chiffres, on connaissait la menace qui pèse sur eux. Les six heures de route passées à leur recherche auprès de personnes dont c’est le métier rendent subitement tout ça terriblement concret. On prend en pleine face la notion de disparition d’une espèce. On prend en pleine face la réalité d’un monde qui sacrifie d’incroyables animaux sur l’autel du profit. On réalise que quelque part sur cette planète, des êtres humains sont prêts à les rayer de la carte pour de vagues vertues aphrodisiaques.

Alors que nos yeux se posent sur ses immenses narines, ses oreilles délicates et ses imposantes cornes, on croise un bref instant son regard. Et on en pleurerait presque.

Il faudra bien quelques heures de route pour redescendre d’un cran après cette brève rencontre qui m’aura pourtant profondément chamboulée. Il fait désormais chaud, le soleil dore doucement la peau. Quelques animaux se font encore voir sur le sentier. Une poignée de girafes qui grignotent dans les branches d’arbres, quelques oiseaux et d’innombrables sauterelles géantes… et puis deux petits nouveaux. Pour la première fois on rencontre des antilopes inconnues à peine visibles dans les broussailles et la pierre colorée.

Il est temps de découvrir notre petite hutte réservée des mois à l’avance. Chaque chambre est installée dans une petite maison individuelle en pierre avec vue sur le canyon en contre bas. Elles sont chaleureuses et confortables, disséminés le long d’un petit sentier pavé. Chacune dispose d’une petite terrasse en bois sous laquelle on retrouve nos copines damans des rochers, occupées à grignoter les branchages. Quand on repart vers le bâtiment principal et la piscine (car oui, il y a une piscine avec vue sur cet incroyable décor), on retrouve par miracle notre voiture parfaitement réparée sur le parking !

On s’installe sur un transat avec un livre, attendant que le soleil se couche pour rejoindre le restaurant. Du pain tiède et une soupe chaude nous accueille. La soirée s’annonce finalement douce.

les animaux vus par Ptit Jo

La girafe (Giraffa camelopardalis angolensis) est la plus grande espèce du règne animal avec une hauteur de près de 6 mètres pour les grands mâles.

Le zèbre des montagnes (Equus zebra), qui se distingue de son cousin par l’absence de bandes grises, est capable de creuser des trous pour trouver de l’eau.

Le rhinocéros blanc (Ceratotherium simum) broute de l’herbe contrairement à son cousin qui préfère les jeunes branches. On le reconnaît aussi à son comportement avec les petits: les jeunes blancs marchent devant tandis que les jeunes rhino noirs marchent derrière leur maman.

L’oréotrague (Oreotragus oreotragus) est une petite antilope des régions montagneuses d’Afrique Australe. Elle a des sabots pointus pour s’accrocher aux rochers.

Le steenbok (Raphicerus) est également un petit gabarit. Solitaire, il est reconnaissable par ses grands yeux et ses grandes oreilles.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Le Grootberg propose des tas d’activités qu’il vaut mieux réserver à l’avance

  • Elephant tracking – Journée 4*4 incluant le repas du midi – 1660NAD par personne
  • Rhino tracking – Journée 4*4 incluant le repas du midi – 1985NAD par personne
  • Visite de village – 3 heures- 860NAD par personne
  • Sortie en véhicule sur le plateau du Lodge au coucher de soleil 690NAD par personne
  • Visites guidées à pied – 3 heures – 220NAD par personne

On a opté pour les rhino car ils sont extrêmement difficiles à voir sans être accompagnés. Bien qu’on aime beaucoup les éléphants aussi, il est relativement facile d’en voir à Etosha et encore plus au Botswana où ils sont vraiment partout.

Le logement

Hoada Campsite (grootberg lodge campsite), sur la C40 entre Palmwag et Etosha
Les emplacements sont situés au cœur de blocs de granite et de mpoane. Sur chaque emplcement, cuisine, toilettes et douche chauffée au feu de bois sont intégrées à la roche. Un bel endroit dont on aura finalement peu profité, occupé à nos réparations de voitures.

Grootberg lodge, grootberg Pass sur la C40 entre Palmwag et Etosha
Sans doute le lodge à la vue la plus prisée de Namibie. Ce n’est sans doute pas le plus luxueux ou le meilleur service mais son emplacement au sommet du canyon est vraiment un must. Le personnel est adorable et le repas très bon. On y a passé un excellent moment. Pas d’électricité dans les chambres mais elle est en revanche disponible au restaurant.
Le site : http://www.grootberg.com/fr/

Les repas

Les petits déjeuners et diners sont inclus dans le tarif de la chambre. Le menu change chaque soir et nous avions beaucoup aimé le nôtre. Pour le midi, un énorme buffet est prévu.

Spitzkoppe

10 septembre

Il est désormais temps de quitter les dunes et les bords de mer pour s’enfoncer dans les terres, vers une Namibie au visage bien différent. Avant de gagner les paysages de poussières, on s’offre tout de même un petit détour animalier. A une centaine de kilomètres au nord de Swakopmund, une gigantesque colonie d’otaries à élu domicile sur la cote des squelettes.

A Cape Cross, on trouve le plus grand groupe d’otaries à fourrure que compte la Namibie avec, au pic de la période de reproduction en décembre, plus de 100 000 individus. On les entend de loin, on le sent aussi ! Par chance, ce jour là, le sens du vent a quelque peu épargné nos narines. Pendant que l’océan s’écrase dans d’impressionnants rouleaux, on assiste à des tas de scènes de vie, du parking jusqu’à la mer. Jeunes otaries qui trottinent en remuant les fesses, petits tétant leur mère, intimidation des grands mâles… Une ancienne installation devait permettre de longer la plage tout en étant protégé des otaries qui peuvent parfois être agressives. L’une d’elles est restée campée tout le temps de notre visite devant la porte d’accès, refusant obstinément de nous laisser passer (on l’appellera Gandalf 😉 ). On finit par tenter une autre approche, un peu plus loin, et on découvre alors la plage couverte de ces mammifères à la fourrure sombre. Elles sont des milliers, recouvrant le sable, colorant la mer de tâches noires.

Le nombre ne suffit cependant pas à la protéger. Le long du chemin, on rencontre parfois des ossements, restes du repas des chacals et des hyènes qui peuplent la région. Par chance, on ne tombe pas sur les méfaits des humains. Avec l’accord du gouvernement, cette espèce est littéralement massacrée durant l’été, tant pour satisfaire les pêcheurs que pour revendre la fourrure à l’étranger… C’est près de 80 000 individus qui sont tués chaque année sur les côtes. On espère que le tourisme et la sensibilisation permettront de trouver une autre issue pour les otaries à fourrure.

On a aimé le Spitzkoppe au premier regard : ces montagnes surgissant du désert au milieu des nuages de poussières, ce silence, cette lumière… Dans la petite baraque qui sert d’accueil, on nous fournit un plan du site indiquant les emplacements de campings. Ici, chacun est libre de choisir sa place. On s’enfonce donc sur la route sableuse, charmés à chaque instant par les couleurs du décor, étudiant avec attention chaque emplacement. Ils nous paraissent tous formidables.

On opte finalement pour un lieu tout au bout du parc, à l’ouest, idéal pour observer le soleil descendre vers l’horizon. Nous sommes seuls quand on finit par déplier la tente et sortir nos affaires pour le repas. Dans les roches, on perçoit de rapides mouvements sans parvenir à en identifier la cause. Intrigués, on la fixe un moment quand un nouveau mouvement attire notre attention près de la route. Un écureuil est là, debout sur ses pattes, étudiant notre campement. Il semble hésiter sur la démarche à suivre.

On lui propose un peu d’eau dans un bouchon et le voilà qui s’avance. Prudemment d’abord, il finit par nous rejoindre en trottinant. Baptisé Squiky Marine pour l’occasion (les squatteuses se reconnaitront), on lui offre le gite et le couvert le temps de la soirée. La petite bête semble ravie !

Dans les montagnes, de petits cris se font entendre. Finalement, les petites bêtes que l’on cherchait se laissent deviner. Elles sont des familles entières, ces marmottes des montagnes, à courir dans la pierre rosée. Petits et grands nous offriront de jolies scènes de vie tout au long du séjour, à quelques pas de notre tente.

A l’heure où le soleil commence à teindre le ciel, l’agitation grandit. Quelques voitures arrivent et s’installent loin de nous, quelques piétons aussi. Ils viennent observer le coucher du soleil sur le bush. Pour le coup, on se félicite de ne pas s’être installés directement devant le meilleur spot mais de devoir marcher un peu : on est nettement plus tranquilles à cette heure que le couple de touristes posé là.

11 Septembre 2021

Après une nuit sous un ciel voilà qui ne nous aura malheureusement pas permis d’admirer les étoiles, on file à l’autre bout du parc pour découvrir le Bushman Paradise. Les visites et randonnées se font accompagnées d’un guide qui attend directement sur les points stratégiques. Il nous entraine le long d’une pente courte mais raide, équipée de chaines. Au sommet, on trouve comme une petite vallée, quelques arbres et une roche énorme cachant une sorte de caverne. Les parois sont couvertes de peintures anciennes (rhino, girafes, chasseurs…). Sa découverte est l’occasion d’une pause culturelle, tant pour l’histoire locale que pour la découverte des clics qui ponctuent la langue. Notre guide tente une initiation, plus que laborieuse, pour nous apprendre quelques mots de base. Il faudra bien admettre qu’on en a malheureusement pas retenu grand-chose tant c’était difficile !

En reprenant la voiture et s’enfonçant au cœur du Spitzkoppe, loin dans le sable, on retrouvera de nouvelles grottes et peintures, particulièrement bien conservées. elles sont situées dans de petites cavernes où l’on se faufile, profitant de l’ombre et du frais, particulièrement rares dans la réserve .

Notre visite se termine avec la réalisation du trail des Pontoks, toujours guidés. Disons le tout de suite : ça n’a rien d’un trail habituel, il n’y a d’ailleurs pas de balisage et pas de chemin ! Il s’agit plutôt de grimper à l’assaut d’une montagne, d’abord dans de petites roches puis en passant au-dessus ou au-dessous de gros blocs rocheux (on a beaucoup aimé cette partie !). Pour la première fois de notre séjour, le soleil tape brutalement et l’ascension nous parait parfois pénible. On s’arrête un intervalle régulier pour boire, avec précaution, observant notre énorme voiture devenir de plus en plus petite en contre-bas. Les roches deviennent de plus en plus grosses et le sommet se dévoile finalement, au sommet d’une montée toute lisse et un peu raide. D’un coup, le vent souffle fortement, nous baignant d’une fraicheur plus qu’appréciable. On s’installe un long moment au sommet, regard fixé sur cet horizon de vide pourtant tellement charmant.

Après un retour un peu chaotique dans les pierres qui se dérobaient sous nos pieds, on retrouve avec délice le camp de base et son bar qui offre des boissons fraiches pour nous remettre d’aplomb. Requinqués, on décide de rejoindre l’entrée du village où de nombreux stands de bric et de broc sont installés. Des familles et beaucoup d’enfants attendent là pour vendre des objets artisanaux ou du bois pour le feu. Pour la première fois de notre voyage, nous voilà directement confrontés à une autre Namibie, moins occidentalisée et surtout nettement moins aisée. Loin des grandes villes, on est ici dans un univers de débrouille. Lorsqu’on s’arrête pour distribuer des goodies offerts par mon travail et quelques cadeaux, tout le monde se précipite à notre rencontre.

Les premiers contacts sont parfois un peu méfiants mais, très vite, la vision des jouets dessine de larges sourires sur les visages. On savoure ces petits moments de joie avant d’être assez vite rattrapés par la réalité. Les parents nous laissent des bidons vides en nous demandant de l’eau, gratuite pour les campeurs mais payantes pour les locaux. Les enfants les plus âgés remercient pour les cadeaux puis demandent à manger. On ramène autant d’eau que possible, on laisse quelques réserves avant de partir, complètement démunis. Malgré toutes les bonnes intentions que l’on avait en arrivant, nos goodies nous paraissent soudainement bien inutiles et nos vies bien trop confortables. Peut-être est-ce aussi ça voyager ? Être confronté au monde réel derrière les images.

Après un barbecue au feu de bois et une bonne nuit de sommeil, il ne nous reste plus qu’à découvrir l’arche du Spitzkoppe au petit matin. Si nous n’avons pas eu le courage de tout remballer aux aurores, on a tout de même trouvé le site plein de charme sous cette lumière rosée du petit matin. On y est d’ailleurs complètement seul, idéal pour prendre quelques photos avant le grand départ. Une longue route nous attend à nouveau.

les animaux vus par Ptit Jo

Le Daman des rochers (Procavia capensis) adorent s’étendre au soleil en famille sous la vigilance d’un guetteur !

L’écureuil du Cap (Xerus inauris) utilise sa longue queue comme parasol lors des journées trop chaudes.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Cape Cross
Les installations sur place sont laissées à l’abandon et l’entrée du parc est assez chère mais nous avons aimé le détour.

Spitzkoppe
Plusieurs randonnées, guidées, peuvent être faites. Il faut compter environ 50 NAD les deux heures. Il fait chaud, pensez à emporter assez d’eau !

  • 4-5h Trail des Pontoks (moyen)
  • 6 à 8h Trail du Matterhorn (difficile)
  • 6 à 7h Trail des Bushmans (moyen)
Le logement

Spitzkoppe Restcamp, Spitzkoppe réserve
Les emplacements de camping sont dispersés dans toute la réserve et le choix est fait directement sur place. Aussi, pour avoir un peu de choix il est sans doute préférable d’arriver tôt… quoique, on les a tous trouvé formidables ! Les sites sont sommaires : pas d’électricité, des toilettes sèches sont installés à proximité des emplacements et des douches à ciel ouvert sont disponibles à proximité du bar. On a adoré l’endroit, sans réserve !

Les repas

Cuisine au feu de bois !

Little five

9 septembre

Loin des safaris classiques à la recherche des lions et des éléphants, l’excursion de ce matin nous entraîne à la découverte des Little Five, ces petits animaux étonnants qui ont élu domicile dans cette nature où la vie ne semblait pas exister.

C’est Bianca qui nous récupère au Sea Breeze pour une demi-journée à bord de son véhicule tout terrain, un peu rustique mais tout à fait dans l’ambiance ! Tout joyeuse, elle file dans les dunes qui bordent la route entre Swakopmund et Walvis Bay. Dès les premières minutes de cette visite atypique on apprend beaucoup sur cet environnement où les animaux qui se dissimulent un peu partout : rochers, sable, plantes grasses…  tout est bon pour s’abriter du danger !

En soulevant un premier rocher qui semblait parfaitement normal, Bianca nous trouve ainsi une minuscule araignée capable de tuer une vache d’une simple morsure. Le ton est donné.

On roule un moment, bercé par les explications et les tentatives de notre guide pour nous aider à distinguer les traces caractéristiques de cette petite faune. A la vue de vagues traces dans le sable, elle se précipite soudain hors de la voiture pour creuser dans le sable à mains nues et découvrir, 20 centimètres sous la surface, un tout petit gecko. Il est manipulé avec précaution et douceur en prenant soin de le dissimuler autant que possible de la lumière qu’il affectionne peu.

Soyons clairs, ce gecko à peine plus grand que la paume de la main est sans doute la bestiole la plus adorable du désert.

Après un petit quart d’heure de route, nous faisons connaissance avec les scarabées du désert au dos noir strié, trottant à une vitesse impressionnante sur les dunes de sable. Endémiques de Namibie, ces petites bêtes sont connues pour leur capacité à obtenir de l’eau grâce à l’humidité du brouillard qui se condense sur son corps. Comment ? En levant les fesses ! L’eau se condense alors sur le dos et coule le long des stries jusque dans la bouche… sacrément malins.

Ces étonnantes bestioles marquent l’entrée d’une zone plus végétale où l’on retrouve davantage de bosquets de plantes grasses et donc davantage de surprises. La première d’entre elle sera un adorable bébé caméléon, bien camouflé dans les courtes branches. On met un certain temps à le trouver contrairement à notre guide au regard acéré. Bianca nous apprend avec tristesse que, si les caméléons souffrent aussi du changement climatique, ils sont aussi largement touchés par le trafic illégal d’animaux. Ces petites bêtes sans défense ou presque sont malheureusement souvent victimes d’individus mal intentionnés, sillonnant le désert pour les arracher à leur milieu naturel… Nous rencontrerons plusieurs fois au cours du voyage cette triste réalité d’un monde animal en danger, chaque fois plus touchés que la précédente par tant de bêtise.

Les bosquets voisins nous donnent l’occasion d’apercevoir, de loin, une veuve noire à la toile épaisse et pleine de sable… Mais d’autres animaux affectionnant particulièrement le sable sont encore au programme de cette matinée. En observant bien le sable, on devine un léger arrondi sous la surface. Bianca s’approche, de plus en plus près, jusqu’à ce que des écailles apparaissent à la surface. Puis des yeux. Puis tout un serpent. Une petite vipère des sables s’était dissimulée là, attendant son heure dans un camouflage parfait. J’ai beau avoir une peur bleue des serpents, il faut bien admettre que celui-ci m’impressionne par sa beauté. Ses écailles noires et dorées, ses yeux couleur de feu, son nez un peu retroussé et sa gracieuse ondulation…Cette petite vipère n’est qu’élégance, vous ne trouvez pas ?

Comme la veille, le brouillard se lève à mesure que la journée avance. Il est bientôt l’heure de faire une mini pause snack en compagnie d’une seconde voiture de chez Tommy. Autour de nous, de petits oiseaux au plumage clair s’affolent, espérant pouvoir grignoter un morceau de barre de céréales. Pas farouches, ils viennent même se poser sur le bout des doigts… ou le sommet du crâne des visiteurs !

Avant de rentrer, notre petite Jeep s’avance plus profondément dans les dunes et prend de la hauteur. Comme la veille, le sable qui nous entoure prend des reflets parfois rosés, parfois carrément noirs. Les dunes de sable sont en effet constituées en partie de Fe3O4, un minerai à base de fer. Bianca nous le démontre en passant un aimant sur une petite surface de sable, la quantité de métal récoltée est impressionnante !

Dans cette partie du parc aux reliefs plus marqués, notre guide espère conclure la balade en nous montrant le lézard Ferrari, son petit chouchou. Là encore, elle observe le sable à la recherche de traces invisibles pour les néophytes. Elle finit pourtant par en dégoter un au sommet d’une dune, revenant toute fière avec le bolide entre les mains. Rien à voir le gecko : ce petit lézard est lui tout en aérodynamisme, les pattes effilées aux longs doigts lui permettant de courir sur le sable sans s’enfoncer. On l’observe, impressionnés, traverser une distance folle en un éclair avant de s’enfoncer dans le sable et de disparaitre.

Il est désormais l’heure de quitter les dunes pour de bon, complètement charmés par ce décor non seulement grandiose mais aussi plein de surprises.

Avant de reprendre la route, on s’offre une nouvelle balade à Swakopmund, au charme renforcé par le soleil, profitant de l’occasion pour choisir quelques souvenirs à rapporter. On découvre alors le Craftmarket où des milliers d’objets artisanaux sont exposés sur le sol. Autant le dire tout de suite, il faut être prêt à se faire alpaguer tous les trois mètres et à négocier fermement pour tenter une entrée. Chaque vendeur nous interpelle, nous questionne longuement. On passe un temps fou sur la petite place, peinant à comparer les articles qui nous intéressent tant les sollicitations sont nombreuses. Dans tout ce brouhaha, on tombe sur Jean-Louis, ses rudiments de français et ses oryx en bois. Son grand sourire et sa gentillesse nous ont beaucoup plu. On lui achète donc des oryx avec plaisir avant de discuter un long moment de son travail, de son pays et de voyages. Une jolie rencontre pour conclure cette belle échappée en bord de mer.

les animaux vus par Ptit Jo

Le Scarabée du désert (onymacris unguicularis) baisse la tête et tend son abdomen. Le brouillard se condense sur son dos et coule directement dans sa bouche.

Le Gecko Palmato (Pachydactylus rangei) a de grands yeux sans paupières, qu’ils gardent propres en les léchant. Ses pieds palmés sont comme des raquettes sur le sable.

Le Caméléon Namaqua (Chamaeleo namaquensis) est le plus rapide du monde. Il pratique la thermorégulation et change de couleur pendant les différentes phases.

La Vipère de Péringuey (bitis peringueyi) recueille la rosée sur ses écailles et s’enfouit dans le sable pour surprendre ses proies !

Le Lézard « Ferrari » (Shovel-Snouted Lizard ou Meroles anchietae) lèche la crête de la dune, dès qu’elle s’humidifie grâce au brouillard.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Tommy’s Living Desert Tours
Nous avons opté pour le Tommy’s little five, une demi-journée incluant boissons et snacks, 800 NAB
Le site : https://livingdeserttours.com.na/

Craftmarket, A.Schad Promenade, Swakopmund
On nous a appris en Zambie que la négociation devait toujours commencer à la moitié du prix annoncé pour atteindre un prix raisonnable et ne pas trop se faire avoir. Il ne faut pas non plus hésiter à mettre en concurrence les marchands qui affichent parfois des prix très différents pour un même article. A titre d’exemple, nous avons ramené ceci : 3 bracelets en malachite à 200 NAB, 2 oryx en bois, un petit éléphant en bois et un échiquier pour 1340 NAB

Le logement

Sea Breeze Guest House, 48 Turmalin Street, Swakopmund
Un guest house tout confort situé au Nord de la ville tout près du front de mer. Les patrons sont adorables, le petit déjeuner varié et les chambres chaudes et confortables. On en garde un excellent souvenir !
Le site : http://www.seabreeze.com.na/

Les repas

Cuisine au feu de bois dans le barb

Blue Grass, Platz Am Meer Waterfront, Vineta, Swakopmund
Un bon restaurant en bord de mer. Les plats sont savoureux mais particulièrement copieux.

Swakopmund et Walvis bay

8 septembre 2021

Changement d’ambiance radical sur les bords de mer. Ici, pas de short et pas de soleil : le brouillard fait partie intégrante du paysage et occupe l’espace quasiment à heure fixe. Au réveil, on est donc ravis de trouver une grande tasse de thé chaud et un buffet garni. C’est sous un ciel toujours gris que l’on se décide finalement à quitter l’univers douillet du Sea Breeze.

Avant de rejoindre Walvis bay pour découvrir les dunes de la côte des squelettes, on déambule un peu dans le centre de Swakopmund, plus grande ville du littoral. A peine sortis de la voiture (reine ici), on tombe sur une allée où exposent quelques artisans. L’occasion de rencontrer Elton Mugomo dont nous avions repéré le travail dans notre logement de Windhoek ! On discute un moment avec l’artiste, ravi qu’on ait reconnu son style, et on en profite pour repartir avec plusieurs de ses toiles.

Avant de quitter la ville, nous avons pris le temps de traverser tout le centre et d’aller jusqu’à la jetée, long ponton de bois centenaire qui s’enfonce sur plus de 250m dans l’océan. Cette ancienne colonie allemande nous aura laissé un peu mitigés : certains bâtiments ont du charme mais la ville reste relativement froide et moins colorée que ce qu’on avait imaginé. A mon sens, son intérêt réside donc surtout dans la proximité du désert du Namib !

La route de Swakopmund à Walvis bay n’est d’ailleurs qu’un long sillon de goudron noir filant tout droit au milieu d’étendues de sable. A quelques 70km, Walvis Bay a, comme sa voisine, plusieurs visages. L’entrée de la ville est marquée par un immense camp de la Croix Rouge, suivi d’une large zone industrielle et d’un port aux eaux grises. On s’y arrête un instant pour régler notre tour avant de suivre le guide vers les bords de mer, bien plus cossus. On laissera d’ailleurs notre voiture sur « l’allée des millionnaires », face à d’immenses maisons, près d’un parc où de petits groupes suivent un cours de sport. Le changement est radical. Quelques flamands surveillent même notre véhicule pendant que nous grimpons avec notre guide dans un lourd 4*4 tout confort : la balade commence !

Les premiers kilomètres longent la mer et les marais salants à l’origine d’une importante part de l’économie locale. Partout, les flamands s’agitent dans l’eau peu profonde, remuant la vase avec leurs pattes pour se nourrir. A mesure que l’on s’éloigne des marais, la mer semble plus agitée, les oiseaux roses disparaissent pour laisser la place aux cormorans. On file maintenant sur une large plage balayée par le vent, aux rouleaux qui s’écrasent sur le sable humide. Quelques otaries apparaissent, pointent leur museau hors de l’eau avant de disparaitre dans les vagues. Puis par hasard, on tombe sur un petit bout de chou à peine étonné de nous trouver là, sur sa plage. Il nous accorde quelques minutes avant de lui aussi s’enfoncer dans l’océan. Sur cette large étendue de sable se cachent également quelques prédateurs, guettant les otaries les plus faibles. Si nous ne croiserons pas les hyènes, nous tombons en revanche sur deux chacals au camouflage étudié.

Même si cela nécessite un réel savoir-faire, chacun est autorisé à rouler sur cette immense étendue de sable, parfois strié de rose en raison des minuscules grenats qui se mêlent au sable. Le weekend, les familles sont nombreuses à venir s’installer face à l’océan pour de longues parties de pêche. En revanche, il faut un permis pour s’enfoncer plus loin sur la côte, où les dunes de sable semblent s’écrouler directement dans l’eau : c’est là que nous allons.

Avec beaucoup de confiance, on se laisse entrainer sur l’étroite bande de sable mouillé, coincée entre les remous de l’eau et des dunes à la hauteur parfois vertigineuse. Notre pilote fait ça depuis toujours et semble s’amuser comme un fou. Au volant de son bolide, il a la lourde tâche de slalomer entre les vagues, de s’arrêter puis de repartir à mesure que les rouleaux gagnent le rivage. Bref, d’éviter par tous les moyens de noyer les moteurs… et nous avec ! Ici, pas question de rouler seul : les agences s’entendent pour être au moins deux à traverser cet étroit passage simultanément et les chauffeurs communiquent toujours entre eux par radio, s’assurant que personne ne reste à l’arrière.

L’épopée dure un long moment dans ce décor fantastique et puis, finalement, la plage s’élargit à nouveau. Notre guide descend, nous offre une boisson tout en riant : « Cette fois-ci, c’était chaud ! »

Nous quittons les bords de mer pour nous enfoncer maintenant dans les dunes de sable. Le moteur vrombit et par miracle la voiture s’élève dans les dunes, toujours plus haut. On zigzague, on grimpe, on redescend, on suit les courbes de cette nature sauvage avec une facilité déconcertante. Rien à voir avec nos misères de Sesriem…

On s’arrête finalement au sommet d’une immense dune.  D’un côté, un paysage incroyable s’offre à nous. Les courbes des dunes claires se dessinent dans le brouillard, l’océan se devine à peine. Une ambiance un peu irréelle se dégage de cette étendue sans fin aux reliefs sculptés par le vent. Nos pas se dessinent comme dans la neige sur le sable immaculé. On se sent ridiculement petit, formidablement émerveillés.

De l’autre côté, on découvre Sandwich Harbor, ancien port de pêche transformé aujourd’hui en réserve naturelle, niché en contrebas de la dune.

A mesure que les heures passent, le brouillard se dissipe. Les rayons du soleil offrent de nouvelles couleurs au désert, renforçant les reliefs doux. C’est l’heure de la récréation pour notre guide : on attache bien nos ceintures avant de glisser dans le sable. Le moteur gronde, on rebondit sur nos sièges… c’est parti pour une session de montagnes russes ! À vive allure, on prend d’improbables trajectoires dans le sable, on dévale des pentes escarpées puis on remonte sur les hauteurs pour quelques photos. Revenus au niveau de l’océan, désormais réchauffés par un grand soleil, on s’offre une pause pique-nique avant de rentrer, complètement sous le charme de cette expérience !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La vue sur l’océan depuis le sommet des dunes. Du sable à perte de vue !

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Rendre visite à Elton Mugumo, Tobias Hainyeko street, Swakopmund
Son site : https://eltonmugomo.com/

Levo Tours, Corner 14th Road/1st street E, Walvis bay
Sortie en 4×4 jusqu’à Sandwich Harbor 2000 NAD
Boissons, snack et apéritif dinatoire compris pour les départs de l’après-midi. Le site : https://www.levodunetours.com/

Le logement

Sea Breeze Guest House, 48 Turmalin Street, Swakopmund
Un guest house tout confort situé au Nord de la ville tout près du front de mer. Les patrons sont adorables, le petit déjeuner varié et les chambres chaudes et confortables. On en garde un excellent souvenir !
Le site : http://www.seabreeze.com.na/

Les repas

Blue Grass, Platz Am Meer Waterfront, Vineta, Swakopmund
Un bon restaurant en bord de mer. Les plats sont savoureux mais particulièrement copieux.

La grande traversée

7 septembre 2021

Après avoir exploré le canyon de Sesriem pendant une heure, notre grand départ pour une journée de route à travers le pays commence par une petite galère de voiture. Notre joli pick-up blanc, désormais couvert d’une épaisse couche de poussière et de sable, décide aujourd’hui de façon aléatoire s’il redémarre ou non après un arrêt. C’est comme ça que, 10km après avoir quitté le parc et arrêtés pour récupérer de l’eau dans le coffre, on reste plantés 10 minutes sur le bas-côté. Après quelques essais, la voiture redémarre finalement.

On trace alors de nouveaux sillons dans la route caillouteuse, traversant ces décors étonnants et colorés, ponctués de quelques animaux se promenant au milieu de nul part : des springboks, des autruches et même des gnous sont là, disséminés dans ces étendues immenses.

On s’arrête finalement à Solitaire, nom particulièrement bien choisi, pour faire le plein et s’intéresser de plus près au fonctionnement de la voiture. Quitte à ne pas redémarrer, on a préféré le faire dans un endroit présentant un peu d’activité !

Là encore, on pense aux États-Unis et à la route 66. A Solitaire, on trouve en effet des tas de véhicules de l’époque laissés à l’abandon dans le sable, des vieilles pompes à essence et un magasin d’appoint qui nous projette plusieurs décennies en arrière. Comme prévu, la voiture ne redémarre pas. Heureusement, après un coup de fil (satellite !) à l’agence de location, on s’arrange avec le mécano de la station qui réajuste la batterie en moins de deux.

On file de nouveau sur la route, longuement, s’enfonçant toujours un peu plus dans le désert, croisant de moins en moins de voitures. Bientôt, la route traverse d’immenses étendues de poussière colorée et quelques montagnes rocheuses. On se croirait sur la lune. Puis, comme un mirage, la porte du Rostock Ritz apparait sur la droite. On s’engage sur cette route alternative pendant quelques kilomètres, s’enfonçant plus loin encore vers ce monde inhabité quand, finalement, quelques constructions apparaissent.

On dirait des bulles, posées dans la pente, de petites fenêtres carrées en guise d’ouverture. On pousse la porte, un peu curieux, pour découvrir une sorte d’oasis. L’intérieur de pierres grises, les décors de bois flotté, la douce fraicheur, toutes ces formes arrondies et harmonieuses… On aime tout. On aime la calme de l’endroit après des heures de voiture roulant sur le gravier. On aime la gentillesse des patrons et les ronronnements de leur chat. On aime le spectacle de la vue de leur restaurant, fenêtres grandes ouvertes sur le désert en contre bas. Et cerise sur le gâteau, on y mange aussi très bien !

Requinqués, on reprend la voiture pour le reste de la journée. Le trajet est long pour rejoindre Swakopmund où nous passerons trois nuits. Au cours du chemin, peu après le Rostock, on passe le tropique du Capricorne. Les plaines arides cèdent alors la place à un canyon gris dans lequel la route serpente un moment avant de rejoindre une longue ligne droite dans le sable : la côte des squelettes approche.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le décor du formidable Rostock Ritz !

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Dans le parc de Sesriem, plusieurs points méritent une petite visite :
– Elim Dune, de préférence au coucher du soleil
– Dune 45, de préférence au lever du soleil
– Big Daddy Dune
– Deadvlei
– Canyon de Sesriem

Certaines entreprises proposent des visites en montgolfière ou avion au dessus du désert !

Le logement

Sea Breeze Guest House, 48 Turmalin Street, Swakopmund
Un guest house tout confort situé au Nord de la ville tout près du front de mer. Les patrons sont adorables, le petit déjeuner varié et les chambres chaudes et confortables. On en garde un excellent souvenir !
Le site : http://www.seabreeze.com.na/

Les repas

Rostock Ritz, Off the C14, Farm Rostock, Namib-Naukluft Park
Un décor formidable au milieu du désert, des plats généreux et un personnel au petit soin. Nous n’y avons pas dormi et on le regretterait presque.

Blue Grass, Platz Am Meer Waterfront, Vineta, Swakopmund
Un bon restaurant en bord de mer. Les plats sont savoureux mais particulièrement copieux !

Le désert du namib

6 septembre 2021

Après une première nuit sous la tente un peu agitée pour cause de vent violent, on se lève tranquillement sous un timide soleil du désert. On prend alors la route pour s’enfoncer au cœur des dunes rosées. Au passage, autruches et oryx parsèment le paysage de tâches sombres. La route est étonnamment bonne, recouverte d’un goudron sombre flambant neuf. Après une petite heure, un parking apparait au bout du chemin.

Il reste encore 5km que seuls les véhicules équipés de 4 roues motrices sont en mesure de franchir. Avec prudence, on engage notre bolide dans le sable ondulé à la texture et à la profondeur variable. Le décor change, plus sauvage. Le sol craque sur les bas-côtés, n’ayant probablement pas vu une goutte d’eau depuis des années. Partout, les dunes adoptent des nuances d’orange et de rose, souvent changeantes. Leur hauteur varie aussi beaucoup. Sur le chemin, Le Roi Lion dans les oreilles, on observe aussi le trajet des voitures guidées pour envisager les meilleurs passages au retour.

Arrive finalement une grande étendue de sable faisant office de parking, plantée aux pieds de la Big Daddy, la plus grande dune du monde. On s’enfonce alors dans le sable coloré pour découvrir Deadvlei, ancien lac salé asséché d’un blanc éclatant. Vous le savez, j’ai une sensibilité particulière pour ces endroits du bout du monde, quasi lunaires, qui semblent avoir été désertés par les hommes. Deadvlei a tout de ces endroits : arbres figés dans le temps, sol qui craquèle sous les pieds, couleurs intenses et silence religieux. Il y a quelques touristes avec nous mais on les voit à peine tant l’endroit est grand. On déambule entre ces troncs, pas tout à fait morts mais pas tout à fait vivants non plus, avant de s’attaquer à la dune.