D’Etosha à rundu

15 Septembre

Le matin se lève déjà sur le Toshari. Alors qu’on aurait sans doute dû se lever aux aurores pour être à l’heure d’ouverture au parc d’Etosha, nos aventures de la veille et notre petit coup de stress nous ont un peu découragés. On profite donc  sans se presser d’une terrasse déserte pour le petit-déjeuner, sous un doux soleil réconfortant.

Quand on passe finalement les portes Sud, on est clairement pas dérangés par les autres touristes. La route n’est que pour nous et les springboks, décidés à traverser par dizaines pour rejoindre le point d’eau le plus proche. L’ambiance est pourtant un peu différente de ce côté du parc qui parait plus aménagé. Pour autant, les stations-services sont vides et les magasins de souvenirs bien tristes. On est contraint de repartir en arrière, incapables de passer la journée sans faire un plein.

Pour notre deuxième tentative d’entrée, la jauge de carburant au maximum, on commence par le pan, immense étendue asséchée. Le secteur est complètement désert. Des nuages de poussières s’élèvent entre les herbes jaunies où se promènent uniquement quelques autruches et antilopes. On poursuit doucement la route, attentifs, guettant léopards et guépards dans la savane. En vain. On quitte finalement les rives de cette zone un peu mystérieuse qui ne reprend vie que lors de la saison des pluies pour suivre la route des points d’eau la plus au Sud. Impalas et springboks sont un peu partout mais les carnivores sont plus rares. Au détour d’un croisement, dissimulé à l’ombre d’une borne d’indications, un petit chacal pointe finalement le bout de son nez. On en trouvera plusieurs ainsi installés, profitant d’un peu de fraicheur dans cette zone grillée par le soleil.

Le Aus Waterhole apparait au bout d’une route nettement plus boisée. Alors que nous n’avions croisé que peu d’animaux, on découvre avec étonnement le spectacle qui nous y attend : jusqu’à 71 éléphants d’un coup. Ils sont venus par hordes entières, squattant chacun un bout du plan d’eau, tant pour boire que pour se rafraîchir. On regarde avec amusement toutes les interactions que ces dizaines de mammifères peuvent avoir entre eux. Les petits se cachent dans les pattes de leur mère, mimant leur attitude. Les ados s’agitent et pataugent en s’amusant, certains se lancent dans des combats de trompes et de grognements. Les matriarches veillent, observent les hordes voisines du coin de l’œil, prêtes à intervenir… ou à gronder les ados trop énervés. Mais personne ne se mélange, les hordes sont bien séparées.

On a un peu de mal à quitter le spot aux éléphants, mais la recherche des grands fauves nous appelle. On quitte donc les bois secs pour une étendue de jaune qui semble infinie. Quelques arbres solitaires se dressent au milieu de ce grand vide. On guette les branches, le pied des arbres ombragés. Sans succès. Des mystérieux oiseaux habitent cependant les lieux. Les autruches d’abord, avec leur physique atypique, leurs énormes pattes et leurs plumes qui s’agitent comme des tutus… mais aussi des messagers sagittaires, eux aussi hauts sur pattes. Ils s’agitent bizarrement, paraissant piétiner plus que marcher, tout en secouant la tête. Avec leurs plumes d’ornement au sommet du crâne, ils ont vraiment des allures de divas.

Le soir arrive bien vite. La lumière blanche, éblouissante, des heures de plein soleil s’apaise. Le jaune vif de la savane prend des nuances d’or. On espère encore. Sur le bord de la route, de larges buissons sont le refuge des calao qui planent au-dessus de la route. On a le sourire en croisant ces Zazou de la vie réelle qui ont le don de nous replonger en enfance. On se met encore la musique du Roi Lion et on remue sur nos sièges comme des gamins. Finalement, entre deux chansons, on repère au loin une masse dans les herbes hautes. On la suit, on observe. Les herbes s’agitent ! Et puis, deux défenses se laissent deviner. Un phacochère se promène là, tout seul.

L’heure tourne et, cette fois, on veut vraiment être à l’heure. On quitte Etosha à regret sous les lumières du soleil couchant, toujours charmés par cet endroit.

16 Septembre

Covid party oblige, notre dernière matinée prévue à Etosha doit être sacrifiée pour aller faire un test PCR avant de passer la frontière du Botswana. On regrette un peu de ne pas s’être levés plus tôt la veille, frustrés de ne pas pouvoir sillonner encore les routes blanches du parc. Après cette étape coton-tige, la route vers Rundu parait longue. Une immense ligne droite semble filer vers le nord du pays sur des centaines de kilomètres. On découvre au passage une Namibie plus verte mais aussi plus pauvre. Les bords de la route sont pleins de villages construits avec les moyens du bord, loin des grandes villes comme Windhoek et Swakopmund. Sur le bas-côté, de petits stands vendent bois, sculptures et fruits aux voyageurs. Partout, les gens marchent. Des femmes longent la route en transportant sacs ou bidons d’eau, des dizaines et des dizaines d’écoliers suivent le même chemin dans des uniformes impeccables. Rundu apparait au bout du compte, pas très avenante. On s’y arrête juste le temps de faire le plein (difficilement là encore) avant de rejoindre notre logement pour la nuit.

Nous dormons sur un camping au bord du fleuve mais c’est le lodge qui nous accueille avec un jus de fruits et de grands sourires. On nous apprend que le niveau du fleuve est trop bas pour envisager d’y faire du bateau mais que, en revanche, nous avons quartier libre pour utiliser les installations du lodge. On passera finalement ici un après-midi de repos, entre piscine et lecture sur un transat avant d’envisager de nouvelles aventures.

Le soir venu, le soleil se couche au bout du fleuve qui sépare la Namibie de l’Angola. Sur la rive d’en face, des enfants jouent et courent au milieu d’un troupeau de vaches dans la plus grande quiétude. On s’installe en terrasse, on observe les couleurs changeantes en sirotant une boisson fraîche. Il sera bientôt temps de quitter la Namibie.

les animaux vus par Ptit Jo

Le zèbre de Burchell (Equus quagga burchellii) ou zèbre des plaines réalise des migrations de près de 300km à travers l’Afrique Australe.

Le springbok (Antidorcas marsupialis) est une antiloppe sauteuse qui impressionne par ses performances: sauts de 2 mètres et pointes de vitesse à 90km/h.

Les impalas (Aepyceros melampus) utilisent leurs lignes noires présentes au bout des oreilles, sur le dos de la queue, le haut des cuisses et sur le front pour se reconnaître.

L’autruche (Struthio) est capable de distancer une lionne avec des pointes à 90 km/h sur de très courtes distances.

Le chacal à chabraque (Lupulella mesomelas) éduque ses petits pendant toute une année, faisant de sa descendance des pro de la chasse.

L’éléphant de savane (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre, avec en moyenne 4 mètres à l’épaule et environ 6 tonnes pour le mâle.

Le messager sagittaire (Sagittarius serpentarius), aussi appelé Secrétaire, passe la majeure partie de la journée à marcher dans la savane pour trouver ses proies.

Le calao leucomèle (Tockus leucomelas) aussi appelé Banana calao plane d’arbustes en arbustes en poussant des cris parfois stridents.

Le phacochère (Phacochoerus africanus) a de longues canines en forme de défenses qui lui servent à déterrer des racines et à se défendre contre ses prédateurs.

Le Dik Dik de Damara (Madoqua) est une antilope miniature dont le nom vient du bruit qu’elle fait lorsqu’elle se sent en danger.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Parc national d’Etosha
L’entrée au parc est payante et les frais sont à régler à l’une des entrées du parcs. Il faut compter 50 NAD par tranche de 24h pour la voiture et 150 NAD par tranche de 24h par personne. Pensez à faire le plein avant d’entrer dans le parc ! Quand nous y étions, toutes les stations d’Etosha étaient vides.

Des livres d’or sont disponibles dans le parc pour aider à localiser les animaux. A défaut de pourvoir les consulter avant de partir, voici nos spots préférés à l’Est :

  • Dolomietpunt : 7 girafes, des vautours, des springboks et des oryx
  • Duineveld : 13 éléphants
  • Olifantsrus : 1 éléphant depuis la plateforme d’observation
  • Bitterwater : pour un festival de faune incluant des lions vers 17h

Et nos spots préférés au Sud :

  • Okaukuejo : pour le coucher du soleil
  • Gemsbokylakte : zèbres, springboks, autruches, gnous… et chacal !
  • Aus : 70 éléphants au même point d’eau
Le logement

Toshari Lodge, Portion 1, Farm Afguns, Outjo, C38
Le lodge était vraiment magnifique. On a adoré les installations communes, les buffets du soir et du petit déjeuner, les grandes ouvertures sur l’extérieur… notre chambre était immense et confortable. Bref : un sans-faute.

On a adoré ce lodge mais, avec le recul, on regrette un peu de ne pas avoir passé au moins une nuit dans le parc pour éviter de courir en essayant de respecter (à peu près…) les horaires. On aurait ainsi pu profiter des points d’eau plus longuement en fin de journée où l’activité des animaux est vraiment plus importante. Si c’était à refaire, on choisirait sans doute l’Ouest du parc, moins fréquenté.

Onguma Tamboti Campsite, Etosha NP
Situé à l’Est d’Etosha, dans l’enceinte même du parc, ce campsite semble sympa mais nous ne l’avons vu que de nuit. En revanche, les installations sont de qualité (sanitaires à chaque emplacement) et le restaurant est accessible, avec vue directe sur le point d’eau de la réserve.

Hakusembe Lodge Campsite, Samsity Conserancy, Rundu
Le lodge est situé en bord de rivière dans un environnement charmant. Ses installations sont accessibles aux campeurs. Chaque emplacement est équipé de toilettes et de sanitaires individuels.

Les repas

Le diner du Toshari était vraiment de qualité, comme son petit-déjeuner. Les deux repas sont proposés sous forme de buffet dans un décor plein de charme et avec un personnel vraiment adorable.

Le camping d’Onguma propose aussi des repas, moins travaillés mais bien pratiques.

Le diner de l’Hakusembe est lui aussi sous forme de buffet. En revanche, on a trouvé le tarif bien trop élevé.

Le parc National d’Etosha

14 septembre

Après un bon petit déjeuner dans la grande salle de bois et de verre du Grootberg, il est temps de plier bagage et de reprendre la route. Nous filons aujourd’hui vers ce qui est sans doute le lieu le plus visité de Namibie : le parc National d’Etosha ! Le parc national d’Etosha est une des plus grandes réserves animalières d’Afrique puisqu’elle contient plus de 115 espèces de mammifères et 350 espèces d’oiseaux. On attendait donc cette étape avec impatience.

Bercés par la musique, agréablement surpris par l’apparition de quelques girafes sur les bords de la route, on ne voit pas le temps passer jusqu’à l’entrée Ouest du parc. Devant le visitor center, on tombe un couple de français rencontré dès le premier soir à Windhoek, qui nous avait accidentellement piqué notre emplacement de camping à Sesriem et que l’on avait recroisé à plusieurs reprises dans nos hébergements. Ils nous expliquent rapidement la procédure d’entrée car il faut passer d’un poste à l’autre et remplir un peu de paperasse avant de découvrir les lieux. La voiture est également fouillée et les sacs plastiques bannis dans l’enceinte de la réserve.

Le safari commence dès le parking où l’on rencontre un énorme lézard bariolé, au corps d’un bleu sombre et à la tête orange ! Les formalités accomplies, armés de notre plan papier et l’appareil photo posé sur les genoux, on file sur les routes de sable, impatients de découvrir toute cette faune sauvage !

On tente notre chance un peu au hasard, choisissant les chemins les plus longs et, surtout, ceux qui passent à proximité du plus grand nombre de points d’eau possible. A cette période, la terre est sèche, la végétation peu dense et les animaux peinent parfois à satisfaire leur besoin en eau. Ils marchent alors de longues distances, d’un point d’eau à un autre. Ces regroupements sont donc une opportunité formidable pour découvrir ce qui est sans doute la plus grande richesse de la Namibie.

Sur les premiers kilomètres, on rencontre de nombreux zèbres, errant à la file indienne dans la poussière. Ils nous observent du coin de l’œil, à peine dérangés, nous offrant parfois ce bruit si caractéristique ou de jolies roulades sur le dos. Ces zèbres sont différents des zèbres des montagnes rencontrés dans le Damaraland. Leurs rayures sont plus larges, se rejoignent sous le ventre mais ont aussi des couleurs plus variées : des rayures grises se dessinent entre les blanches et les noires. Les petits sont adorables, tout frêles avec leur crinière épaisse.

Peu à peu, quelques oryx et springboks se joignent à la fête.  Ils traversent la voie les uns derrière les autres sans un regard, guidés par leur instinct à travers la savane. Dans les herbes hautes quelques koudous se laissent surprendre, suivis de leurs petits qui bondissent dans les buissons à notre passage, leur petite queue blanche fouettant les airs.

Le long de la route, on aperçoit plusieurs girafes semblant se diriger, comme nous, vers le Dolomietpunt Waterhole. On gare la voiture, on coupe les moteurs et on observe, seulement accompagnés d’une autre voiture encore plus sale que la nôtre. Elles arrivent, doucement, l’une après l’autre. Ce sont 6 girafes qui viendront jusqu’au bord de l’eau. Pattes écartées, elles baissent leur énorme tête jusqu’à provoquer des rides à la surface. D’impressionnants vautours arrivent à leur tour, tournant longuement dans le ciel avant d’atterrir, les uns après les autres, dans un bruyant battement d’aile. On reste un long moment sur les bords du point d’eau, amusés par les interactions entre les espèces, charmés par la grâce des girafes.

La route poussiéreuse s’enfonce plus loin encore dans le parc. A l’est, une immense plaine asséchée est parcourue de petites tornades de sables qui s’élèvent dans le ciel et disparaissent presque aussitôt. Seuls les zèbres semblent encore apprécier l’endroit. Le premier camp apparait finalement au bout d’un long moment.

Olifantsrus Camp est connu pour être un ancien abattoir d’éléphants, actif entre 1983 et 1985 à une époque où une surpopulation d’éléphants menaçait l’écosystème du parc. Depuis plusieurs années déjà, il a été reconverti en petit camping conservant les vestiges de ce passé sanglant tout en étant désormais tourné vers l’avenir et la sensibilisation. C’est un endroit isolé de tout avec un plateforme d’observation donnant sur un point d’eau qui permet de s’approcher au plus près des animaux sans les perturber. A l’instant même où l’on s’y installait, un éléphant est apparu au loin. Un grand mâle solitaire.

Balançant sa tête nonchalamment, il s’est approché lentement du point d’eau pour s’offrir une douche rafraichissante. L’expérience est vraiment chouette : assis en hauteur, on entend ses grondements, on entend l’eau aspirée par sa trompe, on l’entend jaillir au-dessus de sa tête. Un joli moment rien que pour nous.

La route se poursuit et les points d’eau s’enchainent. On note consciencieusement toutes nos observations pour pouvoir remplir les livres d’or présents aux entrées du parc. Ils permettent de signaler la présence des espèces rencontrés aux visiteurs afin de les aider à rencontrer leur animal favori. Zèbres, gnous, springboks, girafes, éléphants, autruches. On croise de tout un peu partout. Et puis finalement, vers 17h, on s’arrête à Bitterwater Waterhole.

L’endroit est incroyable. Là encore, on est absolument seuls… du moins les seuls humains. Un troupeau d’éléphants squatte le point d’eau, buvant bruyamment. Quelques girafes sont également là, attendant leur tour au milieu de dizaines de zèbres, d’oryx, de gnous, d’autruches, de springboks. Il y a là une faune incroyable, bruyante, mouvante. Les zèbres s’agitent, piaffent au passage d’un petit chacal. Un peu plus loin, deux éléphants s’affrontent du regard, grognant en agitant trompes et oreilles. D’un coup, la savane grouille de vie.

En repartant, on rencontre à l’ombre des arbres une famille de lions en pleine sieste. Mâles, femelles et petits sont groupés les uns contre les autres, les plus actifs se contentant d’observer le point d’eau d’un œil distrait. On les observe avec amusement se rouler sur le dos, bailler à s’en décrocher la mâchoire ou se laisser tomber sur le côté, frappés d’une incroyable flemme. D’énormes sourires traversent nos visages : on a vu des lions !

Passé ce spot mémorable, on s’intéresse de plus près à l’itinéraire pour regagner la sortie du parc où nous attend notre logement. On réalise avec horreur qu’il nous reste encore une longue distance à parcourir sur des routes normalement limitées à 60km/h. Le cerveau se met en marche et on calcule vite que, partis comme ça, on ne sera jamais sortis au coucher du soleil. On repart alors d’une traite, ignorant toutes les possibilités d’observation, concentrés comme jamais sur la route pour ne pas risquer un quelconque accident. On file comme l’éclair, un œil sur la montre, ronchonnant intérieurement contre cette nuit qui arrive beaucoup trop vite.

A l’heure où le ciel devient franchement rose, l’entrée Sud du parc apparait. On se croit alors sauvés : seuls 5km nous séparent de la sortie. On hésite et puis finalement, on s’autorise un arrêt express pour observer le soleil se coucher sur la savane, juste derrière un plan d’eau. La silhouette des girafes se dessine sur le ciel flamboyant, quelques antilopes s’abreuvent et une colonie de mangoustes traverse la scène en bondissant. A peine le soleil couché, on se précipite dans la voiture pour notre dernière ligne droite, confiants.

On aurait clairement pas dû.

Arrivés face à la sortie, on trouve les portes du parc closes. On apprend donc à nos dépends que lorsqu’on dit que le parc ferme au coucher du soleil… c’est précis. A l’instant où le soleil disparait, tout est bouclé. Pas 5 minutes avant ni 5 minutes après. Quelques habitations étant présentes de l’autre côté du grillage, on demande un peu d’aide et, finalement, le gardien vient nous ouvrir la première porte du sas de sortie… pas la deuxième. Malgré toutes nos négociations, il prévient sa supérieure et nous laisse l’attendre. Il fait nuit noire maintenant et nous sommes coincés depuis une demi-heure entre les deux portes, attendant avec inquiétude de connaitre notre sort. La responsable arrive finalement. Elle nous passe un sacré savon puis nous laisse finalement repartir dans le noir, un peu soulagés.

Note pour l’avenir : on ne rigole pas avec les horaires à Etosha.

les animaux vus par Ptit Jo

L’agame des Rochers (Agama agama) mâle est bigaré tandis que la femelle est d’un vert olive tacheté. Le matin, il prend un bain de soleil qui ravive ses couleurs.

Le zèbre de Burchell (Equus quagga burchellii) ou zèbre des plaines réalise des migrations de près de 300km à travers l’Afrique Australe.

Le grand koudou (Tragelaphus strepsiceros) mâle arbore d’imposantes cornes en spirale d’1.2 à 1.8 mètres. Il peut franchir des obstacles de 2 à 3 mètres de haut d’un bond !

La girafe (Giraffa camelopardalis angolensis) est la plus grande espèce du règne animal avec une hauteur de près de 6 mètres pour les grands mâles.

Le vautour oricou (Torgos tracheliotos) à la tête dénudée et le vautour africain (Gyps africanus) planent tous les deux dans le ciel d’Etosha.

L’oryx gazelle (Oryx gazella), emblème de la Namibie, porte toujours des cornes, qu’il s’agisse d’un mâle ou d’une femelle.

Le springbok (Antidorcas marsupialis) est une antiloppe sauteuse qui impressionne par ses performances: sauts de 2 mètres et pointes de vitesse à 90km/h.

L’éléphant de savane (Loxodonta africana) est le plus grand animal terrestre, avec en moyenne 4 mètres à l’épaule et environ 6 tonnes pour le mâle.

Le lion d’Afrique (Panthera leo leo) est une force de la nature engloutissant 7kg de viande par jour. Son rugissement peut être entendu à 8km à la ronde !

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Hors-piste et plus spécifiquement par Antoine. S’il n’est pas indispensable d’être accompagné pour la Namibie, il était en revanche indispensable de l’être pour le Botswana. Aussi, le recours a une agence pour combiner les deux destinations a été un véritable gain de confort. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également toutes nos procédures Covid (réservation de tests, suivi des résultats) et nous a aidés à obtenir les visas. Bref, nous sommes partis en confiance !

Le site: https://www.horspistes-afrique-australe.com/

Les activités

Parc national d’Etosha
L’entrée au parc est payante et les frais sont à régler à l’une des entrées du parcs. Il faut compter 50 NAD par tranche de 24h pour la voiture et 150 NAD par tranche de 24h par personne. Pensez à faire le plein avant d’entrer dans le parc ! Quand nous y étions, toutes les stations d’Etosha étaient vides.

Des livres d’or sont disponibles dans le parc pour aider à localiser les animaux. A défaut de pourvoir les consulter avant de partir, voici nos spots préférés à l’Est :

  • Dolomietpunt : 7 girafes, des vautours, des springboks et des oryx
  • Duineveld : 13 éléphants
  • Olifantsrus : 1 éléphant depuis la plateforme d’observation
  • Bitterwater : pour un festival de faune incluant des lions vers 17h

Et nos spots préférés au Sud :

  • Okaukuejo : pour le coucher du soleil
  • Gemsbokylakte : zèbres, springboks, autruches, gnous… et chacal !
  • Aus : 70 éléphants au même point d’eau
Le logement

Toshari Lodge, Portion 1, Farm Afguns, Outjo, C38
Le lodge était vraiment magnifique. On a adoré les installations communes, les buffets du soir et du petit déjeuner, les grandes ouvertures sur l’extérieur… notre chambre était immense et confortable. Bref : un sans-faute.

On a adoré ce lodge mais, avec le recul, on regrette un peu de ne pas avoir passé au moins une nuit dans le parc pour éviter de courir en essayant de respecter (à peu près…) les horaires. On aurait ainsi pu profiter des points d’eau plus longuement en fin de journée où l’activité des animaux est vraiment plus importante. Si c’était à refaire, on choisirait sans doute l’Ouest du parc, moins fréquenté.

Onguma Tamboti Campsite, Etosha NP
Situé à l’Est d’Etosha, dans l’enceinte même du parc, ce campsite semble sympa mais nous ne l’avons vu que de nuit. En revanche, les installations sont de qualité (sanitaires à chaque emplacement) et le restaurant est accessible, avec vue directe sur le point d’eau de la réserve.

Les repas

Le diner du Toshari était vraiment de qualité, comme son petit-déjeuner. Les deux repas sont proposés sous forme de buffet dans un décor plein de charme et avec un personnel vraiment adorable.

Le camping d’Onguma propose aussi des repas, moins travaillés mais bien pratiques.