Autour de Kyoto

18 avril 2023

Après une dizaine de jours de voyage, nous arrivons pour la première fois à Kyoto, autrefois capitale du Japon et réputée pour avoir conservé un patrimoine ancien. Plus portée sur les traditions que Tokyo, elle nous apparaissait comme une étape incontournable du voyage. Notre première visite se fait pourtant en périphérie de la ville, au pied des montagnes et dans un univers ancien.

Au bout d’une allée bordée d’arbres, le fameux Kinkaku-ji, plus communément connu sous le surnom de Temple d’or, est l’un des temples bouddhistes les plus emblématiques (et les plus visités) du Japon. Il doit sa renommée à la particularité de son bâtiment principal, dont les deux étages supérieurs sont recouverts de feuilles d’or… Installée au cœur d’un étang paisible, lui-même entouré d’un jardin, il faut bien reconnaitre que la bâtisse a de l’allure. Un héron posé là achève de parfaire cette harmonieuse entrée en matière, en tout point semblable à ce que l’on imaginait avant de parcourir le Japon.

Passée cette première vision, on opte pour une balade entourée de pins qui court tout autour du temple, offrant plusieurs points de vue sur les étages dorés. A la fin du parcours, une maison de thé en partie dissimulée par la végétation permet de déguster une pâtisserie et un matcha dans un décor plein de sérénité.

La visite continue au temple Tenryu-ji, passant d’étangs en bosquets, le long d’une allée gravillonnée. Le jardin de promenade est sans doute tout aussi marquant que le temple d’or avec ses formes rondes, ses couleurs vives, ses eaux calmes et ses îlots rocheux. Au pied des arbres, d’incroyables tapis d’une mousse épaisse, humide et verdoyante couvrent les premières hauteurs des montagnes entourant l’ancienne capitale. En toile de fond, de majestueux pins grimpent vers les collines…. Quel spectacle ! Bien loin de l’agitation d’une grande ville et malgré le nombre de visiteurs, nous avons été surpris par le calme qui règne en maitre au cœur de cet îlot de verdure.

A quelques pas du jardin se trouve la bambouseraie d’Arashiyama, la plus célèbre du pays. Le bambou étant symbole de force et de prospérité, le secteur est, parait-il, autant prisé par les locaux que par les touristes. Les lieux sont en effet impressionnants : sur un demi kilomètre, des milliers de tiges s’élèvent vers le ciel autour d’un chemin étroit, les feuillages masquant presque l’azur tant ils sont denses. Ça, c’est pour la carte postale.

En revanche, si vous rêviez d’apprécier le bruissement du vent dans les fines feuilles, le balancement des longes tiges sous la brise et le calme d’une après midi de printemps… c’est raté ! A moins de vous lever très tôt, il faudra compter sur l’impressionnante foule qui traverse la bambouseraie, plus ou moins respectueusement (de nombreux bambous sont malheureusement gravés aux initiales des visiteurs…).

On termine la soirée sur Pontocho, célèbre allée piétonne longeant la rivière Kamo-gawa dans le centre-ville de Kyoto. Marquée par son architecture typique avec des bâtisses en bois sur deux étages et des lanternes en papier suspendues un peu partout, elle s’éveille à l’heure où le soleil se couche.

Cette allée étroite se gorge alors de monde et il est parfois difficile de circuler entre les façades des nombreux bars et restaurants pris d’assaut. Les plus prisés, où la réservation est indispensable, donnent parfois sur la rivière par le biais de larges baies vitrées. Malgré cette agitation, on s’attendrait presque à trouver derrière l’une de ces portes un de ces anciens salons de thé où geisha et maiko exerçaient leurs talents.

Pour ce qui est de la cuisine, il y en a pour tous les goûts : restaurants de poissons, de soupes, de viandes, de grillades ou même de cuisine internationale. le long de l’allée, il y en a aussi pour tous les prix, bien qu’il faille tout de même s’attendre à des tarifs plus élevés que la moyenne. En bref, si la traversée de ce secteur nous parait incontournable, mieux vaut avoir préparé sa soirée entre ces murs pour en profiter au mieux !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le paisible jardin du temple Tenryu-ji

Coté pratique

Les activités

Kinkaku ji (pavillon d’or)
Ouvert tous les jours de 9h à 17h
Entrée 400Y

Tenryu-ji
Ouvert tous les jours de 8h30 à 17h
Entrée 500Y pour les jardins, 300Y de plus pour l’intérieur des bâtiments

Bambouseraie d’Arashiyama
Ouverte tous les jours, 24h/24
Entrée gratuite

Le logement

Hotel M’s Plus Shijo Omiya, Nakagyo-ku Nishikioomiyacho 114 , Nakagyo Ward, Kyoto, 604-8365
Chambres petites mais modernes et équipées. Le logement est à proximité directe du métro mais ne propose pas de petit déjeuner. Une salle est cependant à disposition au rez de chaussée et offre la possibilité de prendre un café ou de réchauffer un plat.

Les repas

Maison de thé du temple Kinkaku ji
A la fin de votre visite, n’hésitez pas à vous arrêter pour déguster un thé près de l’autel dédié à Fudô Myôô (500Y).

Kura Sushi, Japon, 〒604-8035 Kyoto, Nakagyo Ward, Sakuranocho, 415 京都松竹座ビル B1F
Kura est une grande chaine japonaise qui mise sur l’un des fameux tapis roulant où passent sushis et makis. Il faut admettre que le système est étonnamment efficace. Soit on récupère des plats directement sur le tapis du bas et ils sont ajoutés automatiquement à la ta note, soit on commande sur une tablette et les plats arrivent sur le tapis roulant supérieur, accompagnés d’une petite musique. Les tarifs sont accessibles, les plats sont très corrects et l’expérience amusante. Seul inconvénient, il y a très souvent la queue… mieux vaut anticiper !
Le lien : https://www.kurasushi.co.jp/en/

Le centre de Tokyo

13 avril 2023

Après avoir pris la route, déposé les bagages à l’hôtel, rendu la voiture et pris le train depuis l’aéroport de Narita, nous faisons enfin nos premiers pas dans Tokyo. Un peu au hasard, nous avons choisi la gare centrale de Tokyo pour débuter notre visite. Son architecture est particulière : toute en brique et plutôt longue, la gare trône au milieu de buildings aux façades de verre qui filent vers le ciel.

Après une courte balade, on se laisse tenter par la visite du premier Pokémon Center de ce séjour. Enfants de la génération Pokémon, on découvre les lieux avec de grands yeux face aux murs de peluches, aux milliers de goodies et aux sachets de cartes brillants. Les lieux sont impressionnants, décorés et emprunts d’une excitation digne de l’entrée à Disneyland. En bons pigeons, on visitera d’ailleurs tous les centres qui croiseront notre chemin jusqu’à notre retour en France, découvrant chaque fois de nouveaux détails ou gadgets que l’on n’avait pas vu précédemment.

Avant de rentrer, on s’offre un détour vers la tour de Tokyo, sorte de Tour Eiffel bariolée au cœur d’une forêt de buildings. On choisit d’y grimper de nuit pour profiter des lumières de la ville vues d’en haut. Passés les milliers de poissons colorés suspendus entre les pieds de la structure et arrivés au premier niveau, un jeu de projections de lumières sur les parois vitrées rappelle la fin de la saison des cerisiers.

14 avril 2023

Cette fois, nous disposons d’une véritable journée pour découvrir la ville et pas simplement de quelques heures. On se dirige pour commencer dans l’un des coins les plus excentrés de Tokyo afin de visiter le TeamLab, un musée d’art numérique. Rien que l’arrivée est déconcertante. Une petite vidéo passe, nous expliquant que chaussures et chaussettes doivent être laissées au vestiaire et les pantalons remontés jusqu’aux genoux. On s’exécute avec curiosité et l’exploration commence…

Dans un couloir presque dépourvu de lumière, on remonte d’abord un petit ruisseau agité, sorte de pédiluve naturel (mais qui sent bien le chlore) destiné à garantir l’hygiène des lieux. On reconnait bien là le Japon ! La première salle que l’on traverse est, elle aussi, quasiment noire, à peine éclairée par quelques spots sur le plafonds. Le sol est recouvert d’immenses pans de tissus qui semblent recouvrir des coussins géants. On marche là-dedans en s’enfonçant parfois jusqu’aux genoux, les gamins se jettent sur le sol ou font des galipettes avec bonheur. Il ne faut donc pas plus de 5 minutes pour réaliser que ce musée n’a rien de traditionnel.

Un autre couloir, toujours aussi sombre, nous mène, lui, à une salle baignée de lumière. Des milliers de bandes LED tombant du plafond emplissent la salle dont les murs, sol et plafond sont entièrement recouverts de miroirs. On avance là-dedans comme dans un rideau de pluie, entourés d’un nombre improbables de gouttes de lumières aux couleurs et à l’intensité changeante. Un vrai moment de magie.

L’expérience continue de salles en salles, toujours plus intrigantes. Nous traversons ainsi un bassin immense, rempli d’eau chaude qui nous monte jusqu’aux genoux, sur laquelle sont projetés jeux de lumière et carpes koï irréelles puis, plus loin, une salle remplie d’immenses ballons aux couleurs changeant avec la lumière. Tout ici est jeu d’ombre et lumière, de miroirs et de projections oniriques. D’autres salles présentent encore des projections étonnantes au plafond, les laissant se refléter sur le sol pour perturber nos sens.

Finalement, sur la fin de l’exposition, on retrouve la lumière du jour dans un champ de mousse modernisé puis dans une fabuleuse pièce miroir où pendent des milliers d’orchidées de formes et de couleurs variées. On sort de là déboussolés mais absolument ravis de l’expérience, prêts à la recommencer !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Notre formidable visite du Team Lab !

Coté pratique

Les activités

Musée de l’art digital – Team Lab
Ouvert tous les jours de 9h à 22h. La dernière entrée se fait 1h avant les heures de fermeture.
Tarif adulte : 3800Y
Réservation indispensable
Lien utile : https://www.teamlab.art/fr/e/planets/

Tokyo Tower
Il existe deux possibilités de visite :
– Celle de l’observatoire principal (150m) : Tokyo Tower Main Deck (1200Y), ouvert de 9h à 23h
– Celle de l’observatoire principal et secondaire (150m/250m) : Tokyo Tower Top Deck Tour (3000Y) ouvert de 9h à 22h45
La dernière entrée se fait 30 minutes avant les heures de fermeture.

Péage pour le trajet retour Matsumoto- Tokyo : 9480Y

Trajet Aéroport Narita – Centre de Tokyo : 1350Y par personne

Ticket de métro 24h : 600Y par personne

Le logement

Hotel Hillarys Akasaka, 107-0052 Préfecture de Tokyo, 3-12-5 Akasaka, Minato-ku, TokyoUn Hôtel idéalement placé et propre mais aux chambres, comme souvent dans ces grandes villes, plutôt petites. Le logement met à disposition des pyjamas et propose un accès à des bains traditionnels.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Vers Matsumoto

12 avril 2023

Nous quittons Takayama pour rejoindre Matsumoto, dernière étape de notre périple en voiture avant de rejoindre les circuits plus traditionnels.

Le temps est plus que mitigé ce matin-là et, sur le chemin, on traverse de larges forêts froides et embrumées. A mesure que l’on avance, on s’enfonce dans la montagne. La route devient plus sinueuse, le décor change et on aperçoit quelques tas de neige entre les arbres.

Ce paysage me fait penser aux fameux bassins du Jigokudani Yaen Koen que l’on voit souvent dans les reportages animaliers. Les macaques japonais (ou singes des neiges), souvent insaisissables en dehors, s’y regroupent l’hiver pour profiter de la chaleur. Nous n’avions pas retenu cette étape, d’une part pour éviter un détour, d’autre part pour ne pas nous retrouver au milieu d’attroupements de touristes plus ou moins respectueux de la vie animale. Alors que je songeais à ces images, le nez collé contre la vitre froide, un singe décida de traverser la route en trombe. Comme par magie, un tout petit parking apparaissait au virage suivant pour nous offrir une chance de ramener de jolies images. Sans plus réfléchir, on s’y arrête, téléobjectif à la main et sens aux aguets.

Ils sont là, tout autour de nous dans les bois. On les entend d’abord puis on les croise, remontant la route ou grimpant dans les arbres. Un peu en contrebas, une femelle en plein repas est presque dissimulée par la végétation. Son étonnant visage rouge se repère heureusement relativement bien et elle se prête gentiment à une séance photo. Ce n’est que lorsqu’elle s’en ira qu’on remarquera un petit accroché à son ventre, bien au chaud dans une épaisse fourrure. On retourne nous aussi nous mettre au chaud, enchantés de cette jolie rencontre.

Sous une pluie désormais battante, on arrive finalement à la ferme Daio : l’une des plus grandes fermes de wasabi du pays. Si nous avions tous en tête l’étrange pâte verte et piquante, nous n’avions aucune idée de l’origine du produit et étions curieux d’en savoir davantage. La culture est finalement surprenante, installée quasiment dans un cours d’eau, traçant de larges sillons d’un vert vif. Sous les épaisses feuilles garnies de petites fleurs blanches se dissimule une racine de 10 à 15 cm. C’est elle qui, une fois récoltée, est utilisée dans différentes préparations. La ferme propose d’ailleurs d’en gouter certaines : saucisses, croquettes, burgers… et même de la glace ! Bien qu’il s’agisse d’une plante vivace, sa culture n’est pas aisée et les racines ne peuvent être récoltée qu’au bout de 2 ou 3 ans.

Passée la boutique et les tests culinaires, une balade d’une heure permet de déambuler dans les champs de wasabi. On trouve également, au milieu de cette ferme, quelques arbres fruitiers, des moulins, un sanctuaire ainsi qu’un petit temple…. Et, finalement, la pluie va bien à ce décor !

Le soleil revient pour notre arrivée à Matsumoto. Le long de la rivière, on remonte à pied vers son célèbre château par ruelle Nawate, surnommée la rue des grenouilles. Chose rare, malgré ses commerces (qui là encore ferment tôt), elle est entièrement piétonne. On y achète quelques éléments de vaisselle traditionnelle avant de poursuivre notre route vers la rue principale. Des boutiques de souvenirs plus classiques y fleurissent, proposant des temari, étranges boules de tissus aux prix tout aussi étonnants. Le temari, réalisé en fils de soie colorés, fait en réalité écho au passé de la ville, installé sur la route de la soie reliant Takayama à Suwa.  Véritable symbole de la ville, on en trouve un peu partout… même sur les plaques d’égouts !

Malgré nos petits arrêts, on parvient rapidement à l’imposante bâtisse installée sur d’épaisses murailles et entourée de douves. La visite n’est pas indispensable mais permet tout de même de découvrir l’intérieur du bâtiment, tout en bois et aux escaliers raides. Sa particularité, outre sa couleur, est qu’il s’agit de l’édifice d’origine et qu’il n’a jamais été reconstruit depuis sa création. En chaussettes, on évolue donc d’étages en étages, le long d’une exposition qui retrace le passé militaire des lieux. Le dernier étage offre, par de toutes petites ouvertures, un panorama intéressant sur la ville et sur les détails du toit.

Alors que l’on quittait le château, d’épais nuages amenés par le vent ont transformé l’atmosphère en un temps orageux. Sous ces lumières, le château porte particulièrement bien son surnom de « corbeau noir »… N’est-ce pas le meilleur moment pour prendre des photos ?

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les lumières d’un temps d’orage au dessus du corbeau noir…

Coté pratique

Les activités

Château de Matsumoto, 4-1 Marunouchi, Matsumoto, Nagano 390-0873
Ouvert tous les jours de 8h30 à 17h
Tarif adulte : 700Y
Lien utile : https://www.kanpai.fr/matsumoto#travel-guides-container

Ferme Daio Wasabi, 3640 Hotaka, Azumino, Nagano 399-8303, Japon
Ouvert tous les jours de 9h à 17h20
Lien utile : https://www.daiowasabi.co.jp/en/

Péage pour la journée : 1150Y

Le logement

松本はなれ (The Riverside Hideout guesthouse), 5 Chome-3-20 Ote, Matsumoto, Nagano 390-0874
Ce petit logement traditionnel est très agréable et plutôt bien placé dans Matsumoto. Le patron est très gentil et met à disposition une cuisine équipée.

Les repas

Pour cette première journée, nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés. Le choix n’y manque pas et cela nous a permis de tester différentes spécialités !

Shirakawa-gō

11 avril 2023

Nous filons ce matin vers un village inscrit au patrimoine de l’UNESCO : Shirakawa go. Avant de le visiter réellement, on opte pour un point de vue en hauteur visiblement bien connu des tour-opérateurs locaux. Depuis le point d’observation de Shiroyama et la terrasse du magasin de souvenirs, il est possible d’admirer un large panorama sur la vallée, la rivière bleutée et les sommets enneigées en toile de fond. Sur les abords, les cerisiers arborent leurs dernières fleurs avant la fin de la saison. Si la vue est charmante, la lumière de cette journée est malheureusement assez particulière et le paysage semble être enveloppé d’une sorte de brume de chaleur.

Célèbre pour ces maisons traditionnelles aux toits de chaume pentus, le village en abrite une soixantaine, la plupart étant aujourd’hui reconverties en restaurants ou logements pour les visiteurs. L’inclinaison particulière du toit a été conçue pour être capable de supporter les fortes chutes de neige hivernales. Cette particularité a donné à ces habitations le surnom de « gassho », diminutif de gassho-zukuri qui signifie littéralement « comme des mains qui prient ». Construite en bois et sans clou, elles sont étonnamment résistantes et, en plus de deux siècles, n’ont jamais été détruites malgré les tremblements de terre et les hivers rudes.

Depuis le parking principal, au pied des bâtisses, il est très facile de découvrir le village à pied. On y déambule au hasard des allées, observant ces maisons étranges entourées de rizières et de jardins.

La balade terminée, on se dirige vers la ville de Takayama, bien plus ancrée dans l’ère moderne. Et pourtant, son centre-ville ancien, bien qu’assez réduit, est plein de charme. Tout en bois sombre, il est parfois surprenant tant les entrées paraissent petites alors que les intérieurs surprennent par l’espace et la hauteur de plafond. En s’enfonçant dans certaines boutiques, on trouve d’ailleurs de petits jardins invisibles de l’extérieur. Ce centre-ville, préservé, est aussi très fragile. La zone est d’ailleurs totalement non-fumeur pour limiter les risques d’incendie.

On profite de cette promenade pour ramener nos premiers souvenirs au fil des boutiques. L’une de nos préférées est sans doute le marchand de baguettes aux murs recouverts de milliers de modèles en tout genre, de la camelote au bois précieux, du design le plus épuré aux décors les plus bariolés. Au centre de la boutique, des dizaines de repose-baguettes colorés sont exposés de sorte à ce qu’il soit presque impossible de ne pas trouver son bonheur.

Un peu plus loin, plusieurs brasseries de saké se font face, reconnaissables aux sakebayashi – de grosses boules de branches de cèdre compactées pendues au-dessus des portes. On en teste une qui propose, pour l’achat de quelques jetons, de gouter plusieurs échantillons de leurs meilleures ventes et de repartir avec un petit verre.

Vers 17h, on se fait à nouveau surprendre par la brusque fermeture des magasins. A 18h, même les restaurants s’y mettent… les rares restants ouverts ne fonctionnent que sur réservation et l’on se retrouve, après de vaines recherches, au supermarché du coin pour trouver un diner. Sur notre chemin, on prend encore quelques photos du décor avant de rejoindre l’hôtel.

Il est rare que je détaille nos logements mais celui-ci aura été sans aucun doute l’un de nos favoris ! Nos chambres impeccables étaient équipées de douche mais des bains étaient, en complément, mis à disposition. Histoire de tenter l’expérience japonaise jusqu’au bout, on se lance donc !

Nous voilà descendus, hommes d’un côté et femmes de l’autre, au niveau des bains d’une propreté parfaite. Un large vestiaire permet de laisser toutes ses affaires mais aussi de disposer, pour le retour, de plusieurs coiffeuses avec sèche-cheveux, savon, crème pour les mains et crème pour le visage. On trouve aussi des pyjamas tout doux mis à disposition des clients. Tradition oblige, on commence par se doucher sur les petits tabourets alignés face au mur avant de se glisser dans l’eau chaude des bains. Par chance, ma première visite se sera faite en solitaire et aura donc été particulièrement appréciée ! A la sortie, des glaces à l’eau étaient disponibles pour se remettre de cette bulle de chaleur… En bref, une expérience parfaite !

Installés le soir dans le hall pour prendre notre repas, on croisera d’ailleurs un grand nombre de visiteurs en pyjama, les jours encore roses de la chaleur des bains…

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le cœur de Takayama, tout en bois

Coté pratique

Les activités

Shirakawa-gō
1000Y pour le parking
Lien utile : https://www.kanpai.fr/fujiyoshida/pagode-chureito-arakurayama-sengen

Péage de Magome à Takayama en passant par Skirakawago : 6490Y

Le logement

Hotel Wood Takayama, 506-0845 Gifu, Takayama, Kamininomachi 80-2L’un des meilleurs logements que nous ayons eu. D’une propreté impeccable, idéalement situé, il propose plein de petites attentions pour un séjour cocooning.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés. Le choix n’y manque pas et cela nous a permis de partager quelques expériences culinaires !

De Magone à Tsumago

10 avril 2023

Après avoir testé melon pan (qui n’a absolument pas le goût de melon) et gâteau au thé matcha pour le petit déjeuner, nous filons en direction de Magome. Situé au cœur de la vallée de Kiso, entouré de montagnes, ce village traditionnel est construit directement de part et d’autre de l’historique Nakasendo.

Cette ancienne route traversait les Alpes Japonaises pour relier les villes de Kyoto et Tokyo à l’époque Edo. Dessinée sur plus de 500 kilomètres, elle permettait de commercer mais offrait aussi, par le biais de l’identification de dizaines de villes-étapes, de multiples possibilités pour les voyageurs de se restaurer et de se reposer. Seule une petite partie de cette route ancienne a été préservée, la plus belle étant l’objet de notre visite du jour !

Dès les premiers pas sur les pavés gris de Magome, on est charmés par l’architecture typique, les boutiques d’artisanat et les stands de street food fumants. Dans cet univers de bois et de minéral, une large place est faite à la végétation, accentuant encore le charme du village. Le hameau est plein de vie : les randonneurs se promènent paisiblement au soleil, les commerçants sont chaleureux et souriants. Pourtant, là encore tout est calme. Seul le petit ruisseau d’eau fraiche canalisé qui court tout du long s’agite, activant au passage quelques moulins.

Juste à côté de notre hôtel, un petit stand d’oyaki, délicieux petits pains cuits à la vapeur et fourrés de viande ou de légumes juteux, nous accueille à bras ouverts. On s’y arrête avec joie avant d’entamer la balade de 8km vers Tsumago, savourant autant nos petits pains que cette ambiance pleine de sérénité.

Le sentier en lui même, à la sortie du village, est parfaitement balisé et se fait sans difficulté. Le premier tiers de la randonnée grimpe un peu, traversant forets et hameaux peu fréquentés. Quelques panneaux indiquent la présence d’ours dans ces lieux mais nous n’en auront pas vu la moindre trace.

Les deux derniers tiers descendent, eux, tranquillement jusqu’à Tsumago. A mi-chemin, on découvre une maison de thé ancestrale au cœur sombre et enfumé, entourée d’arbres en fleurs. Malgré les quelques randonneurs installés là, seul le bruit de l’eau remplissant une fontaine trouble la paix des lieux.

On poursuit alors dans vers une partie plus boisée et ombragée dans laquelle se nichent quelques petits sanctuaires. Des sculptures de pierre grise, aux traits effacés et perdues dans la mousse, ont été posées là, par petits groupes, le long de la route à l’abri des arbres.

Au moment d’arriver sur la route goudronnée, un court détour permet de prendre une bouffée de fraicheur entre deux cascades. Si elles ne sont pas spécialement intéressantes, elles permettent de récupérer un sentier plus agréable que la route.

Tsumago apparait finalement au bout de la route. Plus petit, plus plat aussi, que Magome, le village semble également plus sombre et plus ancien. Les maisons sont d’un bois presque noir aux portes basses et l’ombre des montagnes a envahi le décor. On le traverse dans le calme, ne trouvant que quelques maisons témoins d’une autre époque et échoppes d’artisanat. Au bout de la route, la gare routière nous permet de revenir rapidement sur nos pas par un système de navette bien rodé.

Le trajet en bus achevé, on retrouve la jolie Magome à l’heure où tout s’agite. La plupart des randonneurs sont rentrés et déambulent dans la rue principale. Il ne faut pas trainer si l’on souhaite acheter un souvenir ou un repas car la plupart des magasins ferment dès 16h30. A 17h, tout est clos. On attend un peu pour ressortir sous les lumières de fin de journée, lorsque la village est encore plus beau sous des nuances dorées. Pour ma part, cette journée aura été ma préférée du séjour. Ce décor n’est-il pas magique ?

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’arrivée au village de Magome, magique !

Coté pratique

Les activités

Randonnée de Magome à Tsumago (8km)
La Nakasendo peut se faire à pied sur toute sa longueur mais le tronçon de Magome à Tsumago est le plus réputé pour la beauté de son décor. Il est également possible de pousser jusqu’au village suivant (Tsumago – Nagiso, 3.6km) en veillant bien aux horaires de retour des navettes. Les deux sens sont possibles mais la montée est plus longue si l’on part de Tsumago.
Navette entre Magome et Tsumago : 4 AR / jour entre 10h30 et 17h (600¥)
Lien utile : https://kowala.fr/magome-a-tsumago-infos-pratiques-parcourir-nakasendo/#BusRetour

Péage de Matsumoto à Magome : 3860Y

Le logement

Magome Chaya, 508-0502 Gifu, Nakatsugawa, Magome 4296 , Japon, Nakatsugawa
Nous avions choisi un logement en plein cœur de Magome pour profiter un maximum du village. Il dispose d’une petite place de parking à l’arrière, rarement utilisée et parfaite pour nous. Les chambres sont dans un style traditionnel avec futons et les douches communes comme souvent en dehors des grandes villes. L’établissement n’a, en soi, rien de marquant mais il propose des repas et est très bien placé.

Les repas

L’hôtel choisi proposait une option pour le diner et une pour le petit déjeuner.

Le diner était excessivement copieux et dans un style traditionnel présentant à la fois soupe, légume frits, viande crue, poisson, sobas… pour autant, et surtout compte tenu du prix, nous ne l’avons pas trouvé inoubliable. Le petit déjeuner en revanche est vraiment à conseiller. Nous avons eu du thé, du riz, de l’omelette, du poisson, des algues nori… tout était très bon.

Si on s’y prend suffisamment tôt, il est possible d’acheter beaucoup de choses dans le village et de diner avec ses emplettes une fois les magasins fermés. Nous avons par exemple adoré les petits oyaki, tout de suite à gauche en sortant de l’hôtel.

Autour du Mont Fuji

9 avril 2023

Nous voici en route pour une nouvelle découverte asiatique attendue depuis longtemps : le Japon. Repoussé tous les 6 mois depuis près de 3 ans, ce voyage au pays du soleil levant aura largement été contrarié par le Covid.

Alors, installés dans l’aéroport en attendant de partir, on se demande encore si, cette fois, c’est la bonne. 18 heures plus tard et une interminable escale dans un aéroport désert plus tard, nous ouvrons les yeux sur Tokyo.

Nous avons choisi une première approche différente du trajet classique pour les premiers jours de notre voyage et celle-ci commence par la location d’une voiture. On récupère donc une de ces Toyota toutes carrées qu’on ne trouve qu’en Asie et on file sous la pluie à travers la mégalopole. Il ne nous reste que 45 minutes de route quand une éclaircie se manifeste enfin et laisse apparaitre des montagnes verdoyantes couvertes de forêts variées, ponctuées de touches de rose en cette période de floraison des arbres fruitiers. Le décor est vraiment chouette le long de l’autoroute qui longe la rivière, offrant un joli panorama sur les montagnes aux sommets encore couverts de nuages.

Par chance, le ciel se dégage à mesure que le soleil décline et que nous approchons du Mont Fuji. Sur les bords du lac, les cerisiers sont encore en fleurs et offrent une paisible promenade. On s’y arrête un moment, enfin en vacances, avant de rejoindre notre logement pour la nuit.

Quel réconfort quand on arrive sur les lieux ! Notre petite maison à l’intérieur tout en bois fait penser à un chalet. De larges fenêtres donnent une superbe vue sur le volcan qui disparait peu à peu dans l’obscurité. On s’installe par terre, en tailleur autour d’une immense table de bois, un ramen de supermarché fumant sur les genoux. Une tisane plus tard, on s’écroule sur nos premiers futons, prêts à débuter cette nouvelle aventure.

9 avril 2023

Il est un peu plus de 5h quand on ouvre les yeux sur un Mont Fuji dégagé de tout nuage. La neige est à peine rosie par les derniers rayons du soleil levant : la journée promet d’être belle.

On frappe à la porte pour nous apporter le petit déjeuner, une marmite de bouillon de légumes, des œufs et un épais pain de mie. De quoi démarrer la journée en douceur dans une atmosphère de paix et de calme. Devant nous, le volcan se dessine désormais clairement sur un large ciel bleu.

Avant de débuter notre programme, on tente un arrêt au lac Kawaguchi. Davantage pensé pour les piétons que pour les voitures, il est difficile de s’y arrêter. On y prend tout de même quelques photos au bord de l’eau avant de repartir au plus vite, de crainte d’avoir des soucis avec notre parking improvisé.

Le sanctuaire Arakurayama Sengen au sommet duquel trône la pagode de Chureito est sans doute l’un des plus photogénique du Japon. Pourtant, à notre arrivée, on rencontre un tourisme essentiellement local… et matinal. Pourtant arrivés relativement tôt, nous parcourons des lieux grouillant de visiteurs répartis un peu partout sur la colline. Pour la visite, deux options principales s’offrent à nous. D’abord un escalier, pris d’assaut, où les visiteurs font littéralement la queue pendant des heures pour prendre « la photo » que l’on voit partout dans les livres de voyages ou sur les réseaux sociaux. Il faut dire que la pagode rouge qui se dessine sur le Mont Fuji et les cerisiers en fleurs a de quoi séduire… n’ayant ni le courage, ni l’envie de passer notre journée à attendre, on grimpe plutôt par une sorte de large chemin goudronné qui monte en épingle.

Un premier sanctuaire en bois se trouve le long de cette route et de nombreux visiteurs patientent en file pour faire une brève prière. On découvre les premiers rites, les premières plaques en bois ainsi que le calme et l’ordre typiquement Japonais.

Un peu plus haut, la pagode, rouge vif, est assaillie de touristes. Il faut cependant reconnaitre que les points de vue et paysages sont vraiment plaisants. En jouant un peu des coudes, on parvient à prendre quelques photos et à entendre, perchés dans les arbres, nos premiers singes.

La visite terminée, on reprend notre bolide tout carré pour rejoindre les chutes de Shiraito, nettement plus paisibles. Elles sont pourtant très accessibles par le biais d’un petit sentier aménagé offrant différents points de vue sur les chutes qui s’étirent sur tout un pan de roche. Bien que la balade soit courte, elle mérite vraiment le coup d’œil et offre une pause fraicheur appréciée.

Avant de s’enfoncer dans les montagnes, on tente un dernier arrêt photo dans les champs de thé. Ayant repéré l’endroit sur un blog, on part confiants quant au résultat… la réalité était plus périlleuse. Les champs de thé ne sont accessibles que par un étroit chemin qui nous donne quelques sueurs froides en voiture. Arrivés sur place, on réalise qu’ils sont beaucoup plus « urbains » que les champs rencontrés au Sri Lanka. Le décor est un peu gaché par des lignes électriques ou de larges bâtiments en toile de fond. On déconseillerait presque.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les jolies chutes de Shiraito et leur tranquillité

Coté pratique

Les activités

Pagode Chureito , 2-chome-4-1 Asama, Fujiyoshida, Yamanashi 403-0011
Les lieux sont très précisés, notamment par les touristes locaux. Dès 9h, la queue était interminable pour accéder au point d’observation de la pagode et la foule était dense. Pour une visite plus sereine, il faut sans doute privilégier une arrivée vraiment très matinale.
1000Y pour le parking
Lien utile : https://www.kanpai.fr/fujiyoshida/pagode-chureito-arakurayama-sengen

Chutes de Shiraito, 273-1 Kamiide, Fujinomiya, Shizuoka 418-0103
Une courte balade hors des sentiers battus.
500Y pour le parking
Lien utile : https://www.kanpai.fr/fujinomiya/chutes-eau-shiraito

Champs de thé, 29 Nakano, Fuji, Shizuoka 417-0809
Lien utile : https://japonsecret.fr/champs-the-vert-fuji/

Péage pour l’ensemble du trajet de l’aéroport à l’hôtel : 6560Y
Péage pour la journée du 9 avril, de l’hôtel jusqu’à Matsumoto : 1210Y

Le logement

Kawaguchiko Country Cottage Ban, 401-0304 Yamanashi, Fujikawaguchiko, Kawaguchi 2092
Un logement formidable à la propreté impeccable et à la vue marquante. Nous l’avons adoré et ne regrettons pour rien au monde d’avoir commencer notre séjour ici. On aurait presque aimé y rester une seconde nuit pour tester le barbecue.

松本はなれ (The Riverside Hideout guesthouse), 5 Chome-3-20 Ote, Matsumoto, Nagano 390-0874
Ce petit logement traditionnel est très agréable et plutôt bien placé dans Matsumoto. Le patron est très gentil et met à disposition une cuisine équipée.

Les repas

Pour cette première journée, nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés. Le choix n’y manque pas et cela nous a permis de faire nos premières expériences culinaires !

Colombo

30 mars 2022

Notre dernière journée sur Ceylan commence par une dernière rencontre animalière, moins naturelle que les précédentes mais tout aussi émouvante. Ce matin, on visite en effet un centre de conservation des tortues marines, animaux emblématiques du Sri Lanka. Le pays accueille en effet 5 des 7 espèces de tortues marines et tente de les protéger au mieux.

C’est ainsi que, sur la côte, se sont implantés différents centres qui recueillent les tortues malades ou blessées mais qui, surtout, surveillent les pontes sur les plages. En effet, afin de protéger les œufs de tortues, ils sont le plus souvent déterrés puis remis dans le sable dans des zones surveillées jusqu’à éclosion. Cela permet d’évaluer la population, d’éviter le braconnage mais aussi les accidents (les nids sont parfois écrasés). Si cette solution n’est pas idéale, c’est néanmoins la plus efficace à l’heure actuelle.

Quand on arrive à Kosgoda, on a donc l’immense chance de découvrir tout un bassin de bébé-tortues barbotant dans l’eau, attendant patiemment de retrouver la mer. Elles ont seulement quelques jours mais s’agitent déjà avec agilité. On craque complètement devant leurs grands yeux sombres, leur carapace brillante et leurs petites pattes. Cerise sur le gâteau, on nous propose de les mettre à l’eau.

Pour se financer, le centre propose en effet aux visiteurs de prendre une petite tortue et de la relâcher dans l’océan tout proche. Les yeux brillants d’un enfant à Disneyland, on attrape ces petits êtres si gracieux avec émotion avant de traverser la plage. A peine prise dans la main, ses pattes s’agitent, impatiente. On la pose dans le sable au plus près de l’eau, guettant dans le ciel les oiseaux. Elle s’active aussitôt, répondant à l’appel du large, et se laisse charrier par une série de vaguelettes.

Connaisseurs, les oiseaux tournoient au-dessus de nos têtes. Alors bêtement, on encourage nos tortues et on tremble quand les milans plongent vers l’eau. Par chance, ils repartiront bredouille pour cette fois. Nos tortues sont sauvées. Le sourire jusqu’aux oreilles mais le cœur un peu serré face à cette vie de défi qui les attend, on leur souhaite une longue vie.

Avant de partir, il nous restait une dernière étape : Colombo. On appréhendait un peu ce dernier moment citadin après deux semaines de vadrouille plutôt nature. Capitale économique et première ville du pays, Colombo est loin d’être sur le haut de la liste des coins à visiter dans le pays, souvent décrite comme étant sans charme voire carrément sans intérêt. Elle est surtout pratique pour son accès à d’innombrables lignes de train et sa proximité de l’aéroport. Malgré tout ce qu’on a pu lire, le quartier de Pettah nous semblait valoir la peine. Alors une fois n’est pas coutume, on a opté pour une visite guidée… et autant le dire, on n’a pas regretté !

Olivier nous accueille au mémorial de l’indépendance. Avec son enthousiasme et son bagout, il nous sort de notre torpeur en deux minutes et nous accroche tout de suite avec son récit. Il nous parle du Sri Lanka d’hier et d’aujourd’hui, de cette ville mal aimée qu’il a appris à connaitre, de son histoire à lui aussi.

Plus qu’une visite, c’est en réalité une véritable immersion qu’Olivier nous propose. On déboule ainsi au milieu d’une rue animée de Pettah ou des hommes transportent d’énormes sacs sur les épaules ou sur des chariots débordants. Des camions sont garés un peu partout, chargeant et déchargeant des quantités folles de thé, d’épices, de riz ou de lentilles. Les étroites devantures des magasins ne sont que la partie visible de l’iceberg : en jetant un œil dans les boutiques, on découvre d’interminables couloirs bourrés de marchandises.

L’immersion passe aussi par la découverte de nouvelles saveurs avec une dégustation de thé, de café mais aussi d’épices. On découvre Colombo comme nous ne l’aurions jamais vu seuls et on est vraiment ravis de l’expérience.

En sortant du quartier marchand de Pettah, on traverse le cœur de la ville qui ressemble à une fourmilière. Des milliers de tuktuks colorés se croisent ici dans un concert de klaxons, de moteurs et d’autres bruits. Loin du fort de Galle presque trop tranquille, on est ici dans un bouillon de vie formidablement vivant.

On est d’autant plus surpris quand on arrive finalement au Sri Ponnambalam Vanesar Kovil, immense temple hindou dissimulé par une enceinte blanche. Loin des lieux de cultes bariolés, bruyants et carrément kitschs ce temple est réellement surprenant. Pieds nus, on pénètre par la grande porte dans une atmosphère sombre. L’intérieur n’est que sculptures de pierre doucement éclairées d’une faible lumière jaune. On marche sur la pierre humide et rugueuse, levant la tête vers les chauves-souris installées là pour la journée, observant les sculptures et la préparation des offrandes.

Le cœur du temps dégage une atmosphère de ferveur paisible, la coursive en faisant le tour est plus animée, faisant office de lieu de rencontre et de discussion. On regrette infiniment de ne pas pouvoir prendre de photos de ce lieu étrange, de cette lumière tamisée et de ces pierres grisées. Pour un peu, on se croirait au cœur d’un film d’aventures à la recherche d’un fabuleux trésor disparu.

Une fois sortis de cette atmosphère mystérieuse, on embarque à nouveau dans nos bolides pour rejoindre les alentours du marché, là encore grouillant de vie. Olivier nous entraine vers une façade quelconque puis un escalier sombre. On atterrit un peu surpris dans une sorte de bar PMU au premier étage. On grimpe encore, empruntant d’étroits couloirs à peine plus larges que nos sacs-à-dos, pour finir dans un petit escalier en colimaçon à l’extérieur, planqué entre deux immeubles.

Au bout du périple, on découvre un toit terrasse avec vue sur la ville et l’animation du marché. Quelques caisses en plastiques et une table en bois sont posées là, l’occasion de boire un verre et d’assommer Olivier de question. Après deux semaines de voyage, on est ravis d’échanger sur toutes les petites choses qui nous ont étonnés, surpris ou déconcertés. Économie, culture, politique, religion… tout y passe. Le soleil finit par baisser dans le ciel, teintant de nuances violettes le ciel de Colombo. On réalise qu’il est déjà tard et que la visite touche à sa fin.

Avant de conclure cette balade, on traverse le marché de Colombo, débordant de fruits, de légumes et d’épices. Ça se bouscule dans les allées, les camions garés à proximité sont encore plein de vivres, les discussions animés résonnent sous la halle. Arrivés à reculons dans cette grande ville, on est finalement complètement charmés par cette visite différente, authentique et terriblement instructive. Elle nous a paru beaucoup trop courte on aurait adoré repartir pour une autre demi-journée d’aventures. C’est pourtant sur cette image qu’on quitte le Sri Lanka, chamboulés par la découverte d’un nouveau continent.

On aura été intéressés par tous ces temples et cette culture, ravis de nos rencontres animalières, bouleversés par la beauté des champs de thé, reposés par les bords de mer et titillés par le cœur de Colombo. On quitte donc le pays enrichis de toutes ces aventures et plein d’espoir pour le Sri Lanka, en pleine crise économique et politique au moment de notre voyage. Nul doute qu’ils sauront rebondir et offrir bientôt un tourisme plus responsable pour profiter encore mieux de cet île pleine de surprises.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Comment choisir entre les bébés tortues et notre visite avec Olivier?

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Galbokka Sea Turtle Conservation & Research Center, 53a Galbokka Rd, Kosgoda, Sri Lanka
Entrée 500 LSK
Lâché de tortues sur la plage : 2 000 LSK
Ouvert tous les jours de 7h30 à 18h 30

Tuk it Easy Colombo, Longdon Place, Colombo 00500, Sri Lanka
Prestation sur devis
Ouvert du lundi au samedi, de 8h30 à 19h.
Le site : https://tuk-it-easy-colombo.business.site/

Le logement

Pas le temps de dormir, notre vol nous attend !

Les repas

Firebeach, No. 02 Colombo – Galle Main Rd, Colombo 00300, Sri Lanka
Situé dans le Galle Face Hôtel, ce repère d’expatrié à une large carte de boissons et de snacks (nous n’avons pas pris le temps d’y manger). Le cadre est chaleureux mais bruyant, tant par la foule que par la musique. On y passe un bon moment avant de repartir pour la France.


Galle

30 mars 2022

On quitte les tortues vertes de Polhena pour s’enfoncer dans l’arrière pays et découvrir ce qui se cache derrière la côte ensoleillée. Le Sud Ouest du Sri Lanka est bordé de plages et de cocotiers mais aussi et surtout de buildings qui dissimulent la mer au regard de tous ceux qui empruntent la route côtière principale. En s’enfonçant derrière les rangées de maisons ayant colonisé l’autre côté de la route, on découvre un univers bien différent et plein de vie, souvent négligé par les visiteurs.

C’est dans ce secteur pavillonnaire qu’un expatrié hollandais a pourtant décidé de monter son agence de location de vélos et d’organiser des tours guidés. Une fois nos bécanes récupérées, on file donc dans les petites rues, croisant les écoliers tout en uniforme et des cinghalais cachés sous des ombrelles. Notre guide nous entraine ensuite sur des chemins traversant des palmeraies pour arriver au cœur des rizières en pleine période de récolte. Pendant que certains fauchent les tiges de riz, d’autres récoltent les grains et les font sécher sous l’œil attentif de nombreux oiseaux.

La balade se termine dans un grand jardin arboré bordant un étang couvert de nénuphars, fleur emblématique du pays. On y découvre des arbres à cannelle, quelques fruits et épices ainsi que des cocotiers. L’occasion pour nous de goûter aux king coconuts croisées tout au long du séjour dans de petits stands en bordure des routes. Pleines d’eau, elles ont un goût subtil et sucré agréable et rafraichissant, l’idéal avant de regagner notre voiture.

Avant de rejoindre les grandes villes du pays, on s’offre un dernier arrêt au bord de l’océan. Là encore, tout est dissimulé par de larges bâtiments agglutinés sur tout le front de mer. On y accède donc par la porte d’un restaurant dont la terrasse donne sur une petite plage de sable doré, pleine de charme. Quelques rangées de transats ont pris place sous les palmiers, offrant une ombre salutaire et une vue parfaite sur les eaux claires. Il règne ici une ambiance paisible et joyeuse que l’on apprécie immédiatement. Pour parfaire le tableau, depuis les tables du Wijaya Beach, on aperçoit même quelques tortues pointant le bout de leur nez entre deux vagues. Une vraie réussite !

On arrive finalement à Galle sous une chaleur étouffante. La ville nouvelle grouille de monde, de bruits et de marchands. Elle n’est composée que de bâtiments en hauteur sans charme, un peu bordéliques et pris d’assaut par une foule qu’on n’avait pas croisée depuis bien longtemps. Autant dire que l’arrivée au fort de Galle est un choc. Dans ce morceau d’histoire figé dans le temps, installé sur une sorte de presqu’île entouré d’eau et de murailles, il règne un calme et un silence déconcertant.

Ce petit bout de terre, d’abord occupé par les Portugais, a finalement été récupéré par les Hollandais qui en ont fait une place forte de la Compagnie Néerlandaise des Indes Orientales. Retranchée derrière les murailles, la cité est devenue une place forte du commerce d’épices et de pierres précieuses. Elle semble ne pas avoir bougé depuis.

On débute notre visite par le fort en lui-même, étonnamment bien conservé, profitant du peu d’air offert par l’océan. On a l’impression d’être seuls. Pas de touristes, pas de bruits… même les locaux sont bien cachés, le plus souvent retranchés entre deux créneaux de muraille pour des rendez-vous galants. On longe ainsi les fortifications jusqu’au phare, devinant déjà les contours d’une architecture coloniale marquée.

Dans les ruelles bien sages et ordonnées, toujours silencieuses, on ne trouve pas de nuées de tuktuks, pas de voitures forçant sur le klaxon et encore moins d’animaux. On trouve au mieux quelques bicyclettes et surtout beaucoup de piétons. Galle parait être hors du temps et de l’espace, figée dans un autre univers loin du Sri Lanka que nous avons traversé pendant près de deux semaines. Dans les rues pavées, les boutiques de pierres précieuses se succèdent, parfois d’un raffinement surprenant. Elles sont accompagnées de restaurants, bars et boutiques de souvenirs finalement assez occidentalisés.

Assommés par la chaleur, on fait le tour de Galle un peu au hasard en se perdant les ruelles bien sages. Sur une grande place, des enfants se lancent dans une partie de cricket, profitant de l’ombre d’arbres immenses, apportant un peu de vie dans cet univers de calme. Au bout de quelques heures, on finit cependant par regagner l’hôtel, encore tout surpris par cette parenthèse hors du temps.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La formidable Wijaya Beach et ses tortues, qui m’aurait presque réconciliée avec les après-midis transat’ !

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Idle Bikes, Godawatta, Mihiripenna, Galle 80000, Sri Lanka
The Paddy Trail 20$
Ouvert tous les jours de 7h à 18h
Le site : https://www.idlebikes.com/

Le logement

The Lady Hill Hotel, 29 Upper Dickson Rd, Galle 80000, Sri Lanka
Cet hôtel au style colonial néerlandais est situé au sommet d’une colline dominant Galle. Un peu plus haut de gamme que tous les précédents, on l’a pourtant moins apprécié en raison de tous les « chichis » du service. Les chambres sont très propres mais relativement petites. elles disposent en revanche d’un balcon. Une piscine est accessible jusqu’à 18h. C’est finalement le restaurant panoramique situé sur le toit terrasse avec vue sur la ville et l’océan qui a le plus de charme.

Les repas

Wijaya Beach, 2727+39F, A2, Unawatuna, Sri Lanka
Une fois n’est pas coutume, on s’arrête pour déjeuner dans ce restaurant réputé sur toute la cote pour ces pizzas. Si on a trouvé les pizzas bonnes mais pas inoubliables, on a en revanche été complètement charmés par l’endroit. L’étroite plage bordée de palmiers est pleine de couleur et abritent quelques tortues de mer, on les aperçoit depuis la terrasse supérieure du restaurant. Le top !

The Lady Hill Hotel, 29 Upper Dickson Rd, Galle 80000, Sri Lanka
Pour cette dernière nuit à l’hôtel, on se laisse tenter par le restaurant panoramique. Les plats sont plutôt bons et bien servis, le jus de passion est un délice.

Détente à la plage

29 mars 2022

On s’approche doucement mais sûrement de la fin de notre voyage. Pourtant, aujourd’hui, on découvre encore un nouveau décor. Notre hôtel est perdu au bout d’un chemin donnant directement sur une étroite plage bordée de palmiers à l’environnement charmant. Quelques mètres seulement séparent les enrochements de l’eau, laissant juste assez de place pour installer une serviette sous les arbres. Dans les troncs, de petites perruches attendent impatiemment le retour de leurs parents pour manger. Sur le sable, deux ou trois bateaux colorés attendent de prendre la mer, un stand de chemises à fleurs est doucement secoué par les embruns et les effluves de crème solaire flottent dans l’air… une journée de repos nous appelle.

On s’installe à peine quand un mouvement à la surface de l’eau nous interpelle. Il disparait, réapparait… et une tête de tortue se laisse finalement deviner. Sourire jusqu’aux oreilles, on en aperçoit rapidement une seconde entre deux vagues. Elles nagent tranquillement au-dessus des roches qui forment de petits récifs parsemés d’algues. Sans plus réfléchir, on se débarrasse en vitesse de nos affaires et on file à l’eau, armés de nos masques et tubas.

Elles sont là, juste à côté de nous, pas perturbées le moins du monde. On se laisse flotter à leurs côtés dans l’eau peu profonde pour ne pas les brusquer. Ballotés par les vagues, on adopte donc la même méthode qu’elles : se laisser porter et suivre le courant sans lutter. On partage un moment paisible avec ces magnifiques animaux marins, les observant à loisir. Malgré une eau un peu trouble, on devine sans peine les motifs de leur peau colorée, les reliefs de leur carapace et leurs yeux sombres. Un vrai moment de magie.

On finit tout de même par abandonner les tortues vertes pour découvrir la plage de Mirissa, sans doute l’une des plus réputées du Sri Lanka. Cette escapade ayant été complètement imprévue, notre chauffeur était parti prendre un peu de repos. L’occasion pour nous de nous essayer au négoce de tuktuk… C’est comme ça qu’on se retrouve à filer sur la route, à peine rafraichi par l’air extérieur, à quatre à l’arrière d’un tuktuk ! Les sacs à dos jetés « dans le coffre », on s’entasse à trois sur la banquette et le dernier s’échoue sur nos genoux. Contre toute attente, on arrive en vie quinze minutes plus tard pour découvrir la plage, bien plus impressionnante.

Mirissa Beach dégage en effet une ambiance bien différente. Bordée d’une forêt de cocotiers et de parasols, incroyablement longue et large, elle accueille une foule de baigneurs et de surfeurs, des cours de yoga, des cours de nation et des bars où la musique résonne. On y trouve donc beaucoup de monde, particulièrement sur la partie centrale où se concentrent tous les hôtels.

A l’ouest de la plage de sable clair se dresse le Parrot Rock, étrange rocher à l’origine du nom tout aussi mystérieuse. En quelques marches, formées de bois, de roche et de pas mal de vide, on grimpe au sommet de ce gros caillou, bien plus vaste que ce qu’il ne paraissait au départ. De là-haut, on a un peu l’impression d’être sur une île aux pirates. Végétation luxuriante, mer de caraïbes s’abattant sur la roche noire et vue panoramique sur l’immense plage. Le Parrot Rock, offre une perspective vraiment différente sur Mirissa.

Sur le chemin du retour, on rencontre les fameux pêcheurs à échasse, étranges silhouettes installées sur de grands poteaux de bois. La pêche sur échasse est en effet typique de cette région, bien que ses origines soient obscures. Certains se servent d’une canne à pêche pour attraper de petits poissons, d’autres utilisent un filet qu’ils agitent doucement pour appâter le poisson. En haute saison, les pêcheurs peuvent en attraper jusqu’à 5 kilos !

Nous avions entendu beaucoup de mal de cette activité, notamment en raison de l’engouement des touristes pour cette tradition et des dérives qu’il entraine. Désormais, on trouve sur les côtes des « figurants », aidés de rabatteurs faisant payer chaque cliché. Par chance, sur la toute petite plage face à notre hôtel, on ne rencontre pas ce type de pratique et les pêcheurs sont tout ce qu’il y a de plus réel.

Sous la douce lumière du soleil couchant, dans un air encore chaud, on repart tranquillement au bord de l’eau. Au bout de la route, les banquettes du Doctor’s House se remplissent peu à peu, la musique résonne, le four à pizza chauffe… et la journée de repos s’achève.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La magie d’une rencontre avec les tortues de Pohlena

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Le logement

Turtle Eco Beach, Beach Road, Battalawatta, Madiha, Matara, Matara, Matara, 81000, Sri Lanka
L’hôtel est idéalement situé à quelques minutes à pied de la plage de Polhena. Il se compose de cinq maisons de pêcheurs rénovées disséminées dans un agréable jardin tropical entourant une piscine. Les chambres sont plutôt simples, et certaines ont une salle de bain à ciel ouvert. Les salles de bain situées à l’intérieur des chambres n’ont pas de porte.

Les repas

The Doctor’s House 87, Beach Road, Madiha, Matara 81000, Sri Lanka
Une fois n’est pas coutume, l’hôtel ne propose pas de diner. On opte donc pour le restaurant voisin avec une immense terrasse sous les palmiers. le lieu est connu pour ses grandes fêtes en saison mais, à notre époque, il était plutôt tranquille. Les plats principaux sont plutôt bons mais il vaut mieux passer sur les desserts.

Sur les traces du léopard

28 mars 2022

Nous filons de nouveau pour une excursion safari dans le parc le plus célèbre du Sri Lanka : Yala. Il nous a beaucoup divisés. D’un côté, le parc est l’un des meilleurs endroits au monde pour voir les léopards qui y sont particulièrement nombreux. De l’autre, cet attrait en fait un lieu parfois surfréquenté avec des pics pouvant atteindre 700 véhicules par jour dans le bloc 1 (le parc en comprend 5).

On se laisse tout de même tenter avec une formule à la journée pour avoir la possibilité de s’aventurer plus loin que le bloc 1, très majoritairement choisi par les touristes qui optent le plus souvent pour une demi-journée.

A peine arrivés, on tombe sur une famille entière de langurs, résolument mes petits chouchous du voyage. Des jeunes de tout âge nous offrent des scènes craquantes, les plus petits ne semblent d’ailleurs pas avoir plus de quelques jours. Un premier petit singe joue distraitement avec des brindilles pendant qu’un second s’interroge sur l’utilité que pourrait bien avoir sa queue. Un peu plus loin, deux autres petits apprennent à se déplacer sans s’éloigner de leurs mamans, un autre se fait épouiller sans ménagement, observant avec envie ses cousins qui bondissent d’arbres et arbres. La journée commence bien !

Yala présente une diversité de paysages étonnante, passant de zones verdoyantes à des sortes de savane africaine au fil des kilomètres. Terre, eau, sable, roche… tout y passe. La faune en est forcément tout aussi variée. Mammifères, batraciens, reptiles, oiseaux…on croise de tout. Notre guide est tranquille et patient, il s’arrête aussi souvent qu’on le souhaite, veillant toujours à nous permettre d’observer au mieux les animaux, parfois bien cachés. Auriez-vous repéré le varan dans l’arbre ?

A force de rouler, on passe la lisière d’une forêt pour découvrir la mer. Quelques baraques de pêcheurs sont posées là, au milieu de ce monde animal. Au loin, une dizaine de buffles piétinent dans l’eau salée, près des dunes d’un sable presque doré. On s’arrête ici pour une courte pause, suivi de près par quelques oiseaux louchant avidement sur nos fruits.

Un tout autre univers nous attend désormais. De larges étendues d’eau claire s’étendent désormais au pied des montagnes. Lentilles, herbes et nénuphars sont à l’honneur au milieu de troncs cendrés qui ponctuent ces vastes étendues lisses. Au loin, on devine les éléphants qui traverse la zone en quête de fraicheur, enfoncés dans l’eau jusqu’aux genoux, seulement dérangés par quelques martin-pêcheurs qui tournoient dans les airs, arborant leurs ailes bleutées. Loin du reste du parc et de tout autre véhicule, on trouve ce secteur envoutant avec ces couleurs douces et sa lumière étrange.

Il ne faudra pas rouler longtemps pour trouver l’agitation tant redoutée de Yala. Un léopard a été repéré dans une zone boisée et tous les véhicules semblent s’être passé l’information. On se retrouve à 15, peut-être 20 jeeps, et les ennuis commencent. Les chauffeurs roulent à tout vitesse, guettant le moindre signe de la présence du félin. C’est la bousculade : les moteurs s’affolent, les voitures font demi-tour précipitamment à mesure que le pauvre animal se déplace. On finit même par redouter l’accident lorsque le léopard sort du bois, pris en chasse par un chauffeur zélé,  pour trouver refuge un peu plus loin.

Cette fois encore, on regrette vraiment le manque de formation et de pédagogie des chauffeurs/pisteurs, soucieux d’offrir à tout prix à leur client un cliché de léopard. Dans tout ce bazar, par chance, on aura trouvé notre chauffeur sans doute plus posé que la moyenne. On en est ravis, malgré notre seul et unique cliché un peu décevant.

Pour tenter de limiter l’impact de la fréquentation touristique du parc sur les animaux, Yala impose tout de même un arrêt de 2 heures des voitures en milieu de journée. On se retrouve donc sur un parking au bord d’un petit cours d’eau avec une dizaine d’autres jeep pour une pause déjeuner. Le spot est visiblement bien connu des macaques qui ont investi les arbres et guettent la moindre faute d’inattention pour rentrer dans les voitures et chaparder à manger. Il faut bien admettre que ça nous amuse beaucoup.

On les observe longuement, ces petits singes malins à l’affût dans les arbres. Ici aussi c’est toute une famille qui nous entoure. On apprend à reconnaître les mâles et les jeunes, on observe les tout petits découvrant le monde et on devine déjà chez eux quelques traits de caractère. Certains restent sagement cramponnés à leur maman, d’autres montrent beaucoup de curiosité face au monde qui les entoure, d’autres encore n’hésitent pas à tester quelques bêtises à la moindre occasion. Sourire aux lèvres, on se dit que, décidément, nous ne sommes pas si éloignés d’eux.

Notre journée se termine avec une dernière belle surprise. Arrêtés au bord d’un plan d’eau, on a la joie de croiser une harde d’éléphants venus se rafraîchir tout près de notre jeep. Pendant de longues minutes ils savourent cet îlot de fraicheur, se roulant dans l’eau, chahutant ou avalant bruyamment des litres et des litres d’eau. Les plus petits s’enfoncent complètement, nageant presque, leur trompe dressée dans les airs comme un tuba. Ce manège terminé, ils regagnent la berge, se couvrent de sable et disparaissent dans la forêt sans un bruit.

On roulera encore quelques heures dans Yala, moins chanceux cette fois, un peu assommés par le soleil. On rentre finalement contents de l’expérience, le cœur tout de même un peu serrés pour les léopards qui préfèreraient sans doute une vie plus paisible. Alors oui, le parc de Yala est sans aucun doute à faire mais mieux vaut dans ce cas bien se renseigner avant de choisir un prestataire et poser, dès le début, les règles du jeu avec votre chauffeur.

les animaux vus par Ptit Jo

L’entelle ou langur (Semnopithecus entellus) est un singe sacré en Inde. Il vit en bande d’environ 25 individus.

Le cerf axis (Axis axis) coopère avec les entelles pour se nourrir : les entelles font tomber de la nourriture des arbres pendant que le cerf, aidé de son odorat, alerte en cas de danger.

Le buffle d’Asie (Bubalus arnee) passe une grande partie de son temps à se baigner dans les rivières et dans la boue pour se protéger des piqûres d’insectes

Si la morsure du varan du Bengale (Varanus bengalensis) n’est pas venimeuse, elle peut tout de même provoquer des septicémies foudroyantes…

Le sambar (Cervus unicolor) est le seul cervidé dont les faons ne sont pas tachetés de blanc.

Le Martin-Pêcheur de Smyrne (Halcyon smyrnensis) mange en réalité peu de poissons : il se nourrit aussi de grenouilles, de lézards, d’oisillons, des rongeurs ou d’insectes.

Le parc national de Yala présente la plus grande densité de léopard (Panthera pardus kotiya) dans le monde.

Le macaque à coque (Macaca sinica) ont la peau du visage qui rougit avec l’âge.

Les éléphants du Sri Lanka (Elephas maximus maximus) n’ont que rarement des défenses. Les mâles qui en ont sont appelés tuskers.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Parc National de Yala
Entrée 15$ la demi-journée
Ouvert tous les jours de 6h à 18h
Seuls les chauffeurs de jeep agrémentés peuvent conduire dans les parcs nationaux. Il vous faudra donc passer par un prestataire dont le coût varie entre 5000 et 7000 LSK la demi-journée et entre 10 000 et 13 000 LSK la journée.

Le logement

Blue Turtle Hotel, Kataragama Road,, Monaragala, 119/2 Tikiriwewa, Mahasenpura, 82600, Sri Lanka
Cet hôtel comme neuf est tenu par un couple de français, installés à quelques kilomètres seulement du parc national de Yala. Les chambres, spacieuses et climatisées, donnent sur une piscine entourée d’herbe, tout comme les espaces communs chaleureux et confortables. Des prestations de massage sont possibles à la demande. Un de nos logements préférés !

Les repas

L’hôtel sert des repas basées sur une carte occidentale proposant quelques assiettes locales que ce soit pour le diner ou pour le pet