Farniente à Coda Cavallo

13 Mai 2017 – au départ de Budoni ce matin-là, le thermomètre affiche déjà plus de 25°C. Nous empruntons à nouveau la SP125, en direction du Nord cette fois. La route longe la cote et traverse quelques villages animés et colorés alors que nous nous étions presque habitués à ne croiser personne. La mer apparait de temps à autre au détour d’un virage jusqu’à la bifurcation vers la Punta di Coda Cavallo et sa plage du même nom où nous comptons passer une partie de la journée.

La petite route qui y mène est relativement étroite et traverse la campagne. On l’adore tout de suite avec ses paysages qui sentent bon les vacances. Au bout de la route, une bifurcation s’impose à nous. A gauche, un chemin de terre et de sable descend jusqu’au parking de la plage. A droite, une route bitumée monte sur les hauteurs vers un village de pierre. On l’emprunte pour admirer la vue avant de s’installer sur nos serviettes. Nous ne serons pas déçus par ce détour qui nous offre une superbe vue sur les îles de Tavolara et Molara et leur réserve marine. D’en haut, on distingue les contours de la presqu’île bordée par la mer Tyrrhénienne.

A nos pieds, les eaux claires aux nombreuses nuances de bleus nous séduisent. Après quelques photos, nous reprenons la route jusqu’au carrefour pour gagner le sable chaud. De gros nuages de poussière apparaissent dans le rétroviseur et on surveille un peu la route pour éviter tout impact sur nos voitures flambant neuves.

A peine arrivés, l’appel des eaux cristallines se fait entendre. Les sacs sont immédiatement abandonnés sur le sable et on se précipite dans l’eau malgré le froid. Armés de nos maques et tubas, nous croisons nos premiers petits poissons dans les fonds clairs.

A l’est de la plage, un sentier permet de longer le bord de mer et de revenir jusqu’au parking par la côte de granit, à l’embouchure de la réserve naturelle. L’occasion pour nous de repérer des fonds plus propices au snorkeling. On circule donc sur ce chemin au milieu des rochers, des fleurs violettes et de buissons un peu envahissants. On escalade quelques rochers pour le plaisir et, surtout, on observe la mer qui s’écrase sur le granit. Le paysage est très différent de la crique où nous avons laissé nos affaires. Il offre en tout cas une pause rafraichissante, cheveux au vent sous le soleil.

De retour sur la plage, nous déménageons nos affaires vers la crique avant de plonger à nouveau. Installés sur notre petit banc de sable, nous sommes à nouveau seuls au monde. Devant nous, des dizaines de bernard-l’hermites, bien installés dans leurs coquilles colorées, circulent lentement sur les rochers. L’eau est peu profonde, les algues et les oursins fleurissent dans le fond et il nous faut réfléchir un peu avant de poser les pieds. Installés au soleil, on profite un long moment de la chaleur et de la vue sur la baie.

A la recherche d’une glace pour nous rafraichir, nous partons vers Olbia à presque 45 minutes de la plage. C’est finalement l’arrivée en ville qui nous refroidit. Comme à Alghero, les alentours du cente ville aux bâtisses en béton sont complètement dénuées de charme. On laisse la voiture dans une rue parallèle au centre avant de tomber par hasard sur l’église San Paolo Apostolo et sa coupole de faïence colorée. Quelques ruelles entourent le Corso Umberto I, artère principale d’Olbia bordée de boutiques qui mène jusqu’au port. Avant de partir, on y cherche des souvenirs de Sardaigne à ramener dans nos valises déjà bien pleines.

Sur le chemin du retour, un dernier arrêt s’impose à Porto San Paolo afin d’admirer la vue sur l’ile de Tavolara. La ville est le point de départ d’expéditions en bateau qui permettent de profiter de la réserve marine. Le soleil décline. Les ruelles fleuries et le port semblent déserts. Budoni nous attend.

Coté pratique

Les transports

Olbia: Parking gratuit face à l’Hotel For You, Via Acquedotto Romano, 9, 07026 Olbia

Les visites

San Paolo Apostolo, Piazza Civitas 4, 07026, Olbia,

Cala Luna

12 Mai 2017. Après une journée au milieu des roches la veille, nous reprenons ce matin la route vers Dorgali. Quelques champs de coquelicots colorent parfois le paysage montagneux que nous avions déjà aimé la première fois. Avant de gagner la mer, il faut emprunter la SP26 et traverser la montagne via un tunnel avant d’aboutir dans une pinède un peu brumeuse.

Un premier arrêt est décidé à Cala Gonone pour découvrir le Golfe d’Orosei. Nous laissons la voiture près du petit port où des dizaines de cabanes proposent des excursions en mer. Malgré la brume, nous remontons à pied le front de mer où se sont installées quelques terrasses abritées. Pourtant, Cala Gonone nous déçoit. La ville et le port n’ont pas de charme particulier et les plages ne nous font pas vraiment rêver. La météo ne plaide pas non plus en faveur de la petite ville. On s’installe tout de même pour déjeuner en terrasse avec vue sur la mer. Cette pause est l’occasion de goûter une spécialité sarde: les gulurgiones, ravioles farcies de purée de pomme de terre et pecorino, accompagnées d’une sauce tomate pleine de saveurs. Simple mais vraiment bon !

Nos ravioles avalées, nous reprenons la route pour Cala Fuili, point de départ d’une randonnée qui remonte le long du Golf D’Orosei. Il n’y a pas de réel parking à proximité de la plage et les voitures s’accumulent des deux côtés de la route, même au mois de Mai. Mieux vaut ne pas arriver trop tard si on ne veut pas commencer par remonter la route à pied.

Un escalier biscornu permet l’accès à la plage en contre bas. En sortie du chemin, le départ de la randonnée est discrètement signalé dans les arbres en amont de la Cala Fuili. La piste est pleine de cailloux et monte de façon un peu plus abrupte que ce que nous avions envisagé dans un premier temps. Les points rouges peints sur la roche nous confirment la marche à suivre et, rapidement, le sentier se divise en deux. La branche de gauche permet de rejoindre la grotte Blue Marino, réputée sur la côte sarde. Les visites sont réservées prioritairement aux excursions en bateau mais autorisées pour les piétons jusqu’à 13h. Vu l’heure, nous partons directement sur la droite en direction de Cala Luna.

La pente du sentier s’adoucit assez rapidement mais il reste largement occupé par la pierre. Le ciel se dégage enfin et la balade prend des couleurs. On suit le relief des falaises en n’apercevant que de temps à autre la mer entre les arbres. Le chemin est trompeur et nous perdons un peu la notion des distances… A chaque virage, on espère désespérément découvrir Cala Luna en contrebas.

Quelques mètres de descente un peu raide font leur apparition. Des poignées de métal ont d’ailleurs été installées ici et là pour aider à les traverser. Une dernière montée et enfin, alors que l’on n’y croyait presque plus, Cala Luna apparait sous un soleil radieux. Gagnés par l’enthousiasme, on se laisserait presque aller à courir si le chemin n’était pas si tortueux. En sortant du petit bois, enfin au niveau de la mer, une nouvelle surprise nous attend. Une forêt de lauriers roses en fleurs s’est installée dans le sable, créant une sorte labyrinthe jusqu’à la plage.

Nous tombons finalement sur un restaurant qui semble fermé avant d’atteindre une passerelle en bois. On admire la vue et les superbes couleurs du paysage quand un bruit dans les broussailles voisines attire notre attention. A notre grande surprise, un groin plein de terre apparait dans les herbes hautes. Une famille de cochons sauvages semble avoir élu domicile sur la plage, nous en avons compté jusqu’à 7 !

La plage en demi-lune nous séduit, coincée entre les falaises et les lauriers. Au loin, on devine Cala Gonone où nous avons passé la matinée puis les grottes marines proche de Cala Fuili. Chacun reste un moment à observer le décor avant d’aller se baigner pour la première fois depuis notre arrivée en Sardaigne. Même si l’eau est fraiche et si on perd rapidement pied, cette pause est réellement bienvenue après notre randonnée parfois éprouvante avec la chaleur.

Sur la droite, la balade se poursuit au dessus du ponton le long des falaises, sans doute en direction des criques voisines. Côté gauche, on devine quelques grottes sans doute accessible à pied. Cependant, étant un peu pris par le temps, nous finissons par repartir à pied vers Cala Fuili. Le chemin parait moins long au retour et nous y croisons cette fois quelques chèvres qui sautillent entre les rochers. Au sommet des marches, il ne reste que nos voitures. Les plages et les routes se sont vidées, le signe qu’il est sans doute temps de rentrer vers Budoni pour un repos bien mérité.

Coté pratique

La randonnée

Départ: Sentiero Cala Fuili – Cala Luna, 08022 Dorgali
Temps aller: 1h30
Temps retour: entre 1h10 et 1h30
Dénivelé : 5.6km, +150 m, -180m pour l’aller

Les transports

Navette en bateau : 10€ : Se garer

Des navettes en bateau permettent le retour vers Cala Gonone. Là-bas, une navette est disponible pour retourner aux voitures garées à Cala Fuili. Nous sommes arrivés au moment du départ de la dernière navette ce qui nous a permis d’être vraiment seuls au monde (mis à part les cochons sauvages). En saison et sans doute dans la journée, la plage est nettement plus animée car les bateaux amènent de nombreux touristes.

Les repas

Hotel Ristorante Cala Luna, Viale Palmasera 6, 08022 Cala Gonone

Au cœur du canyon de Su Gorropu

11 Mai 2017.

Notre seconde journée en Sardaigne s’annonce sous un ciel un peu voilé. Le soleil ne semble pas décidé à se montrer et le ciel vire au blanc. L’occasion de partir pour la plus grande randonnée de notre semaine et de profiter des températures relativement favorables.

Installés dans notre petite Yaris qui se prend pour une formule 1 à chaque démarrage, nous partons donc vers la SP125 réputée être la plus belle route de l’île. Mister Blue Sky dans les oreilles, on monte, on descend, on tourne, on croise de nombreux vélos et motos sur le trajet. Après une heure de route, Dorgali apparait au détour d’un virage sur les hauteurs. Il s’agit d’une petite ville dont on fait vite le tour avec ses deux rues principales. Son principal intérêt réside dans sa situation géographique, à quelques kilomètres seulement de Cala Gonone d’un côté et de Su Gorropu de l’autre. Juste avant l’arrivée au col de Genna Silana pour le départ, nous nous arrêtons sur le parking du camp de base Gorropu pour admirer le paysage.

Le chemin pour arriver au canyon traverse des paysages variés souvent bordés d’une végétation méditerranéenne. De petits lézards courent dans nos pieds au milieu de pousses de menthe sauvage, de fleurs, de romarin ou de petites herbes qui sentent la banane… Les roches roulent sous les pieds sur le chemin pour atteindre les zones boisées où le calme est seulement troublé par le crissement des chenilles dans des arbres qui, parfois, tiennent debout par magie.

A mi-chemin, on aperçoit les premières grottes qui se dessinent dans la roche et on réalise le chemin déjà parcouru… qu’il faudra remonter. Nous aurons besoin d’environ 1h30 pour atteindre le fond de la vallée et découvrir un petit cours d’eau circulant entre de grandes roches blanches polies. L’occasion d’une belle pause pique nique les pieds dans l’eau (après avoir vérifier l’absence de visiteurs indésirables) pour admirer le canyon.

Su Gorropu est la gorge la plus profonde de Sardaigne avec ses pans de montagnes atteignant 450 m d’altitude. Elle s’est formée grâce à l’érosion créée par de le Rio Flumineddu qui tient davantage du filet d’eau à cette période. Au-dessus de nos têtes, les immenses falaises calcaire du canyon impressionnent.

L’arrivée dans le canyon en lui-même fait elle aussi sensation. On nous explique à l’entrée le fonctionnement du lieu et les différents itinéraires possibles. Trois parties composent le chemin :

Le vert, évidemment le plus praticable

Le jaune, qui demande un peu plus d’agilité et de grimpe mais qui n’est pas insurmontable. Attention tout de même aux glissades involontaires.

Le rouge qui se perd dans le fond du canyon et dont l’exploration est conseillée avec un guide.

Au-dessus de nos têtes, la bande de ciel semble parfois bien étroite. Certains secteurs de la gorge ne sont d’ailleurs larges que de 4 mètres. Roches grises, roches ocres, roches blanches se mélangent dans une curieuse harmonie. Des îlots de verdures apparaissent ici et là et réussissent à s’implanter sur les parois abruptes. Un filet d’eau coule d’une roche couverte de mousse et d’arbustes et offre un rafraichissement apprécié.

Comme des enfants, on escalade les roches au pied des falaises majestueuses. On grimpe en crabe, on teste les itinéraires et on se laisse glisser avec plus ou moins de confiance sur le chemin du retour.

Nous revenons sur nos pas après un long moment pour retrouver la zone de pique-nique. Une source d’eau claire, largement bienvenue, nous attend à la sortie des rochers. Marquée par un petit drapeau sarde, on peut y remplir sans hésiter les bouteilles d’eau : testée et approuvée !

Les premières minutes de la remontée sont nettement moins amusantes. Les tronçons sont abrupts et les jambes tiraillent un peu. Les plus rapides remontent en un peu plus d’une heure, la plupart mettront entre une heure et demi et deux heures. De retour aux voitures, le vent souffle dans tous les sens. Le bar de motards voisin offre un refuge et un moment de repos propice aux échanges sur la randonnée. Nous repartons finalement vers Budoni, un peu fatigués mais ravis de l’effort accompli et, surtout, de belles images plein la tête.

Coté pratique

Les transports

Camp Base Gorropu:

Randonnée: se garer au col de Genna Silana sur la SP125 au kilomètre 183, face à l’hôtel Silana

Les visites

Canyon de Gorropu
Ouvert de début mars et au premier week-end de novembre de 9h à 19h, plus tard l’été. Tarif : 5 €.

Il existe deux autres solutions pour accéder au canyon (tout est précisé au camp de base):

Garer sa voiture sur le parking du Camp de base Gorropu, situé entre Urzulei et Orgosolo. Le camp propose l’aller-retour en jeep pour accéder au sentier, plus bas, qui mène au canyon. Il faut 20 minutes pour arriver en jeep au niveau du sentier puis 2h de marche pour arriver à l’entrée du canyon. L’aller-retour en jeep jusqu’au début du sentier qui mène au site : 25 € par personne. L’aller simple en jeep (souvent la remontée) : 15 € par personne.

ou

Suivre la route en direction de “Rio Flumineddu” et se garer au niveau des ruines du pont “Sa Barva ». Traverser la rivière par le pont de secours et suivre un sentier qui conduit à un portail indiquant l’entrée d’une zone protégée. Le sentier continue le long de la rivière jusqu’au canyon.

Escapade Sarde

Après plusieurs jours de froid et de grisaille, le soleil décide finalement de montrer le bout de son nez en ce 9 Mai, jour de départ pour la Sardaigne. Installés sur le côté gauche de l’avion, incontestablement le meilleur endroit pour voyager, nous remontons la Seine, survolons la forêt de Fontainebleau, la Bourgogne puis les Alpes aux sommets enneigés. La Côte d’Azur et ses bateaux pour la Corse se dessinent ensuite sous nos yeux qui cherchent déjà les côtes Corses et Sardes, dissimulées dans une légère brume. Après 1h30 de vol qui passe en un clin d’œil, Olbia apparaît finalement dans les lumières orangées d’un soleil couchant.

La récupération de la voiture est un peu mouvementée et notre GPS peine à s’accoutumer aux itinéraires en chantier. Nous arrivons donc de nuit à l’hôtel où nous passerons la semaine, déjà impatients de prendre la route.

Les rayons du soleil qui passent à travers le rideau nous réveillent de bon matin. Nous partons pour la première journée vers Alghero une fois les sacs à dos chargés de crème solaire, de guides et de l’appareil photo. Malgré la distance, la route passe vite. Elle est souvent vallonnée et bordée de genets et de cactus en fleurs, de champs d’oliviers ou des petites forêts de chênes lièges.

L’arrivée en ville nous refroidit un peu. Les abords sont essentiellement constitués de bâtisses en béton sans aucun charme. Pourtant, en partant à la recherche d’un parking le nez au vent, on se retrouve dans les ruelles étroites et pleines de cachet du centre. Les rues sont pavées et fleuries, le linge sèche aux fenêtres et la ville s’est parée de rose et de roues de vélo pour célébrer le 100e tour d’Italie. En passant devant les premières boutiques, les présentoirs chargés de corail rouge, typique de la région, nous attirent. En bons touristes, on se laisse aller à observer les colliers de coraux aux nuances changeantes et les quantités de bracelets qui s’accumulent sur les présentoirs.

En passant d’une ruelle biscornue à l’autre, nous nous retrouvons finalement sur le front de mer pour une balade au sommet des remparts. Ponctués de tours et de quelques catapultes, ils présentent aussi de jolies terrasses de restaurants. Accoudés aux larges pierres, on regarde un moment les voiliers et l’eau turquoise qui s’agite. Après avoir déambulé encore un moment dans les ruelles pleines de jeu d’ombre et de lumière, nous revenons vers le port pour grignoter un sandwich face aux bateaux.

Nos repas avalés, direction Capo Caccia: une presqu’île calcaire aux falaises de près de 200m de haut située à une petite quarantaine de minutes en voiture d’Alghero. Les panoramas croisés sur le chemin nous dépaysent pour de bon, l’air de la mer s’engouffre dans la voiture et le soleil chauffe. On repère les eaux turquoises et les petites plages en passant, ravis de l’absence de monde en cette saison. Le parking pour la grotte de Neptune est situé à l’extrémité du cap, au sommet d’une petite route qui offre de jolis point de vue sur le golf des nymphes.

Pour atteindre la grotte, il faut emprunter un escalier spectaculaire et descendre environ 650 marches à flanc de falaise. Les vagues cognent sur la roche en contrebas et quelques bateaux longent la cote afin d’amarrer directement dans le creux de la falaise. A l’approche de la mer, les barrières sont rongées par la rouille et l’air frais de la grotte contraste avec la chaleur des premières marches baignées de soleil. On achète nos billets parmi les passagers du bateau (censés être prioritaires pour la visite) avant de suivre le guide dans les profondeurs de la grotte.

L’intérieur est formé de salles aux colonnes de stalactites et de stalagmites plutôt impressionnantes entourant un lac d’eau salée central. La visite se fait à la file indienne dans des allées étroites, guidé par un italien à l’accent anglais un peu chantant. L’arrivée des bateaux amènent des groupes relativement importants et la foule est assez dense même en cette saison, les derniers de la file n’entendent sans doute pas grand chose. La découverte de la grotte est sympathique mais pas forcément éblouissante lorsqu’on a déjà visité des lieux similaires. une grande part de l’intérêt du site tient donc au chemin d’accès original et creusé dans la roche. Il nous faudra environ 10 minutes pour remonter sans flâner jusqu’au parking.

La journée se termine par un peu d’escalade près des falaises de Capo Caccia survolées par des nuées d’hirondelles. Il est déjà temps de retourner vers Budoni, le nez dans les guides de voyages pour préparer la journée suivante.

Coté pratique

Le logement

Club Marmara Sporting, Porto Ottiolu, 08020 Budoni
Les bungalows datent un peu mais sont très propres et les buffets sont relativement variés. En revanche la piscine n’est pas chauffée. Le club est relativement éloigné des points d’intérêt, la voiture est donc largement conseillée.

Les transports

Alghero : Se garer Via Giuseppe Garibaldi

Les repas

Focacceria Milese, 11 Via Giuseppe Garibaldi, 07041, Alghero
Pour grignoter un focaccio face au port

Les visites

Grotte de Neptune
Parco Naturale Regionale di Porto Conte, Località Capo Caccia, 07041 Alghero
Ouvert de 9h à 19h, 13€. Attention les arrivées en bateau sont prioritaires pour la visite

Le shopping

Bottega del Corallo, Piazza Civica, 3/1, 07041 Alghero

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Des airs d’opéra

Une journée de Mars pluvieuse est parfois l’occasion de découvertes lumineuses à côté de chez soi. On parcourt l’Europe pour finalement se souvenir que Paris n’est qu’à quelques minutes de train et qu’il serait sans doute temps de s’y intéresser de plus près. En sortant du métro ce samedi après-midi-là, je me rappelle pourquoi les visiteurs sont si nombreux à venir à Paris… et à l’Opéra.

Tous les touristes connaissent et visitent l’Opéra, gardant dans un coin de leur tête les histoires de fantôme, espérant voir la fresque de Chagall et la salle de spectacle recouverte de velours rouge. Sans doute n’ont-ils pas tous la chance de le découvrir comme nous, après la fermeture du public, comme seuls au monde dans les couloirs majestueux du palais Garnier.

17h, au milieu d’une petite foule de visiteurs, une voix s’élève. « Le groupe A avec moi ». Une frêle silhouette tout de noir vêtue s’avance. Notre guide n’est pas toute jeune et parait bien triste de prime abord. Elle nous entraine à travers un couloir sobre et sombre avant d’arriver à la première porte. Rita nous observe un instant et, avec son accent du nord de l’Europe, commence à raconter. Sous la Rotonde des Abonnés, pensée par Garnier comme la première étape d’un parcours initiatique à travers le palais, Rita nous ouvre les yeux sur tous les détails cachés dans le décor. Elle nous apprend à repérer les lettres cachées dans la coupole, les signes astrologiques, les instruments et les symboles… Il s’agit d’habituer son regard et de se laisser guider par l’architecte qui a voulu, à chaque étape, nous éblouir davantage.

« Cherchez bien sur la rotonde, vous y trouverez « 1861-1875 Jean Louis Charles Garnier »« 

Au premier virage, la Pythie nous accueille et déjà le décor s’enrichit. On s’en approche un peu, rapidement attirés par les marches qui l’entourent. Les premiers regards les suivent et se lèvent vers une nef de marbre haute de trente mètres.

La lumière blanche pique un peu les yeux et on préfère imaginer les lieux sous les premiers éclairages au gaz, chaleureux, vacillants et mystérieux. On rêvasse face à cet escalier plein de couleurs, un peu écrasés par tant de grandeur. Nous sommes si peu nombreux que l’opéra semble nous être réservé. L’histoire des lieux nous est contée en fond sonore, récits de construction ou des plus belles robes gravissant les marches.

Le couloir menant aux loges est l’occasion pour Rita de nous plonger dans les histoires d’amour contrariées du fantôme de l’opéra; entre romance, rêve de gloire et passion de la musique. Le silence est religieux autour de notre guide toujours habitée par son récit. Un bruit dans le couloir fait soudainement sursauter les visiteurs captivés par un lac souterrain mystérieux, des passages aux secrets bien gardés et des lustres s’effondrant dans la foule. Ses derniers mots sont accueillis par de chaleureux applaudissements qui couvrent les rares sons émanant de la salle de spectacle voisine.

En attendant la fin de la répétition qui se joue, notre guide nous entraine vers le grand foyer, sorte de réplique miniature d’une galerie des glaces dont il n’a que peu à envier. Son plafond coloré et baigné de lumière nous raconte l’histoire de la musique. Les lyres qui nous accompagnent depuis le début de la visite se font plus belles et plus détaillées que jamais. Les lustres étincellent. Les miroirs se succèdent. A chaque extrémité, les petits salons du Soleil et la Lune à l’allure presque mystique offrent une étonnante parenthèse.

Nous terminons finalement par  la salle de spectacle conçue dans la tradition des théâtres à l’italienne avec sa succession de loges et de balcons. Dorures, marbre, velours rouge et cristal, le décor est, comme promis, toujours plus riche. On s’installe dans les fauteuils pour écouter les dernières anecdotes et observer les lieux. Sur le plateau, qu’il est interdit de photographier, les techniciens s’agitent pour effectuer les derniers réglages, insensibles au décor qui les entourent.

« On de dit pas la scène ici, on parle de plateau. La Seine, elle, coule à Paris ».

Au dessus de leur tête, la fresque de Marc Chagall et ses couleurs vives surprennent, détonnent presque. Elle restera cependant la dernière image de la visite.

En regagnant la sortie, on jette un dernier coup d’œil à cet escalier majestueux et aux couloirs mystérieusement déserts. Combien de passages secrets se dissimulent réellement derrière le marbre froid? Combien de secrets abritent encore les loges ou les coulisses? Si les murs du palais Garnier pouvaient parler, ils auraient certainement autant d’histoires que Rita à raconter.

La visite

Tous les samedis à 17h, après la fermeture au public.
8 Rue Scribe, 75009 Paris
Entrée adulte 17,50€.
Réservation en ligne indispensable : https://www.cultival.fr/visites/les-mysteres-du-palais-garnier-apres-fermeture-au-public-a-partir-du-01012016

State of mind

Notre dernière journée à New-York débute le long de l’Hudson après des crêpes au lemon curd grignotées dans une minuscule boutique. A quelques blocs de là, l’Hudson River Park marque le départ d’une balade qui court de la 57th au Financial District. On marche un long moment entre le bitume et le ciel bleu, entre les espaces verts et l’eau qui frappe sur le quai.

Après de longues minutes où nous croisons tour à tour joggers, vélos, basketteurs et hordes de poussettes, une grande verrière marque finalement l’entrée de la petite North Cove Marina. Les bateaux luxueux du World Trade Center amarrés là brillent au soleil. Un peu plus loin, le South Cove Park arbore de spacieux pontons où il fait bon s’attarder pour profiter du cadre verdoyant et d’une belle vue sur le New Jersey qui nous fait face.

Arrivés à Battery Park, nous remontons Broadway pour tomber nez à nez avec le Charging Bull, installé là après le krach boursier de 1987. L’endroit fourmille de touristes qui attrapent les cornes de la statue (entre autres) censées porter chance. On arrive finalement dans le quartier de Wall Street au ruelles étroites puis au New York Stock Exchange étonnamment calme.

A l’est du City Hall, on termine la visite du quartier par la traversée de l’emblématique Brooklyn Bridge et sa vue sur le quartier Downtown de Manhattan. On veille à rester sur l’allée piétonne de près de 2km, régulièrement rappelés à l’ordre par les cyclistes qui traversent à toute vitesse. A l’autre bout du pont, le Brooklyn Bridge Park s’étend sur une longue partie du front de mer de l’East River. Nous ne faisons que le longer avant de regagner le métro voisin pour rejoindre le Village.

L’arrivée à Greenwich dépayse, les maisons de ville en briques se succèdent et les hauts buildings vitrés ont laissé leur place. On arpente les rues bordées de cafés, de fleuristes ou de boutiques de déco et de vêtements. L’immeuble de Friends réveille de vieux souvenirs au 90 Bedfort Street et le Washington Square Park offre une pause bien méritée au milieu des écureuils et des joueurs d’échecs. Un peu plus loin, le Chelsea Market a investi les murs d’une ancienne usine de biscuits, The National Biscuit Company (les fondateurs des fameux Oreo). Transformé en marché couvert, il accueille restaurants et pâtisseries qui se succèdent dans les longs couloirs de style industriel du bâtiment. Le quartier semble flambant neuf et animé, entre galeries d’art et bars branchés.

Nous choisissons l’hôtel The Standard qui donne sur la High Line pour célébrer nos derniers moments sur place. La terrasse verdoyante installée sur le toit de l’immeuble offre une superbe vue sur tout le sud de New York; on y sert des cocktails colorés sur de petites tables de jardin. A l’étage inférieur, de larges baies vitrées parcourent tout le niveau: elles entourent un jacuzzi autour duquel les clients viennent profiter de la musique et du panorama. Vers 19h, la clientèle et l’ambiance change peu à peu: mannequins en talons aiguilles improbables et gravures de mode prennent possession des lieux et des canapés…Le soleil sur couche sur New-York quand nous repartons donc vers l’auberge pour visiter le dernier monument de notre liste.

Après être passés devant tous les matins, nous poussons enfin la porte de l’Empire State Building, direction l’observatoire du 86e étage (il est également possible de monter au 102e étage). A cette heure ci, il n’y a quasiment aucune file d’attente et nous pouvons circuler aux quatre coins de la plateforme pour observer la ville qui scintille sous nos yeux. Une lueur vive émane de Times Square, le Chrysler building étincelle et les files de taxis illuminent les grandes artères.

Notre première étape américaine s’achève avec cette impression d’être sur le toit du monde, des souvenirs plein la tête et des étoiles plein les yeux. A bientôt New York, nous reviendrons !

« Il y a quelque chose dans l’air de New York qui rend le sommeil inutile ».
Simone de Beauvoir

 

Les musées et les visites
  • Empire State Building

Tous les jours, de 8h à 2h (dernier ascenseur à 1h15)
350 5th Avenue, angle 34th St
Entrée adulte avec accès au 86e étage $34.
Entrée adulte avec accès au 86e et 102e étages $54.
Réservation en ligne: http://www.esbnyc.com/fr/acheter-des-billets

848 Washington St, New York, NY 10014, États-Unis
http://www.standardhotels.com/new-york/properties/high-line

Rêve américain

Il est tôt ce matin quand nous partons vers le sud de Manhattan où une fine brume flotte encore entre les larges rues et les buildings vitrés. Nos billets donnant accès à la couronne de la statue de la liberté en poche, nous voilà déjà à Battery Park où la compagnie Statue Cruises nous attend pour une virée en bateau. Les voyageurs embarquant avec nous sont peu nombreux malgré l’attrait apparent de cette visite. Après un premier contrôle de sécurité, les moteurs démarrent pour suivre la boucle proposée à tous les voyageurs quelques soient les billets choisis: Battery Park – Liberty Island – Ellis Island – Battery Park.

Sur les bancs de bois blancs chauffés par le soleil qui pointe finalement le bout de son nez, on profite du tour en bateau pour admirer la vue sur la skyline et prendre l’air. Arrivés sur Liberty Island, nous croisons les premiers rangers qui procèdent à de nouveaux contrôles. On nous passe finalement des bracelets autour du bras, précieux sésames qui garantissent l’accès à l’ensemble du site.

Ils nous permettront ainsi de visiter le socle de la statue où trône l’ancienne torche, de grimper sur le belvédère pour profiter d’une vue imprenable sur la baie de New-York et enfin de monter jusqu’à la couronne par un petit escalier en colimaçon, aussi bas de plafond qu’étroit (324 marches aller-retour). Quelques petites vitres forment le tour de la couronne. La vue y est plus restreinte que depuis le belvédère mais on aperçoit mieux les détails de la statue et de la torche.

En redescendant, nous entamons le tour de l’île par un petit chemin aménagé pour l’occasion. On y croise une colonie de bernaches du Canada ainsi que 5 statues représentent les personnages clefs de l’histoire du monument. Là encore, la balade est particulièrement calme.

De retour sur Manhattan, nous nous dirigeons vers Grand Central et son marché pour une pause déjeuner. La gare fait partie de ces lieux new yorkais mythiques aperçus dans des dizaines de films et de séries. A peine entrés dans le hall, on ne sait plus trop où donner de la tête. Au dessus de nous, un ciel peint et étoilé donne au lieu un charme unique. Malgré les affichages qui défilent, les passants qui se pressent et les voix qui résonnent sous la voute, une atmosphère plutôt paisible se dégage de cette gare immense.

Dans le dédale de couloirs apparait finalement le Grand Central Market, grand marché de produits frais qui s’étale sur une centaine de mètres. Épices, thés, épicerie fine, gâteaux improbables, stands italiens, espagnols ou asiatiques… Tout est là. On y achète de quoi pique-niquer avant d’aller s’installer dans un autre hall couvert de pelouse synthétique, aménagé avec des tables de jardin aux nappes de Vichy pour tout l’été. Sur cet air de vacances, nous décidons d’une pause dans notre programme de visite: direction Coney Island, à l’extrême Sud de Brooklyn.

Une heure plus tard et à peine sortis du métro, la vue sur les vieilles montagnes russes au charme désuet et la longue plage de sable nous transporte dans un autre univers. Coney Island est sans doute pour les touristes un lieu insolite, il est pourtant prisés par les New Yorkais.

Sur le chemin de la plage, les odeurs de hots dogs, de bonbons et de barbes à papa flottent jusqu’à nous. On s’installe un moment sur le sable pour écrire nos cartes postales, tremper les pieds dans l’eau et profiter d’un repos bien mérité au bord de l’Atlantique un peu agité.

Sur le front de mer, la promenade Riegelmann tout en bois délimite les contours du Luna Park qui nous tend les bras. Entre attractions originales et grands classiques, on y passe un vrai bon moment, parfois bercés par la musique des différents stands, parfois parcourus de vrais frissons… Nos attractions préférées? PlatinumWristband (chaises volantes), Steeplechase (littéralement assis sur un cheval), Soarin Eagles (des montagnes russes réalisées allongés et suspendus dans le vide !) ou encore Thunderbolt et sa chute verticale… On ne regrette vraiment pas le détour.

Pour achever cette journée parfaite, nous retournons sur Times Square pour passer la soirée au Ellen’s Stardust Dinner. On y vient sans doute pas pour la nourriture (poulet, gaufre liégeoise et haricots dans le même plat, ça surprend…), on pousse peut être un peu la porte pour la décoration mais on afflue surtout pour les serveurs !

Tous rêvent de réussir à Broadway et enchainent les performances vocales entre deux commandes. Grands classiques de comédies musicales ou tubes du moment, les chansons se suivent et on en oublie presque les assiettes. Un serveur passe entre les clients, un plateau dans une main, un micro dans la seconde. Un autre se retrouve bientôt se dandinant sur une banquette entre deux tables… Prestations en solo, duos ou quatuors, le spectacle est permanent. Au vu du nombre de ses compatriotes présents ce soir là, notre serveur, français, se lance dans une interprétation de Comme d’habitude qui conclura la soirée. On lui souhaite bon courage en lui laissant un petit mot sur l’addition et on quitte ce lieu unique en chantonnant sur le trajet du retour.

Pour un aperçu de notre diner, il suffit de cliquer !

Côté pratique

Les musées et les visites
  • Statue de la liberté

Tous les jours, de 9h à 17h
Entrée adulte avec accès à la couronne $21,55.
Réservation en ligne:  https://www.statuecruises.com/statue-liberty-and-ellis-island-tickets#/
Attention les contrôle de sécurité sont stricts et longs. la consigne est obligatoire pour les sacs à dos. Pour une date fixée, les billets pour la couronnes ouvrent 4 mois à l’avance et ferment 2 mois avant la date.

  • Luna Park

Horaires variables, à vérifier ici: http://lunaparknyc.com/plan/park-hours/
Pour s’y rendre: lignes D, F, N et Q jusqu’à la station CONEY ISLAND STILLWELL AV
Les attractions: http://lunaparknyc.com/explore/rides/

  • Prix raisonnables mais passages réguliers pour les « tips » qui aident à financer les cours de chant et de danse des serveurs.

Prendre de la hauteur au Rockfeller

Comme tous les matins, nous commençons la journée par un énorme petit-déjeuner sur la terrasse ensoleillée du « Pain Quotidien » de Park Avenue, point de départ idéal pour nos balades et secteur prisé des fameux dog-sitters. L’occasion de parcourir pour la centième fois nos guides de voyages et de repenser le programme de la journée tout en observant le flot de passants et de taxis jaunes.

Dernier musée de notre séjour, nous choisissons de commencer par le Museum Of Modern Art. Présenté comme le temple de l’art moderne, nous attendions beaucoup du MOMA. L’architecture du lieu ne nous a pas emballés et deux étages étaient fermés pour cause d’installation (ce qui n’était pas signalé à l’entrée). On y retrouve malgré tout quelques œuvres de Pollock ou Picasso ainsi que les célèbres soupes Campbell et les Marilyn d’Andy Warhol. On profitera finalement plus longtemps du jardin des sculptures et de sa terrasse que des étages un peu décevants du musée…

Étape New-yorkaise incontournable, nous voilà arrivés au Rockfeller Center après quelques détours. Un simple trajet en ascenseur nous emmène sur le Top of The Rock pour découvrir une plate-forme d’observation à la vue spectaculaire. Du haut de ces 70 étages, on devine les silhouettes du Chrysler et de l’Empire State Building qui se détachent de la skyline. La statue de la liberté se fond dans la brume de l’Hudson et parait minuscule à côté des tours vitrées de la City. De l’autre côté, l’immense rectangle de verdure qu’est Central Park s’étend à nos pieds. On profite du panorama un long moment tout en repérant les quartiers déjà traversés ou les terrasses aménagées en jardin et restaurant.

De retour les pieds sur terre, un arrêt s’impose à la Magnolia Bakery sur les traces de Carrie Bradshaw. La foule y est dense et il faut jouer un peu des coudes pour grignoter un de leur célèbre cupcake ou goûter leur cheesecake au citron vert. Nos pâtisseries sont toutes juste avalées quand nous arrivons devant la majestueuse New York Public Library, autre symbole de la ville.

Patience et Fortitude, les deux lions de marbre rose, montent la garde à l’entrée du bâtiment. Le grand hall récemment rénové est simplement majestueux et donne accès à deux escaliers qui mènent aux  salles de lecture…. fermées pour rénovation ! Déception suprême. Tout en déambulant dans les couloirs frais et quasiment désert de la bibliothèque, on se promet de revenir à New York pour la redécouvrir entièrement restaurée.

A défaut d’avoir pu s’émerveiller devant les rangées de livres plus au moins anciens de la salle de lecture, nous nous rabattons sur Midtown Comics pour une plongée chez nos héros préférés. Installée au 1er étage d’un immeuble, il faut gravir un escalier étroit pour accéder aux rangées de bandes dessinées et aux collections de figurines de la boutique. A la recherche de souvenirs à rapporter, on passe de longues minutes à fouiller dans les bacs et à étudier les graphismes colorés protégés par leurs couvertures plastifiées. Dans la boutique Nintendo voisine, l’heure est aussi aux souvenirs d’enfance. Entre les peluches Pokemon et les Yoshi bariolés, on s’offre une partie de Mario Kart endiablée avant de filer vers un nouveau quartier.

Quelques stations de métro plus tard, nous découvrons la High Line, ancienne voie ferrée aérienne aujourd’hui transformée en parc suspendu depuis 2009.  Sur le même modèle que la coulée verte parisienne, elle traverse le Meatpacking district et Chelsea sur un peu plus de 2km. Avec son théâtre urbain, ses amateurs de yoga ou ses locaux lézardant sur des transats de bois, on goûte à une atmosphère paisible tout au long de la balade. L’occasion d’observer une exposition d’art temporaire pleine de charme après la déception du MOMA.

En remontant vers Times Square, nous rencontrons les deux Naked CowBoys avec leurs bottes et leurs guitares. Pas le temps de s’attarder cependant, le New Amsterdam Theatre nous attend pour une représentation d’Aladdin, The Musical.

Décors superbes, costumes colorés, illusions, humour, génie fabuleux et longuement acclamé…. Notre journée finit donc en musique par un moment magique à Broadway. « Exactly what you wished for… »

Côté pratique

Les musées et les visites
  • MOMA : 11 West, 53 Street

Tous les jours, de 10h30 à 17h30
Prolongation jusqu’à 20h le vendredi
Entrée adulte $25. Gratuit le vendredi de 16h à 20h.
Attention au sac-à-dos, même les rouges, la consigne est obligatoire et la file d’attente importante.
Réservation en ligne: https://www.moma.org/tickets/select

  • Top of The Rock : W 52th Street entre la 6ème et la 5ème Avenue.

De 8h à minuit, dernier ascenseur à 23h
Entrée adulte $40
Réservation en ligne : https://www.topoftherocknyc.com/ticket-menu/

  • New York Public Library : 5th avenue à la hauteur de la 42nd Street

Lundi, jeudi et samedi, de 10h à 18h
Mardi et mercredi, de 10h à 20h
Dimanche, de 13h à 17h
Entrée gratuite


Nos boutiques préférées
  • Midtown Comics: 200 W 40th Street
  • Nintendo store: 10 Rockfeller Plaza
  • nue
  • Magnolia Bakery : 1280 Avenue of the Americas

Mise au vert à Central Park

Encore un peu sous l’effet du décalage horaire, nous commençons notre matinée culturelle dont la Frick Collection, située dans l’allée des Millionnaires, est la première étape. En poussant la porte de l’ancien hôtel particulier de Henry Clay Frick, on fait un saut dans le XXe siècle où les salons se succèdent autour d’un patio fleuri. L’édifice abrite des peintures du XVIIIe et une collection d’émaux bien qu’on vienne surtout admirer la salle Fragonnard. Les visiteurs sont peu nombreux et une heure nous suffit pour faire tranquillement le tour du musée.

En sortant, changement d’ambiance et pèlerinage vers nos souvenirs d’enfance au 7E 75th Street : la maison de Maxwell Sheffield se cache dans cette rue discrète près de Central Park. On jette un peu bêtement un coup d’œil par la fenêtre comme pour y voir passer cette Nounou d’enfer qui nous a fait tellement rire.

Toujours en bordure du parc, le Metropolitan Museum of Art nous paraissait être un arrêt incontournable de notre visite à New York. Avec ces deux millions d’œuvres d’art couvrant 5000 ans d’histoire et provenant de tous les continents, il est sans doute difficile de tout voir dans une journée. Quelques heures de balade nous offrent tout de même un bon aperçu du MET.

On y circule avec émerveillement entre les galeries d’art primitif ou d’art égyptien (dont le fameux Temple de Dendur) et dans les couloirs couverts de peintures européennes. Certaines salles sont baignées de lumière extérieure comme la superbe Charles Engelhard Court ou le couloir des sculptures romaines d’un blanc immaculé. Après avoir cherché un moment l’ascenseur (seul moyen de grimper jusqu’à la terrasse), nous voilà au 5ème étage du musée transformé en rooftop qui offre une vue dégagée sur la skyline de l’ouest et le sud de Manhattan.

Après l’avoir aperçu depuis la terrasse, nous nous dirigeons désormais avec entrain vers Central Park. Le décor change au fil des chemins et de belles découvertes nous attendent à chaque recoin du parc.

Sur le Conservatory Water, des modélistes plus ou moins aguerris pilotent leurs bateaux miniatures qui glissent sur le reflet des immeubles. Non loin de là, de jeunes acrobates escaladent autant les rochers que la statue d’Alice aux Pays des Merveilles. On grimpe nous aussi sur le Belvedere Castle pour profiter de la vue sur le parc avant de reprendre la promenade le long des sentiers qui traversent le parc. Le nez au vent, nous gagnons le Strawbeery Fields dédié à la mémoire de John Lennon. A l’ombre d’immenses ormes, quelques guitaristes y fredonnent Imagine sur un banc de bois.

Un peu plus loin près du lac, un véritable embouteillage de barques entache un peu le charme du décor du Loeb Boathouse. Le Mall et la fontaine de Bethesda voisins sont, eux, envahis de ballons blancs pour célébrer un mariage.

Notre visite se termine par le zoo de central park dont les enclos offrent de multiples points de vue sur la skyline de Manhattan. On y trouve d’énormes otaries, d’adorables pandas roux, des singes des montagnes ou encore des panthères des neiges ainsi que quelques terrariums et une serre tropicale où les oiseaux circulent librement. Un rapide repas et nous repartons vers les rues agitées de Midtown, loin du calme et de la sérénité de cet upper West Side plein de charme.

A l’approche de l’intersection de Broadway et de la 7th avenue, les lumières de Times Square éclairent déjà les rues parallèles. Publicités géantes pour les comédies musicales, panneaux lumineux, frénésie de taxis jaunes, de passants… et de personnages de cinéma. On croise en effet quelques Mignons et Captain America ainsi qu’un nombre improbable de faux SpiderMan se suspendant aux lampadaires au coin des rues…

Même si les boutiques de souvenirs nous attirent l’œil, nous nous laissons plutôt aller à pousser la porte des magasins de notre enfance. M&M’s World est la première de la série avec son odeur de chocolat et sa multitude de produits dérivés. Sur près de 3 étages, les étagères croulent sous les peluches, T-shirts ou autres gadgets. Les murs du rez de chaussée sont couverts de ces petites billes multicolores qui dévalent dans les sacs des enfants.

Un peu plus loin, le Disney store grouille de monde. Robes de princesses, château, déguisement de super héros, peluches par millier et musique de la Reine des neiges dans les oreilles… on en prend plein les yeux et on plonge dans nos souvenirs avec bonheur.

Un dernier arrêt au Toys’r Us nous fait découvrir une grande roue au décor de jouets et de dessins animés. Des nacelles Scooby Doo et Monopoly tournoient sous les lumières colorées pendant que l’on observe les étages supérieurs depuis la rambarde. Au dessus de nous, de gigantesques sculptures de Lego reprennent tous les symboles et monuments célèbres de la ville. On tombe tour à tour sur un dinosaure, Superman ou une maison de Barbie à taille humaine en circulant dans les allées. A la sortie, un stand Wonka reprend les décors féériques de Charlie et la chocolaterie. La journée s’achève sur ces notes enfantines et nous retournons à notre auberge avec des étoiles plein les yeux.

Côté pratique

Les musées
  • Frick Collection : 1E 70th Street

Du mardi au samedi, de 10h à 18h
Dimanche, de 11h à 17h
L’entrée classique est de $20. Le dimanche de 11h à 13h, le musée fonctionne cependant sur le principe du don.

  • MET: 1000 Fifth Avenue

Du dimanche au jeudi, de 10h à 17h30
Vendredi et samedi, de 10h à 21h
Le Metropolitan Museum of Art est financé principalement grâce à l’argent du parrainage mais fonctionne sur le principe du prix d’admission suggéré. Le prix recommandé pour l’entrée est de $25.
Pour préparer sa visite: http://www.metmuseum.org/fr-fr/visit et http://maps.metmuseum.org/

Nos boutiques préférées
  • M&M’s World New York : 1600 Broadway
  • Disney store: 1540 Broadway
  • Toys’r Us: 1514 Broadway, malheureusement fermé depuis notre visite.

New York, New York

Moins de 200 jours avant notre roadtrip tant attendu dans l’ouest américain… L’occasion parfaite pour se replonger dans notre première aventure outre atlantique avec la découverte de la fascinante New-York. Décollage immédiat !

Le départ se fait de bon matin depuis l’aéroport de Charles de Gaulle où trois semaines de périple nous attendent sur un autre continent. Nos énormes valises sont enfin bouclées et passent le test de la pesée avec succès, à l’aller au moins… On s’installe avec enthousiasme, peinant à réaliser que nous voyagerons dans un superbe taxi jaune dans 6 heures à peine. Deux films et trois siestes plus tard, New-York se dessine enfin à travers le hublot. Les vacances commencent sous un soleil radieux !

Le New York Budget Inn nous accueillera pour la semaine. Il ne s’agit surement pas de notre meilleure auberge de jeunesse : il nous faut monter nos valises sur 5 étages à travers un escalier franchement raide, le petit déjeuner est régi par la règle du « premier arrivé, premier servi » (d’ailleurs, nous n’en avons jamais profité) et notre chambre est tellement petite que nous devons ouvrir nos valises à tour de rôle pour pouvoir circuler. Peu importe, l’emplacement, lui, est idéal à deux pas de l’Empire State Building sur la 34th rue. Baskets aux pieds, il est temps de se lancer à la découverte de toutes ces grandes avenues.

Pour cette première balade, nous nous laissons porter sur Broadway vers le Madison Square Park et ses allées ombragées. Entre les hommes d’affaires en costume, les touristes et les amateurs de yoga, une troupe de danseurs amateurs agite la terrasse du célèbre Shake Shack. Tout en grignotant nos hotdogs bio, histoire de se mettre dans l’ambiance, on découvre les escaliers de secours qui ornent les façades et les citernes d’eau sur les toits qui entourent le Flatiron Building, unique en son genre.

Broadway est bordé d’immeubles variés et de bâtiments de briques rouges que l’on prend plaisir à observer. On devine par les fenêtres de superbes lofts tout en scrutant les vitrines qui défilent sur les trottoirs. Des flots de taxi remontent cette artère passante et la musique douce des camions de glace se fait davantage entendre à mesure que nous approchons d’Union Square. Le Greenmarket est déjà installé et propose les fruits et légumes colorés des producteurs de la vallée de l’Hudson. Un petit passage au travers des stands nous offre notre première rencontre avec de petits écureuils tout sauf farouches.

La suite du parcours nous amène à Little Italy qui ne comporte plus aujourd’hui que la Mulberry Street et ses dizaines de restaurants italiens plus ou moins traditionnels. Quelques enseignes servent des café accompagnés d’amaretti, d’autres proposent des glaces à l’italienne qui attirent les touristes. Sous de grands auvents rouges, la boutique « Christmas in New York » mérite un petit détour pour admirer ses milliers de décoration et ses sapins surchargés.

Dans les rues voisines, Chinatown gagne peu à peu du terrain sur cet ancien cœur italien. Canal street et Grand street donnent le ton. Alors que les rues étaient jusque là plutôt tranquilles en cet fin d’été, il faut ici se frayer un chemin dans une sorte de marée humaine entre les étals de poissons, d’herbes et de gadgets colorés.

De retour sur Broadway et après un arrêt dans une boutique Converse (quoi de plus local?…), nous filons vers le City Hall. La place est animée tant par le passage d’impressionnants camions de pompiers que par les prouesses de danseurs hiphop encouragés par les passants. Au bout de Manhattan et sur les rives de l’East River, nous découvrons South Street Seaport où il fait bon flâner. Cet ancien marché aux poissons est aujourd’hui investi de boutiques et de restaurants installés de part et d’autre de jolies ruelles pavées. De larges bateaux aux coques brillantes y sont amarrés et tranchent avec les hautes tours de verre de la City.

Le décalage horaire commence finalement à se faire sentir en cette fin de journée. Nous optons donc pour un dernier détour au mémorial du 11 Septembre avant de regagner notre auberge. Deux énormes bassins marquent l’emplacement des tours jumelles. Leurs bordures sont composées de panneaux de bronze affichant les noms des milliers de victimes. Des centaines de chênes entourent les chutes d’eau, conférant à ce lieu étonnant une impression de sérénité. Le One World Trade Center voisin et flambant neuf surplombe la scène. Ce building, le plus élevé d’Amérique avec ces 541m, s’illumine doucement pendant que nous faisons nos derniers pas vers le métro…. une bonne nuit de sommeil nous attend désormais avant de reprendre notre découverte.

Côté pratique

le logement

Le NewYork Budget Inn sur la 34st
http://www.newyorkbudgetinn.com/

 

Les repas

Shake Shack sur Madison Square
Pour des burgers et hotdogs frais, des frites et des crèmes glacées…. Patience dans la file obligatoire.

Nos boutiques préférées
  • Forbidden planet : 832 Broadway Street

Le temple des comics et produits dérivés des plus grandes licences.

  • Brooklyn Industries: 290 Lafayette Street

La marque New Yorkaise au Watertower comme logo. Elle a été créée par 2 artistes qui ont investi les locaux d’une vieille usine de Williamsburg pour y créer des sacs en matière recyclée. Le bilan pour nous: 4 sacs, 2 blousons, un sweat et 2 t shirts…Attention au porte-feuille !


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