Cala Luna

12 Mai 2017. Après une journée au milieu des roches la veille, nous reprenons ce matin la route vers Dorgali. Quelques champs de coquelicots colorent parfois le paysage montagneux que nous avions déjà aimé la première fois. Avant de gagner la mer, il faut emprunter la SP26 et traverser la montagne via un tunnel avant d’aboutir dans une pinède un peu brumeuse.

Un premier arrêt est décidé à Cala Gonone pour découvrir le Golfe d’Orosei. Nous laissons la voiture près du petit port où des dizaines de cabanes proposent des excursions en mer. Malgré la brume, nous remontons à pied le front de mer où se sont installées quelques terrasses abritées. Pourtant, Cala Gonone nous déçoit. La ville et le port n’ont pas de charme particulier et les plages ne nous font pas vraiment rêver. La météo ne plaide pas non plus en faveur de la petite ville. On s’installe tout de même pour déjeuner en terrasse avec vue sur la mer. Cette pause est l’occasion de goûter une spécialité sarde: les gulurgiones, ravioles farcies de purée de pomme de terre et pecorino, accompagnées d’une sauce tomate pleine de saveurs. Simple mais vraiment bon !

Nos ravioles avalées, nous reprenons la route pour Cala Fuili, point de départ d’une randonnée qui remonte le long du Golf D’Orosei. Il n’y a pas de réel parking à proximité de la plage et les voitures s’accumulent des deux côtés de la route, même au mois de Mai. Mieux vaut ne pas arriver trop tard si on ne veut pas commencer par remonter la route à pied.

Un escalier biscornu permet l’accès à la plage en contre bas. En sortie du chemin, le départ de la randonnée est discrètement signalé dans les arbres en amont de la Cala Fuili. La piste est pleine de cailloux et monte de façon un peu plus abrupte que ce que nous avions envisagé dans un premier temps. Les points rouges peints sur la roche nous confirment la marche à suivre et, rapidement, le sentier se divise en deux. La branche de gauche permet de rejoindre la grotte Blue Marino, réputée sur la côte sarde. Les visites sont réservées prioritairement aux excursions en bateau mais autorisées pour les piétons jusqu’à 13h. Vu l’heure, nous partons directement sur la droite en direction de Cala Luna.

La pente du sentier s’adoucit assez rapidement mais il reste largement occupé par la pierre. Le ciel se dégage enfin et la balade prend des couleurs. On suit le relief des falaises en n’apercevant que de temps à autre la mer entre les arbres. Le chemin est trompeur et nous perdons un peu la notion des distances… A chaque virage, on espère désespérément découvrir Cala Luna en contrebas.

Quelques mètres de descente un peu raide font leur apparition. Des poignées de métal ont d’ailleurs été installées ici et là pour aider à les traverser. Une dernière montée et enfin, alors que l’on n’y croyait presque plus, Cala Luna apparait sous un soleil radieux. Gagnés par l’enthousiasme, on se laisserait presque aller à courir si le chemin n’était pas si tortueux. En sortant du petit bois, enfin au niveau de la mer, une nouvelle surprise nous attend. Une forêt de lauriers roses en fleurs s’est installée dans le sable, créant une sorte labyrinthe jusqu’à la plage.

Nous tombons finalement sur un restaurant qui semble fermé avant d’atteindre une passerelle en bois. On admire la vue et les superbes couleurs du paysage quand un bruit dans les broussailles voisines attire notre attention. A notre grande surprise, un groin plein de terre apparait dans les herbes hautes. Une famille de cochons sauvages semble avoir élu domicile sur la plage, nous en avons compté jusqu’à 7 !

La plage en demi-lune nous séduit, coincée entre les falaises et les lauriers. Au loin, on devine Cala Gonone où nous avons passé la matinée puis les grottes marines proche de Cala Fuili. Chacun reste un moment à observer le décor avant d’aller se baigner pour la première fois depuis notre arrivée en Sardaigne. Même si l’eau est fraiche et si on perd rapidement pied, cette pause est réellement bienvenue après notre randonnée parfois éprouvante avec la chaleur.

Sur la droite, la balade se poursuit au dessus du ponton le long des falaises, sans doute en direction des criques voisines. Côté gauche, on devine quelques grottes sans doute accessible à pied. Cependant, étant un peu pris par le temps, nous finissons par repartir à pied vers Cala Fuili. Le chemin parait moins long au retour et nous y croisons cette fois quelques chèvres qui sautillent entre les rochers. Au sommet des marches, il ne reste que nos voitures. Les plages et les routes se sont vidées, le signe qu’il est sans doute temps de rentrer vers Budoni pour un repos bien mérité.

Coté pratique

La randonnée

  • Départ: Sentiero Cala Fuili – Cala Luna, 08022 Dorgali
  • Temps aller: 1h30
  • Temps retour: entre 1h10 et 1h30
  • Dénivelé : 5.6km, +150 m, -180m pour l’aller

Les transports

  • Cala Gonone : Se garer
  • Navette en bateau : 10€

Des navettes en bateau permettent le retour vers Cala Gonone. Là-bas, une navette est disponible pour retourner aux voitures garées à Cala Fuili. Nous sommes arrivés au moment du départ de la dernière navette ce qui nous a permis d’être vraiment seuls au monde (mis à part les cochons sauvages). En saison et sans doute dans la journée, la plage est nettement plus animée car les bateaux amènent de nombreux touristes.

Les repas

  • Cala Gonone: Hotel Ristorante Cala Luna, Viale Palmasera 6, 08022 Cala Gonone

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