Salto do Prego

juillet 2025

Après notre traditionnel petit tour au jardin botanique de Ponta Delgada, il est temps de filer vers l’autre bout de l’île pour un peu d’exercice ! Arrivés au village de Faial da Terra, on se dirige vers les abords de la rivière avant de laisser la voiture au bord de l’eau, à l’ombre d’une vieille bâtisse abandonnée.

Le début de la balade est facile, sur un sentier de terre qui longe la rivière, bordée de gros rochers. Puis, peu à peu, on s’enfonce dans une végétation qui se densifie à mesure que l’on avance. Dans ces bois d’acacias, de petites chutes d’eau s’écoulent tranquillement dans la mousse. On traverse un pont de bois grinçant qui surplombe la rivière et on entame finalement une session de grimpette ombragée (pourtant il fait chaud !) pour une petite heure.

Durant la montée, le sentier devient plus étroit, plus humide et plus escarpé à mesure que l’on s’approche de la cascade. Au détour d’un virage, en plein milieu de la forêt, on aperçoit avec surprise sur une première famille de poules, puis une autre, avant de tomber sur un gangs de coqs à la dernière intersection. PetitCoeur est ravie de toute cette agitation. Il ne nous reste qu’à franchir une mini bambouseraie avant de découvrir un petit amphithéâtre verdoyant, plein de mousses et de branchages, duquel s’écoule la Salto do Prego.

A ses pieds, un petit lagon offre une possibilité de baignade en eau froide dont on se passe franchement malgré la chaleur moite qui règne dans les bois. De larges blocs de pierre bordent le bassin qui s’écoule dans un tunnel de verdure un peu plus loin. Il faut reconnaitre que les lieux sont charmants.

D’ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à le constater. Si les Acores nous avaient jusque là habitués à la solitude, les abords de la cascade sont, eux, assez fréquentés et nombreux sont les randonneurs à y faire une halte. Nous ne ferons pas exception à la règle et on s’installe avec PetitCœur pour un gouter et un biberon au bord de l’eau avant de revenir sur nos pas.

Au premier carrefour, il est possible de grimper encore davantage vers la Salto do Cagarrao. Encore un peu frileux sur nos capacités à porter PetitCoeur sur de longues distances à fort dénivelé, on passe notre chemin jusqu’au prochain croisement pour filer vers le village de Sanguinho.

La cime des arbres s’élève et la vue s’élargit à mesure que l’on s’approche de ce hameau oublié. Un dernier virage et la perspective s’élargit brusquement quand nos pas foulent les premiers pavés. Habité pendant près d’un siècle, ce village était le refuge des familles de Faial da Terra lors des inondations avant d’être abandonné progressivement dans les années 50. Aujourd’hui, certaines maisons sont réhabilitées pour en faire des gites ruraux aux jardins arborés et plein de fruits. Il règne ici un calme étrange, entre bâtisses délabrés et gites fleuris.

La balade se termine par une petite route pavée qui serpente dans une bonne pente. On est content de la parcourir au sec car, rien qu’à l’œil, les pavés paraissent bien lisses et bien glissants. Cependant, la route offre une jolie vue sur la vallée ouverte sur l’océan qui vaut vraiment la peine de s’y engager.

Avant de rentrer, on décide d’explorer la cote Est en voiture. De point de vue en point de vue, on finit par atterrir au Miradouro da Ponta do Sossego. Le site est particulièrement impressionnant (près de 13 000m² aménagés) et plein de végétation. Palmiers, hortensias, azalées, hibiscus, camélias, roses et buis taillés peuplent cet environnement perché au dessus de l’océan. Des tables de pique-nique et des barbecues sont dispersés sur cet immense espace et des familles entières viennent s’y retrouver pour profiter des dernières heures de soleil. Si on a beaucoup aimé l’ambiance du lieu, au point de regretter de ne pas avoir amené notre repas, on a surtout aimé la vue depuis les terrasses, avec les falaises du Nordeste en toile de fond.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le trop méconnu Miradouro da Ponta do Sossego et son ambiance de vacances

Coté pratique

Les randonnées

PRC09 SMI
Nous avons opté par l’aller sur ce sentier, jusqu’à la cascade puis un retour par le village de Sanguinho PR11 SMI. Il est possible de prolonger encore en rejoignant la Salto do Cagarrao (environ 3km complémentaires, ça grimpe)
4.6km pour 2h. Niveau moyen.

Le logement

Waterfront, 71 Avenida Infante Dom Henrique 6 esquerdo Torre Nascente, 9500-150 Ponta Delgada
Nous avons passé plus d’une semaine dans ce deux pièces bien équipé (machine à laver et sèche linge notamment) qui peut se relier avec un autre appartement pour les familles plus grandes. L’emplacement nous a semblé parfait et une place de parking est disponible au sous-sol. Nous recommandons donc José et son appartement sans hésiter.

Les repas

Colmeia Avenida, Av. Infante Dom Henrique s/n Loja 20, 9500-764 Ponta Delgada
Notre quartier général pour le petit déjeuner : on y achetait tous les matins des des pastels natures, à la passion ou à l’ananas pour quelques bouchées de réconfort. Elles sont réputées pour être les meilleures de l’île (et sont en tout cas meilleures que celles des plantations).
Ouvert tous les jours de 8h à 21h

Jardim Natural Food and Coffee (Jardim Botânico António Borges)
Idéal pour un brunch au cœur du parc, entourés des poules et des canards. On y trouve diverses salades, tartines, œufs, pancakes et boissons maison. Tout était très appétissant. Prévoir de venir tôt car l’adresse est visiblement connue !
Table à langer disponible

Lagoa do Fogo et le centre

19 juillet 2025

Par la fenêtre de la voiture, on observe un temps grisonnant accompagner les kilomètres qui défilent vers le centre de l’île. Après un peu de route, on s’arrête, seuls, dans un parking au milieu de la forêt avant de nous engager à pied sur une étroite route de terre. Distraits, on commence par rater le sentier qui descend au Lagoa Do Congro, un peu perdu au milieu d’un chantier d’aménagement. Une fois celui ci retrouvé, on s’enfonce sous une pluie fine dans un univers verdoyant créé au creux d’une profonde dépression presque ronde, comme un cratère. Les abords du chemin tout en descente ne sont que mousses, terre et branches d’arbres. Dans cet univers humide, il n’y a quasiment pas un bruit.

Après une descente hors du temps, nous posons nos pieds au bord d’un lac aux eaux vertes tout juste troublé par l’activité de nombreux poissons. Dans son sac à dos, PetitCœur s’est endormie, bercée par cette marche régulière et cette paix un peu surprenante.

La chapelle Nossa Senhora da Paz, l’escalier sacré des Açores, est, elle, nettement plus animée. Avec sa façade blanche rehaussée de pierres de lave noire, elle fait figure de carte postale. Son architecture particulière, avec son escalier en paliers, représente neuf étapes ou mystères de la vie du Christ. Au sommet, le palier final s’ouvre sur une petite esplanade pavée qui offre une vue panoramique sur le décor.

On y aperçoit les serres d’ananas avec leurs toits blancs, les villages de bord de mer mais aussi l’îlot de Vila Franca Do Campo : un ancien cratère effondré devenu piscine naturelle, aujourd’hui classé réserve naturelle. Des excursions permettent de s’y rendre pour quelques heures ou pour la journée, surtout pour y pratiquer la plongée ou le snorkeling. Nous avons cependant laissé passer l’expérience, peu pratique avec un bébé.

Après une courte hésitation sur l’étape suivante, on s’embarque finalement sur un sentier de randonnée original puisqu’il nous emmène à la découverte des ruines de vieilles fabriques hydroélectriques, dont la plus ancienne date de 1900. C’est ainsi qu’on dévale, avec PetitCœur dans le dos, une vallée regorgeant de végétation avant de découvrir les anciennes bâtisses, déjà envahies de racines et de mousses. Tout est resté là, figé depuis plus de 30 ans : les murs, les toits, les pompes et toutes les canalisations… Curieusement, il y a quelque chose de presque poétique à observer ces vestiges d’un passé industriel devenir un élément d’abri pour les plantes et les oiseaux.

Au bout du chemin, deux points de baignade sont accessibles après quelques acrobaties. D’abord le Poço dos Trinta Reis, où tous les ados du coin se sont donnés rendez vous pour une session de sauts, puis la la casacata do segredo qui coule doucement sur un mur végétal bordé d’eaux bleutées. Les derniers mètres du chemin aboutissent dans un village tranquille aux maisons blanches et au nombreux chats se dorant la pilule sous les derniers rayons du soleil de cette fin d’après midi, visiblement habitués au passage des promeneurs.

Avant de rentrer à Ponta Delgada, nous optons pour un petit détour afin d’essayer d’apercevoir le Lagoa do Fogo. La route permettant d’y accéder est en effet fermée de 9h à 19h aux véhicules de location. Une navette est proposée sur ses horaires et dessert cinq belvédères, perchés au sommet de la route qui grimpe jusqu’à la réserve naturelle protégée.

Cependant, l’option navette nous attirant assez peu, nous profitons de l’heure tardive pour tenter notre chance seuls. Sur la route, plein d’enthousiasme, on savoure le soleil et les jolies lumières dorées qui réchauffent le paysage… pour arriver au premier belvédère dans un brouillard terrible ! On s’acharne sur quelques kilomètres avant de renoncer. Le lac ne sera pas pour nous ce soir.

Réveillés tôt le lendemain, on retente notre chance avant l’arrivée des navettes et le même scenario semble se reproduire. Un brouillard dense accompagne notre trajet jusqu’au dernier point de vue. On descend tout de même de la voiture, cherchant à observer les contours du lac à travers les nuages. Alors qu’on renonçait, un pâle rayon de soleil a soudain surgi des nuages. Et, comme un miracle, l’espace de 3 min, le jour s’est levé sur le Lagoa do Fogo.

Avec ces deux péninsules qui s’avancent dans les eaux claires et sa mince ligne de sable blanc, le  Lagoa do Fogo est plus que reconnaissable. Et pourtant, on lui trouve un air de famille avec ceux des Sete Citades, avec leurs hauts sommets montagneux recouverts de végétation qui s’effondrent dans les eaux bleues. Quelques marches, souvent inaccessibles en raison des intempéries, permettent de rejoindre la plage et d’observer les oiseaux qui y font leurs nids. Nous n’avons pas le temps d’y penser : le brouillard retombe déjà et le lac disparait dans la brume…

Le coup de cœur de Ptit Jo

La brume se levant au dessus du Lagoa Do Fogo, alors qu’on y croyait plus

Coté pratique

Les randonnées

PR39 SMI
Nous avons beaucoup aimé le sentier des « quatro fabricas de luz » abandonnées depuis 30 ans le long de la rivière. Il est cependant pensé comme un aller simple. Prévoir un taxi à l’arrivée où du temps pour faire le retour par le même chemin.
2km pour 1h30. Niveau moyen.

Les navettes du Lagoa do Fogo
Aller retour possible toutes les 70 min avec arrêts à tous les belvédères. 5€ par personne.

Le logement

Waterfront, 71 Avenida Infante Dom Henrique 6 esquerdo Torre Nascente, 9500-150 Ponta Delgada
Nous avons passé plus d’une semaine dans ce deux pièces bien équipé (machine à laver et sèche linge notamment) qui peut se relier avec un autre appartement pour les familles plus grandes. L’emplacement nous a semblé parfait et une place de parking est disponible au sous-sol. Nous recommandons donc José et son appartement sans hésiter.

Les repas

Colmeia Avenida, Av. Infante Dom Henrique s/n Loja 20, 9500-764 Ponta Delgada
Notre quartier général pour le petit déjeuner : on y achetait tous les matins des des pastels natures, à la passion ou à l’ananas pour quelques bouchées de réconfort. Elles sont réputées pour être les meilleures de l’île (et sont en tout cas meilleures que celles des plantations).
Ouvert tous les jours de 8h à 21h

Jardim Natural Food and Coffee (Jardim Botânico António Borges)
Idéal pour un brunch au cœur du parc, entourés des poules et des canards. On y trouve diverses salades, tartines, œufs, pancakes et boissons maison. Tout était très appétissant. Prévoir de venir tôt car l’adresse est visiblement connue !
Table à langer disponible

La caldeira de Sete citades

18 juillet 2025

Désormais requinqués et équipés d’un boîtier tout neuf, nous partons aujourd’hui vers la Caldeira de Sete Citades, sans doute le secteur le plus réputé de l’île en matière de paysages.

Il faut dire qu’on pourrait presque ériger ce micro-environnement au rang de merveille naturelle. Y pénétrer revient à avancer au cœur d’un volcan endormi dont les parois intérieures sont recouvertes de milles nuances de vert, ponctuées du bleu des hortensias. Sur les parois extérieures du cratère, on trouve plutôt des pâturages colorés et ondulants, habités d’un nombre incroyable de vaches.

Notre premier contact avec ce lieu particulier se fait depuis le Miradouro das Cumeeiras qui est sans doute mon préféré pour apprécier les lieux. Assez peu fréquenté, il permet d’admirer toutes les nuances de couleurs et de se rendre compte des impressionnantes dimensions de la caldeira. Depuis le parking, un sentier permet d’avancer sur la crête un bon moment, emprunté essentiellement par quelques randonneurs mais aussi par des buggys en excursion.

Pour la parenthèse de géologie, sachez que cette caldeira s’est formée il y a plus de 35 000 ans et s’étend aujourd’hui sur environ 12km de circonférence. Elle abrite ainsi plusieurs lacs dont deux sont reliés : l’un bleu, l’autre vert. A la jonction de ces deux couleurs, le village principal offre une petite pause au bord de l’eau. On y trouve quelques points de restauration mais surtout un large accès au lac avec zone de baignade et location de diverses embarcations. L’occasion d’une pause gouter avec PetitCœur à l’ombre des grands arbres.

Pour essayer d’avoir une meilleure vue sur les lacs, on grimpe depuis le village vers les hauteurs en empruntant la bien nommée route des hortensias qui contourne les lacs Rasa et De Santiago avant de rejoindre la vue du Roi. On adore cette route tout en virage, bordée par des haies sans fin d’hortensias aux nuances changeantes. Bien qu’on les trouve partout sur l’île, c’est sans doute autour de la caldeira qu’on les trouve dans les plus grandes concentrations.
Au sommet de la route, le belvédère du Roi est occupé par un immense hôtel palace abandonné depuis 1990… cet ancien lieu de luxe, resté ouvert moins de 2 ans et aujourd’hui un spot réputé des amateurs (du dimanche) d’urbex mais aussi et surtout un arrêt pour les départs de sentiers piétons et pour les points de vue sur les lacs colorés.

La légende raconte d’ailleurs que leur origine est tragique. ils se seraient en effet formés à partir des larmes d’une princesse aux yeux bleus et d’un berger aux yeux verts pleurant sur leur amour impossible. La réalité est moins romantique : il s’agit d’un seul grand lac aux différences de profondeur et de concertation d’algues !

Route des hortensias

Miradouro da Lagoa de Santiago

Miradouro da Vista do Rei

Nos pas nous mènent à notre énorme coup de cœur de la journée, le miradouro da grota do inferno. On s’arrête près du lac do Canario pour nous enfoncer, sur un peu moins de 3km, dans une forêt de cryptomerias sombres. Le chemin large et sans dénivelé, nous interpelle d’abord, puis, le soleil traverse les hautes branches et on devine l’approche d’une falaise. On grimpe un peu le long de barrières en bois quand d’un coup, le paysage s’ouvre, grandiose, sur les lacs principaux de la caldeira.

La lumière du soleil se reflète si fort sur l’océan que l’eau semble blanche derrière les murs verdoyants du cratère. Au bout du sentier, la vue s’ouvre sur la route empruntée tout à l’heure, habillées d’impressionnants murs d’hortensias. Les lacs affichent leurs nuances de couleurs entourés de champs et de falaises. D’ici, les dimensions de la caldeira impressionnent vraiment. On y reste un long moment pour profiter des lieux, à peine dérangés par quelques promeneurs.

En repartant, et malgré l’heure déjà un peu tardive, on s’autorise un petit détour vers l’aqueduc Do Carvão, vestiges d’une époque où l’alimentation en eau de l’île dépendait de la caldeira. Un peu éloigné de la route principale, on en trouve plusieurs morceaux bien visibles. J’ignore pourquoi j’ai toujours eu une sensibilité pour les vieilles pierres couvertes de végétation mais cet endroit me charme tout de suite. Mousses, fougères et petites fleurs ont depuis longtemps gravi la pierre et reprennent peu à peu leur droit sur un bout de civilisation. Derrière la plus grande pièce restante (le muro das nove janelas), une forêt sombre paraissait accessible par un petit chemin. Pris par le temps et n’ayant aucune idée de la longueur du sentier, nous ne nous y sommes pas aventurés. On ne peut que vous conseiller de garder un peu de temps pour explorer ce coin coupé du monde.

On termine par un dernier arrêt au Miradouro Pico Do Carvão pour observer, sous les nuages menaçants du retour, les centaines de petites collines faire onduler le paysage jusqu’à Ponta Delgada. Il est l’heure de regagner la marina, des étoiles plein les yeux.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La découverte du point de vue au Miradouro da Grota do Inferno

Coté pratique

Les randonnées

PR04 SMI
Renseignements pris, il existait bien à chemin partant de l’ancien aqueduc ! Ce sentier semble permettre de gagner à pied différents points de vue entre crêtes et forets avant d’aboutir au village. on le regrette presque.
12km pour 3h. Niveau moyen.

Le logement

Waterfront, 71 Avenida Infante Dom Henrique 6 esquerdo Torre Nascente, 9500-150 Ponta Delgada
Nous avons passé plus d’une semaine dans ce deux pièces bien équipé (machine à laver et sèche linge notamment) qui peut se relier avec un autre appartement pour les familles plus grandes. L’emplacement nous a semblé parfait et une place de parking est disponible au sous-sol. Nous recommandons donc José et son appartement sans hésiter.

Les repas

Colmeia Avenida, Av. Infante Dom Henrique s/n Loja 20, 9500-764 Ponta Delgada
Notre quartier général pour le petit déjeuner : on y achetait tous les matins des des pastels natures, à la passion ou à l’ananas pour quelques bouchées de réconfort. Elles sont réputées pour être les meilleures de l’île (et sont en tout cas meilleures que celles des plantations).
Ouvert tous les jours de 8h à 21h

Jardim Natural Food and Coffee (Jardim Botânico António Borges)
Idéal pour un brunch au cœur du parc, entourés des poules et des canards. On y trouve diverses salades, tartines, œufs, pancakes et boissons maison. Tout était très appétissant. Prévoir de venir tôt car l’adresse est visiblement connue !
Table à langer disponible

Autour de Cha Gorreana

17 juillet 2025

Après quelques ratés en ce début de congés, on prend la décision de consacrer du temps à la recherche d’un appareil photo de remplacement avant de recommencer nos vacances pour de bon ! Il apparaît très vite que trouver un appareil photo compatible avec mes objectifs sur une île de l’Atlantique est plus difficile que sur le continent. On est baladés d’un bout à l’autre de la capitale par nos recherches google, souvent infructueuses, avant qu’une bonne âme nous dirige sur un petit magasin passés sous les radars…. à 500 mètres de notre logement. Nous voilà donc avec un boîtier de dépannage qui n’est pas des plus satisfaisants mais qui nous permettra au moins d’immortaliser ces premières vacances à trois.

Après un petit tour au jardin botanique et un déjeuner pris sur le pouce, nous filons vers la route des thés. Car oui, l’Europe aussi possède sa très confidentielle plantation de théiers perdue au Nord de Sao Miguel. Sur quelques kilomètres, la route serpente entre belvédères avec vue sur les falaises, de petites plages ensoleillées et des rangs serrés de théiers. Nous étions déjà passés la veille, au retour de Furnas, sous des trombes d’eau. Aujourd’hui, l’environnement est nettement plus engageant et la lumière rehausse les couleurs du décor.

On pose notre véhicule face à Cha Gorreana. La plus ancienne fabrique de thé de l’île, établie depuis plusieurs générations, ouvre les portes de son usine où de vieilles machines prennent place dans cette grande bâtisse blanche à l’odeur de feuilles séchées. Quelques femmes, installées autour d’une table, sont occupées à mettre, à la main, la production du jour en sachet. Elles adressent d’immenses sourires à PetitCoeur, en pleine observation des lieux depuis son sac à dos de randonnée. A la sortie de la visite, un grand salon de thé propose une pause avec vue sur les champs qui courent en escalier vers la mer.

Face à l’usine, un sentier de quelques kilomètres propose une boucle au travers les champs et permet d’observer les méthodes de travail. Même si le thé est récolté de manière un peu artisanale, on est loin des Sri-lankaises qui ramassaient chaque feuille à la main. Ici, on ne trouve que des hommes dans les champs de thé, tractant à la main une sorte de tondeuse pour récupérer les plus jeunes feuilles. On se promène un bon moment parmi les buissons verdoyants, replongeant pour quelques temps dans nos souvenirs d’Asie… la vue sur la mer en bonus.

On termine la journée au frais, installés sur les rochers au pied de Salto do Cabrito. Nichée dans les paysages verdoyants de Ribeira Grande, cette chute d’eau est accessible rapidement depuis un parking installé au somment d’un sentier en descente goudronné mais assez raide (c’est un peu moins rapide d’en remonter !). Sur place, un vendeur de jus de fruits et quelques coqs sauvages nous accueillent alors que l’on remonte le cours d’eau à pied. On reste un moment les pieds dans l’eau fraîche, à observer un groupe de canyoning suspendus sur la roche, avant de rentrer vers Ponta Delgada pour la soirée.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La promenade dans les champs de thé qui nous ramène en Asie le temps d’un instant

Coté pratique

Les randonnées

PRC28 SMI
Ce sentier propose une boucle au travers des champs de thé et permet d’observer les méthodes de travail. 3.5km pour 1h30. Niveau facile.

PRC29 SMI
Un chemin de randonnée permet de rejoindre la cascade Salto do Cabrito à pied, par un itinéraire sans doute plus sympathique que la route. 8.5km pour 3h. Niveau moyen. Une fois à la cascade, il est a priori possible de prendre l’escalier en métal près du bâtiment pour rejoindre un pont métallique au dessus de la cascade. Nous ne l’avons remarqué qu’en partant !

Le logement

Waterfront, 71 Avenida Infante Dom Henrique 6 esquerdo Torre Nascente, 9500-150 Ponta Delgada
Nous avons passé plus d’une semaine dans ce deux pièces bien équipé (machine à laver et sèche linge notamment) qui peut se relier avec un autre appartement pour les familles plus grandes. L’emplacement nous a semblé parfait et une place de parking est disponible au sous-sol. Nous recommandons donc José et son appartement sans hésiter.

Les repas

Colmeia Avenida, Av. Infante Dom Henrique s/n Loja 20, 9500-764 Ponta Delgada
Notre quartier général pour le petit déjeuner : on y achetait tous les matins des des pastels natures, à la passion ou à l’ananas pour quelques bouchées de réconfort. Elles sont réputées pour être les meilleures de l’île (et sont en tout cas meilleures que celles des plantations).
Ouvert tous les jours de 8h à 21h

Jardim Natural Food and Coffee (Jardim Botânico António Borges)
Idéal pour un brunch au cœur du parc, entourés des poules et des canards. On y trouve diverses salades, tartines, œufs, pancakes et boissons maison. Tout était très appétissant. Prévoir de venir tôt car l’adresse est visiblement connue !
Table à langer disponible

Furnas et les bains chauds

16 juillet 2025

Ce matin-là, la grisaille enveloppe toute la baie de Ponta Delgada et des averses s’abattent sur les pavés sombres. Avec ce temps maussade, on abandonne notre visite aux canards du jardin botanique pour se rabattre sur l’une des extrémités de l’île, espérant y trouver un climat plus favorable. C’est ainsi que l’on se dirige vers l’Est. En effet, la vallée de Furnas, lovée au fond d’un immense cratère, est connue pour être un savant mélange de végétation luxuriante, de fumerolles et de sources chaudes. Le genre d’endroit qui tolère généralement un peu de mauvais temps.

Nos premiers kilomètres sur les routes nous charment. Malgré les nuages, le vert intense du décor souvent bordé d’hortensias aux subtiles nuances de bleu ont de quoi faire en sorte de s’accommoder d’un peu d’humidité. C’était sans compter une mauvaise surprise complémentaire. Arrivés à quelques minutes du grand lac, on s’arrête pour prendre une photo d’une route étroite aux alignements d’arbres baignés d’une nappe de brouillard… quand mon appareil refuse finalement de s’allumer ! On change la batterie une fois, deux fois, trois fois sans succès… Il ne s’allumera plus que ponctuellement dans la journée puis refusera tout simplement de fonctionner pendant tout le reste du séjour.

On arrive donc sur le parking des caldeiras bordant le lac dans une humeur tout à fait dans le ton du climat ambiant. Sur les rives de cette large étendue d’eau, des fumées transportent cette odeur de souffre caractéristique qui pique un peu le nez. La terre bouillonne tranquillement sur un secteur bien encadré et accessible à pied. Quelques restaurateurs locaux sont déjà là pour récupérer de lourdes marmites de cozido, sorte de pot au feu géothermique cuit pendant plusieurs heures à la faveur du volcan.

Malgré la pluie, on s’équipe pour commencer le tour de lac, aménagé (compter 3h). L’environnement est plaisant, tantôt bordé d’hortensias, tantôt ponctué d’immenses arbres couverts d’une mousse au vert intense. Malheureusement, le climat se dégrade encore et nous nous réfugions dans un restaurant voisin, abrités d’une bâche et réchauffés d’un cozido.

Plus tard dans le séjour, nous retenterons notre chance à Furnas mais n’y trouverons à nouveau que de la grisaille. La petite ville qui donne son nom au secteur n’est pourtant faite que de bâtiments blancs qui inspirent le soleil et de rues un peu tortueuses envahies de piétons. Tous vont au même endroit : le Parque Terra Nostra, sans doute le plus grand et le plus ancien jardin botanique de l’archipel (son histoire remonte jusqu’en 1775).

Dans cette véritable bibliothèque végétale, on retrouve les espèces endémiques des Açores mêlées à des plantes natives venues des quatre coins du globe. Les allées présentent chacune leur ambiance : parfois rangées de palmiers, puis jardins de camélias, platebandes fleuries ou encore arbres envahis de fougères. Même si elle était sans doute trop petite pour apprécier le décor, PetitCœur a pu trouver de quoi s’occuper sur les bords d’un large bassin à carpes qui barbotaient sous ses pieds, pour son plus grand bonheur.

A proximité de l’entrée, les visiteurs sont plus nombreux que partout ailleurs dans le parc. L’hôtel Terra Nostra s’ouvre sur un immense bassin d’eau chaude ferrugineuse qui donne un aspect étrange aux lieux. Il y a foule autour du bassin qui accueille des baigneurs de tout âge. Notre conseil : venez juste avant la fermeture, il y a moins de monde !

A la recherche d’un peu de réconfort, nous finirons notre journée dans un autre secteur où coulent des sources chaudes : la Caldeira Velha. Si les lieux sont plus petits que ce que l’on imaginait, ils sont en revanche plein de charme. Une végétation presque tropicale entoure cascades et piscines naturelles. Dans cet écrin de verdure un peu escarpé, quatre petites piscines accueillent les visiteurs, proposant chacune une ambiance et une température différente (de 25 à 38°C). On aurait voulu explorer davantage la petite vallée mais, malheureusement, le sentier forestier était fermé lors de notre venue. On s’installe donc face à une jolie cascade pour que PetitCœur prenne son gouter pendant que Papa barbote dans les eaux fumantes. De quoi remonter notre moral !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le superbe décor de la Caldeira Velha

Coté pratique

Les activités

Parque Terra Nostra, Largo Marquês da Praia e Monfort, 9675-061 Furnas
On y passe un petit moment sympathique mais, n’étant pas particulièrement féru de botanique, on conseille vraiment de coupler la visite avec d’autres expériences dans le secteur. Poussette friendly et table à langer disponible. Le bassin d’eau chaude ferme tôt mais les résidents de l’hôtel semblent y avoir un accès privilégie en fin de journée.
Ouverts tous les jours de 10h30 à 16h30.
17€ par adulte.

Centro de Interpretação Ambiental da Caldeira Velha, Estrada Regional da Lagoa do Fogo, 9600-590 Ribeira Grande
Pensez à venir tôt ou à réserver en avance car, si les entrées sont disponibles toute la journée, les autorisations de baignade sont limitées pour garantir de bonnes conditions d’accès. Les surveillants veillent dans les allées et chassent sans hésitation les fraudeurs. Vous êtes prévenus !
Ouverts tous les jours de 9h à 17h.
10€ par adulte pour la baignade, 3€ pour la visite.

Caldeiras da lagoa das Furnas
Parking payant, 3€

Le logement

Waterfront, 71 Avenida Infante Dom Henrique 6 esquerdo Torre Nascente, 9500-150 Ponta Delgada
Nous avons passé plus d’une semaine dans ce deux pièces bien équipé (machine à laver et sèche linge notamment) qui peut se relier avec un autre appartement pour les familles plus grandes. L’emplacement nous a semblé parfait et une place de parking est disponible au sous-sol. Nous recommandons donc José et son appartement sans hésiter.

Les repas

Grena Volvanic Food, Jardim da Grená, Rua Largo das Furnas, 9675-090
Bien que nous nous y soyons arrêtés un peu par défaut (il tombait vraiment des cordes), nous avons apprécié l’environnement très boisé de ce restaurant, composé de plusieurs plateformes réparties dans une foret de grands arbres aux racines courant sous nos pieds. On y sert un cozido cuisiné dans les caldeiras voisines ainsi que des bolo levedo tout chauds (on en mangera tout le séjour !)

Ponta Delgada sur terre et sur mer

14 juillet 2025

Notre arrivée aux Açores se fait dans un contexte plus mouvementé qu’à notre habitude. Un coude cassé tout juste réparé, un pied tout gonflé à la veille du départ et un emploi du temps surchargé pour cause d’achat de maison ont mis nos nerfs à rude épreuve. Pourtant, c’est aussi avec pas mal d’enthousiasme qu’on emmène notre PetitCoeur pour son premier grand voyage à tout juste 8 mois. Et contre toute attente, ce premier vol se fait dans une facilité incroyable (à un accident de compote de myrtilles près).

Après un peu de paperasse pour récupérer notre voiture, nous découvrons notre appartement sur le port de Ponta Delgada. Un joli deux pièces tout équipé et hyper bien placé, parfaitement adapté avec un bébé. Arrivés tardivement, on prend juste le temps de faire quelques courses dans les rues alentour. La découverte de Sao Miguel attendra demain.

15 juillet 2025

Pour cette première journée de voyage avec PetitCœur, on avait décidé de prendre notre temps et de la laisser s’habituer à son nouvel environnement. En réalité, elle est déjà comme un poisson dans l’eau ! D’ailleurs, elle est accueillie ici en princesse. A peine sortis de notre logement, un petit train touristique lui klaxonne alors qu’elle l’observait les yeux grand ouverts, deux vieille dames lui adressent des sourires attendris et les enfant lui font des petits signes de la main sur tout le chemin. 

Comme souvent, on opte pour une découverte piétonne de la ville installée le long d’une baie. Si le climat est humide et grisonnant, les ruelles pavées et l’architecture nous ramènent pourtant sous le soleil de Funchal, en moins escarpé ! Dans le cœur de ville, on retrouve les mêmes jeux de motifs au sol, enchevêtrements de calcaire et de basalte, les mêmes bâtisses blanches aux fenêtres entourées de pierres et les mêmes églises rutilantes. Ça secoue un peu la poussette mais on s’en sort sans problème.

La marina est, de son côté, un mélange un peu éclectique de façades plus ou moins modernes et, il faut le dire, plus ou moins esthétiques. On peut s’y promener sur deux niveaux dont l’un abrite des boutiques, des agences d’excursion en mer et l’accès à une piscine naturelle très fréquentée des locaux. 


La ville est également ponctuée de jardins botaniques dont notre petit préféré, le parc Antonio Borges. PetitCœur l’a tout de suite adoré ! Il faut dire qu’à peine le portail franchi, nous sommes accueillis par une groupe de 4 jeunes coqs qui roulent des mécaniques. Entre palmiers et fougères, on déambule entourés de volailles de tout âge pour son plus grand bonheur. Elles ont même colonisé un gigantesque ficus aux racines aériennes dignes des plus belles forêts primaires. Le parc accueille aussi une succession de grottes artificielles progressivement envahies de mousses fleuries qui permettent une promenade originale.

On en profite pour prendre un brunch à l’ombre des branchages ainsi qu’un sorbet artisanal à l’ananas qui donnera de sacrés frissons à notre fripouille. Finalement, on reviendra ici presque tous les matins avec PetitCœur pour observer les petits canards grandir, avant de partir en vadrouille dans l’après-midi.

De retour en ville pour rejoindre notre voiture sous un climat plus chaleureux, on fait un rapide détour vers le marché, prêts à être éblouis par des étals de fruits colorés. Malheureusement, la halle subit d’importants travaux et les commerçants sont relégués dans un sous-sol qui accueille des étals bien tristes. On est loin de l’explosion de couleurs de Funchal cette fois.

Pour se rattraper de cette petite déception, on file vers deux plantations d’ananas afin d’en savoir plus sur leur culture bien spécifique aux Açores. Si la première nous laisse un peu sur notre faim, la seconde est un tel coup de cœur que nous y reviendrons pour faire des réserves avant de rentrer en France.

Accueillis par une immense bâtisse couverte de lierre, on entre dans une propriété d’un autre temps et pleine de charme. Les serres en verre sont ouvertes au public pour permettre d’observer les différentes phases de maturité et des visites sont organisées ponctuellement en anglais. Les explications sont nombreuses et livrées avec enthousiasme et chaleur. La visite terminée, un jardin abrité sous les bougainvilliers vous accueillera pour déguster le meilleur gâteau à l’ananas que nous ayons jamais mangé, servi encore tiède. On a bien essayé d’obtenir la recette mais le chef a été intraitable… Dans nos pieds, de petits chatons explorent avec curiosité leur environnement, ajoutant une touche de mignonnerie qui ravira PetitCœur. Malgré les tarifs plutôt élevés, on recommande sans hésiter.

22 juillet 2025

Un peu plus tard dans le séjour, nous profiterons d’une jolie matinée et d’une mer d’un calme absolu pour nous inscrire à une sortie baleine avec la société Moby Dick. Pour la première sortie en bateau de PetitCoeur, nous nous lançons dans une longue excursion mais sur un bateau à taille humaine qui propose à la fois des espaces extérieurs et intérieurs.

Installée dans sa poussette, elle roupille à moitié le temps de s’éloigner de la côte et choisit finalement de rouvrir les yeux au moment où un immense groupe de dauphins tachetés de l’Atlantique apparaît pour sauter dans les vagues. On a beau les avoir observés à plusieurs reprises un peu partout dans le monde, on se lasse rarement de ces groupes de joyeux pitres qui s’approchent sans crainte des embarcations. 

Il nous faut encore naviguer un peu avant que de larges dos apparaissent à la surface de cette mer d’huile. D’abord un premier, puis deux, puis un nez… On rejoint finalement un groupe de 4 cachalots mâles. Depuis le bateau, on peine à se rendre vraiment compte de la taille de ces mammifères qui dépassent pourtant les 15 mètres le plus souvent. On reste longtemps à proximité du groupe sans pour autant s’approcher de trop près et sans les poursuivre. Le bateau dérive lentement et on apprécie vraiment que le capitaine respecte l’espace de ces géants.

Sur le chemin du retour, on rencontrera encore plusieurs petits groupes de dauphins à gros nez avant de voir apparaître, au dernier moment, le court aileron d’un rorqual boréal. Une jolie conclusion pour cette balade !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le charme ancien de la plantation Arruda

Coté pratique

Les activités

Plantação de Ananás dos Açores, R. das Laranjeiras, 9500-317 Ponta Delgada
Ici les ananas poussent en pleine ville sous des serres équipées de flash codes. Une dégustation est proposée mais payante (ananas en duits, liqueur, pastels, confiture…). L’ambiance est un peu froide et les lieux manquent malheureusement de charme.
Poussette friendly
Ouvert tous les jours de 9h à 18h

Plantação Ananases A Arruda, R. Dr. Augusto Arruda, 9500-454 Ponta Delgada
Gros coup de cœur pour cette plantation au charme ancien, la gentillesse de son patron et la saveur de leur moelleux à l’ananas. Par contre, le gouter vous coutera cher : 7€ environ pour le gâteau à l’ananas.
Ouvert tous les jours de 9h à 18h

Jardim Botânico António Borges, R. de São Joaquim 22, 9500-180 Ponta Delgada
Idéal pour démarrer la journée en douceur avec PetitCœur. Accessible la plupart du temps en poussette sauf pour la partie accueillant les grottes.
Ouvert au public tous les jours de 9h-20h

MobyDick Tours, Marina Ponta Delgada, Av. Infante Dom Henrique, 9500-150 Ponta Delgada
Réputée pour proposer les sorties les moins chères et les plus longues de Sao Miguel, la société MobyDick nous accueille sur son bateau en bois. Le capitaine est passionné et l’équipe donne son maximum pour nous faire voir le plus de mammifères marins possibles. Super accueil de PetitCoeur. Deux départs par jour : à 9h et à 14h, réservation recommandée. Comptez environ 60€ par adulte.

Le logement

Waterfront, 71 Avenida Infante Dom Henrique 6 esquerdo Torre Nascente, 9500-150 Ponta Delgada
Nous avons passé plus d’une semaine dans ce deux pièces bien équipé (machine à laver et sèche linge notamment) qui peut se relier avec un autre appartement pour les familles plus grandes. L’emplacement nous a semblé parfait et une place de parking est disponible au sous-sol. Nous recommandons donc José et son appartement sans hésiter.

Les repas

Colmeia avenida, Av. Infante Dom Henrique s/n Loja 20, 9500-764 Ponta Delgada
Notre quartier général pour le petit déjeuner : on y achetait tous les matins des des pastels natures, à la passion ou à l’ananas pour quelques bouchées de réconfort. Elles sont réputées pour être les meilleures de l’île (et sont en tout cas meilleures que celles des plantations).
Ouvert tous les jours de 8h à 21h

Jardim Natural Food and Coffee (Jardim Botânico António Borges)
Idéal pour un brunch au cœur du parc, entourés des poules et des canards. On y trouve diverses salades, tartines, œufs, pancakes et boissons maison. Tout était très appétissant. Prévoir de venir tôt car l’adresse est visiblement connue !
Table à langer disponible

Flore et Faune de Madère

31 mai 2019

Nous voici déjà arrivés au terme de ce séjour à Madère. A l’heure de refermer les bagages et de rejoindre le continent, de jolis souvenirs nous attendent encore.

On débute la journée sur les hauteurs de Funchal et son jardin botanique haut en couleur. Comme toujours dans la capitale, le trajet en lui-même a des airs d’aventure avec ses rues étroites aux pentes improbables. Au bout de la route, le Jardin Botanique de Funchal semble être une attraction incontournable aux yeux de tous les guides. On passe à long moment à trainer dans ses allées thématiques avec, en prime, une vue presque constante sur la baie.

On trouve bien sûr dans ce jardin les plantes endémiques de Madère, toujours envahies de petits lézards colorés, mais aussi de longs parterres fleuris taillés au millimètre, de nombreux palmiers de toute sorte de formes et de tailles et surtout des rangées de cactus, de succulentes et de jolies orchidées.

La matinée touchant à sa fin, on opte pour un piquenique rapide sur le port de Camara de Lobos à l’ouest de Funchal. Si l’appellation « village typique de pêcheurs », est sans doute exagérée, le centre de Camara de Lobos, coincé entre mer et collines escarpées, est néanmoins charmant. De nombreux bateaux colorés s’entassent sur le port où sèche du poisson, les ruelles calmes et ensoleillées longent la mer au pied des rangées de bananiers. En chemin, on tombe sur rue entière dédiée à l’œuvre d’un artiste de street art très réussie à base de canette réemployées, pour une touche de modernité dans ce petite ville paisible.

Voilà finalement arrivée notre dernière étape et pas la moindre, une sortie en mer ! Installés sur un petit zodiac turquoise, on file à toute vitesse avec H2O Madeira vers la grande bleue. Le pilote s’amuse, nous fait pencher de gauche à droite et prend des vagues pour des sensations garanties. Quand un poisson volant croise notre chemin, le top départ d’une course poursuite est donnée. A distance raisonnable, on vole sur les vagues en suivant son parcours anarchique avant de le voir disparaitre sous l’eau définitivement.

Bien réveillés par cette entrée en matière, on navigue les yeux rivés sur l’horizon à la recherche du moindre signe des dauphins. C’est finalement une jeune tortue de mer qui croisera notre route avec sa jolie carapace aux reflets dorés. Deux dauphins apparaissent finalement au loin puis une première colonie qui navigue entre deux bateaux. On reste peu car notre guide les trouve étonnamment agités ce jour-là. Il nous entraine alors droit vers l’est pour un festival incroyable. Au bout d’un quart d’heure, un premier dauphin vient faire un bon tout prêt du bateau ; il est bientôt rejoint par un, puis deux, puis des dizaines de congénères qui jouent avec les remous créés par le zodiac. C’est tout une famille qui s’agite autour de nous. D’imposants mâles glissent sur les vagues tandis que des femelles plus fluettes montrent la voie à leurs petits. Le moment est magique et d’immenses sourires parcourent le visage de tous ces marins d’un jour. Le bateau ralentit pour nous laisser l’occasion de nous étendre à l’avant, le nez par-dessus bords, éclaboussé par les rebonds des dauphins. Installés ainsi au plus près de ces acrobates, on croirait avoir 10 ans. A bien y repenser, il n’y avait sans doute pas de plus belle façon de quitter Madère.

Le coup de coeur de Ptit Jo

Quelle joie de voir tous ces dauphins loin de ces étroites piscines des grands parcs d’attraction. La rencontre avec cette joyeuse famille d’acrobates en pleine mer a de quoi arracher un sourire aux plus insensibles !

Coté pratique

Le logement

Pensao Astoria, Rua João Gago,10, 4Th Floor, Se, 9000-071 Funchal, Portugal
Cette pension n’est sans doute pas le meilleur hébergement de Funchal mais sans doute le mieux placé ! Le service est minimaliste et les places de parking difficiles à trouver mais quel bonheur de circuler dans le centre si facilement.

Les activités

Observation des dauphins avec H2O Madeira
Nous avons aimé notre expérience avec H2O Madeira. Leur présence sur la côte avec des jumelles permet de guider les bateaux qui, eux, sont respectueux de la faune et savent garder leurs distances et laisser aux animaux le choix de s’approcher ou non. On recommande !

Les repas

Tout au long du séjour, nous avons testé plusieurs restaurants à Funchal.

Venda da Donna Maria, Bairro Santa Maria 51, Funchal, 9060-290
Pour tester les plats les plus emblématiques dans une ruelle étroite. Sans doute celui qui nous aura le moins charmé.

O Calhau, R. de João Gago 2, 9000-071 Funchal,
Situé dans une rue piétonne juste au pied de la pension. L’accueil y est charmant, la terrasse agréable, les prix accessibles et on s’est régalé ! Mention spéciale pour leur vitrine de desserts 🙂

Riso Risottoria del Mundo, Rua Santa Maria 274, Funchal, Madère 9060-291
Le restaurant le plus chic de notre séjour. Cadre parfait en bord de mer sur une terrasse abritée par de grandes voiles inspirées de celles des bateaux. On y mange des entrées, plats et desserts autour du riz sous toutes ses formes et ses couleurs. Tout est excellent. Une jolie mais couteuse découverte.

Janela et Porto Moniz

30 mai 2019

Une nouvelle journée ensoleillée se profile sur Madère alors que nous filons tout au Nord Ouest de l’île, vers le point le plus éloigné de la capitale.

Quelques kilomètres au-dessus de Porto Moniz, on grimpe par une série de virages dont seul Madère a le secret vers la levada da Ribeira Da Janela pour une balade…  presque à plat cette fois ci !

Le début de la randonnée Da Janela se fait sur un petit chemin fleuri parsemé de milliers d’amarantes. Derrière, en seconde rangés, d’immenses arbres aux airs d’eucalyptus s’élancent vers le ciel sans pour autant ombrager le sentier. La levada, nettement plus entretenue que d’habitude, s’écoule paisiblement sur la droite. Bientôt, une percée se dessine entre les arbres et nos yeux se posent sur Ribeira da Janela et sa nuée de terrasses agricoles, poios, supportées par des murets de pierres. Ici, on cultive la patate douce, le haricot, le maïs ou encore la vigne de Ribeira. Les maisons éparpillées dans ce camaïeu de vert ont sans doute une vue imprenable sur l’embouchure de la rivière et la mer en toile de fond…  Une fois encore, nous sommes charmés par cette ile paisible et colorée.

Seulement accompagnés par des pinsons colorés, on avance sous le soleil qui commence à sérieusement chauffer. Puis le décor change doucement, devenant plus ombragé, plus sombre aussi. On longe finalement de grandes parois de roches grises grignotées par les plantes grasses et les fougères.  La chaleur laisse place à l’humidité, un air frais parcours le sentier qui longe la roche luisante sous la lumière. Le premier tunnel arrive, le premier d’une série des plus longs tunnels que nous aurons croisés sur l’ile.

Ici, aucune autre alternative que la lampe frontale. L’entrée disparait rapidement dans le noir tandis que la sortie est encore loin. Des gouttes d’eau tombent du plafond et s’écrasent dans les flaques, la levada devient plus profonde et plus froide. On se suit sagement, prévenant des obstacles sur la route, intimement persuadés d’être d’intrépides explorateurs quand l’un d’entre nous se cogne contre le plafond (la rançon de la grandeur !). La frontale tombe à l’eau et flotte sur l’eau du canal, emportée par le courant. On se double maladroitement, on s’aveugle les uns les autres en essayant de la repêcher avec une grâce discutable… n’est pas explorateur qui veut !

On débouche finalement dans un cirque étroit et verdoyant, protégé par un garde-corps. De longues tiges pleines de feuilles semblent pleuvoir au-dessus de nous. Une mince cascade dévale la pente et vient s’écraser sur un toit aménagé à la hâte. On s’enfonce à nouveau dans le noir pour déboucher sur un nouveau chemin coincé entre la végétation et le vide pour encore quelques centaines de mètres. Pris par le temps, on s’installe à l’ombre de petits arbres pour un piquenique avant de faire demi-tour, ravis d’être sortis des grands classiques de l’ile et d’avoir découvert ce superbe chemin.

La journée bien entamée, on file vers les piscines naturelles de Porto Moniz installées en bord de mer, près de l’aquarium. Ici, des secrétions de lave ont formé de jolis bassins remplis d’eau de mer. Ici, on profite de l’océan tout en étant protégé des vagues et du courant.  Un chemin et quelques terrasses ont été aménagés pour permettre de profiter de ces bassins facilement. On y passe un agréable moment relativement tranquille ce qui est visiblement rare en haute saison. Une jolie parenthèse pour se dégourdir les jambes si on ne craint pas l’eau fraiche !

Avant de regagner Sao Vicente pour la nuit, on opte pour un détour au club naval de Seixal indiqué dans tous les guides. D’épais nuages gris se sont formés tout au long du chemin et campent désormais au-dessus des falaises léchées par la mer. La plage et le port sont désertés et on peine à trouver un endroit où manger dans ce village tout en dénivelé où il est difficile de se repérer. Il est temps de rentrer pour préparer notre dernière journée, riche en rencontres !

Le coup de cœur de Ptit Jo


La traversée des tunnels dans le noir, seulement éclairés par nos lampes frontales, pour un air d’aventure sans pareil !

Coté pratique

Le logement

Ape Esquerdo, Vila, 9240-909 Sao Vicente
Un appartement assez vieillot mais à prix très abordable et stratégiquement situé sur axe stratégique de l’ile.

Les activités

Randonnée de la levada da Ribeira Da Janela, 12 km sans dénivelé ou presque.
Le départ se fait en face du château d’eau de Lamaceiros à quelques kilomètres au sud-est de Porto Moniz. Lampe frontale indispensable

Piscinas Naturais de Porto Monìz, Rua do Forte de São João Baptista 7A, 9270-095 Porto Moniz
Entrée gratuite

Les repas

Aucune adresse à conseiller cette fois !

25 Fontes et Faja dos Padres

29 mai 2019

Nous partons ce matin pour la balade la plus connue de l’ile, la levada 25 Fontes. Après une nouvelle traversée acrobatique de l’ile, on laisse la voiture à Rabaçal pour rejoindre le poste forestier. Le parking est bondé et traversé sans scrupule par un troupeau de vaches qui déambulent entre les allées. On les retrouve jusqu’au poste forestier, pas perturbées les moins du monde par la présence de tous ces voyageurs. Il y a foule en fin de matinée. Des mini bus entiers débarquent en même temps que nous et on croise pour la première fois des randonnées guidées. Les deux premières kilomètres se font directement sur la route qui descend dans la foret.

On rejoint alors un sentier plus étroit qui s’enfonce encore dans la vallée. A mesure que les kilomètres passent, le sentier devient de plus en plus étroit. Le chemin ouvre de temps à autres sur de beaux panoramas et de petites cascades où s’installent de nombreux pinsons. Pour la première fois, on bouchonne presque parmi tous ces visiteurs. Si le décor est agréable et fleuri, la foule présente gâche un peu l’ambiance.

On remonte enfin le long des levadas ombragées avant de grimper quelques marches. Au sommet, un petit cirque rocheux ensoleillé et verdoyant apparait. Une longue cascade centrale a fait son chemin au cœur de la végétation tandis que des dizaines de petits filets d’eau ruissèlent entre les fougères. Une douce fraicheur se dégage et offre une pause pique-nique agréable. Fatalement, le retour n’est que dénivelé positif et la chaleur se fait à nouveau sentir. On arrive au poste forestier bien dorés et soulagés de retrouver bientôt notre petit coin de paradis.

Au pied d’une falaise et accessible uniquement par bateau ou par téléphérique, Faja dos Padres a tout pour satisfaire nos envies de bout du monde. Un énorme effondrement de falaise a donné vie à cette terre promise qui nous accueillait pour deux nuits. Au XVe siècle, les premiers habitants, des prêtres, se sont installés en y développant l’agriculture. Favorisée par un microclimat, la petite colonie s’est développée grâce à une culture de fruits tropicaux et à des vergers exotiques sans égal. Aujourd’hui, une dizaine de maisons accueillent les touristes dans cet écrin de nature.

Avantage du hors saison, nous sommes seuls à notre arrivée pour découvrir les lieux. Le téléphérique arrive directement dans le verger qui respire les vacances. Autour de nous, de longues allées courent entre les bananiers et les arbres à papayes. Des passiflores grimpent partout pendant que les fruits murissent tranquillement. Entre les oiseaux de paradis et les plantes grasses, des dizaines de lézards s’affolent à chacun de nos pas. Tout est calme et seuls les sursauts des lézards et le roulement de la mer sur les galets perturbent le silence. Notre petite maison blanche donne, elle, directement sur l’océan limpide. Quant au restaurant lui aussi installé au bord de l’eau, il achève de nous convaincre. Tout y est local (faja dos padres est quasiment autonome), délicieux et joliment présenté.  On a bien réfléchi et le verdict est sans appel : impossible de ne pas tomber amoureux de cet endroit.

Le coup de cœur de Ptit Jo

A l’instant même où nous avons réservé deux nuits à Faja Dos Padres, on sentait que la déception serait impossible. Cet oasis de calme et de nature a tout pour plaire: bord de mer, tranquillité, fruits exotiques, produits locaux et permaculture. On adore, sans réserve.

Coté pratique

Le logement

Faja dos Padres, Téléphérique Rua Padres António Dinis Henriques nº 1 9300-261 Quinta Grande
Pour réserver, c’est par ici: https://fajadospadres.com/faja/index.php/en/

Les activités

Randonnée de Achada do teixeira au Pico Ruivo, aller-retour 5.6km, 300m de dénivelé positif

Randonnée Vinte e Cinco Fontes, aller retour 11km, 400m de dénivelé positif
Il faudra laisser la voiture au point de vue de Rabaçal puis marcher 2km jusqu’au poste forestier, point de départ de la randonnée (2km de grimpette au retour et au soleil…). Une navette est disponible pour réaliser ce trajet au tarif de 3€ par personne. Pour faire la rando en solo, il est conseillé d’arriver sur site avant 9h30

Les repas

Le restaurant de Faja dos Padres est directement installé en bord de plage. La carte est réduite mais tout est délicieux et essentiellement composé de produits cultivés directevement sur place. mention spécial pour le cheesecake aux fruits extotiques !

Sur les hauteurs

28 Mai 2019

Au sommet de l’ile, l’un des plus beaux spectacles nous attend dans la nuit noire. Il nous faudra près d’une heure depuis Funchal pour traverser la forêt laurifère et gagner les hauteurs. Perchés à quelques 1800m, on laisse la voiture près de l’observatoire avant de poursuivre à pied. Frontales fixées sur les capuches, balayés par un vent glacial, on s’installe sur un rocher au-dessus des nuages. Loin à l’horizon, le ciel noir devient bleu et un timide rayon pointe le bout de son nez. Les couleurs changent, une bande orangée fend l’horizon et éclaire la mer de nuages qui s’étend devant nos pieds. Ce doit être ça, être sur le toit du monde.

On se déplace sur le chemin pour gagner le mirador voisin tout en surveillant le ciel. Les herbes rases et les fleurs des montagnes se révèlent au fil des pas qui nous mènent toujours plus haut à grand coup de montées et d’escaliers. Depuis la plateforme, nous sommes au cœur des sommets maintenant baignés d’une douce lumière orangée. Le ciel bleu foncé devient encore plus clair, les nuages moins sombres, et les cimes plus belles. Le soleil est maintenant bien rond au-dessus de l’horizon et déjà tout s’anime. Les premiers randonneurs arrivent pour s’élancer à l’assaut des montagnes. Pourtant, on reste encore un moment à observer ce décor avec une pensée émue en souvenir de notre premier lever de soleil à Monument Valley. Les habitués le savent, un voyage avec moi rime rarement avec grasse matinée et repos. Il parait que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt… le monde je ne sais pas mais le Pico de Ariero, oui, sans aucun doute.

Après un petit déjeuner dans les hauteurs, on file au Pico Ruivo voisin pour une balade dans les nuages. Le soleil est désormais haut dans le ciel et un doux bleu illumine le décor. La balade grimpe tranquillement entre les bosquets de fleurs et les vues panoramiques sur la vallée. Bientôt, on gagne les sommets et la mer de nuages réapparait dans un blanc intense. Impossible de deviner la mer ou les iles voisines, l’épais manteau de nuages a tout recouvert sur son passage. Sur les abords du chemin, des milliers de genêts fleuris d’un jaune éclatant égaient le paysage dévasté par un ancien incendie. Si la verdure a depuis repris ses droits, la vision de ces arbres calcinés, tout tordus et argentés, glace un peu. On réalise que Madère peut être rude. Tout au long du parcours, souvent pavé, de petits refuges sont accessibles pour s’abriter du brouillard qui couvre souvent les hauteurs de l’ile. Par chance, nous n’en aurons pas l’utilité ! Un dernier refuge de montagne offre une pause ensoleillée avant une dernière montée plus raide. Comme toujours, le sommet abrite la plus jolie récompense : un panorama à 360° au-dessus des nuages !

Le coup de cœur de Ptit Jo


Le point de vue sur les premiers rayons du soleil depuis le Mirador do Ninho da Manta. Il faut marcher un peu depuis l’observatoire et braver le vent mais le spectacle vaut le détour !

Coté pratique

Le logement

Faja dos Padres, Téléphérique Rua Padres António Dinis Henriques nº 1 9300-261 Quinta Grande
Pour réserver, c’est par ici: https://fajadospadres.com/faja/index.php/en/

Les activités

Randonnée de Achada do teixeira au Pico Ruivo, aller-retour 5.6km, 300m de dénivelé positif
Il est également possible de rallier le Pico Ruivo directement depuis le Pico de Ariero. la randonnée est réputée difficile mais offre de jolis panoramas.

Randonnée Vinte e Cinco Fontes, aller retour 11km, 400m de dénivelé positif
Il faudra laisser la voiture au point de vue de Rabaçal puis marcher 2km jusqu’au poste forestier, point de départ de la randonnée (2km de grimpette au retour et au soleil…). Une navette est disponible pour réaliser ce trajet au tarif de 3€ par personne. Pour faire la rando en solo, il est conseillé d’arriver sur site avant 9h30

Les repas

Le restaurant de Faja dos Padres est directement installé en bord de plage. La carte est réduite mais tout est délicieux et essentiellement composé de produits cultivés directevement sur place. mention spécial pour le cheesecake aux fruits extotiques !