São Lourenço

27 mai 2019

Ce matin nous changeons radicalement d’ambiance avec la jolie randonnée à la pointe de São Lourenço à l’extrémité orientale de l’île portugaise. Loin des levadas et de la végétation luxuriante, on découvre ici de formidables paysages de falaises balayées par le vent. La balade débute par un chemin en descente, balisé par des marches en rondins. Il serpente dans le relief de la pointe entre herbes colorées et petites fleurs délicates, grimpe puis descend en ouvrant peu à peu la perspective sur l’océan d’un bleu profond. Le temps changeant, parfois sombre et nuageux, parfois lumineux, donne des couleurs dramatiques au décor.

La randonnée se poursuit le long d’un chemin caillouteux, juste assez large pour se croiser. On s’approche au plus près des falaises, le visage fouetté par le vent qui couvre presque le bruit de l’eau qui frappe la pierre. On aime cette nature brute et sauvage, ces roches abruptes aux couleurs variées, vestiges d’un temps où les volcans façonnaient le monde. Bras en croix, face au vent, on reste un instant à observer le mouvement des vagues, les oiseaux qui tournoient dans le ciel et les nuages courant au-dessus de nos têtes. Le sentier devient encore plus étroit et ponctué de marches en pierre. Ici, le climat semble presque aride. On longe la roche de plus près, au pied d’imposantes falaises qui s’élèvent toutes droites sur des dizaines de mètres au-dessus de nos têtes. Et soudain, toute la pointe s’offre à notre vue.

Derrière nous, la partie la plus large cache presque le reste de l’ile. Devant nous, la partie la plus étroite et escarpée file dans l’océan. On aperçoit déjà la casa Sardinha, ancienne maison des propriétaires de ce bout de nature sauvage et désormais vigie pour la protection de cet environnement unique. Ici, le vent s’arrête un instant de souffler et le soleil revient.

On poursuit notre route, jusque-là assez tranquille, jusqu’au sommet du Pico do Furado… Nos cuisses se rappellent instantanément la volée de marches gravie la veille et militent fermement pour un demi-tour immédiat. Armés de cookies et de beaucoup d’eau (ou d’eau et de beaucoup de cookies…), on poursuit l’ascension jusque au sommet. Un panorama superbe nous attend, seuls au bout du monde.

Attirés par la promesse de tortues marines et de rares phoques moines, nous filons passer l’après-midi à Caniçal pour une sortie snorkeling. La ville est étonnamment déserte à cette époque mais on devine sans peine la foule qui doit circuler les grands jours tant les structures d’accueil sont imposantes. Dans l’unique café ouvert, on sirote un chocolat chaud et une énième pasteis de nata tout en regardant le port sans vie. Il est désormais temps de se glisser dans les combinaisons de plongée d’un glamour incroyable et de monter sur la bateau. L’agence Azul Diving Center est tenue par des français ce qui facilite grandement les échanges. Notre accompagnatrice est biologiste et nous parle tout au long du trajet des espèces à rencontrer le temps d’une sortie. La météo n’étant pas au beau fixe, on compte tout de même sur la chance lorsque l’on approche de l’arche de pierre, repérée lors de la randonnée, qui surplombe notre site de plongée.


Autant le dire tout de suite, ni les tortues ni les phoques n’auront montré le bout de leur nez. En flottant au-dessus du sol rocailleux, on tombera tout de même sur de petits bancs de poissons, de mini méduses et des poissons multicolores. L’océan reste cependant un peu agité et les vagues nous projettent sur les rochers dès que l’on s’approche de trop près. Une palme décrochée et une rencontre rapprochée avec une colonie de crabes voisine rappellent assez vite à l’ordre : l’océan ne se laisse pas toujours approcher facilement. On remonte sur le bateau fatigués sans pour autant regretter la balade qui mériterait surement un climat plus favorable !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le passage le plus étroit et escarpé de la pointe est impressionnant et offre sans aucun doute le plus beau point de vue de toute la randonnée !

Coté pratique

Le logement

Pensao Astoria, Rua João Gago,10, 4Th Floor, Se, 9000-071 Funchal, Portugal
Cette pension n’est sans doute pas le meilleur hébergement de Funchal mais sans doute le mieux placé ! Le service est minimaliste et les places de parking difficiles à trouver mais quel bonheur de circuler dans le centre si facilement.

Les activités

Randonnée São Lourenço 7.2km aller retour et 417m de dénivelé positif
En dehors de l’ascension du pic, la randonnée n’est pas très difficile. En saison, elle est donc nettement plus fréquentée que lors de notre visite. Sur le chemin du retour nous avons croisé beaucoup plus de monde. Aussi, il ne faut pas hésiter à partir tôt même par temps nuageux. La balade ne perdra rien de son charme.

Azul Diving Center Madeira, Quinta do Lorde Marina, 9200-044 Caniçal Madeira
Personnel très sympa et sortie agréable malgré la météo

Les repas

Tout au long du séjour, nous avons testé plusieurs restaurants à Funchal.

Venda da Donna Maria, Bairro Santa Maria 51, Funchal, 9060-290
Pour tester les plats les plus emblématiques dans une ruelle étroite. Sans doute celui qui nous aura le moins charmé.

O Calhau, R. de João Gago 2, 9000-071 Funchal,
Situé dans une rue piétonne juste au pied de la pension. L’accueil y est charmant, la terrasse agréable, les prix accessibles et on s’est régalé ! Mention spéciale pour leur vitrine de desserts 🙂

Riso Risottoria del Mundo, Rua Santa Maria 274, Funchal, Madère 9060-291
Le restaurant le plus chic de notre séjour. Cadre parfait en bord de mer sur une terrasse abritée par de grandes voiles inspirées de celles des bateaux. On y mange des entrées, plats et desserts autour du riz sous toutes ses formes et ses couleurs. Tout est excellent. Une jolie mais couteuse découverte.

Funchal et Ribeiro Frio

24 Mai 2020

Bienvenue à Madère !

Arriver à Funchal, c’est en soi un évènement. L’aéroport est réputé comme étant l’un des plus spectaculaire au monde. Après un immense virage au-dessus de l’océan, l’avion vient se placer parallèlement à l’ile et descend brusquement vers la terre. Cette partie de l’ile est souvent balayée par le vent et, ballotés sur nos sièges, on a l’impression d’être assis sur ressort. Sur la gauche, les maisons paraissent tout près. On aperçoit déjà les collines en terrasse et les petites maisons colorées. A droite, la mer semble toucher le ciel. Quand on s’arrête enfin sur la piste, des applaudissements nourris trahissent les angoisses de certains. Nous avons eu de la chance : quelques heures après, plus aucun avion n’était autorisé à atterrir compte tenu des conditions.

La voiture récupérée, on découvre les routes de l’ile aux pentes improbables. Ça monte, à descend et ça tourne jusque dans la capitale. On dépose nos bagages en vitesse dans notre pension avant de filer en ville sous le doux soleil de ces villes du Sud. Le centre pavé nous rappelle un ancien voyage à Lisbonne et les pasteis de nata qui fleurissent dans les vitrines des boulangeries nous font déjà de l’œil. On s’engage sur le front de mer qui semble bien calme tandis que les terrasses s’animent. Derrière elles, les maisons ont envahi toute la colline et disparaissent dans les nuages. On s’engage alors dans la rue Santa Maria où les œuvres de street art se disputent la vedette avec les restaurants alignés dans cette ruelle étroite. Un peu plus loin, le Mercado dos Lavradores est un enchantement pour les yeux et les papilles. Les fruits exotiques tous plus colorés les uns que les autres s’accumulent sur d’imposants paniers en osier, les fleurs égaient chaque stand et un brouhaha mélodieux animent cette ancienne halle art déco. On teste tout, spécialement les différentes sortes de fruits de la passion, toutes étonnantes et savoureuses. On s’initie aussi aux douceurs du madère et du pain chaud à l’ail (qu’on ne lâchera plus de la semaine). A peine arrivés, Madère nous plait déjà.

25 Mai 2020

A Madère, on vient surtout pour la nature et la randonnée (et un peu pour les pasteis de nata…). Après une soirée de balade en bord de mer, on attaque donc les choses sérieuses en filant vers Ribeiro Frio. En route, on passe sous l’impressionnante piste d’atterrissage qui semble se terminer directement au-dessus de l’eau.

On se gare à Portela avant de prendre un taxi pour nous remonter plus haut dans la montagne. Une fois sur place, un chemin tranquille nous emmène aux Balcoes pour un point de vue sur toute une chaine de montagnes verdoyantes qui court jusqu’à la mer. Le long du sentier coule les premières levadas de notre séjour. Environ 3 000 km de ces petits canaux d’irrigation creusés dans les rochers sillonnent Madère. Ils forment un étonnant système d’irrigation créé pour répartir l’eau du sommet des montagnes sur les coteaux et dans les vallées.

Les levadas, en plus de donner du charme au sentier, apporte un air frais et une douce musique tout au long de la balade. Autour de nous, tout est vert. Les plantes se développe partout et sous toutes les formes. On aime surtout les murs de mousses et de fougères encore humides qui surplombent les petits canaux. Après quelques kilomètres, la randonnée devient plus originale. Le chemin est tout juste assez grand pour une personne, bordé d’un côté par l’eau et de l’autre par le vide avant de tomber sur un étang au bleu étrange. Un tunnel sombre entre deux pans de roches ouvre finalement la voie sur une forêt. Le sentier devient plus large, les arbres plus hauts et plus grands et on rejoint finalement Portela par une longue descente.

Après un jus de passion tout ce qu’il y a de plus rafraichissant, on embarque vers la côte sauvage et la toute petite Porto da Cruz, une station balnéaire battue par les vents avec une petite crique de sable gris. Près de la plage, la cheminée de briques marque l’entrée d’un moulin où l’on broie encore la canne à sucre. A l’entrée, ça fleure bon le rhum et les fruits exotiques.

Avant de rentrer, on grimpe sur une colline par un sentier improvisé pour profiter de la vue sur la ville, les maisons perchés dans la végétation et surtout, des embruns de la mer.

Le coup de coeur de Ptit Jo

Le marché de Funchal, ses mille couleurs et la gentillesse des marchands qui nous ont laissé gouté à tout avant d’acheter !

Coté pratique

Le logement

Pensao Astoria, Rua João Gago,10, 4Th Floor, Se, 9000-071 Funchal, Portugal
Cette pension n’est sans doute pas le meilleur hébergement de Funchal mais sans doute le mieux placé ! Le service est minimaliste et les places de parking difficiles à trouver mais quel bonheur de circuler dans le centre si facilement.

Les activités

Randonnée de Riberiro Frio à Portela
Compter 11km. l’itinéraire ne fait pas de boucler. Il faut donc se garer à Portela puis prendre un taxi pour regagner le départ. On en trouve facilement près du mirador.

Les repas

Tout au long du séjour, nous avons testé plusieurs restaurants à Funchal.

Venda da Donna Maria, Bairro Santa Maria 51, Funchal, 9060-290
Pour tester les plats les plus emblématiques dans une ruelle étroite. Sans doute celui qui nous aura le moins charmé.

O Calhau, R. de João Gago 2, 9000-071 Funchal,
Situé dans une rue piétonne juste au pied de la pension. L’accueil y est charmant, la terrasse agréable, les prix accessibles et on s’est régalé ! Mention spéciale pour leur vitrine de desserts 🙂

Riso Risottoria del Mundo, Rua Santa Maria 274, Funchal, Madère 9060-291
Le restaurant le plus chic de notre séjour. Cadre parfait en bord de mer sur une terrasse abritée par de grandes voiles inspirées de celles des bateaux. On y mange des entrées, plats et desserts autour du riz sous toutes ses formes et ses couleurs. Tout est excellent. Une jolie mais couteuse découverte.