Janela et Porto Moniz

30 mai 2019

Une nouvelle journée ensoleillée se profile sur Madère alors que nous filons tout au Nord Ouest de l’île, vers le point le plus éloigné de la capitale.

Quelques kilomètres au-dessus de Porto Moniz, on grimpe par une série de virages dont seul Madère a le secret vers la levada da Ribeira Da Janela pour une balade…  presque à plat cette fois ci !

Le début de la randonnée Da Janela se fait sur un petit chemin fleuri parsemé de milliers d’amarantes. Derrière, en seconde rangés, d’immenses arbres aux airs d’eucalyptus s’élancent vers le ciel sans pour autant ombrager le sentier. La levada, nettement plus entretenue que d’habitude, s’écoule paisiblement sur la droite. Bientôt, une percée se dessine entre les arbres et nos yeux se posent sur Ribeira da Janela et sa nuée de terrasses agricoles, poios, supportées par des murets de pierres. Ici, on cultive la patate douce, le haricot, le maïs ou encore la vigne de Ribeira. Les maisons éparpillées dans ce camaïeu de vert ont sans doute une vue imprenable sur l’embouchure de la rivière et la mer en toile de fond…  Une fois encore, nous sommes charmés par cette ile paisible et colorée.

Seulement accompagnés par des pinsons colorés, on avance sous le soleil qui commence à sérieusement chauffer. Puis le décor change doucement, devenant plus ombragé, plus sombre aussi. On longe finalement de grandes parois de roches grises grignotées par les plantes grasses et les fougères.  La chaleur laisse place à l’humidité, un air frais parcours le sentier qui longe la roche luisante sous la lumière. Le premier tunnel arrive, le premier d’une série des plus longs tunnels que nous aurons croisés sur l’ile.

Ici, aucune autre alternative que la lampe frontale. L’entrée disparait rapidement dans le noir tandis que la sortie est encore loin. Des gouttes d’eau tombent du plafond et s’écrasent dans les flaques, la levada devient plus profonde et plus froide. On se suit sagement, prévenant des obstacles sur la route, intimement persuadés d’être d’intrépides explorateurs quand l’un d’entre nous se cogne contre le plafond (la rançon de la grandeur !). La frontale tombe à l’eau et flotte sur l’eau du canal, emportée par le courant. On se double maladroitement, on s’aveugle les uns les autres en essayant de la repêcher avec une grâce discutable… n’est pas explorateur qui veut !

On débouche finalement dans un cirque étroit et verdoyant, protégé par un garde-corps. De longues tiges pleines de feuilles semblent pleuvoir au-dessus de nous. Une mince cascade dévale la pente et vient s’écraser sur un toit aménagé à la hâte. On s’enfonce à nouveau dans le noir pour déboucher sur un nouveau chemin coincé entre la végétation et le vide pour encore quelques centaines de mètres. Pris par le temps, on s’installe à l’ombre de petits arbres pour un piquenique avant de faire demi-tour, ravis d’être sortis des grands classiques de l’ile et d’avoir découvert ce superbe chemin.

La journée bien entamée, on file vers les piscines naturelles de Porto Moniz installées en bord de mer, près de l’aquarium. Ici, des secrétions de lave ont formé de jolis bassins remplis d’eau de mer. Ici, on profite de l’océan tout en étant protégé des vagues et du courant.  Un chemin et quelques terrasses ont été aménagés pour permettre de profiter de ces bassins facilement. On y passe un agréable moment relativement tranquille ce qui est visiblement rare en haute saison. Une jolie parenthèse pour se dégourdir les jambes si on ne craint pas l’eau fraiche !

Avant de regagner Sao Vicente pour la nuit, on opte pour un détour au club naval de Seixal indiqué dans tous les guides. D’épais nuages gris se sont formés tout au long du chemin et campent désormais au-dessus des falaises léchées par la mer. La plage et le port sont désertés et on peine à trouver un endroit où manger dans ce village tout en dénivelé où il est difficile de se repérer. Il est temps de rentrer pour préparer notre dernière journée, riche en rencontres !

Le coup de cœur de Ptit Jo


La traversée des tunnels dans le noir, seulement éclairés par nos lampes frontales, pour un air d’aventure sans pareil !

Coté pratique

Le logement

Ape Esquerdo, Vila, 9240-909 Sao Vicente
Un appartement assez vieillot mais à prix très abordable et stratégiquement situé sur axe stratégique de l’ile.

Les activités

Randonnée de la levada da Ribeira Da Janela, 12 km sans dénivelé ou presque.
Le départ se fait en face du château d’eau de Lamaceiros à quelques kilomètres au sud-est de Porto Moniz. Lampe frontale indispensable

Piscinas Naturais de Porto Monìz, Rua do Forte de São João Baptista 7A, 9270-095 Porto Moniz
Entrée gratuite

Les repas

Aucune adresse à conseiller cette fois !

25 Fontes et Faja dos Padres

29 mai 2019

Nous partons ce matin pour la balade la plus connue de l’ile, la levada 25 Fontes. Après une nouvelle traversée acrobatique de l’ile, on laisse la voiture à Rabaçal pour rejoindre le poste forestier. Le parking est bondé et traversé sans scrupule par un troupeau de vaches qui déambulent entre les allées. On les retrouve jusqu’au poste forestier, pas perturbées les moins du monde par la présence de tous ces voyageurs. Il y a foule en fin de matinée. Des mini bus entiers débarquent en même temps que nous et on croise pour la première fois des randonnées guidées. Les deux premières kilomètres se font directement sur la route qui descend dans la foret.

On rejoint alors un sentier plus étroit qui s’enfonce encore dans la vallée. A mesure que les kilomètres passent, le sentier devient de plus en plus étroit. Le chemin ouvre de temps à autres sur de beaux panoramas et de petites cascades où s’installent de nombreux pinsons. Pour la première fois, on bouchonne presque parmi tous ces visiteurs. Si le décor est agréable et fleuri, la foule présente gâche un peu l’ambiance.

On remonte enfin le long des levadas ombragées avant de grimper quelques marches. Au sommet, un petit cirque rocheux ensoleillé et verdoyant apparait. Une longue cascade centrale a fait son chemin au cœur de la végétation tandis que des dizaines de petits filets d’eau ruissèlent entre les fougères. Une douce fraicheur se dégage et offre une pause pique-nique agréable. Fatalement, le retour n’est que dénivelé positif et la chaleur se fait à nouveau sentir. On arrive au poste forestier bien dorés et soulagés de retrouver bientôt notre petit coin de paradis.

Au pied d’une falaise et accessible uniquement par bateau ou par téléphérique, Faja dos Padres a tout pour satisfaire nos envies de bout du monde. Un énorme effondrement de falaise a donné vie à cette terre promise qui nous accueillait pour deux nuits. Au XVe siècle, les premiers habitants, des prêtres, se sont installés en y développant l’agriculture. Favorisée par un microclimat, la petit colonie s’est développée grâce à une culture de fruits tropicaux et à des vergers exotiques sans égal. Aujourd’hui, une dizaine de maisons accueillent les touristes dans cet écrin de nature.

Avantage du hors saison, nous sommes seuls à notre arrivée pour découvrir les lieux. Le téléphérique arrive directement dans le verger qui respire les vacances. Autour de nous, de longues allées courent entre les bananiers et les arbres à papayes. Des passiflores grimpent partout pendant que les fruits murissent tranquillement. Entre les oiseaux de paradis et les plantes grasses, des dizaines de lézards s’affolent à chacun de nos pas. Tout est calme et seuls les sursauts des lézards et le roulement de la mer sur les galets perturbent le silence. Notre petite maison blanche donne, elle, directement sur l’océan limpide. Quant au restaurant lui aussi installé au bord de l’eau, il achève de nous convaincre. Tout y est local (faja dos padres est quasiment autonome), délicieux et joliment présenté.  On a bien réfléchi et le verdict est sans appel : impossible de ne pas tomber amoureux de cet endroit.

Le coup de cœur de Ptit Jo

A l’instant même où nous avons réservé deux nuits à Faja Dos Padres, on sentait que la déception serait impossible. Cet oasis de calme et de nature a tout pour plaire: bord de mer, tranquillité, fruits exotiques, produits locaux et permaculture. On adore, sans réserve.

Coté pratique

Le logement

Faja dos Padres, Téléphérique Rua Padres António Dinis Henriques nº 1 9300-261 Quinta Grande
Pour réserver, c’est par ici: https://fajadospadres.com/faja/index.php/en/

Les activités

Randonnée de Achada do teixeira au Pico Ruivo, aller-retour 5.6km, 300m de dénivelé positif

Randonnée Vinte e Cinco Fontes, aller retour 11km, 400m de dénivelé positif
Il faudra laisser la voiture au point de vue de Rabaçal puis marcher 2km jusqu’au poste forestier, point de départ de la randonnée (2km de grimpette au retour et au soleil…). Une navette est disponible pour réaliser ce trajet au tarif de 3€ par personne. Pour faire la rando en solo, il est conseillé d’arriver sur site avant 9h30

Les repas

Le restaurant de Faja dos Padres est directement installé en bord de plage. La carte est réduite mais tout est délicieux et essentiellement composé de produits cultivés directevement sur place. mention spécial pour le cheesecake aux fruits extotiques !

São Lourenço

27 mai 2019

Ce matin nous changeons radicalement d’ambiance avec la jolie randonnée à la pointe de São Lourenço à l’extrémité orientale de l’île portugaise. Loin des levadas et de la végétation luxuriante, on découvre ici de formidables paysages de falaises balayées par le vent. La balade débute par un chemin en descente, balisé par des marches en rondins. Il serpente dans le relief de la pointe entre herbes colorées et petites fleurs délicates, grimpe puis descend en ouvrant peu à peu la perspective sur l’océan d’un bleu profond. Le temps changeant, parfois sombre et nuageux, parfois lumineux, donne des couleurs dramatiques au décor.

La randonnée se poursuit le long d’un chemin caillouteux, juste assez large pour se croiser. On s’approche au plus près des falaises, le visage fouetté par le vent qui couvre presque le bruit de l’eau qui frappe la pierre. On aime cette nature brute et sauvage, ces roches abruptes aux couleurs variées, vestiges d’un temps où les volcans façonnaient le monde. Bras en croix, face au vent, on reste un instant à observer le mouvement des vagues, les oiseaux qui tournoient dans le ciel et les nuages courant au-dessus de nos têtes. Le sentier devient encore plus étroit et ponctué de marches en pierre. Ici, le climat semble presque aride. On longe la roche de plus près, au pied d’imposantes falaises qui s’élèvent toutes droites sur des dizaines de mètres au-dessus de nos têtes. Et soudain, toute la pointe s’offre à notre vue.

Derrière nous, la partie la plus large cache presque le reste de l’ile. Devant nous, la partie la plus étroite et escarpée file dans l’océan. On aperçoit déjà la casa Sardinha, ancienne maison des propriétaires de ce bout de nature sauvage et désormais vigie pour la protection de cet environnement unique. Ici, le vent s’arrête un instant de souffler et le soleil revient.

On poursuit notre route, jusque-là assez tranquille, jusqu’au sommet du Pico do Furado… Nos cuisses se rappellent instantanément la volée de marches gravie la veille et militent fermement pour un demi-tour immédiat. Armés de cookies et de beaucoup d’eau (ou d’eau et de beaucoup de cookies…), on poursuit l’ascension jusque au sommet. Un panorama superbe nous attend, seuls au bout du monde.

Attirés par la promesse de tortues marines et de rares phoques moines, nous filons passer l’après-midi à Caniçal pour une sortie snorkeling. La ville est étonnamment déserte à cette époque mais on devine sans peine la foule qui doit circuler les grands jours tant les structures d’accueil sont imposantes. Dans l’unique café ouvert, on sirote un chocolat chaud et une énième pasteis de nata tout en regardant le port sans vie. Il est désormais temps de se glisser dans les combinaisons de plongée d’un glamour incroyable et de monter sur la bateau. L’agence Azul Diving Center est tenue par des français ce qui facilite grandement les échanges. Notre accompagnatrice est biologiste et nous parle tout au long du trajet des espèces à rencontrer le temps d’une sortie. La météo n’étant pas au beau fixe, on compte tout de même sur la chance lorsque l’on approche de l’arche de pierre, repérée lors de la randonnée, qui surplombe notre site de plongée.


Autant le dire tout de suite, ni les tortues ni les phoques n’auront montré le bout de leur nez. En flottant au-dessus du sol rocailleux, on tombera tout de même sur de petits bancs de poissons, de mini méduses et des poissons multicolores. L’océan reste cependant un peu agité et les vagues nous projettent sur les rochers dès que l’on s’approche de trop près. Une palme décrochée et une rencontre rapprochée avec une colonie de crabes voisine rappellent assez vite à l’ordre : l’océan ne se laisse pas toujours approcher facilement. On remonte sur le bateau fatigués sans pour autant regretter la balade qui mériterait surement un climat plus favorable !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le passage le plus étroit et escarpé de la pointe est impressionnant et offre sans aucun doute le plus beau point de vue de toute la randonnée !

Coté pratique

Le logement

Pensao Astoria, Rua João Gago,10, 4Th Floor, Se, 9000-071 Funchal, Portugal
Cette pension n’est sans doute pas le meilleur hébergement de Funchal mais sans doute le mieux placé ! Le service est minimaliste et les places de parking difficiles à trouver mais quel bonheur de circuler dans le centre si facilement.

Les activités

Randonnée São Lourenço 7.2km aller retour et 417m de dénivelé positif
En dehors de l’ascension du pic, la randonnée n’est pas très difficile. En saison, elle est donc nettement plus fréquentée que lors de notre visite. Sur le chemin du retour nous avons croisé beaucoup plus de monde. Aussi, il ne faut pas hésiter à partir tôt même par temps nuageux. La balade ne perdra rien de son charme.

Azul Diving Center Madeira, Quinta do Lorde Marina, 9200-044 Caniçal Madeira
Personnel très sympa et sortie agréable malgré la météo

Les repas

Tout au long du séjour, nous avons testé plusieurs restaurants à Funchal.

Venda da Donna Maria, Bairro Santa Maria 51, Funchal, 9060-290
Pour tester les plats les plus emblématiques dans une ruelle étroite. Sans doute celui qui nous aura le moins charmé.

O Calhau, R. de João Gago 2, 9000-071 Funchal,
Situé dans une rue piétonne juste au pied de la pension. L’accueil y est charmant, la terrasse agréable, les prix accessibles et on s’est régalé ! Mention spéciale pour leur vitrine de desserts 🙂

Riso Risottoria del Mundo, Rua Santa Maria 274, Funchal, Madère 9060-291
Le restaurant le plus chic de notre séjour. Cadre parfait en bord de mer sur une terrasse abritée par de grandes voiles inspirées de celles des bateaux. On y mange des entrées, plats et desserts autour du riz sous toutes ses formes et ses couleurs. Tout est excellent. Une jolie mais couteuse découverte.

Funchal et Ribeiro Frio

24 Mai 2020

Bienvenue à Madère !

Arriver à Funchal, c’est en soi un évènement. L’aéroport est réputé comme étant l’un des plus spectaculaire au monde. Après un immense virage au-dessus de l’océan, l’avion vient se placer parallèlement à l’ile et descend brusquement vers la terre. Cette partie de l’ile est souvent balayée par le vent et, ballotés sur nos sièges, on a l’impression d’être assis sur ressort. Sur la gauche, les maisons paraissent tout près. On aperçoit déjà les collines en terrasse et les petites maisons colorées. A droite, la mer semble toucher le ciel. Quand on s’arrête enfin sur la piste, des applaudissements nourris trahissent les angoisses de certains. Nous avons eu de la chance : quelques heures après, plus aucun avion n’était autorisé à atterrir compte tenu des conditions.

La voiture récupérée, on découvre les routes de l’ile aux pentes improbables. Ça monte, à descend et ça tourne jusque dans la capitale. On dépose nos bagages en vitesse dans notre pension avant de filer en ville sous le doux soleil de ces villes du Sud. Le centre pavé nous rappelle un ancien voyage à Lisbonne et les pasteis de nata qui fleurissent dans les vitrines des boulangeries nous font déjà de l’œil. On s’engage sur le front de mer qui semble bien calme tandis que les terrasses s’animent. Derrière elles, les maisons ont envahi toute la colline et disparaissent dans les nuages. On s’engage alors dans la rue Santa Maria où les œuvres de street art se disputent la vedette avec les restaurants alignés dans cette ruelle étroite. Un peu plus loin, le Mercado dos Lavradores est un enchantement pour les yeux et les papilles. Les fruits exotiques tous plus colorés les uns que les autres s’accumulent sur d’imposants paniers en osier, les fleurs égaient chaque stand et un brouhaha mélodieux animent cette ancienne halle art déco. On teste tout, spécialement les différentes sortes de fruits de la passion, toutes étonnantes et savoureuses. On s’initie aussi aux douceurs du madère et du pain chaud à l’ail (qu’on ne lâchera plus de la semaine). A peine arrivés, Madère nous plait déjà.

25 Mai 2020

A Madère, on vient surtout pour la nature et la randonnée (et un peu pour les pasteis de nata…). Après une soirée de balade en bord de mer, on attaque donc les choses sérieuses en filant vers Ribeiro Frio. En route, on passe sous l’impressionnante piste d’atterrissage qui semble se terminer directement au-dessus de l’eau.

On se gare à Portela avant de prendre un taxi pour nous remonter plus haut dans la montagne. Une fois sur place, un chemin tranquille nous emmène aux Balcoes pour un point de vue sur toute une chaine de montagnes verdoyantes qui court jusqu’à la mer. Le long du sentier coule les premières levadas de notre séjour. Environ 3 000 km de ces petits canaux d’irrigation creusés dans les rochers sillonnent Madère. Ils forment un étonnant système d’irrigation créé pour répartir l’eau du sommet des montagnes sur les coteaux et dans les vallées.

Les levadas, en plus de donner du charme au sentier, apporte un air frais et une douce musique tout au long de la balade. Autour de nous, tout est vert. Les plantes se développe partout et sous toutes les formes. On aime surtout les murs de mousses et de fougères encore humides qui surplombent les petits canaux. Après quelques kilomètres, la randonnée devient plus originale. Le chemin est tout juste assez grand pour une personne, bordé d’un côté par l’eau et de l’autre par le vide avant de tomber sur un étang au bleu étrange. Un tunnel sombre entre deux pans de roches ouvre finalement la voie sur une forêt. Le sentier devient plus large, les arbres plus hauts et plus grands et on rejoint finalement Portela par une longue descente.

Après un jus de passion tout ce qu’il y a de plus rafraichissant, on embarque vers la côte sauvage et la toute petite Porto da Cruz, une station balnéaire battue par les vents avec une petite crique de sable gris. Près de la plage, la cheminée de briques marque l’entrée d’un moulin où l’on broie encore la canne à sucre. A l’entrée, ça fleure bon le rhum et les fruits exotiques.

Avant de rentrer, on grimpe sur une colline par un sentier improvisé pour profiter de la vue sur la ville, les maisons perchés dans la végétation et surtout, des embruns de la mer.

Le coup de coeur de Ptit Jo

Le marché de Funchal, ses mille couleurs et la gentillesse des marchands qui nous ont laissé gouté à tout avant d’acheter !

Coté pratique

Le logement

Pensao Astoria, Rua João Gago,10, 4Th Floor, Se, 9000-071 Funchal, Portugal
Cette pension n’est sans doute pas le meilleur hébergement de Funchal mais sans doute le mieux placé ! Le service est minimaliste et les places de parking difficiles à trouver mais quel bonheur de circuler dans le centre si facilement.

Les activités

Randonnée de Riberiro Frio à Portela
Compter 11km. l’itinéraire ne fait pas de boucler. Il faut donc se garer à Portela puis prendre un taxi pour regagner le départ. On en trouve facilement près du mirador.

Les repas

Tout au long du séjour, nous avons testé plusieurs restaurants à Funchal.

Venda da Donna Maria, Bairro Santa Maria 51, Funchal, 9060-290
Pour tester les plats les plus emblématiques dans une ruelle étroite. Sans doute celui qui nous aura le moins charmé.

O Calhau, R. de João Gago 2, 9000-071 Funchal,
Situé dans une rue piétonne juste au pied de la pension. L’accueil y est charmant, la terrasse agréable, les prix accessibles et on s’est régalé ! Mention spéciale pour leur vitrine de desserts 🙂

Riso Risottoria del Mundo, Rua Santa Maria 274, Funchal, Madère 9060-291
Le restaurant le plus chic de notre séjour. Cadre parfait en bord de mer sur une terrasse abritée par de grandes voiles inspirées de celles des bateaux. On y mange des entrées, plats et desserts autour du riz sous toutes ses formes et ses couleurs. Tout est excellent. Une jolie mais couteuse découverte.