Quand la lettre arrive à Universal Studios

26 Juillet 2017

Il est désormais temps de quitter le côté un peu décalé de Venice pour un passage obligé, à nos yeux, aux studios Universal. Une épreuve reste à passer avant de vagabonder dans ces décors de films: les routes à voies multiples de Los Angeles et leurs nombreuses sorties dont la succession semble avoir sérieusement contrarié le GPS… Après quelques ratés, nous voilà devant d’immenses parkings à étages qui se dressent comme des immeubles en bord de route.

On déboule finalement dans Universal Citywalk, zone commençante piétonne aux boutiques extravagantes et colorées. Les grandes enseignes et magasins de souvenirs succèdent aux restaurants ou vendeurs de sucreries. L’ambiance parc d’attraction qu’on aime tant est bien là. Au bout de la balade, de larges portiques de sécurité marquent l’entrée du parc où nos tickets pré-imprimés nous font gagner un peu de temps. Un coup d’œil aux temps d’attente, affichés un peu partout dans les allées, nous pousse à filer droit dans l’univers de J. K. Rowling pour espérer faire l’attraction la plus en vue du moment: Harry Potter and the Forbidden Journey.

Il suffit d’un coup d’œil et d’un bref instant pour revenir 10 ou 15 ans en arrière à une époque où je dévorais ces livres avec passion. Aucun doute, la magie d’Harry Potter opère. Le Pouldard Express encore fumant nous accueille d’ailleurs dans ce petit bout d’univers sorcier. On traverse d’une boutique à l’autre et il suffirait d’être un peu déraisonnable pour repartir avec uniforme, cape, baguette et balai. Tout est là, des oreilles à rallonge de Zonko’s aux livres de sorts en passant par les dragées surprises et les chocogrenouilles. A propos, si vous vous demandiez si les dragées surprises ont vraiment des goûts improbables… la réponse est oui !

Notre première file d’attente est un peu longue, près d’une heure, mais vraiment bien pensée. Sur le chemin qui serpente entre ombre et soleil, on trouve fontaines et brumisateurs à intervalle régulier. Au passage, la partie extérieure laisse le temps d’admirer une reconstitution du château aux proportions folles. Derrière le porche, on pénètre dans les salles sombres pour découvrir l’entrée du bureau de Dumbledore, la serre du Professeur Chourave, les dortoirs ou la salle de défense contre les forces du mal. Clou de la déco, la salle des tableaux qui surprennent de réalisme lorsqu’ils se mettent à parler entre eux. Nous voilà enfin installés dans un simulateur de vol sur un balai qui circule entre décors réels et images virtuelles. Une réussite !

En sortie de l’univers Harry Potter, on teste un peu par hasard l’Universal’s Animal Actors qui met en scène chats, chiens, rongeurs, singes, oiseaux ou rapaces. Le spectacle est bon enfant, drôle et franchement mignon. On se laisse facilement prendre au jeu devant les tours de ces animaux comédiens. A quelques mètres de là, le Special Effects Show propose de nous dévoiler les coulisses des cascades ou des bruitages. Un astronaute amateur s’envole au dessus de la scène et des spectateurs se transforment en musiciens improvisés pendant que des cascadeurs s’enflamment…

A la sortie des shows, Springfield et ses donuts géants sont bondés pour le déjeuner. Il faut dire que, là aussi, rien n’a été oublié: la taverne de Moe, la pizzeria de Luigi, le Krusty Burger, le petit marché… Marge et Homer s’y promènent sous les sourires des plus fans d’entre nous. Dans les Simpsons Ride, on s’installe dans un wagon qui parcourt une montagne russe… en réalité augmentée ! On dévale donc, virtuellement, des pentes improbables tout en évitant des obstacles toujours plus nombreux. L’effet est si réussi qu’on s’accroche au siège de temps à autre, au cas où…

Direction à présent le fond du parc où nous attend la star du parc d’attractions, le Studio Tour, qui propose une visite des studios à bord d’un petit train. La file d’attente parait longue mais les trains permettent à de nombreux passagers d’embarquer à chaque passage. Pour patienter, les employés passent dans les rangs de temps à autre pour proposer des « challenges pierre/papier/ciseau »: si le visiteur gagne, il prend la tête de la file d’attente ! Euphorie garantie en cas de victoire.

Une fois à bord, on roule pendant près de trois quarts d’heure entre les façades de carton pâte et les décors célèbres (le motel de Psychose, les maisons de Desperate Housewives…). Le voyage est ponctué de quelques animations qui donnent vie à ces décors qui semblaient pourtant si faux: des torrents d’eau dévalent les rues d’un petit village, un acteur court vers nous armé d’un couteau, une station de métro s’effondre… quand ce n’est pas directement King Kong qui vient bousculer le wagon. Bon, autant être honnête, avec la chaleur, le roulement régulier du petit train en assommera plus d’un…

Et déjà, l’heure tourne.

Se réveiller par un saut chez les zombies de Walking Dead, où des acteurs s’amusent à surgir de nul part dans des couloirs lugubres n’étant pas la meilleure des idées, on repose un peu nos nerfs dans le secteur des enfants. Un arrêt cupcake s’impose (on ne perd pas les bonnes habitudes) avant de filer chez les Minions pour une dernière attraction. Là aussi, la maison de Gru est reconstituée et on prend place dans de petites nacelles qui nous amènent sur le parcours initiatique d’un minion. Banana Pigniouf !

C’est un peu fatigués mais plutôt contents de cette journée que nous repartons dans les rues de Los Angeles qui, il faut l’admettre, nous contrarient une fois de plus. A force de tourner, on ratera finalement le coucher de soleil du haut du Griffith Observatory qui devait conclure notre programme.

Dans le Griffith Park, la foule est bien plus dense que prévue et les places de parking sont chères. On finit d’ailleurs par remonter la route à pied comme de nombreux touristes. Au sommet, la vue est néanmoins superbe et les lumières de Los Angeles scintillent à perte de vue. Le lieu aussi est plein de charme avec ses belles pierres blanches, ces petites allées et son intérieur flambant neuf. La courte heure que nous y passerons ne suffit vraiment pas à en faire le tour d’autant plus que les télescopes sont pris d’assaut. Peu importe au fond, la vue à elle seule valait le détour et offre à cette ville immense un brin de magie insoupçonné. Joli clap de fin.

♪ City of stars, are you shining just for me? ♫ ♪

Coté pratique

Le logement

  • Hollywood travellodge, 1401 North Vermont Avenue, Hollywood, CA 90027

Un motel sans charme et à la salle de petit déjeuner bien trop petite. On le choisit pour son emplacement stratégique entre deux visites et ses tarifs accessibles.

Les visites

  • Universal Studios: 100 Universal City Plaza, Universal City, CA 91608

Entrée $110 par adulte. Ouvert tous les jours de 9h à 22h. 8h si les billets ont été achetés en ligne. Il faudra tout de même penser aux $25 la journée pour le parking

Il est conseillé d’arriver tôt au moment de l’ouverture. Le parc se vide cependant en début de soirée. Réservation de tickets : https://store.universalstudioshollywood.com/PurchaseTickets.aspx

A noter que les tarifs sont également élevés dans tout le parc. Le moindre souvenir à ramener est une ruine. Chocogrenouille à $10 et baguette magique à $45… quand la réalité nous rattrape !

  • Griffith Park, Observatoire : 2800 E Observatory Rd, Los Angeles, CA 90027

Du mardi au vendredi de 12h à 22h. le samedi et le dimanche de 10h à 22h. Parking ouvert jusqu’au 22h30.

 


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