Rottnest Island

1er décembre 2023

Après un séjour arrosé en Indonésie, nous voilà débarqués vers 1h du matin à l’aéroport de Perth, quasi désert. On retrouve ici une expérience de douane à l’américaine, le risque biologique en plus. Partout, des pancartes rappellent qu’il est interdit d’importer nourriture, plantes, terre ou animaux… si nos vêtements ont eu le temps d’être lavés avant le départ, on s’inquiète un peu de l’état de nos chaussures de randonnée après des jours à arpenter la foret de Sumatra et on s’imagine déjà ressortir en chaussettes… Par chance, on tombera sur un douanier immense qui emmènera nos baskets en « cellule de décontamination » et nous les rendra toutes propres et sèches après un peu d’attente, ouf !

Dans l’aéroport, des sapins arborent des décors en fleurs exotiques et un koala géant lumineux est paré d’un bonnet de père Noël. Pourtant, dehors, la chaleur nous surprend après une expérience de saison des pluies particulièrement humide. Lessivés, on se laisse transporter jusqu’à Fremantle où nous attend notre première aventure.

2 décembre 2023

Chatouillés par les rayons chauds du soleil, on ouvre les yeux sous un ciel d’un bleu intense dans une ambiance cocooning so british des plus charmantes. Pourtant, à peine le petit déjeuner avalé, on file vers les docks pour entamer la seconde grande expérience de notre voyage : Rottnest Island. Cette petite île au large de Perth aurait presque suffit à elle seule à justifier notre voyage en Australie. A défaut, c’est elle qui nous a décidés à tenter la côte Ouest, souvent délaissée au profit de Sydney et Cairns.

Rottnest Island, Rotto pour les intimes, est pourtant réputée pour son charme, sa tranquillité (aucun véhicule motorisé), ses eaux aux multiples nuances de bleu et ses jolies plages. C’est aussi, et surtout à nos yeux, le seul endroit au monde où il est possible d’observer les quokkas. On embarque donc, téléobjectif dans le sac, pour une nouvelle rencontre animalière !

Le ferry nous dépose dans le secteur de Thomson Bay où s’alignent les quelques hôtels, commerces et restaurants de l’île. Toute l’activité se concentre sur ce petit front de mer animé où le vélo règne sans partage. En ce début de weekend, la baie semble bondée, peuplée essentiellement d’Australiens venus passer une journée de détente. Partout les terrasses débordent de monde et on s’imagine assez mal partis pour rencontrer nos petits marsupiaux… Avant toute chose, on file récupérer nos montures pour pouvoir nous déplacer facilement durant le weekend. Nos valises, elles, seront directement prises en charge par la compagnie de ferry. Tout est fait pour faciliter la venue des voyageurs !

Cette incroyable facilité d’accès finit pourtant par nous tracasser un peu. On pense d’abord qu’il faudra s’enfoncer dans l’île pour rencontrer les quokkas au calme mais on est très vite surpris de les croiser au cœur même de la baie. On rencontre d’ailleurs un de nos premiers individus sur la terrasse d’un Subway, trottinant entre les touristes dont le comportement laisse souvent à désirer. Bien qu’il soit rappelé partout que ces petites boules de poils sont des animaux sauvages et pas des jouets, on trouve toujours quelques malins prompts à leur courir après où à leur donner à manger… désespérés par ce comportement et un peu inquiets pour la suite, on décide de gagner notre logement.

L’arrivée au camp nous ravit. Des rangées de tentes aménagées s’alignent dans un secteur ombragé et calme bordant une dune de sable. Au pied des tentes, quelques marsupiaux déambulent sereinement sans être dérangés, à peine perturbés par la présence des voyageurs. De l’autre côté de la dune se cache Longreach Bay et son bassin. Sable blanc, eaux peu profondes, mini récifs, le secteur est réputé pour être l’une des rares zones baignables où il est possible de faire du snorkeling. On s’arme donc de masques et de tubas… avant d’essayer de rentrer dans l’eau, franchement pas très chaude à cette saison.

Le soleil nous sèche heureusement rapidement et nous enfourchons nos vélos pour découvrir un petit bout de l’île, jusqu’au phare de Wadjemup. Passées 16h30, on ne croise plus personne ou presque sur les routes et on savoure ce moment de calme. Sur le bord de la voie, on rencontre de petits quokkas nettement plus timides et sauvages que ceux du Subway ! On pose nos vélos, on s’installe pour les regarder et on ne bouge plus. Un petit curieux s’approche, observe et nous sourit presque pour une rencontre douce comme on les aime et qui nous charme complètement.

Le soir venu, on est agréablement surpris par le calme retrouvé de l’île qui n’offre finalement que peu d’options d’hébergement. En revanche, en rejoignant Thomson Bay, on est carrément sidéré du nombre de quokkas qui ont envahi les espaces verts. Ils sont des centaines, le soir tombé, à se promener dans les allées, à fouiller le sol et à ruminer quelques plantes. En groupe ou en solo, de toutes les tailles, de tous les âges. Au bord du chemin, on fait même connaissance avec une jeune maman et son petit mâchonnant des feuilles sans élégance. On fond complètement devant ces bouilles toutes rondes aux airs de peluche, ravis d’avoir fait le choix de rester sur place.

3 décembre 2023

Disposant d’une journée entière, on grimpe sur nos vélos une fois le petit déjeuner englouti avec, pour objectif, de faire le tour complet de Rottnest. On commence par le Sud de l’île et on est assez rapidement surpris par l’aspect vallonné qu’elle arbore. On avait beau l’avoir lu sur différents blogs, les secteurs visités jusqu’à présent restaient relativement plats. Ici, passé le premier arrêt de la navette, on monte et on descend en continu. Avec la chaleur et les sacs plein d’eau, on croise beaucoup de visiteurs qui souffrent un peu sur leurs deux roues.

Chaque coup de pédale nous fait évoluer dans un décor plein de charme qui, parfois, nous fait un peu penser à la Bretagne. Les différentes criques rencontrées offrent des palettes de bleu variées et on s’arrête régulièrement pour observer la mer. On ne croisera aucun marsupial sur le chemin. En revanche, on fait rapidement connaissance avec les impressionnant scinques du roi Woondi à la peau luisante et noire.

On roule ainsi jusqu’à Little Salmon Bay où l’on s’offre une pause snorkeling dans un cadre idyllique. La plage est relativement petite mais suffit amplement à accueillir les visiteurs du jour. Une fois encore, on se fait un peu surprendre par la température de l’eau. Entre les couleurs attrayantes et le soleil, on oublie parfois que nous ne sommes pas vraiment là à la meilleure saison… Abrités par le vent, on se laisse pourtant tenter le long d’un sentier pédagogique sous-marin qui permet de découvrir quelques espèces de poissons locales.

Plus à l’ouest, le décor change et les visiteurs se raréfient nettement. La route perd en couleur, les plages sont plus sauvages, balayées par des vagues puissantes et par le vent. La végétation aussi évolue et, la plupart du temps, on brûle un peu au soleil en remontant ces quelques kilomètres vers l’extrémité de l’île. Pourtant, un petit ilot arboré va nous offrir une pause de fraicheur…

… et de mignonnerie ! Sous un bosquet d’arbres ayant surgi au milieu de nul part, deux quokkas font leur apparition. Mi timides mi curieux, ils s’approchent doucement en sautillant sur leurs étranges pattes arrières. L’occasion d’une nouvelle séance photo !

Finalement parvenus au cape Vlamingh, tout à l’Ouest, nous avons définitivement perdus les autres visiteurs. Nous sommes complètement seuls au bout de l’île qui présente désormais des secteurs plus rocailleux et des eaux plus profondes. Scrutant l’océan à la recherche d’otaries, on tombera finalement sur un groupe de dauphins étrangement agités, enchainant les cabrioles et des scènes de poursuite plus inhabituelles. On reste un long moment là, sur un belvédère, à regarder l’eau, seulement dérangés par le bruit des scinques grattant le sol.

Le chemin du retour se fera tout aussi paisiblement par le Nord de l’île. On traverse encore quelques chemins déserts avant de rejoindre une baie bordée de petites maisons de vacances où les Australiens allument déjà leurs barbecues. De notre côté, on choisit de terminer cette jolie parenthèse sur les bords du Basin, sirotant un cocktail aux derniers rayons du soleil, trois quokkas dans les pattes.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les jolies couleurs de Little Salmon Bay

Coté pratique

Les activités

Rottnest Express pour le trajet en ferry
Pour rejoindre Rottnest Island, on a opté pour un aller/retour avec transport de nos valises sur le ferry et jusqu’à l’hôtel depuis le B Shed Fremantle : $177 à deux. Départ le samedi en fin de matinée et retour le lundi en fin de matinée.
Le bateau propose des places à plusieurs niveaux, en intérieur et en extérieur et la gestion des bagages est vraiment confortable en plus d’être impeccable. En effet, sur Rottnest Island il n’y a quasiment que des vélos et une navette en bus. Les compagnies de ferry proposent donc un service de livraison des bagages jusque devant la porte des chambres d’hôtel. Un vrai bonheur !

Pedal & flipper pour la location de vélo
Pour se déplacer sur l’île, rien de tel que le vélo. Rottnest fait une vingtaine de kilomètres de long et elle est plus vallonnée qu’il n’y parait. Aussi, si vous n’êtes pas un grand sportif, le vélo électrique est vraiment une option confortable !
– vélo classique : $30 la journée (24h)
– vélo électrique : $71 la journée (24h)

Le logement

Fremantle Bed & Breakfast, 5 Mouat Street, 6160 Fremantle, Australie
Un logement particulièrement confortable au charme très britannique et au petit déjeuner sain et varié. Nous n’y sommes passés qu’en coup de vent mais avons apprécié le calme et le repos offert par les lieux.

Discovery Resorts – Rottnest Island, Strue Rd, Rottnest Island WA 6161, Australie
Notre logement plaisir du séjour ! On y trouve de larges tentes « en dur » le long d’allées en bois qui traversent une zone boisée. Une cuisine et une salle de bain sont intégrées dans chaque logement et on peut observer de petits quokkas qui circulent entre les tentes. De plus, un bar restaurant est disponible toute la journée avec une superbe vue sur la mer et sur une plage de sable blanc, bordant un spot de snorkeling. Parfait non ?

Les repas

Frankie’s on Rotto, 342 Somerville Dr, Rottnest Island WA 6161, Australie
Nous avons beaucoup apprécié ce restaurant, calme en soirée, au menu varié et changeant. Idéal pour observer les quokkas le soir venu.

Colombo

30 mars 2022

Notre dernière journée sur Ceylan commence par une dernière rencontre animalière, moins naturelle que les précédentes mais tout aussi émouvante. Ce matin, on visite en effet un centre de conservation des tortues marines, animaux emblématiques du Sri Lanka. Le pays accueille en effet 5 des 7 espèces de tortues marines et tente de les protéger au mieux.

C’est ainsi que, sur la côte, se sont implantés différents centres qui recueillent les tortues malades ou blessées mais qui, surtout, surveillent les pontes sur les plages. En effet, afin de protéger les œufs de tortues, ils sont le plus souvent déterrés puis remis dans le sable dans des zones surveillées jusqu’à éclosion. Cela permet d’évaluer la population, d’éviter le braconnage mais aussi les accidents (les nids sont parfois écrasés). Si cette solution n’est pas idéale, c’est néanmoins la plus efficace à l’heure actuelle.

Quand on arrive à Kosgoda, on a donc l’immense chance de découvrir tout un bassin de bébé-tortues barbotant dans l’eau, attendant patiemment de retrouver la mer. Elles ont seulement quelques jours mais s’agitent déjà avec agilité. On craque complètement devant leurs grands yeux sombres, leur carapace brillante et leurs petites pattes. Cerise sur le gâteau, on nous propose de les mettre à l’eau.

Pour se financer, le centre propose en effet aux visiteurs de prendre une petite tortue et de la relâcher dans l’océan tout proche. Les yeux brillants d’un enfant à Disneyland, on attrape ces petits êtres si gracieux avec émotion avant de traverser la plage. A peine prise dans la main, ses pattes s’agitent, impatiente. On la pose dans le sable au plus près de l’eau, guettant dans le ciel les oiseaux. Elle s’active aussitôt, répondant à l’appel du large, et se laisse charrier par une série de vaguelettes.

Connaisseurs, les oiseaux tournoient au-dessus de nos têtes. Alors bêtement, on encourage nos tortues et on tremble quand les milans plongent vers l’eau. Par chance, ils repartiront bredouille pour cette fois. Nos tortues sont sauvées. Le sourire jusqu’aux oreilles mais le cœur un peu serré face à cette vie de défi qui les attend, on leur souhaite une longue vie.

Avant de partir, il nous restait une dernière étape : Colombo. On appréhendait un peu ce dernier moment citadin après deux semaines de vadrouille plutôt nature. Capitale économique et première ville du pays, Colombo est loin d’être sur le haut de la liste des coins à visiter dans le pays, souvent décrite comme étant sans charme voire carrément sans intérêt. Elle est surtout pratique pour son accès à d’innombrables lignes de train et sa proximité de l’aéroport. Malgré tout ce qu’on a pu lire, le quartier de Pettah nous semblait valoir la peine. Alors une fois n’est pas coutume, on a opté pour une visite guidée… et autant le dire, on n’a pas regretté !

Olivier nous accueille au mémorial de l’indépendance. Avec son enthousiasme et son bagout, il nous sort de notre torpeur en deux minutes et nous accroche tout de suite avec son récit. Il nous parle du Sri Lanka d’hier et d’aujourd’hui, de cette ville mal aimée qu’il a appris à connaitre, de son histoire à lui aussi.

Plus qu’une visite, c’est en réalité une véritable immersion qu’Olivier nous propose. On déboule ainsi au milieu d’une rue animée de Pettah ou des hommes transportent d’énormes sacs sur les épaules ou sur des chariots débordants. Des camions sont garés un peu partout, chargeant et déchargeant des quantités folles de thé, d’épices, de riz ou de lentilles. Les étroites devantures des magasins ne sont que la partie visible de l’iceberg : en jetant un œil dans les boutiques, on découvre d’interminables couloirs bourrés de marchandises.

L’immersion passe aussi par la découverte de nouvelles saveurs avec une dégustation de thé, de café mais aussi d’épices. On découvre Colombo comme nous ne l’aurions jamais vu seuls et on est vraiment ravis de l’expérience.

En sortant du quartier marchand de Pettah, on traverse le cœur de la ville qui ressemble à une fourmilière. Des milliers de tuktuks colorés se croisent ici dans un concert de klaxons, de moteurs et d’autres bruits. Loin du fort de Galle presque trop tranquille, on est ici dans un bouillon de vie formidablement vivant.

On est d’autant plus surpris quand on arrive finalement au Sri Ponnambalam Vanesar Kovil, immense temple hindou dissimulé par une enceinte blanche. Loin des lieux de cultes bariolés, bruyants et carrément kitschs ce temple est réellement surprenant. Pieds nus, on pénètre par la grande porte dans une atmosphère sombre. L’intérieur n’est que sculptures de pierre doucement éclairées d’une faible lumière jaune. On marche sur la pierre humide et rugueuse, levant la tête vers les chauves-souris installées là pour la journée, observant les sculptures et la préparation des offrandes.

Le cœur du temps dégage une atmosphère de ferveur paisible, la coursive en faisant le tour est plus animée, faisant office de lieu de rencontre et de discussion. On regrette infiniment de ne pas pouvoir prendre de photos de ce lieu étrange, de cette lumière tamisée et de ces pierres grisées. Pour un peu, on se croirait au cœur d’un film d’aventures à la recherche d’un fabuleux trésor disparu.

Une fois sortis de cette atmosphère mystérieuse, on embarque à nouveau dans nos bolides pour rejoindre les alentours du marché, là encore grouillant de vie. Olivier nous entraine vers une façade quelconque puis un escalier sombre. On atterrit un peu surpris dans une sorte de bar PMU au premier étage. On grimpe encore, empruntant d’étroits couloirs à peine plus larges que nos sacs-à-dos, pour finir dans un petit escalier en colimaçon à l’extérieur, planqué entre deux immeubles.

Au bout du périple, on découvre un toit terrasse avec vue sur la ville et l’animation du marché. Quelques caisses en plastiques et une table en bois sont posées là, l’occasion de boire un verre et d’assommer Olivier de question. Après deux semaines de voyage, on est ravis d’échanger sur toutes les petites choses qui nous ont étonnés, surpris ou déconcertés. Économie, culture, politique, religion… tout y passe. Le soleil finit par baisser dans le ciel, teintant de nuances violettes le ciel de Colombo. On réalise qu’il est déjà tard et que la visite touche à sa fin.

Avant de conclure cette balade, on traverse le marché de Colombo, débordant de fruits, de légumes et d’épices. Ça se bouscule dans les allées, les camions garés à proximité sont encore plein de vivres, les discussions animés résonnent sous la halle. Arrivés à reculons dans cette grande ville, on est finalement complètement charmés par cette visite différente, authentique et terriblement instructive. Elle nous a paru beaucoup trop courte on aurait adoré repartir pour une autre demi-journée d’aventures. C’est pourtant sur cette image qu’on quitte le Sri Lanka, chamboulés par la découverte d’un nouveau continent.

On aura été intéressés par tous ces temples et cette culture, ravis de nos rencontres animalières, bouleversés par la beauté des champs de thé, reposés par les bords de mer et titillés par le cœur de Colombo. On quitte donc le pays enrichis de toutes ces aventures et plein d’espoir pour le Sri Lanka, en pleine crise économique et politique au moment de notre voyage. Nul doute qu’ils sauront rebondir et offrir bientôt un tourisme plus responsable pour profiter encore mieux de cet île pleine de surprises.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Comment choisir entre les bébés tortues et notre visite avec Olivier?

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Galbokka Sea Turtle Conservation & Research Center, 53a Galbokka Rd, Kosgoda, Sri Lanka
Entrée 500 LSK
Lâché de tortues sur la plage : 2 000 LSK
Ouvert tous les jours de 7h30 à 18h 30

Tuk it Easy Colombo, Longdon Place, Colombo 00500, Sri Lanka
Prestation sur devis
Ouvert du lundi au samedi, de 8h30 à 19h.
Le site : https://tuk-it-easy-colombo.business.site/

Le logement

Pas le temps de dormir, notre vol nous attend !

Les repas

Firebeach, No. 02 Colombo – Galle Main Rd, Colombo 00300, Sri Lanka
Situé dans le Galle Face Hôtel, ce repère d’expatrié à une large carte de boissons et de snacks (nous n’avons pas pris le temps d’y manger). Le cadre est chaleureux mais bruyant, tant par la foule que par la musique. On y passe un bon moment avant de repartir pour la France.


Détente à la plage

29 mars 2022

On s’approche doucement mais sûrement de la fin de notre voyage. Pourtant, aujourd’hui, on découvre encore un nouveau décor. Notre hôtel est perdu au bout d’un chemin donnant directement sur une étroite plage bordée de palmiers à l’environnement charmant. Quelques mètres seulement séparent les enrochements de l’eau, laissant juste assez de place pour installer une serviette sous les arbres. Dans les troncs, de petites perruches attendent impatiemment le retour de leurs parents pour manger. Sur le sable, deux ou trois bateaux colorés attendent de prendre la mer, un stand de chemises à fleurs est doucement secoué par les embruns et les effluves de crème solaire flottent dans l’air… une journée de repos nous appelle.

On s’installe à peine quand un mouvement à la surface de l’eau nous interpelle. Il disparait, réapparait… et une tête de tortue se laisse finalement deviner. Sourire jusqu’aux oreilles, on en aperçoit rapidement une seconde entre deux vagues. Elles nagent tranquillement au-dessus des roches qui forment de petits récifs parsemés d’algues. Sans plus réfléchir, on se débarrasse en vitesse de nos affaires et on file à l’eau, armés de nos masques et tubas.

Elles sont là, juste à côté de nous, pas perturbées le moins du monde. On se laisse flotter à leurs côtés dans l’eau peu profonde pour ne pas les brusquer. Ballotés par les vagues, on adopte donc la même méthode qu’elles : se laisser porter et suivre le courant sans lutter. On partage un moment paisible avec ces magnifiques animaux marins, les observant à loisir. Malgré une eau un peu trouble, on devine sans peine les motifs de leur peau colorée, les reliefs de leur carapace et leurs yeux sombres. Un vrai moment de magie.

On finit tout de même par abandonner les tortues vertes pour découvrir la plage de Mirissa, sans doute l’une des plus réputées du Sri Lanka. Cette escapade ayant été complètement imprévue, notre chauffeur était parti prendre un peu de repos. L’occasion pour nous de nous essayer au négoce de tuktuk… C’est comme ça qu’on se retrouve à filer sur la route, à peine rafraichi par l’air extérieur, à quatre à l’arrière d’un tuktuk ! Les sacs à dos jetés « dans le coffre », on s’entasse à trois sur la banquette et le dernier s’échoue sur nos genoux. Contre toute attente, on arrive en vie quinze minutes plus tard pour découvrir la plage, bien plus impressionnante.

Mirissa Beach dégage en effet une ambiance bien différente. Bordée d’une forêt de cocotiers et de parasols, incroyablement longue et large, elle accueille une foule de baigneurs et de surfeurs, des cours de yoga, des cours de nation et des bars où la musique résonne. On y trouve donc beaucoup de monde, particulièrement sur la partie centrale où se concentrent tous les hôtels.

A l’ouest de la plage de sable clair se dresse le Parrot Rock, étrange rocher à l’origine du nom tout aussi mystérieuse. En quelques marches, formées de bois, de roche et de pas mal de vide, on grimpe au sommet de ce gros caillou, bien plus vaste que ce qu’il ne paraissait au départ. De là-haut, on a un peu l’impression d’être sur une île aux pirates. Végétation luxuriante, mer de caraïbes s’abattant sur la roche noire et vue panoramique sur l’immense plage. Le Parrot Rock, offre une perspective vraiment différente sur Mirissa.

Sur le chemin du retour, on rencontre les fameux pêcheurs à échasse, étranges silhouettes installées sur de grands poteaux de bois. La pêche sur échasse est en effet typique de cette région, bien que ses origines soient obscures. Certains se servent d’une canne à pêche pour attraper de petits poissons, d’autres utilisent un filet qu’ils agitent doucement pour appâter le poisson. En haute saison, les pêcheurs peuvent en attraper jusqu’à 5 kilos !

Nous avions entendu beaucoup de mal de cette activité, notamment en raison de l’engouement des touristes pour cette tradition et des dérives qu’il entraine. Désormais, on trouve sur les côtes des « figurants », aidés de rabatteurs faisant payer chaque cliché. Par chance, sur la toute petite plage face à notre hôtel, on ne rencontre pas ce type de pratique et les pêcheurs sont tout ce qu’il y a de plus réel.

Sous la douce lumière du soleil couchant, dans un air encore chaud, on repart tranquillement au bord de l’eau. Au bout de la route, les banquettes du Doctor’s House se remplissent peu à peu, la musique résonne, le four à pizza chauffe… et la journée de repos s’achève.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La magie d’une rencontre avec les tortues de Pohlena

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Le logement

Turtle Eco Beach, Beach Road, Battalawatta, Madiha, Matara, Matara, Matara, 81000, Sri Lanka
L’hôtel est idéalement situé à quelques minutes à pied de la plage de Polhena. Il se compose de cinq maisons de pêcheurs rénovées disséminées dans un agréable jardin tropical entourant une piscine. Les chambres sont plutôt simples, et certaines ont une salle de bain à ciel ouvert. Les salles de bain situées à l’intérieur des chambres n’ont pas de porte.

Les repas

The Doctor’s House 87, Beach Road, Madiha, Matara 81000, Sri Lanka
Une fois n’est pas coutume, l’hôtel ne propose pas de diner. On opte donc pour le restaurant voisin avec une immense terrasse sous les palmiers. le lieu est connu pour ses grandes fêtes en saison mais, à notre époque, il était plutôt tranquille. Les plats principaux sont plutôt bons mais il vaut mieux passer sur les desserts.