François Peron NP

7 décembre 2023

C’est avec un enthousiasme énorme que nous débutons notre balade en direction du Cape Peron. Jens, notre guide du jour, vient nous chercher directement devant notre motel pour une journée dans des contrées au sable coloré qui nous ont sacrément fait de l’œil au moment de préparer l’itinéraire.

Si le début du chemin n’a rien de très exotique, on arrive rapidement à une portion de route couverte de sable où dégonfler les pneus devient indispensable. L’espace d’un instant, entourés de tout cette poudre orangée, on repense à notre aventure en Namibie où nous étions restés ensablés pendant des heures… Ces couleurs flamboyantes sont en réalité dues à du fer présent en quantité sur la côte de Shark Bay, au dessus de Denham.

Il n’y a pourtant pas que des couleurs de feu dans le parc François Peron. Autour de nous, de grandes étendues vertes prennent racine dans ce sol étrange. Elles abritent pas mois de 700 espèces de plantes différentes dans toute la baie et représentent un refuge pour les petits animaux, tant pour se protéger des variations de température que des prédateurs.

En parlant de petite bête, Jens arrête la voiture en urgence et nous fait descendre de son bolide. Il vient de repérer, sur le bord de la route, un petit lézard d’une dizaine de centimètres à peine : le thorny devil. Cette petite bête surprenante me plait tout de suite avec ses airs préhistoriques. Il est très important de ne pas les toucher car ces petits diables ne sont pas capables de boire par la bouche : ils aspirent l’eau, par la peau, dans de petites mares. Toute trace de crème solaire ou de savon les mettrait donc en danger, d’autant plus que leur instinct les pousse à rester immobile en cas d’alerte et à ne pas s’enfuir.

Autrefois relativement courant dans le secteur, le thorny devil a presque disparu depuis le COVID, victime des habitants de Western Australia venus visiter le parc par leur propres moyens sans aucune vigilance sur la faune locale… Avec beaucoup de tristesse, on découvre donc qu’une part importante de ces petits animaux a été victime de la route en moins de deux ans.

A notre arrivée au Cap Peron, on est tout de suite impressionnés par les couleurs de notre environnement. Des dunes oranges ponctuées de végétation d’un vert aux reflets bleutés ou argentés se fondent dans des plages de sable blanc. La mer arbore de jolies nuances de bleu, non pas en raison de différences de profondeur mais plutôt car de larges prairies d’herbe marine couvrent une partie des fonds marins. Depuis le sommet des dunes, on observe d’imposants groupes de cormorans ainsi que quelques dauphins venus chasser de petits bancs de poissons tout près de la plage. Les lieux paraissent magiques, presque irréels.

En remontant la plage à pied, on change de perspective. Les nuances de couleurs du sable apparaissent plus clairement, au contraire de la faune marine qui disparait sous cet angle, se fondant dans les vagues. Un air frais balaie le décor, rendant la chaleur très supportable voire presque agréable. On profite un moment des lieux, scrutant la mer à la recherche d’autres animaux. Avant de partir Jens, notre guide, nous propose un morning tea avec petits gâteaux, tasses de thé aux couleurs de la compagnie et nappe à carreaux !

Un peu plus loin, le Skipjack Point est aménagé par le biais d’une plateforme en plastique recyclé qui offre plusieurs points de vue sur la baie. On y trouve plusieurs panneaux explicatifs sur la faune locale qu’on observe un bon moment depuis les hauteurs. De là, on aperçoit assez rapidement une tortue, plusieurs petits requins et deux cowtail stingrays (littéralement les raies à queue de vache, reconnaissable à la sorte de plumeau noir qu’elles arborent au bout de la queue). On est vraiment étonnés de leur proximité avec le rivage dans ces eaux peu profondes. Là encore, des nuées de cormorans ont élus domicile, à tel point qu’un coup de vent bien orienté nous irrite les narines !

Sur les abords de Bottle Bay, aux couleurs moins exotiques, Jens nous prépare un lunch frais. On tente une session de baignade mais l’eau est vraiment fraiche et agitée. A cette heure, le vent s’est levé sur la baie et il s’accentuera jusqu’en fin d’après midi. Le sable s’infiltre partout dans nos affaires mais le soleil réchauffe l’atmosphère. Au tour d’une tortilla, on discute de tout et de rien : la réputation de pays dangereux, finalement assez infondée, de l’Australie, l’histoire du pays, la gestion des animaux sauvages et le cas difficile des kangourous.

Avec une surprise non dissimulée, on apprend que plusieurs millions d’entre eux sont abattus chaque année. En effet, avec l’installation de points d’eau un peu partout pour abreuver les cheptels de moutons et bovins, leur population a cessé de s’autoréguler et à exploser, rendant la cohabitation avec les éleveurs difficiles. C’est finalement tout un business qui s’est construit autour de cette problématique puisque, désormais, la viande est couramment utilisée pour la nourriture animalière et le cuir de kangourou est très souvent employé… pour des baskets !

On terminera finalement cette journée de découverte sur la Gregory Beach pour une dernière observation des couleurs de Shark Bay et du parc national François Peron, résolument emballés par cette excursion.

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’incroyable vue depuis le Cap Peron

Coté pratique

Les activités

Explorer Tour (Full Day) avec Naturetime
Malgré le tarif (comptez jusqu’à $150 par personne pour les formules les plus complètes) certes élevé, nous avons passé une magnifique journée à explorer le parc et n’avons vraiment aucun regret.
Pour plus d’infos : https://www.naturetimetours.com/tours/shark-bay/kennedy-range/mt-augustus/francois-peron-national-park/

François Peron National Park
Il faut vraiment être équipé et maitriser la conduite dans le sable pour envisager de découvrir le parc seul et, même là, toute la connaissance des guides ferait défaut. Toutefois, c’est possible. A l’heure d’écrire ses lignes, les droits d’accès à la journée sont de $17 par jour et par véhicule. Les Park Pass peuvent être intéressants en fonction de votre itinéraire et il en existe plusieurs formules regroupées ici : https://shop.dbca.wa.gov.au/collections/park-passes
De notre côté, nous avons opté pour un « holidays pass ».

La meilleure saison pour visiter le parc va de mai à septembre. Il fait moins chaud et, s’il a plu, on peut assister à la période de floraison. Les mois de janvier à mars sont, eux, particulièrement déconseillés en raison de la chaleur et le vent du désert amène des nuées de mouches très oppressantes. Enfin, d’après notre guide, il faut vraiment éviter la deuxième quinzaine de décembre où le parc est envahi de vacanciers locaux.

Le logement

Bay Lodge, 113 Knight Terrace, 6537 Denham, Australie
Sans doute la déception du séjour. Les photos sur booking nous avait paru sympa. En réalité, nous sommes tombés sur un motel en travaux, aux chambres pas très propres et au service inexistant : personne à l’arrivée et personne au départ.

Les repas

Sur le pouce, faute de mieux !
Denham hors saison est particulièrement calme et, à cette époque, même le supermarché ferme en début d’après midi. Attention donc à prévoir vos repas en avance.

La cote depuis Yanchep

4 décembre 2023

Le retour de Rottnest Island nous parait un peu long puisque, en plus du ferry, il nous faut regagner l’aéroport pour récupérer notre voiture de location : un large SUV blanc (pour le moment). Il est donc relativement tard lorsqu’on quitte Perth pour parcourir nos premiers kilomètres sur la route Australienne. Même un peu pris par le temps, on opte pour un arrêt dans le petit parc national de Yanchep, souvent délaissé des voyageurs.

Contrairement à ses plus proches voisins, le parc n’est en effet pas spécialement reconnu pour ses paysages ou ces structures géologique étonnantes. Il est surtout prisé des amateurs de botanique et d’ornithologie. Pour nous, il représentait surtout un arrêt au calme dans une zone de fraicheur, de verdure… et de kangourous !

Ils sont en effet des dizaines à apparaitre dès le parking du parc où seuls deux autres voitures sont arrêtées. Après quelques dizaines de kilomètres parcourus en plein soleil, on est assez surpris de trouver ici de grandes étendues d’herbe verte et de larges secteurs ombragés. Visiblement, les plus célèbres de marsupiaux apprécient eux aussi cet oasis de fraicheur et ont largement colonisé les pelouses bordant les bâtiments principaux.

On passe donc un certain temps à les observer de près, amusés par tout un tas de petites scènes de vie. Les grands mâles gardent un œil sur la situation, certains, tout juste adultes, sautillent dans tous les sens et les jeunes tentent encore, avec plus ou moins de succès, de squatter le ventre de leur maman malgré leur gabarit déjà important.

Les kangourous ne sont pas la seule animation du secteur et on est assez étonné par le nombre d’oiseaux qui évoluent dans un si petit secteur. On découvre des cacatoès colorés, des perruches mais surtout les kookaburra, endémiques d’Australie, qu’on repère au son bien avant de les distinguer dans les arbres. Leur chant sous forme de rire grave retentit largement entre les grands arbres de Yanchep.

Les randonnées proposées étant un peu longues pour le temps disponible, on opte pour une balade rapide le long du centre du parc, passant devant l’auberge et au bord des marais où de nombreux oiseaux évoluent encore. Dans un petit jardin fermé, perché dans un eucalyptus, on croise même un koala en pleine sieste. S’ils ne vivent pas en liberté dans les environs, cela offre quand même une opportunité de les observer de près sans trop les déranger. De grands et magnifiques saules pleureurs bordent le sentier qui nous ramène à la voiture, souvent entourés de quelques kangourous fouillant dans l’herbe. L’occasion de les observer une dernière fois avant de reprendre la route.

5 décembre 2023

Après une nuit d’étape à Cervantes, nous reprenons la route Australienne qui arbore désormais des paysages tels qu’on les imaginait : large bande de goudron, panneaux jaunes et poussière orange au milieu de grands espaces vides. Outre les SUV parfois impressionnants, on croise aussi d’improbables camions tractant jusqu’à trois remorques. Au fond, on aime assez ces grandes étendues de rien qui nous rappellent un peu l’Ouest américain.

Pour rejoindre le Nord, on décide d’un arrêt au Lesueur National Park. Celui ci est tellement petit et méconnu qu’il n’existe pas de réelle structure d’accueil. Une route panoramique le traverse de bout en bout, proposant à l’entrée une simple boite aux lettres pour le paiement des frais. Plutôt orienté pour les amateurs de botanique, ce parc propose tout de même quelques sentiers de randonnée.

On tente alors le Yued Ponar Trail, tout au bout de la route panoramique. On évolue au milieu de rien sur un sentier sablonneux qui serpentent au milieu d’arbustes. Soudain, des buissons s’agitent et un kangourou visiblement peu habitué à croiser du monde détale devant nous, surgissant de nul part. L’histoire ne dit pas qui de nous ou du marsupial aura eu le plus peur dans l’histoire… Même s’il est encore tôt, on souffre très rapidement de la chaleur et on finit d’ailleurs par renoncer à terminer le chemin en cours de route, peu convaincu par le décor. Le parc a sans doute plus de charme au printemps, lorsque que les différentes fleurs apparaissent que la température est plus clémente. Tant pis, la route nous attend toujours !

les animaux vus par Ptit Jo

Le kangourou gris (Macropus fuliginosus) mâle est presque deux fois plus gros que la femelle. Il dégage une odeur très forte ce qui lui vaut le surnom de « the stinker« .

Le koala (Phascolarctos cinereus) ne mange que les feuilles de certaines espèces d’eucalyptus. Ils passent donc le plus clair de leur temps dans les arbres.

Les cacatoès corella (Cacatua sanguinea) seraient près d’un million en Australie !

Le martin-chasseur géant (Dacelo novaeguineae), aussi appelé kookaburra est reconnaissable de loin grâce à son chant aux airs de rire machiavélique.

Le cacatoès rosalbin (Eolophus roseicapilla) est particulièrement courant en Australie, on en croise parfois des groupes de plusieurs dizaines individus.

La perruche à collier jaune (Barnardius zonarius) vit dans les forêts denses d’eucalyptus et dans les semi-déserts torrides.

Coté pratique

Les activités

Yanchep National Park
A l’heure d’écrire ses lignes, les droits d’accès à la journée sont de $17 par jour et par véhicule.
Les Park Pass peuvent être intéressants en fonction de votre itinéraire et il en existe plusieurs formules regroupées ici : https://shop.dbca.wa.gov.au/collections/park-passes
De notre côté, nous avons opté pour un « holidays pass ».

Plusieurs randonnées sont possibles mais nous n’avons pas pu les envisager faute de temps. Vous trouverez toutes les informations ici : https://exploreparks.dbca.wa.gov.au/park/yanchep-national-park

Le logement

Cervantes Pinnacles Motel, 7 Aragon Street, 6511 Cervantes, Australie
Un motel assez basique mais proposant une piscine. Idéalement, demandez les chambres 23 à 29. Par contre, nous avons eu la mauvaise surprise de découvrir que, à cette époque de l’année, le restaurant était fermé comme la plupart des commerces aux alentours…

Les repas

Sur le pouce faute de mieux !

Rottnest Island

1er décembre 2023

Après un séjour arrosé en Indonésie, nous voilà débarqués vers 1h du matin à l’aéroport de Perth, quasi désert. On retrouve ici une expérience de douane à l’américaine, le risque biologique en plus. Partout, des pancartes rappellent qu’il est interdit d’importer nourriture, plantes, terre ou animaux… si nos vêtements ont eu le temps d’être lavés avant le départ, on s’inquiète un peu de l’état de nos chaussures de randonnée après des jours à arpenter la foret de Sumatra et on s’imagine déjà ressortir en chaussettes… Par chance, on tombera sur un douanier immense qui emmènera nos baskets en « cellule de décontamination » et nous les rendra toutes propres et sèches après un peu d’attente, ouf !

Dans l’aéroport, des sapins arborent des décors en fleurs exotiques et un koala géant lumineux est paré d’un bonnet de père Noël. Pourtant, dehors, la chaleur nous surprend après une expérience de saison des pluies particulièrement humide. Lessivés, on se laisse transporter jusqu’à Fremantle où nous attend notre première aventure.

2 décembre 2023

Chatouillés par les rayons chauds du soleil, on ouvre les yeux sous un ciel d’un bleu intense dans une ambiance cocooning so british des plus charmantes. Pourtant, à peine le petit déjeuner avalé, on file vers les docks pour entamer la seconde grande expérience de notre voyage : Rottnest Island. Cette petite île au large de Perth aurait presque suffit à elle seule à justifier notre voyage en Australie. A défaut, c’est elle qui nous a décidés à tenter la côte Ouest, souvent délaissée au profit de Sydney et Cairns.

Rottnest Island, Rotto pour les intimes, est pourtant réputée pour son charme, sa tranquillité (aucun véhicule motorisé), ses eaux aux multiples nuances de bleu et ses jolies plages. C’est aussi, et surtout à nos yeux, le seul endroit au monde où il est possible d’observer les quokkas. On embarque donc, téléobjectif dans le sac, pour une nouvelle rencontre animalière !

Le ferry nous dépose dans le secteur de Thomson Bay où s’alignent les quelques hôtels, commerces et restaurants de l’île. Toute l’activité se concentre sur ce petit front de mer animé où le vélo règne sans partage. En ce début de weekend, la baie semble bondée, peuplée essentiellement d’Australiens venus passer une journée de détente. Partout les terrasses débordent de monde et on s’imagine assez mal partis pour rencontrer nos petits marsupiaux… Avant toute chose, on file récupérer nos montures pour pouvoir nous déplacer facilement durant le weekend. Nos valises, elles, seront directement prises en charge par la compagnie de ferry. Tout est fait pour faciliter la venue des voyageurs !

Cette incroyable facilité d’accès finit pourtant par nous tracasser un peu. On pense d’abord qu’il faudra s’enfoncer dans l’île pour rencontrer les quokkas au calme mais on est très vite surpris de les croiser au cœur même de la baie. On rencontre d’ailleurs un de nos premiers individus sur la terrasse d’un Subway, trottinant entre les touristes dont le comportement laisse souvent à désirer. Bien qu’il soit rappelé partout que ces petites boules de poils sont des animaux sauvages et pas des jouets, on trouve toujours quelques malins prompts à leur courir après où à leur donner à manger… désespérés par ce comportement et un peu inquiets pour la suite, on décide de gagner notre logement.

L’arrivée au camp nous ravit. Des rangées de tentes aménagées s’alignent dans un secteur ombragé et calme bordant une dune de sable. Au pied des tentes, quelques marsupiaux déambulent sereinement sans être dérangés, à peine perturbés par la présence des voyageurs. De l’autre côté de la dune se cache Longreach Bay et son bassin. Sable blanc, eaux peu profondes, mini récifs, le secteur est réputé pour être l’une des rares zones baignables où il est possible de faire du snorkeling. On s’arme donc de masques et de tubas… avant d’essayer de rentrer dans l’eau, franchement pas très chaude à cette saison.

Le soleil nous sèche heureusement rapidement et nous enfourchons nos vélos pour découvrir un petit bout de l’île, jusqu’au phare de Wadjemup. Passées 16h30, on ne croise plus personne ou presque sur les routes et on savoure ce moment de calme. Sur le bord de la voie, on rencontre de petits quokkas nettement plus timides et sauvages que ceux du Subway ! On pose nos vélos, on s’installe pour les regarder et on ne bouge plus. Un petit curieux s’approche, observe et nous sourit presque pour une rencontre douce comme on les aime et qui nous charme complètement.

Le soir venu, on est agréablement surpris par le calme retrouvé de l’île qui n’offre finalement que peu d’options d’hébergement. En revanche, en rejoignant Thomson Bay, on est carrément sidéré du nombre de quokkas qui ont envahi les espaces verts. Ils sont des centaines, le soir tombé, à se promener dans les allées, à fouiller le sol et à ruminer quelques plantes. En groupe ou en solo, de toutes les tailles, de tous les âges. Au bord du chemin, on fait même connaissance avec une jeune maman et son petit mâchonnant des feuilles sans élégance. On fond complètement devant ces bouilles toutes rondes aux airs de peluche, ravis d’avoir fait le choix de rester sur place.

3 décembre 2023

Disposant d’une journée entière, on grimpe sur nos vélos une fois le petit déjeuner englouti avec, pour objectif, de faire le tour complet de Rottnest. On commence par le Sud de l’île et on est assez rapidement surpris par l’aspect vallonné qu’elle arbore. On avait beau l’avoir lu sur différents blogs, les secteurs visités jusqu’à présent restaient relativement plats. Ici, passé le premier arrêt de la navette, on monte et on descend en continu. Avec la chaleur et les sacs plein d’eau, on croise beaucoup de visiteurs qui souffrent un peu sur leurs deux roues.

Chaque coup de pédale nous fait évoluer dans un décor plein de charme qui, parfois, nous fait un peu penser à la Bretagne. Les différentes criques rencontrées offrent des palettes de bleu variées et on s’arrête régulièrement pour observer la mer. On ne croisera aucun marsupial sur le chemin. En revanche, on fait rapidement connaissance avec les impressionnant scinques du roi Woondi à la peau luisante et noire.

On roule ainsi jusqu’à Little Salmon Bay où l’on s’offre une pause snorkeling dans un cadre idyllique. La plage est relativement petite mais suffit amplement à accueillir les visiteurs du jour. Une fois encore, on se fait un peu surprendre par la température de l’eau. Entre les couleurs attrayantes et le soleil, on oublie parfois que nous ne sommes pas vraiment là à la meilleure saison… Abrités par le vent, on se laisse pourtant tenter le long d’un sentier pédagogique sous-marin qui permet de découvrir quelques espèces de poissons locales.

Plus à l’ouest, le décor change et les visiteurs se raréfient nettement. La route perd en couleur, les plages sont plus sauvages, balayées par des vagues puissantes et par le vent. La végétation aussi évolue et, la plupart du temps, on brûle un peu au soleil en remontant ces quelques kilomètres vers l’extrémité de l’île. Pourtant, un petit ilot arboré va nous offrir une pause de fraicheur…

… et de mignonnerie ! Sous un bosquet d’arbres ayant surgi au milieu de nul part, deux quokkas font leur apparition. Mi timides mi curieux, ils s’approchent doucement en sautillant sur leurs étranges pattes arrières. L’occasion d’une nouvelle séance photo !

Finalement parvenus au cape Vlamingh, tout à l’Ouest, nous avons définitivement perdus les autres visiteurs. Nous sommes complètement seuls au bout de l’île qui présente désormais des secteurs plus rocailleux et des eaux plus profondes. Scrutant l’océan à la recherche d’otaries, on tombera finalement sur un groupe de dauphins étrangement agités, enchainant les cabrioles et des scènes de poursuite plus inhabituelles. On reste un long moment là, sur un belvédère, à regarder l’eau, seulement dérangés par le bruit des scinques grattant le sol.

Le chemin du retour se fera tout aussi paisiblement par le Nord de l’île. On traverse encore quelques chemins déserts avant de rejoindre une baie bordée de petites maisons de vacances où les Australiens allument déjà leurs barbecues. De notre côté, on choisit de terminer cette jolie parenthèse sur les bords du Basin, sirotant un cocktail aux derniers rayons du soleil, trois quokkas dans les pattes.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les jolies couleurs de Little Salmon Bay

Coté pratique

Les activités

Rottnest Express pour le trajet en ferry
Pour rejoindre Rottnest Island, on a opté pour un aller/retour avec transport de nos valises sur le ferry et jusqu’à l’hôtel depuis le B Shed Fremantle : $177 à deux. Départ le samedi en fin de matinée et retour le lundi en fin de matinée.
Le bateau propose des places à plusieurs niveaux, en intérieur et en extérieur et la gestion des bagages est vraiment confortable en plus d’être impeccable. En effet, sur Rottnest Island il n’y a quasiment que des vélos et une navette en bus. Les compagnies de ferry proposent donc un service de livraison des bagages jusque devant la porte des chambres d’hôtel. Un vrai bonheur !

Pedal & flipper pour la location de vélo
Pour se déplacer sur l’île, rien de tel que le vélo. Rottnest fait une vingtaine de kilomètres de long et elle est plus vallonnée qu’il n’y parait. Aussi, si vous n’êtes pas un grand sportif, le vélo électrique est vraiment une option confortable !
– vélo classique : $30 la journée (24h)
– vélo électrique : $71 la journée (24h)

Le logement

Fremantle Bed & Breakfast, 5 Mouat Street, 6160 Fremantle, Australie
Un logement particulièrement confortable au charme très britannique et au petit déjeuner sain et varié. Nous n’y sommes passés qu’en coup de vent mais avons apprécié le calme et le repos offert par les lieux.

Discovery Resorts – Rottnest Island, Strue Rd, Rottnest Island WA 6161, Australie
Notre logement plaisir du séjour ! On y trouve de larges tentes « en dur » le long d’allées en bois qui traversent une zone boisée. Une cuisine et une salle de bain sont intégrées dans chaque logement et on peut observer de petits quokkas qui circulent entre les tentes. De plus, un bar restaurant est disponible toute la journée avec une superbe vue sur la mer et sur une plage de sable blanc, bordant un spot de snorkeling. Parfait non ?

Les repas

Frankie’s on Rotto, 342 Somerville Dr, Rottnest Island WA 6161, Australie
Nous avons beaucoup apprécié ce restaurant, calme en soirée, au menu varié et changeant. Idéal pour observer les quokkas le soir venu.

Osaka

20 et 22 avril 2023

Notre périple s’achève par le tour d’Osaka de nuit et nous avons choisi de débuter Shinsekai, quartier signifiant littéralement « nouveau monde ». Nous avions vu partout sur les blogs de voyage et guides touristiques des images de ces rues colorées et animées pourtant empruntes d’une réputation un peu sulfureuse, bien loin de l’image lisse et traditionnelle du Japon. Nous y avons bien retrouvé les façades éclairées et blingbling mais avons été surpris par l’absence complète de visiteurs. Réputé très animé avec ces nombreux restaurants et boutiques, nous nous sommes pourtant retrouvé seuls ou presque dans ce quartier à l’ambiance de Luna Park déserté. Pourtant, l’heure n’était pas si avancée. Même la célèbre Tour Tsutenkaku était éteinte, ne se devinant qu’à peine sur nos images. Aussi, il faut peut être viser une fin d’après midi pour mieux ressentir l’ambiance des lieux.

La rue de Dōtonbori est elle, pleine de vie même à des heures plus tardives. Véritable ovni dans le tranquille Japon, cette longue rue longe le canal du même nom dans une ambiance populaire, bruyante et particulièrement vivante. De chaque côté de la rue s’élèvent des enseignes plus folles et bariolées les unes que les autres : crabe géant animé, poulpes colorés, figures humaines et animales aux proportions gigantesques… et par dessus tout ça, des lumières, partout. sur les rares façades n’étant pas couvertes de moulages et autres pancartes, des écrans géants clignotent dans tous les sens, affichant publicités sur publicités.

Véritable cœur de la vie nocturne à Osaka, on trouve ici des bars et restaurants par dizaines mais aussi des salles de jeux, des cinémas, des bars diverses et variés, des karaokés ou encore des arcades. Toutes les spécialités locales sont représentées sur cette avenue mais ce sont surtout les takoyaki, boulettes à base de poulpe et symboles de la ville, qui sont vendues à tous les coins de rue.

Les bords du canal voisin sont eux aussi animés entre commerces géants, enseignes lumineuses et croisières touristiques. Deux sentiers, relativement étroits, permettent de longer l’eau en étant un peu plus au calme, et encore. Sur chaque pont se presse la foule, véritables lieux de rendez vous des locaux et de photographies pour les visiteurs voulant saisir les reflets des néons sur l’eau. C’est justement sur l’un de ces points que vous pourrez immortaliser le célèbre marathonien de la confiserie Glico, véritable star des lieux. es oreilles pleines de bruit et de musique, les yeux écarquillés devant tant de lumières, il est désormais temps de rentrer faire nos valises.

Notre voyage au Japon s’achève sur les rives des douves du château d’Osaka, dernière image d’un Japon d’un autre temps que nous avons finalement préféré au Japon moderne. Il est temps de refermer ce chapitre avant de nouvelles aventures en Asie… qui ne devraient plus tarder !

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’ambiance loufoque de la rue Dōtonbori

Coté pratique

Le logement

Hôtel Dans Le Coeur Osaka Umeda, Kita-ku Sonezaki 2-15-23, Osaka, 530-0051
Ce logement est à proximité directe de la gare et propose donc un emplacement très intéressant, à proximité de nombreux commerces. Les chambres sont propres mais de taille réduite, comme souvent dans les grandes villes. Il manque éventuellement un lieu pour se restaurer lorsqu’on achète quelques spécialités sur le pouce.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville ou dans le grand centre commercial près de la gare. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.
Ceci étant, notre vrai coup de cœur a été le 551 Horai. Installés dans plusieurs coins de la ville, ces stands proposent raviolis et bao juteux qui nous ont régalés deux soirs de suite. On en aurait bien ramené à la maison !

Autour de Bukit Lawang

30 novembre 2023

Après deux jours en dehors de toute civilisation, on renoue ce matin avec le monde des humains. Metha nous propose en effet de découvrir le village en tuktuk avant de rejoindre la capitale.

Nous voilà donc installés dans une sorte de sidecar bidouillé accroché à une mobylette qui pétarade. On se laisse ainsi entrainer le long de la route puis sur des chemins de terre serpentant dans les rizières. Metha nous explique ici la culture du riz et son importance en Indonésie puisqu’il est consommé à tous les repas. Il existe d’ailleurs un nom en bahasa pour chaque étape de sa culture et de sa consommation. Pour illustrer l’importance de cet aliment de base, elle nous précise aussi que l’un des privilèges accordés aux fonctionnaires est l’attribution de 10kg de riz par personne du foyer et par mois. On retrouve également le riz sur l’emblème national, riche de symboles :

  • l’étoile pour la croyance en un dieu unique
  • la chaîne pour l’humanisme
  • le bagnan pour l’unité (la devise du pays est d’ailleurs « l’unité dans la diversité)
  • la tête de buffle pour la démocratie
  • l’épi de riz pour le socialisme et la justice

La balade se poursuit sur les chemins qui s’enfoncent dans la campagne, passant entre les productions de caoutchouc, de bananes, de cacao et de palme. Au milieu ont poussé des maisons un peu partout, certaines au bord de canaux, d’autres plus en retrait pour installer un jardin cultivé. Tout le long de la route, les enfants nous adressent de larges sourires, chantonnant quelques hello en agitant la main. 

A peine descendus de notre tuktuk pour observer une petite plantation de poivre, trois minots se précipitent vers nous pour nous faire un câlin et nous taper la main, bientôt suivi par 4 autres. On s’étonne un peu de tant de joie et d’affection envers de parfaits inconnus mais on partage un petit moment avec eux avec plaisir, au milieu des jardins cultivés. certaines maisons, en plus des cultures, abritent de toutes petites entreprises souvent cachées dans l’arrière cour. Sur le chemin du retour, on s’arrête ainsi pour gouter le sucre de palme tout juste sorti de cuisson et observer la fabrication du tofu.

Notre matinée s’achève par une courte visite du cœur de Bukit, construite sur les rives de la Landak. En rive droit, on trouve beaucoup d’hôtels et chambres d’hôtes accessibles par des ponts de singes et de petits chemins piétons. Coté gauche, sont surtout installés boutiques de vêtements bariolés, cafés et restaurants parfois troglodytes. On est assez surpris par l’étendue de cette ville qui nous paraissait toute petite mais qui, en haute saison, doit grouiller de monde.

Notre voyage s’achève ici. A l’heure de récupérer les valises, un petit singe vient se poser sur notre balcon pour nous saluer. Nous quittons l’Indonésie avec de belles images de rencontres animalières et humaines. La prochaine fois c’est sûr, nous nous laisserons davantage de temps pour la découvrir.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La balade au dessus de la rivière, d’un pont suspendu à un autre

Coté pratique

Les activités

Ce voyage, organisé par Pulse Indonesia, était vraiment tourné atour de l’observation des animaux et plus particulièrement des orangs-outans. Expérience faite, nous conseillerions plutôt :

  • Pour les plus aventuriers et pour les vrais amoureux de la faune sauvage, deux nuits dans la jungle peuvent être intéressantes à condition qu’elles soient accompagnées de deux vraies journées de marche. Une troisième nuit dans l’un des hébergements du village est intéressante pour le retour. Pour cela, il faut vraiment arriver à Bukit Lawang au plus tard vers 11h.
  • Pour les curieux qui souhaitent juste faire une belle expérience, une nuit en foret suffit. Le mieux est alors d’arriver la veille et de dormir dans l’un des hébergements du village

En terme de saison, nous n’avons pas regretté notre choix. Si la pluie tombe effectivement beaucoup en fin de journée et rend les animaux un peu plus timides, nous avons eu l’immense avantage de la tranquillité. Il faut savoir que les entrées dans le parc national de Gunung Leuser ne sont pas limitées. Aussi, en saison, les cabanes abritent 8 à 15 personnes ayant juste l’espace de leur matelas pour s’installer. Les camps sont complètement saturés et les 150 guides circulent sur les mêmes trails. Au moment de notre séjour, seuls 12 guides étaient en activité.

D’après Udin, le meilleur moment pour venir serait le mois de Janvier :les pluies sont terminées et l’activité au plus bas. A vous de tester !

NB : Sur place, n’oubliez pas votre maillot, vos chaussures d’eau et un jeu de cartes pour le soir !

Le logement

Hotel Santika Premiere Dyandra, Jl. Kapten Maulana Lubis No.7, Petisah Tengah, Kec. Medan Petisah, Kota Medan, Sumatera Utara 20111
Le cout de la vie en Indonésie nous a permis de prendre ce joli hébergement dans le centre de Medan. Les chambres sont équipées et spacieuses, le petit-déjeuner gargantuesque et une piscine est disponible. En supplément, un salon de massage propose des prestations de très bonne qualité !

Ecolodge Bukit Lawang, Jalan Besar Jl. Bukit Lawang, Sampe Raya, Kec. Bohorok, Kabupaten Langkat, Sumatera Utara 20774
Ce lodge située au bord de la rivière est un hébergement de qualité au cœur de la nature. Un restaurant décoré avec goût et surmonté d’une salle commune est abrité par une large structure en bambou plutôt joli. Outre l’emplacement, il présente l’avantage de disposer d’une laverie (et il y en a vraiment besoin après avoir dormi dans la jungle…). De plus, et contrairement à d’autres hébergements du village, il est situé tout prêt du parking ce qui évite de porter les bagages sur des kilomètres.

Les repas

Les repas sont inclus dans les nuits en campement. On y mange très bien et en quantité complètement déraisonnables. L’écolodge, comme la plupart des établissements de Bukit Lawang, propose une carte variée et des assiettes plutôt bonnes (et au niveau d’épices adapté aux touristes)

Tiongsim Palladium, Jl. Kapten Maulana Lubis No.8, Petisah Tengah, Kec. Medan Petisah, Kota Medan, Sumatera Utara 20231
Juste à côté du Santika, ce restaurant est surtout réputé pour ces pâtes. Nous les avons trouvées bonnes mais sans plus. Les plats ont tendance à être un peu gras et l’anglais est très peu pratiqué.

Au cœur de la forêt

29 novembre 2023

Après une nouvelle nuit passée sous une pluie battante, on est heureux de retrouver le soleil. Trois options s’offrent à nous pour rejoindre Bukit Lawang ce matin là :

  • Rentrer en tubbing sur des chambres à air,
  • Traverser la rivière en bouée et rentrer par un chemin plat mais rapide,
  • Remonter la fameuse pente de la veille et allonger le chemin du retour pour espérer voir davantage d’animaux. 

Après quelques hésitations, c’est finalement cette dernière option que nous retenons et, finalement, on s’en sort mieux que prévu.

Encouragé par notre chance d’hier, on espère désormais rencontré le gibbon noir, timide primate endémique de la région. Udin nous emmène donc dans les endroits les plus indiqués pour le rencontrer. Si on trouve des traces de sa présence, on ne fera malheureusement que l’entendre de loin. En revanche, on croise quelques macaques qui s’écartent à peine du sentier à notre rencontre.

Complètement en dehors du sentier, alors que nous n’avions perçu absolument aucun signe et que nous faisions une petite pause boisson, Udin nous dégote soudain un orang-outan adolescent perché au sommet du plus grand arbre que l’on ait croisé jusqu’alors. Ébahis, on s’enfonce à sa suite dans la foret pour pouvoir l’observer. Juchée sur un arbre mort, je me fais agresser par une envolée de moustiques pendant qu’une sangsue s’attaque à mes chaussettes ! On ne reste donc pas longtemps sur place et on repart rapidement à l’aventure.

C’est finalement à moins d’un kilomètre du lodge que l’on rencontre notre dernier duo. Une maman somnole affalée sur une branche pendant que son petit, âgé d’environ 4 ans, fait de la balançoire dans les branches, portant à 11 le nombre de nos grands singes aperçus en deux jours. En cette saison des amours, les femelles ayant déjà des petits ont tendance à se rapprocher et à exclure les mâles, ce qui explique que l’on en ait croisé aucun.

Il peut paraitre surprenant d’avoir trouvés autant d’orangs-outans, parfois près des humains. En réalité cela est dû au passé du parc. Un centre de réhabilitation était en effet installé à Bukit Lawang. Fermé depuis une vingtaine d’années, des activités de nourrissage des animaux ont tout de même perduré pendant 10 ans, le temps que les grands singes puissent se réapproprier leurs lieux de vie. Certains sont donc encore très habitués aux hommes et ne s’éloignent jamais vraiment de l’ancien centre.

Aujourd’hui, il est strictement interdit de les nourrir, sauf pour une poignée de guides qui ne le font que dans des conditions très spécifiques (pas de nourriture au sol, pas d’approche directe, uniquement les femelles avec des petits…).

L’écolodge apparait finalement et nous sommes accueillis par un groupe de langurs argentés qui sautent de branches en branches autour du restaurant. Au cœur du groupe, on a la surprise de découvrir un petit singe tout jaune. Leur pelage se modifie en grandissant, prenant peu à peu les nuances de gris de leurs familles. On les observe longuement, pas lassés le moins du monde, essayant de relever les différences avec ceux de la foret. Ne sont-ils pas mignons?

Non content de cette aventure, on enchaine avec la visite des batcaves avant de s’autoriser une pause. Nous voilà donc partis de nouveau dans la jungle, dans un univers digne d’Indiana Jones. Frontale sur le front, on évolue de roches en roches sur des pierres luisantes et, parfois, couvertes de mousses. Au dessus de nos têtes, de larges ouvertures laissent entrevoir des arbres envahis de longues lianes. La pluie se met à tomber, rajoutant une touche de mystère au décor. Dans les coins les plus sombres de la grotte, des centaines de chauve-souris, d’au moins deux espèces différentes, ont élu domicile. Pour ne pas trop les déranger, on évite les photos, préférant les laisser le plus possible dans le noir.

Notre excursion dans la jungle de Sumatra s’arrête ici. Il est désormais (enfin) temps de filer sous la douche pour retrouver une apparence normale. On n’aura sans doute jamais autant apprécié ce moment !

les animaux vus par Ptit Jo

Le semnopithèque de Thomas (Presbytis thomasi) est endémique de Sumatra. Il est surnommé Punky Monkey en raison de sa crête de poils bicolores sur le haut du crâne.

La femelle orang-outan n’aura généralement pas plus de 3 bébés dans sa vie ! Ces grands singes peuvent souvent vivre environ 45 ans à l’état sauvage.

Le macaque crabier (Macaca fascicularis) ou macaque à longue queue sont très répandus en Asie du Sud Est, fréquentant aussi bien les forêts que les installations humaines.

Les macaques à queue de cochon (Macaca nemestrina) vivent en grands groupes qui se séparent en groupes plus petits durant la journée pour chercher à manger.

Le semnopithèque à coiffe (Trachypithecus cristatus) a des petits aux poils d’une jaune vif à la naissance, qui virent progressivement vers le gris argenté en grandissant

Coté pratique

Les activités

Ce voyage, organisé par Pulse Indonesia, était vraiment tourné atour de l’observation des animaux et plus particulièrement des orangs-outans. Expérience faite, nous conseillerions plutôt :

  • Pour les plus aventuriers et pour les vrais amoureux de la faune sauvage, deux nuits dans la jungle peuvent être intéressantes à condition qu’elles soient accompagnées de deux vraies journées de marche. Une troisième nuit dans l’un des hébergements du village est intéressante pour le retour. Pour cela, il faut vraiment arriver à Bukit Lawang au plus tard vers 11h.
  • Pour les curieux qui souhaitent juste faire une belle expérience, une nuit en foret suffit. Le mieux est alors d’arriver la veille et de dormir dans l’un des hébergements du village

En terme de saison, nous n’avons pas regretté notre choix. Si la pluie tombe effectivement beaucoup en fin de journée et rend les animaux un peu plus timides, nous avons eu l’immense avantage de la tranquillité. Il faut savoir que les entrées dans le parc national de Gunung Leuser ne sont pas limitées. Aussi, en saison, les cabanes abritent 8 à 15 personnes ayant juste l’espace de leur matelas pour s’installer. Les camps sont complètement saturés et les 150 guides circulent sur les mêmes trails. Au moment de notre séjour, seuls 12 guides étaient en activité.

D’après Udin, le meilleur moment pour venir serait le mois de Janvier :les pluies sont terminées et l’activité au plus bas. A vous de tester !

NB : Sur place, n’oubliez pas votre maillot, vos chaussures d’eau et un jeu de cartes pour le soir !

Le logement

Ecolodge Bukit Lawang, Jalan Besar Jl. Bukit Lawang, Sampe Raya, Kec. Bohorok, Kabupaten Langkat, Sumatera Utara 20774
Ce lodge située au bord de la rivière est un hébergement de qualité au cœur de la nature. Un restaurant décoré avec goût et surmonté d’une salle commune est abrité par une large structure en bambou plutôt joli. Outre l’emplacement, il présente l’avantage de disposer d’une laverie (et il y en a vraiment besoin après avoir dormi dans la jungle…). De plus, et contrairement à d’autres hébergements du village, il est situé tout prêt du parking ce qui évite de porter les bagages sur des kilomètres.

Les repas

Les repas sont inclus dans les nuits en campement. On y mange très bien et en quantité complètement déraisonnables. L’écolodge, comme la plupart des établissements de Bukit Lawang, propose une carte variée et des assiettes plutôt bonnes (et au niveau d’épices adapté aux touristes)

Les hommes de la jungle

A Valérie, fidèle lectrice de nos aventures. Puisse t-elle en vivre de nouvelles, entourée d’animaux, depuis sa nouvelle demeure.

28 novembre 2023

Le soleil se lève sur la jungle du parc national du Mont Leuser après une nuit largement arrosée. Un peu groggy, on ouvre les yeux sur un décor calme et silencieux. Deux matelas de sol sont installés devant notre tente et du thé chaud nous attend. Au bord de la rivière, les feuilles d’arbres commencent a s’agiter. Une poignée de punky monkeys batifolent dans les branches, tantôt curieux tantôt peureux. L’un d’eux finit par descendre sur la plage et pos’installer dans l’eau, sans se soucier de notre présence. La journée commence bien.

Le petit déjeuner avalé, la randonnée commence par une session de grimpette sur un étroit sentier qui s’enfonce au cœur de la foret. Autant le préciser tout de suite, les amateurs de balade sur des chemins plats et dégagés seront très déçus. Ici, on monte, on descend, on monte encore, on enjambe des arbres, on esquive des racines et on patauge dans la gadoue régulièrement. Le temps, désormais clément, reste chaud et humide et nos sacs à dos pleins n’aident pas à rester secs. On comprend très vite qu’il sera inutile d’envisager de rentrer propre et sentant la rose…

Ce constat fait, on se concentre sur le monde qui nous entoure. La végétation est partout, dans toutes ses formes. Fougères et plantes rampantes occupent les niveaux les plus bas tandis que, plus haut, rotin piquant et arbustes se bousculent. Loin au dessus de tout ça, d’énormes arbres au tronc imposant s’élèvent vers le ciel, ombrageant largement la forêt par des ramifications toujours plus étendues. Un peu partout, des lianes semblent tomber du ciel, précieuses alliées pour gravir des pentes parfois coriaces. On croirait la forêt calme mais, en réalité, elle bourdonne de bruit. Cigales et grillons ne se taisent presque jamais, les oiseaux dissimulés dans les hauteurs poussent d’étranges cris et les hurlements de singe résonnent parfois en toile de fond. Curieusement, ce sont les geckos qui nous impressionnent le plus, surpris qu’une si petite bestiole puisse faire autant de boucan.

Bien sur, nous ne rencontrons pas tout de suite les stars de Bukit Lawang mais chaque nouvelle espèce nous intéresse. Très vite, on croise d’énormes fourmis longues comme un demi pouce. Udin en attrape une pour nous la montrer de plus près, expliquant la différence entre mâle et femelle. Les femelles, plus rependues, ont un abdomen plus long que leur tête. Les mâles, au contraire, ont une tête plus imposante. « Comme les humains » me chuchote t-on dans l’oreillette. Pas le temps de râler. Udin, un petit sourire sur les lèvres, ouvre grand la bouche pour y enfourner la fourmi. On en reste sans voix.

Bien plus vite qu’on ne l’aurait pensé, nos premiers orangs-outans, littéralement « homme de la jungle », évoluent au sommet d’un arbre haut de plusieurs dizaines de mètres. Une mère, dissimulée à la racine des branchages, est accompagnée de son jeune agité. Déjà âgé de quelques années pour s’éloigner autant d’elle, il est visiblement en pleine forme. De loin, on l’observe faire des cabrioles de branches en branches, son pelage roux brillant au soleil. Un autre guide passant près de nous nous indique une seconde femelle près d’ici. Enthousiastes, on file sur le chemin indiqué.

Quelques kilomètres plus loin, bien moins haut perchée mais sans doute mieux cachée dans les arbres, une imposante femelle orang-outan est tranquillement posée sur une branche sur laquelle on n’aurait peut-être pas osé poser le pied. En regardant attentivement, on se rend compte qu’elle cache sous son bras une toute petite tête. On observe patiemment et cela paie.

La femelle se retourne, se rapproche et nous expose désormais son petit pour une jolie séance pleine de tendresse. Ce jeune n’a que quelques mois et, malgré son apparence fragile, semble bien accroché aux poils de son ainée. Le repas de bébé terminé, on a même la chance de les voir regrimper plus haut dans les branches et se construire un nid de branches pour une petite sieste !

Ces grands singes en construisent environ 3 par jour et ne les réutilisent jamais deux fois. Cela leur sert majoritairement pour une petite sieste ou pour la nuit complète. On en trouve donc un peu partout en levant le nez vers la cime des arbres. Amusés de les voir si détendus, on laisse ces deux orangs-outans se reposer tranquillement avant de s’enfoncer à nouveau dans la jungle.

Le nez en l’air (quand on n’est pas occupé à esquiver les racines), on tente désormais d’observer le ciel à la recherche d’autres nids de feuilles fraiches. Au bout d’une heure, c’est cependant une flopée de fruits rouges jonchant le sol qui attire notre attention et nous pousse à redoubler de vigilance. Ils sont là, loin au dessus de nos têtes, points colorés dans un océan de vert. En plein repas, ils laissent tomber sans vergogne des sortes de petites pommes rouges près de nos têtes, pas dérangés le moins du monde par notre présence.

Il est l’heure pour nous aussi de se nourrir. Sous une petite aire de pique-nique, Udin nous offre un plat de riz frit et de crudités enveloppé dans une feuille de banane qui nous redonne un peu d’énergie. Le déjeuner avalé, on fait quelque pas autour de notre abri quand du bruit attire notre attention. Un nouveau duo, probablement attiré par les restes de nourriture de voyageurs négligents, apparait près de nous. Une grande femelle nous observe, longuement, suspendue à un tronc. Au dessus d’elle, les feuillages s’agitent en tous sens.

Ayant finalement décidé de s’approcher de nous, Maman orang-outan finit par attraper d’une main ferme son petit, le percher sur son dos avant de descendre à un mètre du sol attraper ce qui l’intéressait et de remonter en vitesse dans les branchages. Son petit s’empresse alors de se libérer, partant à l’aventure en réveillant toute la foret au passage. 

Les petits orangs-outans restent environ 8 ans avec leur mère et quelque chose nous dit que cette maman va encore avoir quelques années mouvementées !

Saison des pluies oblige, il est désormais temps de se diriger vers notre nouveau campement pour la nuit, campement situé au bas d’une très longue descente présentant des pentes jusqu’à 85 degrés. Sur les bords de la piste, des cordes ont même été installées. Udin nous expliquera plus tard que le principal problème rencontré par les visiteurs de la jungle ne sont pas les piqures ou morsures… mais les fractures. On comprend bien pourquoi !

les animaux vus par Ptit Jo

Le semnopithèque de Thomas (Presbytis thomasi) est endémique de Sumatra. Il est surnommé Punky Monkey en raison de sa crête de poils bicolores sur le haut du crâne.

La femelle orang-outan n’aura généralement pas plus de 3 bébés dans sa vie ! Ces grands singes peuvent souvent vivre environ 45 ans à l’état sauvage.

Le macaque crabier ou à longue queue (Macaca fascicularis) est très répandu en Asie du Sud Est, fréquentant aussi bien les forêts que les installations humaines.

Les macaques à queue de cochon (Macaca nemestrina) vivent en grands groupes qui se séparent en groupes plus petits durant la journée pour chercher à manger.

Le semnopithèque à coiffe (Trachypithecus cristatus) a des petits aux poils d’un jaune vif à la naissance, qui virent progressivement vers le gris argenté en grandissant

Coté pratique

Les activités

Ce voyage, organisé par Pulse Indonesia, était vraiment tourné atour de l’observation des animaux et plus particulièrement des orangs-outans. Expérience faite, nous conseillerions plutôt :

  • Pour les plus aventuriers et pour les vrais amoureux de la faune sauvage, deux nuits dans la jungle peuvent être intéressantes à condition qu’elles soient accompagnées de deux vraies journées de marche. Une troisième nuit dans l’un des hébergements du village est intéressante pour le retour. Pour cela, il faut vraiment arriver à Bukit Lawang au plus tard vers 11h.
  • Pour les curieux qui souhaitent juste faire une belle expérience, une nuit en foret suffit. Le mieux est alors d’arriver la veille et de dormir dans l’un des hébergements du village

En terme de saison, nous n’avons pas regretté notre choix. Si la pluie tombe effectivement beaucoup en fin de journée et rend les animaux un peu plus timides, nous avons eu l’immense avantage de la tranquillité. Il faut savoir que les entrées dans le parc national de Gunung Leuser ne sont pas limitées. Aussi, en saison, les cabanes abritent 8 à 15 personnes ayant juste l’espace de leur matelas pour s’installer. Les camps sont complètement saturés et les 150 guides circulent sur les mêmes trails. Au moment de notre séjour, seuls 12 guides étaient en activité.

D’après Udin, le meilleur moment pour venir serait le mois de Janvier :les pluies sont terminées et l’activité au plus bas. A vous de tester !

NB : Sur place, n’oubliez pas votre maillot, vos chaussures d’eau et un jeu de cartes pour le soir !

Le logement

Ecolodge Bukit Lawang, Jalan Besar Jl. Bukit Lawang, Sampe Raya, Kec. Bohorok, Kabupaten Langkat, Sumatera Utara 20774
Ce lodge située au bord de la rivière est un hébergement de qualité au cœur de la nature. Un restaurant décoré avec goût et surmonté d’une salle commune est abrité par une large structure en bambou plutôt joli. Outre l’emplacement, il présente l’avantage de disposer d’une laverie (et il y en a vraiment besoin après avoir dormi dans la jungle…). De plus, et contrairement à d’autres hébergements du village, il est situé tout prêt du parking ce qui évite de porter les bagages sur des kilomètres.

Les repas

Les repas sont inclus dans les nuits en campement. On y mange très bien et en quantité complètement déraisonnables. L’écolodge, comme la plupart des établissements de Bukit Lawang, propose une carte variée et des assiettes plutôt bonnes (et au niveau d’épices adapté aux touristes)

Découverte de Sumatra

26 novembre 2023 

Notre arrivée a Medan est surprenante. Nous sommes quasiment les seuls européens dans le terminal et attirons des regards curieux. Metha, notre guide pour les jours a venir, nous repère tout de suite. Armée d’un large sourire et d’un dynamisme débordant, elle commence par nous offrir des foulards colorés avant d’attraper un passant au vol afin d’immortaliser l’instant. A peine sortis du terminal, 5 femmes s’approchent pour demander une photo avec nous également. On accepte, un peu déconcertés, et on récolte une flopée de sourires en retour.

Pour ce voyage, nous avons décidé d’opter pour une agence. C’est donc Jamil, notre chauffeur pour les prochains jours, qui nous récupère directement à l’aéroport pour nous déposer à notre hôtel. Il nous faudra près d’une heure pour rejoindre le centre de Medan en traversant toutes sortes d’environnement. Campagnes, banlieues anarchiques, bidonvilles et maisons cossues, on trouve un peu de tout. Sur les routes, des armées de scooters roulent partout, occupés par une, deux… ou le plus souvent quatre à cinq personnes !

Arrivés a l’hôtel, on profite d’un repos bien mérité. Demain, la jungle nous attend.

27 novembre 2023

Tout au long du chemin vers Bukit Lawang (littéralement, la porte de la colline), Metha nous raconte l’Indonésie, nous précise la fonction des bâtiments croisés, la rôle de la femme, la place de la religion… On découvre toute une nouvelle culture l’espace de quelques heures.

Et comme rien ne vaut un exemple, nous faisons un arrêt à Kuala pour un aperçu de la vie quotidienne en commençant par le marché. Tout de suite, on attire les regards mais aussi beaucoup de sourires. On nous suit des yeux, on nous fait de larges signes et on nous demande à nouveau des photos. A mesure que l’on s’avance dans les allées, on découvre fruits, épices et poissons frits. Pour être honnête, les odeurs ambiantes et les mouches ne nous font pas rêver mais l’arrêt vaut le coup d’œil, ne serait ce que pour la découverte.

On arrive à l’heure où les enfants quittent l’école en ce jour de fête des professeurs. Dans ce bazar bruyant et coloré, les gamins semblent juste heureux. Pour rentrer chez eux, on les voit s’agglutiner dans les voitures ou carrément sur leur toit, sur des scooters et sur des tuktuks dans un joyeux brouhaha. Là aussi, on nous interpelle pour des photos et on nous offre de larges sourires.

A mesure que l’on s’enfonce dans les terres, le décor change. Les villes se font plus petites, les maisons plus espacées, les abords plus verts. Et, malheureusement, la verdure vient d’abord des palmiers à huile dont la quantité nous frappe assez vite. Pour la petite histoire, ces palmiers n’ont rien d’endémiques. Originaires du Brésil, ils ont été implantés dans le jardin botanique de Java où ils ont semblé se plaire. Le filon était trouvé. Compte tenu des larges espaces boisés de Sumatra et Bornéo, le gouvernement a choisi de faire d’une pierre deux coups : donner un coup de boost à l’économie en rasant ces grands espaces naturels pour y faire de la production à grande échelle et envoyer un surplus de population de Java vers des îles moins occupées, désormais chargée de la culture des palmiers.

Arrivés avec notre regard d’occidental, on réalise alors la complexité de la situation. En effet, la production d’huile de palme génère aujourd’hui des revenus considérables et offre des salaires importants, essentiels dans une population frappée par quelques 30% de chômage. Pourtant, l’impact environnemental est d’autant plus grand que les palmiers, une fois leur rendement insuffisant, ne sont réemployés dans aucune activité. Leur bois est en effet trop fragile pour en faire des meubles et produit trop de fumée pour être employé en chauffage ou en cuisine.

Finalement, les palmiers deviennent un peu moins présents, laissant la place à une végétation plus variée, à des collines puis a des rizières. Bukit Lawang est au bout de la route.

Rejoindre l’éco lodge a déjà un gout d’aventure. Avec sac et bagages, on traverse le pont suspendu au dessus de la rivière agitée. Sur cette rive, de jolis bungalows ont poussé entre les arbres et une large structure en bambou abrite la réception et le restaurant. A peine arrivés, on repère de petits singes s’activant dans les branchages. Nous laisserons ici l’essentiel de nos affaires et n’y reviendrons pour passer la nuit que dans deux jours. D’ici là, c’est dans la jungle, au cœur du parc national Gunung Leuser que nous passerons la nuit !

D’ailleurs, Udin, notre guide pour cette étape, nous propose de rejoindre notre campement rapidement car la pluie est attendue. Nous optons donc pour le chemin le plus court, traversant d’abord des plantations de palme, encore, avant de rejoindre la foret puis les bords de la rivière Ladak. Surprise, il faut marcher dans le cours d’eau pour rejoindre le camp. On s’y met volontiers, presque contents de se rafraichir un peu. Le décor est plutôt joli, le long de ce filet d’eau claire, bordé d’immenses arbres. Il nous faudra environ 1h30 pour rejoindre notre camp, installés directement sur la berge.

Le confort est rudimentaire mais complètement en lien avec l’expérience : cabane de bâches et de bambous, matelas et moustiquaires constitueront notre abri pour deux nuits. Notre guide lance un feu pour le repas puis nous offre thé et biscuits au bord de l’eau où il est facile de se baigner. On n’entend plus que le bruit du courant et des animaux dans la foret.

Ayant choisi la fin novembre, nous sommes complètement hors saison et seules trois personnes partagent notre campement, isolés dans une autre cabane. En contrepartie, nous sommes exposés aux pluies intenses de la mousson. Vers 16h, les premières gouttes tombent, d’abord rafraichissantes. Puis, des trombes d’eau s’abattent sur le camp… Espérons que notre choix aura tout de même été le bon.

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’arrivée à l’écolodge et sa colonie de petits singes

Coté pratique

Les activités

Ce voyage, organisé par Pulse Indonesia, était vraiment tourné atour de l’observation des animaux et plus particulièrement des orangs-outans. Expérience faite, nous conseillerions plutôt :

  • Pour les plus aventuriers et pour les vrais amoureux de la faune sauvage, deux nuits dans la jungle peuvent être intéressantes à condition qu’elles soient accompagnées de deux vraies journées de marche. Une troisième nuit dans l’un des hébergements du village est intéressante pour le retour. Pour cela, il faut vraiment arriver à Bukit Lawang au plus tard vers 11h.
  • Pour les curieux qui souhaitent juste faire une belle expérience, une nuit en foret suffit. Le mieux est alors d’arriver la veille et de dormir dans l’un des hébergements du village

En terme de saison, nous n’avons pas regretté notre choix. Si la pluie tombe effectivement beaucoup en fin de journée et rend les animaux un peu plus timides, nous avons eu l’immense avantage de la tranquillité. Il faut savoir que les entrées dans le parc national de Gunung Leuser ne sont pas limitées. Aussi, en saison, les cabanes abritent 8 à 15 personnes ayant juste l’espace de leur matelas pour s’installer. Les camps sont complètement saturés et les 150 guides circulent sur les mêmes trails. Au moment de notre séjour, seuls 12 guides étaient en activité.

D’après Udin, le meilleur moment pour venir serait le mois de Janvier :les pluies sont terminées et l’activité au plus bas. A vous de tester !

NB : Sur place, n’oubliez pas votre maillot, vos chaussures d’eau et un jeu de cartes pour le soir !

Le logement

Hotel Santika Premiere Dyandra, Jl. Kapten Maulana Lubis No.7, Petisah Tengah, Kec. Medan Petisah, Kota Medan, Sumatera Utara 20111
Le cout de la vie en Indonésie nous a permis de prendre ce joli hébergement dans le centre de Medan. Les chambres sont équipées et spacieuses, le petit-déjeuner gargantuesque et une piscine est disponible. En supplément, un salon de massage propose des prestations de très bonne qualité !

Ecolodge Bukit Lawang, Jalan Besar Jl. Bukit Lawang, Sampe Raya, Kec. Bohorok, Kabupaten Langkat, Sumatera Utara 20774
Ce lodge située au bord de la rivière est un hébergement de qualité au cœur de la nature. Un restaurant décoré avec goût et surmonté d’une salle commune est abrité par une large structure en bambou plutôt joli. Outre l’emplacement, il présente l’avantage de disposer d’une laverie (et il y en a vraiment besoin après avoir dormi dans la jungle…). De plus, et contrairement à d’autres hébergements du village, il est situé tout prêt du parking ce qui évite de porter les bagages sur des kilomètres.

Les repas

Les repas sont inclus dans les nuits en campement. On y mange très bien et en quantité complètement déraisonnables. L’écolodge, comme la plupart des établissements de Bukit Lawang, propose une carte variée et des assiettes plutôt bonnes (et au niveau d’épices adapté aux touristes)

Tiongsim Palladium, Jl. Kapten Maulana Lubis No.8, Petisah Tengah, Kec. Medan Petisah, Kota Medan, Sumatera Utara 20231
Juste à côté du Santika, ce restaurant est surtout réputé pour ces pâtes. nous les avons trouvées bonnes mais sans plus. Les plats ont tendance à être un peu gras et l’anglais est très peu pratiqué.

Universal studios

21 avril 2023

Quelques années après notre visite de celui de Los Angeles, nous voici désormais aux portes des Studios Universal d’Osaka, parc d’attractions devenu presque incontournable depuis quelques années. Comme beaucoup de visiteurs, nous nous sommes laissés tenter par une journée d’attractions sur les thèmes de Spiderman, Jurassic Park, Harry Potter mais surtout… de Mario. Et c’est d’ailleurs par le tout nouveau Nintendo World que nous commençons !

Ayant grandi dans l’univers du petit plombier en salopette, c’est avec émerveillement que l’on pose les yeux sur cet environnement flambant neuf qui nous plonge complètement en enfance. Ici, tuyaux verts, goombas grognons et boîtes a pièces sont partout où l’on pose le regard. En hauteur, des dizaines de Yoshi colorés tournoient dans de petites voitures tandis que s’opposent le château de la princesse Peach et celui de Bowser. C’est ici que nous testerons notre première attraction (merci le fast pass !), une course de kart animée !

Avant de visiter d’autres secteurs, on ne résiste pas à un petit tour en voiturette Yoshi au milieu des enfants, des étoiles plein les yeux.

Nos pas nous mènent ensuite vers l’univers tout aussi colorés des minions. Une large allée abrite diverses boutiques de souvenirs et de grignotage, toutes aux couleurs des héros de ce film d’animation. L’attraction, basée sur un film en 4D est assez réussie et la reproduction de la maison de Gru vraiment sympathique. On s’attendrait presque à trouver Agnès et sa licorne au détour d’un couloir.

On change pour un univers plus adulte et plus impressionnant : celui de Jurassic park. Le premier réflexe est souvent, le portail passé, de lever des yeux tantôt étonnés, tantôt admiratifs sur le grand huit qui tournoie au dessus de nous. Dans cette ambiance de jungle et de roche, la structure de métal prend toute la place. On y trouve là, prêtes à partir, des rangées de courageux accrochés à la voiture par le torse, dos contre les rails, bras et jambes dans le vide… On teste pour la gloire, pas tous convaincus du bienfondé de cette idée. Le moins qu’on puisse dire est que ça décoiffe !

Pour se remettre, on teste aussi Hollywood Dream, grand huit musical donnant sur la voie principale du parc, équivalent du Main Street de Disneyland. Le timing est parfait puisqu’en sortant de l’attraction, nous sommes pile à l’heure pour admirer la parade. Sur une petite musique qui rentre facilement dans la tête, les premiers chars avancent, souvent accompagnés de danseurs et d’acrobates aux tenues colorées. En cours de route, le défilé s’interrompt brusquement. La musique change, des canons de confettis aux symboles de Mario explosent dans les airs et la foule se précipite entre les chars pour danser entre Pikachu et Luigi. Pendant quelques minutes, l’ordre impeccable qui régnait jusqu’alors s’envole.

La musique entêtante reprend finalement et chacun revient à sa place. Vraiment à sa place. Ceux qui étaient à l’arrière y retournent, laissant la bordure du trottoir à ceux qui avaient fait l’effort de patienter pour l’avoir. En moins de deux minutes, la parade reprend comme si de rien n’était, suivie par un aspirateur à confettis. On ne revient toujours pas de cette incroyable discipline.

Irrésistiblement, on se rapproche de l’univers d’Harry Potter, lui aussi ayant marqué notre enfance. C’est d’abord le Pré au Lard qui nous accueille, très similaire à son cousin américain : boutiques de baguettes ou de robes de sorciers, taverne, magasin Zonko… on trouve ici tous les éléments qui nous ont, plus jeunes, donné envie de nous lancer dans la magie. 

Un peu plus loin, un énorme château abrite une attraction de simulation de vol en balai (en 4D) tandis que la cabane d’Hagrid ouvre les portes d’un manège sur les hippogriffes. Pour les moins aventuriers, des animations sont proposées à différentes heures dans cette partie d’écoles, alliant chant, danse ou test de baguettes magiques chez Ollivander’s.

Universal Studios abrite également d’autres décors, correspondant sans doute moins à nos références. Une large partie est dédiée aux enfants autour de Snoopy, Hello Kitty ou encore Elmo. C’est ici le royaume du kawaii et des activités pour les petits comme un mini circuit de voiture, des toboggans ou de petits manèges qui tournent. De l’autre côté du port, on trouve plutôt une reproduction d’une ambiance plutôt américaine sans doute inspirée de New York et de ses super héros. L’attraction Spiderman y est d’ailleurs est plutôt réussie.

Un peu fatigués par cette journée mouvementée, on quitte le parc à la nuit tombée par une allée commerçante blingbling, pleine de néons et de restaurants… prémices de notre dernière expérience à Osaka.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Lincroyable reproduction des décors de l’univers d’Harry Potter !

Coté pratique

Les activités

Universal Studios Osaka
Ouvert tous les jours. Les horaires varient en fonction des périodes : ouverture entre 8h30 et 10h, fermeture entre 19h et 22h.
Les tarifs varient eux aussi en fonction de la saison et du type de billet (1 jour ou 2 jours). Nous avons opté pour un billet avec 4 attractions coupe-file et ne l’avons vraiment pas regretté. Ce ticket nous a fait gagner un temps précieux pour profiter au mieux de notre journée ! Il existe également un billet coupe-file pour 7 attractions. Dans tous les cas, la réservation est très vivement conseillée.
Le lien : https://www.usj.co.jp/web/en/us/park-guide/schedule/park-hour

Le logement

Hôtel Dans Le Coeur Osaka Umeda, Kita-ku Sonezaki 2-15-23, Osaka, 530-0051
Ce logement est à proximité directe de la gare et propose donc un emplacement très intéressant, à proximité de nombreux commerces. Les chambres sont propres mais de taille réduite, comme souvent dans les grandes villes. Il manque éventuellement un lieu pour se restaurer lorsqu’on achète quelques spécialités sur le pouce.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville ou dans le grand centre commercial près de la gare. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.
Ceci étant, notre vrai coup de cœur a été le 551 Horai. Installés dans plusieurs coins de la ville, ces stands proposent raviolis et bao juteux qui nous ont régalés deux soirs de suite. On en aurait bien ramenés à la maison !

Fushimi Inari

20 avril 2023

Nous voilà de retour dans Gion, quartier plein de charme constitué de ruelles tortueuses bordées de ryokan, de maisons de thé et de bâtiments anciens abritant diverses boutiques, vaut effectivement le détour. Après une visite un peu entachée par la foule, nous avons pris le parti d’y revenir, tôt le matin, et n’avons pas un instant regretté ce choix !

Alors que les échoppes n’étaient pas encore ouvertes, on a eu la joie de remonter les rues étroites seuls ou presque, pouvant ainsi profiter du décor en toute sérénité. Le temps de notre balade, nous avons rencontré par hasard trois couples en pleine séance photo, l’occasion d’admirer de plus près le détail des kimonos colorés.

Après cette agréable redécouverte de Gion, nous filons vers notre dernière étape à Kyoto, le Fushimi Inari. Dès que l’on s’intéresse un peu au Japon, il est impossible de rater la fameuse photo des enfilades de toriis flamboyants caractéristiques des lieux. Nous n’en savions pas plus en arrivant et avons donc été surpris de l’ampleur du sanctuaire.

Sur une surface impressionnante, temples, toriis et petits hôtels de prière s’étendent en effet vers les hauteurs. On dénombre sur le site plus de 10 000 portes de cette teinte rouge gravées d’une encre sombre à l’arrière. De prime abord, on trouve ces grandes structures plutôt jolies et spirituelles mais la vérité est plus étonnante. En réalité ces toriis sont offerts par des entreprises en quête de réussite à Inari, divinité protectrice des moissons et patronnes des commerces. Derrière chacun d’eux, sont donc indiqués le nom du donateur et la date de l’offrande… ou de la publicité !

Comme les autres, on tient à notre photo typique de cet impressionnant alignement de bois vermillon à travers lequel passent quelques rayons du soleil.  La photo faite, on grimpe tout de même jusqu’au sommet du sanctuaire, le long d’un chemin de randonnée qui s’étend sur quelques kilomètres dans une ambiance plus ombragée et plus tranquille. On y trouve tout un tas de sculptures et de représentation de renard, messager d’Inari dans la tradition locale. Certaines sont habillées de rouge, d’autres envahies par une mousse au vert vif.

Après cette jolie parenthèse, il nous faut désormais repartir vers la gare pour de nouvelles aventures. Sous un soleil écrasant, on traverse quelques rues commerçantes, entre babioles touristiques et stands de tofu grillé laissant échapper des volutes de fumée. Pour la première fois, on souffre de la chaleur et nous ne sommes visiblement pas les seuls !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La traversée des torii au sommet du sanctuaire

Coté pratique

Les activités

Fushimi Inari Taisha
Accès libre
Entrée libre
Il vaut mieux venir tôt le matin ou à la tombée de la nuit pour éviter la foule. Néanmoins, si vous comptez faire toute la balade (3h environ), vous devriez être tranquille assez rapidement, la plupart des visiteurs ne gravissent qu’une toute petite partie du Mont Inari.

Le logement

Hotel M’s Plus Shijo Omiya, Nakagyo-ku Nishikioomiyacho 114 , Nakagyo Ward, Kyoto, 604-8365
Chambres petites mais modernes et équipés. le logement est à proximité directe du métro mais ne propose pas de petit déjeuner. Une salle est cependant à disposition au rez de chaussée et offre la possibilité de prendre un café ou de réchauffer un plat.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Kura Sushi, Japon, 〒604-8035 Kyoto, Nakagyo Ward, Sakuranocho, 415 京都松竹座ビル B1F
Kura est une grande chaine japonaise qui mise sur l’un des fameux tapis roulant où passent sushis et makis. Il faut admettre que le système est étonnamment efficace. Soit on récupère des plats directement sur le tapis du bas et ils sont ajoutés automatiquement à la ta note, soit on commande sur une tablette et les plats arrivent sur le tapis roulant supérieur, accompagnés d’une petite musique. Les tarifs sont accessibles, les plats sont très corrects et l’expérience amusante. Seul inconvénient, il y a très souvent la queue… mieux vaut anticiper !
Le lien : https://www.kurasushi.co.jp/en/