Singapour cosmopolite

Décembre 2023

Dans l’imaginaire collectif, Singapour est une cité état lisse, aux façades de verre et aux rues impeccables. C’est en partie vrai. La mégalopole nous a déjà surpris par l’omniprésence de verdure dans la plupart des quartiers et elle nous surprend encore avec son Little India bruyant et coloré, loin d’être ennuyeux avec ces bâtisses étroites et bariolées. Dès la sortie du métro, on déboule dans un autre univers plein d’odeurs. On trouve ici des épiceries plus ou moins attrayantes, des marchands de fleurs et d’épices, des vendeurs de saris ou encore des bijouteries croulant sous des parures tape-à-l’œil en or.

Déambulant un peu au hasard des rues, on découvre la Tan House aux façades arc en ciel et surtout le temple Sri Veeramakaliamman avec ses centaines de statues bariolées qui nous rappelle tout de suite le Sri Lanka. Protégés d’un soleil écrasant sous les arcades qui longent les rues, la tête nous tournerait presque au passage des guirlandes de fleurs fraîches… une bonne excuse pour faire une petite pause dans une échoppe bien cachée et repartir avec un henné sur le bras.

En circulant à pied dans un Singapour bien moins imposant, au milieu de façades coloniales parfois couvertes de fleurs peintes, on arrive à Kampong Glam où vivait le sultan local fut un temps. Le petit quartier est désormais un curieux mélange de commerces et restaurants musulmans, de boutiques de mode et de street art. Sur Arab street, elle aussi pleine de couleurs, on trouve de nombreuses boutiques de tissus, de tapis, d’artisanat ou encore de parfums. Nous y sommes repassés un soir, sans l’appareil photo et avons beaucoup apprécié l’ambiance et les lumières de cette petite enclave à deux pas des forêts de buildings.

Notre visite de ChinaTown commence, elle, par la découverte du temple de la dent de Bouddha, particulièrement imposant avec ces cinq niveaux. Si on aime beaucoup le charme des larges portes rouges, les dragons sculptés et les petits détails gravés avec finesse, on reste un peu dubitatif sur l’intérieur, croulant sous les dorures. Sur les murs du temples sont ainsi massées des milliers de petites sculptures bariolées, luisant sous l’éclat des dizaines de lanternes pendues au plafond.

Si les lupanars et les fumeries d’opium ont aujourd’hui cédé la place à des boutiques plus ou moins kitsch, la balade dans les rues du quartier nous a paru intéressante. Comme dans tous les quartiers précédents, les rues sont peuplées de nombreuses shophouses à l’architecture baroque servant souvent de terrain de jeu aux artistes de street art. On passe ainsi devant des tas de boutiques vendant porcelaine, jouets, peluches ou autres gadgets mais aussi devant des stands de fruits et légumes où l’on se masse pour acquérir les fameux durians.

Nous avons croisé partout en ville des petites pancartes interdisant leur consommation dans les lieux publics tels que le métro, les centres commerciaux ou même les chambres d’hôtel. Fruit adoré dans cette partie de l’Asie, il est réputé pour avoir un goût subtil et une odeur particulièrement tenace et puissante. Ayant été un peu déconcertés par sa texture et pas forcément renversés par son goût, nous n’avons eu aucun mal à respecter ces consignes 😉

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les petites rues de Kampong Glam

Coté pratique

Le logement

Marina Bay Sands, 10 Bayfront Ave, Singapore 018956
Étant venu à Singapour dans un cadre professionnel, nous avons eu la chance de pouvoir séjourner au MBS, bien loin de nos standards habituels. Cet immense complexe, rattaché à une luxueuse galerie commerçante à quelque chose des grands hotel-casinos de Las Vegas. Les chambres sont particulièrement bien équipées et donnent soit sur les jardins, soit sur le lac avec skyline et merlion en toile de fond. Au dernier étage, un immense rooftop abrite une piscine à débordement avec vue sur la ville, plusieurs restaurants et quelques jacuzzis avec vue sur les jardins. En revanche, on se passera du petit déjeuner qui, à près de 50€ par personne, ne nous a pas paru raisonnable.

Les repas

On trouve de quoi manger quasiment partout en ville mais quelques points ont eu notre préférence autour de l’hôtel :

  • Le food court de 3the Shoppes at Marina Bays Sands qui propose des plats venus de toute l’Asie à des prix étonnamment raisonnables étant donné la localisation
  • Supply & Demand, 8 Raffles Ave., #01-13 Annexe, Esplanade Mall, Singapour 039802 : un restaurant italien avec rooftop et vue sur les jeux de lumière du MBS. Les plats de pâtes nous ont beaucoup plu.
  • Le secteur de Liang Seah Street, près de Bugis Junction, qui regorge de petits restaurants traditionnels.

Fushimi Inari

20 avril 2023

Nous voilà de retour dans Gion, quartier plein de charme constitué de ruelles tortueuses bordées de ryokan, de maisons de thé et de bâtiments anciens abritant diverses boutiques, vaut effectivement le détour. Après une visite un peu entachée par la foule, nous avons pris le parti d’y revenir, tôt le matin, et n’avons pas un instant regretté ce choix !

Alors que les échoppes n’étaient pas encore ouvertes, on a eu la joie de remonter les rues étroites seuls ou presque, pouvant ainsi profiter du décor en toute sérénité. Le temps de notre balade, nous avons rencontré par hasard trois couples en pleine séance photo, l’occasion d’admirer de plus près le détail des kimonos colorés.

Après cette agréable redécouverte de Gion, nous filons vers notre dernière étape à Kyoto, le Fushimi Inari. Dès que l’on s’intéresse un peu au Japon, il est impossible de rater la fameuse photo des enfilades de toriis flamboyants caractéristiques des lieux. Nous n’en savions pas plus en arrivant et avons donc été surpris de l’ampleur du sanctuaire.

Sur une surface impressionnante, temples, toriis et petits hôtels de prière s’étendent en effet vers les hauteurs. On dénombre sur le site plus de 10 000 portes de cette teinte rouge gravées d’une encre sombre à l’arrière. De prime abord, on trouve ces grandes structures plutôt jolies et spirituelles mais la vérité est plus étonnante. En réalité ces toriis sont offerts par des entreprises en quête de réussite à Inari, divinité protectrice des moissons et patronnes des commerces. Derrière chacun d’eux, sont donc indiqués le nom du donateur et la date de l’offrande… ou de la publicité !

Comme les autres, on tient à notre photo typique de cet impressionnant alignement de bois vermillon à travers lequel passent quelques rayons du soleil.  La photo faite, on grimpe tout de même jusqu’au sommet du sanctuaire, le long d’un chemin de randonnée qui s’étend sur quelques kilomètres dans une ambiance plus ombragée et plus tranquille. On y trouve tout un tas de sculptures et de représentation de renard, messager d’Inari dans la tradition locale. Certaines sont habillées de rouge, d’autres envahies par une mousse au vert vif.

Après cette jolie parenthèse, il nous faut désormais repartir vers la gare pour de nouvelles aventures. Sous un soleil écrasant, on traverse quelques rues commerçantes, entre babioles touristiques et stands de tofu grillé laissant échapper des volutes de fumée. Pour la première fois, on souffre de la chaleur et nous ne sommes visiblement pas les seuls !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La traversée des torii au sommet du sanctuaire

Coté pratique

Les activités

Fushimi Inari Taisha
Accès libre
Entrée libre
Il vaut mieux venir tôt le matin ou à la tombée de la nuit pour éviter la foule. Néanmoins, si vous comptez faire toute la balade (3h environ), vous devriez être tranquille assez rapidement, la plupart des visiteurs ne gravissent qu’une toute petite partie du Mont Inari.

Le logement

Hotel M’s Plus Shijo Omiya, Nakagyo-ku Nishikioomiyacho 114 , Nakagyo Ward, Kyoto, 604-8365
Chambres petites mais modernes et équipés. le logement est à proximité directe du métro mais ne propose pas de petit déjeuner. Une salle est cependant à disposition au rez de chaussée et offre la possibilité de prendre un café ou de réchauffer un plat.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Kura Sushi, Japon, 〒604-8035 Kyoto, Nakagyo Ward, Sakuranocho, 415 京都松竹座ビル B1F
Kura est une grande chaine japonaise qui mise sur l’un des fameux tapis roulant où passent sushis et makis. Il faut admettre que le système est étonnamment efficace. Soit on récupère des plats directement sur le tapis du bas et ils sont ajoutés automatiquement à la ta note, soit on commande sur une tablette et les plats arrivent sur le tapis roulant supérieur, accompagnés d’une petite musique. Les tarifs sont accessibles, les plats sont très corrects et l’expérience amusante. Seul inconvénient, il y a très souvent la queue… mieux vaut anticiper !
Le lien : https://www.kurasushi.co.jp/en/

Gion

19 avril 2023

Étonnant mélange de traditions et de modernité, Kyoto nécessite sans aucun doute un arrêt de plusieurs jours pour essayer d’en découvrir toutes ses facettes. Après la périphérie de la ville du côté du temple d’or, nous en visitons désormais le cœur.

On commence par le marché de Nishiki, large allée couverte sur laquelle donne plus d’une centaine de stands autour de la nourriture : brochettes, viandes, fruits de mer, gâteaux, crêpes, fruits secs, thé… En quelques centaines de mètres, il y a là de quoi s’organiser un vrai food tour ! Si certains stands nous font vraiment de l’œil (leurs omelettes sont absolument parfaites), d’autres nous rebutent un peu comme les brochettes de petits poulpes, encore entiers et tout mignons sur leur bout de bois fin. Au Japon, manger en marchant dans la rue ne se fait pas, on ne trouve d’ailleurs presque pas de poubelles publiques. Aussi, chaque commerce possède un petit bar où quelques bancs pour s’installer et déguster leurs produits sur le pouce, bien à l’abri sous un plafond coloré et vitré.

Le marché s’achève dans une longue galerie commerçante couverte que l’on arpentera, durant notre séjour, plusieurs fois à la recherche de cadeaux, vêtements ou encore pour dilapider notre monnaie dans les milliers de jeux de grappins existants ! On retrouve ce système de galeries dans la plupart des grandes villes japonaises et elles offrent chaque fois une multitude de commerces. On y trouve même plusieurs temples dispersés tout au long du parcours.

De l’autre côté de la rivière Kamo-gawa, juste après Pontocho, s’ouvre un Kyoto plus ancien à l’architecture bien moins occidentalisée. Gion, quartier plein de charme constitué de ruelles tortueuses bordées de ryokan, de maisons de thé et de bâtiments anciens abritant diverses boutiques, vaut effectivement le détour.

Le quartier vaut indéniablement le détour mais, en cet après midi grisonnante, il est pris d’assaut par une foule impressionnante de visiteurs. Tant qu’on peine à immortaliser l’ambiance des lieux. Au final, nous avons décidé d’y retourner le lendemain matin !

C’est justement en suivant ces jolies tenues que nous sommes tombés sur le temple bouddhiste Yasaka Kōshin-dō qui nous a tout de suite attiré l’œil avec ses milliers de balles aux tons vifs. Ce sanctuaire n’est sans doute pas le plus grand ni le plus intéressant du pays et pourtant, c’est l’un de ceux que j’ai préféré ! Toutes ces étoffes bariolées représentent Kukurizaru, singe aux pieds et mains liées. Dans ce lieu dédié à Koshin-san et aux singes de la sagesse, il est coutume de sacrifier l’un de ces désirs dans un Kukurizaru, permettant ainsi de se débarrasser de ses convoitises.

Au sein du temple comme dans la rue, on rencontre beaucoup de tenues traditionnelles, parfois portées par des japonais, d’autres par des touristes venus faire, le temps d’une journée, l’expérience de ces tenues mythiques. Dans les deux cas, on repart de ces lieux pleins de couleurs avec de jolies images dans la boîte !

Au sommet du quartier, perché sur une colline, trône Kiyomizu-dera, monument majeur de Kyoto. Le sanctuaire, qui abrite à la fois un temple bouddhiste et des bâtisses shinto est généralement très prisé à l’automne pour sa vue sur les arbres flamboyants. L’accès est libre sur la première partie, au sommet des marches, et offre déjà une vue intéressante sur la ville. La seconde partie des lieux, abritant la célèbre partie sur pilotis, nécessite, elle, un billet d’entrée.

Un peu abrutis par la foule de l’après-midi et fatigués d’avoir déambulé toute la journée, on repart tranquillement vers la rivière, changeant d’itinéraire au fil de nos envies. Au coin d’une rue, on rencontrera deux geishas aux pas pressés qui n’ont malheureusement pas souhaité être prises en photo. On les regarde avec curiosité s’engouffrer dans un taxi et filer sur la route à l’heure où le soleil décline, rejoignant sans doute des lieux plein d’histoire.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le petit mais très coloré temple bouddhiste Yasaka Kōshin-dō

Coté pratique

Les activités

Marché de Nishiki
Ouverts tous les jours de 9h à 17h, 19h pour certaines boutiques
Certaines échoppes ferment le mercredi et le dimanche
Entrée libre

Temple Yasaka Kōshin-dō
Ouverts tous les jours de 9h à 17h
Entrée libre

Sanctuaire Kiyomizu-dera
Ouverts tous les jours de 6h à 18h
Ouvertures nocturnes ponctuelles de 18h30 à 21h30
Entrée 400Y

Le logement

Hotel M’s Plus Shijo Omiya, Nakagyo-ku Nishikioomiyacho 114 , Nakagyo Ward, Kyoto, 604-8365
Chambres petites mais modernes et équipés. le logement est à proximité directe du métro mais ne propose pas de petit déjeuner. Une salle est cependant à disposition au rez de chaussée et offre la possibilité de prendre un café ou de réchauffer un plat.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Kura Sushi, Japon, 〒604-8035 Kyoto, Nakagyo Ward, Sakuranocho, 415 京都松竹座ビル B1F
Kura est une grande chaine japonaise qui mise sur l’un des fameux tapis roulant où passent sushis et makis. Il faut admettre que le système est étonnamment efficace. Soit on récupère des plats directement sur le tapis du bas et ils sont ajoutés automatiquement à la ta note, soit on commande sur une tablette et les plats arrivent sur le tapis roulant supérieur, accompagnés d’une petite musique. Les tarifs sont accessibles, les plats sont très corrects et l’expérience amusante. Seul inconvénient, il y a très souvent la queue… mieux vaut anticiper !
Le lien : https://www.kurasushi.co.jp/en/

Nara

17 avril 2023

Après un éveil au son des mantras de la cérémonie du feu, nous posons nos valises dans la célèbre cité de Nara. Bien moins imposants que Kyoto ou Osaka, elle est pourtant de tous les circuits touristiques lors d’un premier voyage au Japon. On comprend vite pourquoi…

Ancienne capitale du Japon aux nombreux monuments inscrits au patrimoine mondial de l’humanité, il s’en dégage une atmosphère d’un autre temps. Après l’animation et la modernité de Tokyo, Nara et son calme nous font du bien.

En partant de la gare à pied, on remonte donc l’allée principale (en s’achetant un petit melon pan au passage, il ne faut pas perdre les bonnes habitudes !). Rapidement, on tombe sur le Naramachi et son immense marché couvert, plein de boutiques et… de jolies plaques d’égout ! Le Japon possède en effet une improbable collection de pièces d’assainissement en fonte, souvent réalisées à l’effigie d’un emblème de la ville. Elles ont commencé à fleurir dans le pays dans les années 60, à une époque où il s’agissait de faire accepter à la population de couteux travaux de création de réseaux. On voudrait les mêmes à la maison non ?

Nos pas nous conduisent rapidement vers le parc de Nara, cœur de la ville et concentré d’histoire attenant aux quartiers les plus anciens. C’est aussi l’habitat des stars de la cité : les cerfs sacrés. Ils sont ici clairement chez eux, déambulant librement entre les monuments et au milieu des visiteurs, s’inclinant parfois devant les passants. Habitués à être nourris, ils ont fini par apprendre que ce geste leur attirait bien souvent une friandise. D’ailleurs, les touristes s’essayant à l’achat de nourriture sont souvent largement entourés, voire un peu dépassés par le nombre ou l’insistance de ces grands gourmands. On choisit plutôt de ne rien acheter, préférant une approche plus naturelle et plus zen.

S’il y a un site qui nous a impressionné lors de notre voyage, c’est bien le Tōdai-ji. Cet immense sanctuaire abrite le plus vaste monument en bois du monde, écrin fragile pour un monstre de métal, le Daibutsu.

Passé la porte, on ouvre donc des yeux ronds sur plus de 250 tonnes de bronze et quelques 15 mètres de haut, rien que ça. Malgré ces chiffres, une étrange délicatesse flotte sur les traits de l’imposante sculpture. Autour d’elle, d’autres gardiens, figures mythologiques, sont plus inquiétants.

Bien qu’il soit difficile de poser son regard sur autre chose que l’incroyable bouddha et la charpente complexe qui l’abrite, on jette quand même un œil sur l’exposition on fond de la salle, présentant l’évolution du sanctuaire au fil des siècles, marqués de phase de déconstruction et de reconstruction.

En s’enfonçant dans le parc, le décor change, le paysage devient moins lisse, le parc laisse place à la forêt. On gagne ainsi le secteur du Kasuga Taisha et ses milliers de lanternes en pierre grise, recouvertes en partie de mousses et de branchages. Les lieux sont plus calmes, moins visités et les cerfs évoluent paisiblement entre les sculptures. Malgré l’effet marquant du Daibutsu, mon coup de cœur va sans doute à ces lieux où nature et spiritualité se mêlent avec harmonie.

Le sanctuaire shinto en lui-même, bâtiment tout de rouge et de blanc, est décoré de lanternes de bronze suspendues entre les couloirs. Son cœur est parfumé par les effluves d’une glycine centenaire aux branches s’étirant de tout côté, apportant une ombre discrète aux voyageurs fatigués. Sur les murs, des plaques de prières en forme de petits daims égayent encore les lieux. Nous n’avons pas forcément choisi de le visiter, peu convaincu par l’intérêt (on voit déjà beaucoup de chose de l’extérieur) mais les lieux méritent vraiment le détour.

On quitte finalement ce secteur paisible pour retourner à la gare par le centre ancien, peuplé de petites maisons de bois et de passants à vélo. Demain, d’autres décors, plus agités, nous attendent !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le secteur du Kasuga Taisha et ses milliers de lanternes

Coté pratique

Les activités

Temple Todai-ji
Ouvert tous les jours entre 7h30 et 8h jusqu’à 17h ou 17h30 selon les saisons
Entrée 600Y pour le Daibutsuden
Entrée 600Y pour le musée national voisin
Entrée combinée 1000Y

Kasuga Taisha
Ouvert tous les jours entre 6h30 et 7h jusqu’à 17h ou 17h30 selon les saisons
Entrée 500Y

Le logement

Hotel Rokune, Sanjo Miyamaecho 1-19, Nara, 630-8121, Japon
Hôtel situé à proximité de la gare de Nara et donc accessible à pied. L’enregistrement se fait automatiquement et il n’y a pas de personnel sur place. En revanche, les chambres sont grandes, confortables, disposent d’une petite cuisine, d’une large salle de bain et d’une machine à laver. une bonne surprise !

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Salon Naramachi, 31-1 Ganriincho, Nara, 630-8221
A défaut de cérémonie du thé en bonne et due forme, nous avons opté pour une sorte de tea time dans un décor typique, tout en bois. Au-delà du calme et de la vue sur le jardin, il s’agit ici de déguster du matcha préparé dans la tradition et, surtout, des mochis savoureux. Le prix est relativement élevé mais la qualité nous a semblé bien supérieure à la moyenne.

Gyokuzoin

16 avril 2023

Après une première partie du voyage en voiture, nous poursuivons aujourd’hui notre périple en train, le réseau ferré étant particulièrement réputé au Japon. Équipés de notre voucher, on se pointe donc la fleur au fusil à la gare… pour tomber sur une interminable file d’attente. En effet, pour récupérer les fameux JR pass, offrant un accès illimité au plus gros du réseau, il faut auparavant échanger son petit coupon contre le pass réel. Nous n’étions pas les seuls à en avoir eu l’idée. Il nous faudra près de 2h pour nous entamer le trajet et partir loin de Tokyo et de son agitation.

Après plusieurs correspondances finalement plutôt faciles, nous arrivons dans la petite gare de Oji où une courte rangée de taxis attend. Plus qu’une vingtaine minutes de trajet et nous arrivons enfin à Gyokuzoin.

Le sanctuaire, immense, offre aux voyageurs l’opportunité de séjourner entre ses murs, pour une nuit au plus. Arrivés vers 16h, un moine nous accueille et nous explique les grandes lignes de notre court séjour. Une fois débarrassés de nos bagages, nous partons donc à la découverte du sanctuaire, quasi déserté par les visiteurs à cette heure.

Nous avions vraiment négligé le temps qu’il nous faudrait pour le parcourir entièrement tant le lieu est immense. Très vite, on regrette de ne pas être partis plus tôt de Tokyo pour profiter davantage de l’atmosphère, sereine et apaisante. On se faufile entre les temples, grimpant des volées de marches, battant la pierre grise. On passe devant des statues de bouddhas par dizaines, de la plus petite à la plus majestueuse. On serpente le long de pagodes colorées et, surtout, on prend des dizaines de clichés.

Un premier sentier s’élève bientôt dans les hauteurs pour terminer sous des dizaines de torii. Au sommet, un petit temple offre une vue panoramique sur la forêt. Les premières lanternes s’éclairent à mesure que le soleil décline, soulignant qu’il est temps de rentrer au logement.

Les chaussures sont abandonnées à l’entrée, les kimonos enfilés et le repas servi dans la tradition, sur des plateaux de différentes hauteurs posés au sol, accompagné de thé chaud. Comme les moines, j’opte pour un repas végétarien dont il n’est pas facile d’identifier toutes les saveurs tant certains mets diffèrent de nos habitudes. Nous sommes finalement nombreux à résider au sanctuaire pour la nuit et pourtant, le calme est étonnant dans cette grande salle.

Avant de rejoindre nos futons pour une courte nuit de sommeil, on s’aventure de nouveau dans les allées pour admirer le sanctuaire de nuit, parsemé de milliers de lanternes éclairées. Nous sommes tous seuls, la plupart des visiteurs ayant opté pour les bains chauds ou pour un moment de repos. L’ambiance du sanctuaire change du tout au tout sous ces lumières, donnant l’impression d’évoluer au cœur d’un Miyazaki.

17 avril 2023

Nous sommes levés avant même le soleil ce matin là. Il est à peine 5h lorsque nous pénétrons dans un petit temple, emmitouflés dans des vêtements chauds, les yeux encore rougis. Chacun s’installe sur le sol autour du foyer et la cérémonie du feu commence bientôt sous fond d’un mantra rythmé de percussions.

Au son du tambour et d’une voix puissante, le rituel du Goma se déroule dans une ambiance mystique. Les premiers gestes ancestraux visent d’abord à nous libérer de mauvaises pensées. Alors que le feu s’élève au cœur de l’hôtel, le prêtre dépose peu à peu des morceaux de bois autour du brasier. Chacun correspond à une prière, rédigée par les visiteurs, et leur consumation amène, selon la croyance, à leur réalisation.

Le mantra s’achève lentement, les derniers coups résonnent sur la toile du tambour et le feu s’éteint doucement. Le prêtre nous invite alors à nous imprégner de la fumée résiduelle en guide de purification et de sagesse. On s’exécute sans un mot avant de quitter le temple, marqués par cette expérience loin des sentiers battus.

Après avoir assisté à la cérémonie du feu, nous poursuivons avec la prière du matin. Dans un décor bien plus luxueux et impressionnant, une poignée de moines bouddhistes s’installent au pied de petites tables de beau face aux effigies de Bishamon. Là aussi, toute la cérémonie est rythmé de mantra, cette fois récités en cœur. De curieuses percussions nous font sursauter la première fois, quand les prêtres, après les avoir fait défiler devant eux en chantant, frappent violemment leur livret de prière sur le bois. Seuls les visiteurs ayant « acheté » une prière sont autorisés à assister à cette cérémonie. Le grand-prêtre récite d’ailleurs leurs noms au cours de la célébration.

Avant de quitter les lieux, on nous propose de descendre au sous sol, dans le noir, pour faire le tour des fondations où se cachent quelques reliques sacrées. On ressort de là sous les lumières timides du petit matin, ayant vraiment l’impression d’avoir vécu des instants hors du temps.

La modernité nous rattrape pourtant bien vite. Alors que nous attendions le taxi pour repartir, un homme en costume tout essoufflé déboule d’un escalier et nous interpelle. Il est bientôt suivi d’un caméraman aux joues rougies par l’effort, ayant probablement traversé tout le sanctuaire au pas de course. Osaka TV, en visite sur le site, nous interroge alors sur notre expérience au sein de Gyokuzoin ! De quoi rajouter un peu d’insolite à notre journée déjà mouvementée.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La cérémonie du feu aux premières heures du jour

Coté pratique

Les activités

Prière du matin : 5000Y par groupe
Participation à la cérémonie du feu : compter 500 à 1000Y pour les morceaux de bois sur lesquels sont inscrites les prières.

Le logement

Gyokuzoin, 2280 Shigisan, Heguri, Ikoma District, Nara 636-0923
Le temple possède un bâtiment dédié à l’accueil des visiteurs, pour une nuit ou plus. Les locaux sont propres et les chambres assez grandes avec un petit balcon. On y trouve un petit coffre et une bouilloire pour se réchauffer après un tour dans les montagnes. Comme souvent dans les établissements traditionnels, les douches sont communes (les hommes d’un côté, les femmes de l’autre) et associées à des bains chauds.

Les repas

Il n’y a aucune option pour les repas à proximité du temple. Aussi, il est généralement proposé de prendre le petit-déjeuner et le diner sur place. Les repas sont copieux, de qualité et traditionnels. Une option végétarienne est disponible.

Temples et néons

14 avril 2023

Après une courte visite à la boutique Ghibli et un rapide câlin à Totoro, on quitte la Skytree pour rejoindre le temple Senso-ji. Si le centre commercial au pied de la tour est plutôt sympathique, la balade qui file jusqu’au sanctuaire est relativement sans intérêt. On note juste au passage de la rivière cet étrange bâtiment, pour le moins insolite, siège d’une célèbre marque de bière…

De l’autre côté du pont, on découvre rapidement une allée marchande grouillant de monde et dont l’entrée est marquée par une énorme porte rouge : la Nakamise-dori. Sur quelques centaines de mètres à peine, des dizaines de stands de nourriture fumants jouent des coudes avec des boutiques de souvenirs débordants de breloques en tout genre : maneki neko, lanternes, masques et baguettes s’entassent ici sous toutes leurs formes. Fatalement, on trouve dans cette ruelle plus de touristes que n’importe où en ville. On croise aussi nos premiers kimonos, l’artère étant bordée de boutiques de location à la journée. Malgré le manque d’authenticité dans tout ça, on se plait à capter quelques images colorées.

Vient alors l’arrivée aux pagodes et aux bâtiments même composant le temple. Entièrement détruit durant la seconde guerre mondiale, il a été complètement reconstruit pour coller à sa forme d’antan. On franchit une nouvelle porte, passant sous une gigantesque lanterne (il parait qu’elle pèse plus de 700 kg !) au fond sculpté en forme de dragon. Sur les abords, de petits stands enfumés par l’encens proposent diverses forment de prières et de prédictions pour l’avenir.

On peut y acheter des omamori, des amulettes aux pouvoirs diverses qui protègent de la malchance ou de la maladie, ainsi que des omikuji, prédictions inscrites sur des bandelettes de papier. Lorsque la prédiction est de mauvaise augure, elle est attachée sur un filin proche des échoppes. Quant aux imposants bruleurs d’encens, les jokoro, ils permettent aux visiteurs de s’imprégner de la fumée, tant pour la clarté de l’esprit que pour la guérison des parties endolories du corps.

On observe les différents rituels avec intérêt, entre offrandes aux esprits et espoirs de bonne fortune. L’atmosphère est ici, malgré la foule, plutôt spirituelle et le temple vaut finalement le détour.

Sur les abords du temple, un petit parc ramène un peu de verdure au milieu ces teintes grises et rouges. Quelques lieux de prières y sont dispersés, accueillant des hommages plus discrets, pendant que de nombreuses jeunes femmes déambulent en kimono dans ce décor de carte postale. En le traversant, on déboule dans une galerie marchande couverte, nettement plus calme et moins fréquentée, qu’on parcourt avec plaisir après ce bain de foule. On y trouve d’ailleurs de quoi se réconforter : des melon pan tout chauds, à la croute sucrée craquante et au cœur de glace vanille…

A force de traverser les ruelles de la ville, nous arrivons au parc d’Ueno, lui aussi réputé pour ses différents lieux de culte. Les plus connu est sans doute le Sanctuaire Tosho-gu, dissimulé au fond d’une allée bordée de grands arbres et de lanternes de pierre. Sa porte d’or est, il faut bien le reconnaitre, plutôt impressionnante avec ses sculptures féroces. Nos pas nous mènent ensuite au bord de l’étang Shinobazu, abritant lui aussi un sanctuaire à la façade couverte de lanternes blanches.

Nos visites spirituelles terminées, on se dirige vers un secteur plus coloré (et éclairé !) de la ville : Akihabara. Un vent de modernité souffle sur les premières centaines de mètres abritant autant d’échoppes de vêtements aux vitrines flashy que de fastfoods bariolés. Puis, en arrivant dans le quartier en lui-même, les façades se peignent d’enseignes lumineuses indiquant la présence d’arcades sur plusieurs étages, de mangas, de boutiques de retro gaming ou de fabrications de robots.

Ici, des dizaines de machines à grappins colonisent des bâtiments entiers, des cartes Pokémon s’exposent par milliers, des étagères croulent sous le nombre de mangas ou de jouets de collections. Au milieu de tout ce fouillis, des immeubles entiers accueillent des bars plus ou moins sélect, bars à chats ou maid cafés. Pas de doute, on a vraiment changé d’univers !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La chasse aux pokémons rares dans le quartier d’Akihabara

Coté pratique

Les activités

Temple de Senso-Ji et porte du Kaminari Mon
Ouvert tous les jours de 6h à 17h.
Entrée gratuite

Sanctuaire Tosho-gu
Ouvert tous les jours de 9h à 17h.
Entrée 200Y

Ticket de métro 24h : 600Y par personne

Le logement

Hotel Hillarys Akasaka, 107-0052 Préfecture de Tokyo, 3-12-5 Akasaka, Minato-ku, TokyoUn Hôtel idéalement placé et propre mais aux chambres, comme souvent dans ces grandes villes, plutôt petites. Le logement met à disposition des pyjamas et propose un accès à des bains traditionnels.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Voyage dans le passé

23 mars

Pour cette dernière journée orientée vers la culture, nous partons pour Dambulla, point de passage presque obligé sur la route de Kandy. L’endroit est surtout réputé pour son Golden Rock Temple en deux parties.

Chin nous dépose au pied d’un grand escalier de pierres grises qui grimpe vers la partie ancienne, face à une école bouddhiste où des hommes de tout âge ont revêtu la traditionnelle tenue orange. Dans une atmosphère moite et un peu grisonnante, on se lance donc dans une nouvelle ascension. Sur le chemin, les arbres s’agitent au passage des macaques venus guetter les encas des touristes et les offrandes des locaux.

Au sommet, on dépose nos chaussures à la consigne et on passe les lourdes portes peintes pour découvrir le site. A l’heure où nous arrivons, nous sommes finalement surpris de ne trouver quasiment que des Sri-lankais sur place. Des familles entières ont gravi les marches, apportant de larges assiettes de fruits ou de fleurs. Une façade récente d’un blanc immaculé masque l’entrée des grottes transformées en temples au fil des siècles. Les premiers moines ermites se seraient d’ailleurs installés ici dès le 3e siècle av JC.

Guide à la main, on découvre avec étonnement les cinq cavernes aux tailles et aux décors différents, marquées par une succession de styles et d’empires. Les plus étroites dégagent une puissante odeur de fleurs, frangipaniers et nénuphars étant déposés tous les jours par les fidèles. Les sanctuaires mêlent peintures et sculptures de toutes sortes, mixant les représentations, à mi-chemin entre Histoire et mythologie. Les plus veilles statues ont parfois gardé la trace des pellicules d’or qui les recouvraient dans des temps plus anciens.

Cette première visite terminée, on redescend par un second escalier nettement plus fréquenté que le premier. Sur les côtés, on y trouve vendeurs de babioles, de nourriture ou de fleurs avant d’arriver à l’ouvrage le plus kitch que nous ayons croisé dans le pays. Le Golden Temple est surmonté d’un bouddha doré colossal dont la position des mains représente l’enseignement de bouddha à ses disciples. Sous ses pieds, le bâtiment bariolé abrite un musée du bouddhisme qui ne nous a pas vraiment inspirés.

Après cette plongée dans l’histoire bouddhiste, on poursuit notre route vers Kandy avec un nouvel arrêt, dans un temple hindouiste cette fois. Le Sri Muthumariamman Thevasthanam est notre première rencontre avec cette religion. L’extérieur est déjà une révolution.

Le temple est submergé de centaines de statues représentant toutes sortes de dieux et d’avatars bariolés dans une incroyable accumulation. Les couleurs chatoyantes de l’extérieur n’ont rien à envier à celles que l’on retrouve une fois la porte franchie. Arrivés à la fin d’une cérémonie, on pénètre dans les lieux dans un formidable vacarme, les yeux grands ouverts sur une multitude de couleurs et de fresques. Dehors, on a même la chance de tomber sur un mariage traditionnel et de découvrir les formidables tenues des invités.

Nous arrivons finalement à Kandy dans l’après midi et sommes, en première approche, un peu déçus par la ville. Ancienne cité royale, on s’attendait à lui trouver un charme fou et des rues gorgées d’Histoire. Finalement, ses rues ressemblent à toutes les grandes villes, accumulant les devantures de magasin dans un défilé constant de voitures, de bus et de tuktuks. Les murs de l’ancienne cité royale font finalement figure d’exception dans ce décor. Installée au bord d’un grand lac, elle est le seul endroit où nous trouvons un peu de calme et de paix.

La cité royale, bordée de douves, abrite surtout le Temple de la Dent, lieu de culte et de pèlerinage pour un grand nombre de fidèles. Une atmosphère curieuse se dégage de ce sanctuaire sur deux étages majoritairement constitué de bois. Il abriterait en effet une dent de Bouddha, partie d’Inde vers Ceylan cachée, selon la légende, dans les cheveux d’une princesse. Il règne donc dans ses murs une ferveur toute particulière. Les tables d’offrandes croulent sous les fleurs, dégageant un parfum entêtant à l’étage supérieur. Face à tant de ferveur et de recueillement, on n’osera pas prendre des photos, préférant laisser aux fidèles leur moment sans être dérangé.

La cité royale se visite en réalité assez rapidement. Elle se compose de l’ancienne salle du trône, d’un petit musée consacré à Raja, un éléphant ayant servi le temple durant des décennies, et d’un musée international du bouddhisme. Pas forcément convaincus, on y entre pourtant par curiosité. Si le musée n’abrite rien d’ancien, il permet en revanche de s’intéresser à la diffusion du bouddhisme dans la monde et aux différentes représentations d’un bout à l’autre de l’Asie.

Cette partie historique nous aura finalement occupés beaucoup moins longtemps que prévu. On se dirige alors vers le marché de Kandy pour observer les stands croulant sous les fruits et légumes colorés, les vendeurs de poissons séchés ou d’épices. La plupart des échoppes sont situées à l’extérieur sous des baraques de tôle mais le marché abrite aussi un bâtiment en dur à étages, davantage tournés vers les touristes. On y trouve ici quantités de thé, d’épices ou de souvenirs prêts à être ramenés.

Avant de quitter la ville, on remonte l’artère principale à la recherche d’une boulangerie, bien décidés à tester quelques spécialités locales. Partis à la recherche d’un moyen sûr de traverser l’avenue, on tombe sur un tunnel aux multiples fresques de street art. J’ai un vrai coup de cœur pour ces allées colorées, couvertes de masques traditionnels et d’éléphants.

On s’arrête un peu au hasard devant une vitrine pleine de pains et de gâteaux et on se lance, confiants, dans l’achat de rotis et de chaussons farcis. Jusqu’ici, nous avons été conquis par la cuisine Sri Lankaise, savoureuse sans être trop épicée. C’est donc sans hésiter que l’on croque à pleine dent dans notre grignotage salée. La première bouchée passe sans encombre, la deuxième titille les papilles, la suivante déclenche un incendie dans la bouche ! On réalise finalement, un peu bêtes (et rouges !) que la cuisine des hôtels est sans doute un peu arrangés pour nos palais d’européens…

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les heures de prières au temple de la Dent, dans les odeurs enivrantes de fleurs.

Coté pratique

Un voyage organisé

Notre voyage a été organisé par l’agence Shanti et plus spécifiquement par Noémi. A l’heure où nous sommes partis au Sri Lanka, en pleine période Covid, il était obligatoire de prendre une agence. Ce n’est sans doute pas indispensable si, comme moi, vous aimez organiser seul vos trajets. C’est en revanche confortable, notamment pour organiser les transports avec un chauffeur, bien plus rapides et pratiques que le bus et le train. Nous avons été suivis du début à la fin, ayant toujours quelqu’un à contacter sur la route en cas de problème. L’agence nous a également offert un bon moment de convivialité en fin de séjour et a su s’adapter à toutes nos demandes.

Le site: https://www.shantitravel.com/fr/voyage-sri-lanka

Les activités

Temple du Rocher Royal
Entrée 1500 LSK + consigne des chaussures
Ouvert tous les jours de 7h à 19h
Mieux vaut venir tôt le matin ou 1h30 avant la fermeture
Les visites guidées ne nous ont pas semblé nécessaire, un bon guide dans le sac à dos suffit probablement.

Sri Muthumariamman Thevasthanam
Entrée 500 LSK + consigne des chaussures
Ouvert tous les jours de 7h à 18h pour l’extérieur et entre 7h/12h et 16h30/19h30 pour l’intérieur.

Temple de la Dent
Entrée 1500 LSK + consigne des chaussures
Ouvert tous les jours de 5h30 à 20h, cérémonies des offrandes entre 5h30 et 7h, 9h30 et 11h ou 18h30 et 20h.
Le billet inclut la visite de la cité Royale (Musée Raja, salle des audiences et musée international du bouddhisme)

Pour les sites sacrées, il est nécessaire de prévoir une tenue couvrant les épaules et les genoux… ou s’équiper d’un paréo lorsqu’il fait chaud !

Le logement

Clove garden, 198/11 George E De Silva Mwt, Kandy, Kandy, 20000, Sri Lanka
L’hôtel est situé dans un grand jardin dans les hauteurs de Kandy. L’environnement et le personnel sont plutôt chouettes. Les chambres (cinq en tout) sont petites mais confortables. La piscine de l’hôtel voisin, à quelques pas, est accessible gratuitement. En revanche, nous y avons trouvé beaucoup de moustiques. Les tarifs des boissons y sont plus élevés que d’ordinaire.

Les repas

Nous avons diné directement à l’hôtel. Les assiettes sont copieuses mais pas spécialement marquantes. Le petit déjeuner est, lui, vraiment énorme avec gaufres ou pancakes. On n’en sera pas venu à bout.