Mythique lagon

21 juillet 2021

Pour bien conclure ce récit de voyage, quoi de mieux qu’un dernier tour sur le lagon ? Ce matin là, c’est Captain’Mo qui vient nous chercher directement sur la plage de Matira pour notre balade privée sur son bateau. Armés de masques et tuba, de glacières, de canne à pêche et de monoï, on file sur les eaux désertes du lagon vers le Conrad, hôtel mythique symbole de luxe et de rêve. On comprend vite pourquoi quand on longe le motu, son décor de carte postale et ses bungalows incroyables.

On jette l’ancre au large du Conrad, entre deux autres bateaux, pour faire un petit coucou aux requins pointes noires qui s’agitent au milieu de quelques raies et poissons colorés, malheureusement un peu excités par de mauvais élèves qui leur jettent du poisson.

On repart rapidement à la recherche de notre objectif de la journée: les gracieuses raies manta. dans des eaux nettement plus profondes cette fois, on cherche un long moment depuis notre embarcation le moindre signe. Puis, finalement, on aperçoit un autre groupe de touristes se jetant à l’eau dans la précipitation. Sans trop réfléchir, on les suit, masques et tubas enfilés en urgence. On distingue à peine le fond dans cette eau d’un bleu sombre mais on ouvre grand les yeux à la recherche d’une trace de vie. Puis finalement, elles apparaissent. Elles sont des dizaines de raies aigle à planer sous nos palmes, gracieuses et secrètes.

A peine remis de cette jolie surprise, on repart vers le Nord de d’île pour tenter notre chance près du départ de la randonnée du Mont Popoti, entre la pointe et le Fare Ta’oto. Il faut chercher longuement dans les eaux troubles. Il faut chercher longtemps mais elle apparait. Notre première raie manta est là, volant dans le lagon, impassible. Comme elle est belle dans sa cape noire, agitant les nageoires dans un mouvement lent. Si le gabarit de celle ci est loin de rentrer dans les annales, Il suffit largement à nous impressionner. Bien qu’elle ne présente aucun danger, cette magnifique raie manta et ses 2.5 mètres d’envergure nous font quand même marquer un petit temps d’arrêt quand on réalise brusquement comme nous sommes petits à ses côtés. Un moment unique, mélange de joie, d’appréhension, d’admiration… morceau de rêve dans le bleu polynésien.

Notre petit bateau repart dans les eaux cristallines, tournicotant près des motus. C’est Tabu qui nous hébergera finalement le temps d’un repas. On s’y installe, seuls occupants de la petite île avec les crabes et les bernard-l’ermites, le temps d’un barbecue au bord de l’eau. Là encore, le décor à des airs de cartes postales, entre eau bleue, sable blanc, coquillages, cocos et pins odorants…. on pouvait difficilement trouver mieux !

Captain’Mo nous emmène digérer à l’autre bout du motu dans un jardin préservé et méconnu, loin des tours organisés. Plus minéral que celui de Tahaa, il est tout aussi beau si ce n’est plus. Variété de couleurs, de profondeurs, d’espèces… Les coraux prennent ici toutes les nuances de rose, de jaune et de violets, les bénitiers fleurissent partout, les poissons évoluent sans crainte. On y traine longuement, éblouis par ce décor que l’on observe pour la dernière fois.

Sur le chemin du retour, une nageoire puis deux, puis trois surgissent de l’eau. des dauphins. Une incroyable colonie de dauphins. S’ils sont bien présents en Polynésie, il est cependant rare de les apercevoir lors d’une virée en bateau (4 fois en 5 ans pour notre ami qui vit sur place…). Pourtant, ils sont là.

Grands et petits jouent à cache-cache avec nous, surgissent puis disparaissent ou réalisent d’improbables bonds. On les suit de longues minutes, jusqu’au coucher du soleil, dans un enthousiasme fou. les plus téméraires viennent jouer sous notre bateau, pointent leur nez tout près de la coque puis disparaissent en un éclaboussement. D’immenses sourires apparaissent sur les visages, heureux et reconnaissants pour la chance immense qu’ils nous auront offert ce soir là.

23 juillet 2021

C’est désormais l’heure de reprendre la navette vers l’aéroport pour le début d’une épopée de transport qui nous ramènera en France, sous la grisaille d’un été digne d’un mois d’octobre. Installés sur le quai, il est temps de dire au revoir, le cœur un peu serré après ces quinze jours de découverte, deux semaines surprenantes loin des clichés que l’on pouvait avoir en tête. Sur le pont, on regarde la silhouette de Captain’Mo s’éloigner, plein de reconnaissance, songeant aux retrouvailles prochaines pour se réconforter.

Malgré nos déboires avec la météo, malgré les petits ratés, on réalise à l’heure d’écrire ces lignes la chance qu’on a eue de pouvoir découvrir ce morceau de France méconnu, caché à l’autre bout du monde. C’est désormais sûr, à chaque parfum de vanille qui effleurera nos narines, à chaque regard posé sur nos perles, à chaque gamin croisé avec une paire de méduses, une part de nous s’embarquera pour la Polynésie. On range avec émotion nos colliers de coquillage, on jette un dernier coup d’œil aux photos… un prochain voyage nous attend bientôt.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Comment ne pas parler de la rencontre avec la gracieuse raie manta, à jamais gravée dans nos mémoires

Coté pratique

Les activités

Les randonnées
Pour la rando, nous nous sommes vraiment aidés de l’article de Les Deux Pieds Dehors, plein de bon conseils. Les traces GPS de Wikilocs sont fournies et sont bien utiles, surtout pour trouver le point de départ (une formule d’essai gratuite de 14j est disponible). Tout est détaillé ici : https://lesdeuxpiedsdehors.com/que-faire-a-bora-bora-polynesie/

Tohora Bora-Bora, sorties baleines ou snorkeling
Pour le snorkeling, nous avions la chance d’avoir un ami sur place avec un bateau. Pour tout ceux qui n’auront pas cette possibilité, on conseille Simon de Tohora Bora-Bora. Il est une référence en la matière et propose des sorties en petit groupe et à prix raisonnable (deux choses rares à Bora-Bora). C’est un fin connaisseur de la faune qui saura vous emmener dans les meilleurs endroits du lagon.
Tohora propose aussi des sorties baleines mais, arrivés un peu tôt dans la saison et compte tenu du vent important en mer, nous n’avons malheureusement pas pu les suivre dans cette aventure.

Le logement

Poevake Villa, Pointe de Matira, Bora Bora
L’emplacement de la maison est idéal, proche d’une supérette et à proximité directe de la plage de Matira. La vue est particulièrement sympa. On a noté quelques petits soucis techniques (pression de l’eau par exemple) mais rien de dramatique.

Dans une toute autre gamme et si vous souhaitez expérimenter les hôtels sur pilotis et les prestations luxueuses, on conseille le Conrad qui bénéficie selon nous du plus beau cadre et dont les prestations sont particulièrement réputées.

Les repas

The Lucky House Restaurant, F757+M9 Bora-Bora
On ne peut pas faire plus près du logement ! Le Lucky house fait figure de référence à Bora et propose deux cartes : une classique et une orientée pizzas. Les brochettes sont énormes mais on conseille surtout les crevettes au curry. Tarifs pour la carte classique un peu élevés à notre goût.

Bloody Mary’s, F7C4+37 Bora-Bora
Ordinairement très animé, il est surtout fréquenté par les touristes en été. Happy hour de 18 à 19h: un cocktail offert pour un acheté. Le ponton qui lui fait face est très bon spot pour les couchers de soleil.

Snack Matira, F775+MP2, Matira
Pas particulièrement raffiné, le snack est pourtant réputé sur bora-bora pour son large choix (du snack au poisson cru coco) et ses portions généreuses (prévoir deux estomacs pour arriver au bout du sandwich poulet frites…). Le cadre est particulièrement sympathique car toutes les tables donnent sur la mer. Une excellente adresse pour les petits budgets.

Pour faire ses courses, on conseille les deux supérettes de Vaitape même si celle de Matira permet de dépanner pour un petit déjeuner. Attention cependant à venir le plus rapidement possible après le ravitaillement par bateau, sous peine de trouver des étagères un peu vide. Le meilleur jour? le mercredi !

Bora Bora vue d’en haut

19 au 22 juillet 2021

Après une arrivée de nuit, on ouvre finalement les yeux sur la dernière étape de notre voyage : Bora-Bora. Depuis la terrasse couverte de notre logement, on observe le lagon coloré, l’imposant motu du Sofitel et les petits bungalows de l’InterContinental – Le Moana Resort. Histoire de voir au moins une fois à quoi ressemble ces hôtels aux nuits affichant 3 ou 4 chiffres et au petit-déjeuner à 50€, on se dirige à pied vers celui ci. Contre toute attente, on y rentre tout à fait facilement. On traverse des allées plantées de cocotiers avant de découvrir une piscine fleurie, le restaurant et les fameux bungalows. On aura même pu remonter le ponton à pied jusqu’à la mer turquoise. Si l’eau est splendide, tout comme le décor, on ne croisera aucun poisson au pied de ces bâtisses pleine de charme.

La visite terminée, on opte pour un tour de l’île en voiture. On s’arrête le long du chemin prendre quelques photos, observer la mer ou admirer les reliefs particuliers de cette petite île. Le tour est cependant rapide, 32 km, et aurait tout à fait pu se faire à vélo ! Compte tenu de la météo capricieuse que nous avons subi les deux premiers jours, on était cependant bien contents de pouvoir rentrer rapidement chez nous durant les averses…

Même si Bora est surtout réputée pour ses hôtels de charme et son lagon, il est également possible d’y randonner (je dirai même conseillé !). Ce matin là, on opte donc pour la balade du Mont Popoti au Nord de l’île, particulièrement séduisante. Le sentier part d’un chemin cabossé donnant sur la route qui monte à travers les arbres. Les premières centaines de mètres sont les plus « difficiles », grimpant vers la crête au soleil sur un sol un peu gadouilleux.

Au sommet de la deuxième côte, la plus raide, on commence déjà à apercevoir de jolies nuances de bleu à travers les arbres. Encore quelques efforts et le spectacle apparait, entre reliefs herbus et lagon coloré. Les motus se dessinent de part et d’autre de la crête, de toutes tailles, trainant derrière eux des étendues de sable blanc fendant les eaux. Le vent qui souffle par moment fait danser la prairie pendant que l’on grimpe jusqu’au rocher Popoti, point final de cette charmante randonnée.

Autre côte, autre vue, autre sommet : cette fois, on se lance à l’assaut des Antennes de Nunu’e, côté Sud. Le départ est une voie en terre qui file là aussi vers les hauteurs. Il faudra cependant rapidement s’écarter pour s’enfoncer dans les bois (merci la trace gps !). Des dizaines de petits lézards s’affolent à notre passage, visiblement peu habitués à croiser du monde. On avance un moment dans la forêt avant d’atterrir sur un chemin étroit le long d’une petite crête où le soleil tape fort.

Les arbres font maintenant place à d’épais buissons, nettement plus bas, qui permettent enfin d’apercevoir la mer. Les derniers mètres sont vraiment pentus, la terre roule un peu sous nos pieds puis, on finit par atteindre le sommet. D’ici, on retrouve le Sofitel et son motu mais on profite surtout des nuances de couleurs et des jardins de coraux qui serpentent dans l’eau. De là, on devine même les îles de Tahaa et Raiatea.

Difficile d’évoquer Bora sans parler de la plage de Matira, seule plage naturelle de l’île. On s’y arrêtera presque tous les jours, profitant d’un petit moment de soleil ou de baignade. On croise finalement peu de monde sur cette longue étendue de sable. Les locaux se baignent peu à cette saison et les touristes restent le plus souvent sur les plages privées des hôtels. Notre endroit favori reste l’extrémité de la plage, à proximité du club de plongée, seul endroit où le snorkeling est réellement possible. Il faut s’enfoncer un peu vers l’ancien hôtel abandonné, là où l’eau est plus trouble et profonde, pour découvrir d’énormes patates de corail et des centaines de poissons. Sur le reste de la plage, dans les eaux les moins profondes, on croisera également beaucoup de raies, parfois dissimulées dans le sable. Attention aux pieds !

On termine ce tour de l’île, coté terre, par le coucher de soleil du Bloody Mary’s, parfaite image de la Polynésie avec ses motus, ses palmiers et ses pontons de bois. Encore quelques instants et il sera bientôt l’heure de rentrer…

Le coup de cœur de Ptit Jo

La randonnée du Mont Popoti, loin des clichés de Bora Bora, nous aura résolument charmés avec son incroyable décor. A faire absolument !

Coté pratique

Les activités

Les randonnées
Pour la rando, nous nous sommes vraiment aidés de l’article de Les Deux Pieds Dehors, plein de bon conseils. Les traces GPS de Wikilocs sont fournies et sont bien utiles, surtout pour trouver le point de départ (une formule d’essai gratuite de 14j est disponible). Tout est détaillé ici : https://lesdeuxpiedsdehors.com/que-faire-a-bora-bora-polynesie/

Tohora Bora-Bora, sorties baleines ou snorkeling
Pour le snorkeling, nous avions la chance d’avoir un ami sur place avec un bateau. Pour tout ceux qui n’auront pas cette possibilité, on conseille Simon de Tohora Bora-Bora. Il est une référence en la matière et propose des sorties en petit groupe et à prix raisonnable (deux choses rares à Bora-Bora). C’est un fin connaisseur de la faune qui saura vous emmener dans les meilleurs endroits du lagon.
Tohora propose aussi des sorties baleines mais, arrivés un peu tôt dans la saison et compte tenu du vent important en mer, nous n’avons malheureusement pas pu les suivre dans cette aventure.

Le logement

Poevake Villa, Pointe de Matira, Bora Bora
L’emplacement de la maison est idéal, proche d’une supérette et à proximité directe de la plage de Matira. La vue est particulièrement sympa. On a noté quelques petits soucis techniques (pression de l’eau par exemple) mais rien de dramatique.

Dans une toute autre gamme et si vous souhaitez expérimenter les hôtels sur pilotis et les prestations luxueuses, on conseille le Conrad qui bénéficie selon nous du plus beau cadre et dont les prestations sont particulièrement réputées.

Les repas

The Lucky House Restaurant, F757+M9 Bora-Bora
On ne peut pas faire plus près du logement ! Le Lucky house fait figure de référence à Bora et propose deux cartes : une classique et une orientée pizzas. Les brochettes sont énormes mais on conseille surtout les crevettes au curry. Tarifs pour la carte classique un peu élevés à notre goût.

Bloody Mary’s, F7C4+37 Bora-Bora
Ordinairement très animé, il est surtout fréquenté par les touristes en été. Happy hour de 18 à 19h: un cocktail offert pour un acheté. Le ponton qui lui fait face est très bon spot pour les couchers de soleil.

Snack Matira, F775+MP2, Matira
Pas particulièrement raffiné, le snack est pourtant réputé sur bora-bora pour son large choix (du snack au poisson cru coco) et ses portions généreuses (prévoir deux estomacs pour arriver au bout du sandwich poulet frites…). Le cadre est particulièrement sympathique car toutes les tables donnent sur la mer. Une excellente adresse pour les petits budgets.

Pour faire ses courses, on conseille les deux supérettes de Vaitape même si celle de Matira permet de dépanner pour un petit déjeuner. Attention cependant à venir le plus rapidement possible après le ravitaillement par bateau, sous peine de trouver des étagères un peu vide. Le meilleur jour? le mercredi !