Salinas y Aguada Blanca

20 juillet 2019

Ce matin nous quittons la ville pour nous aventurer bien plus haut. A presque 4000 mètres d’altitude, la réserve nationale de Salinas y Aguada Blanca, méconnue, nous a pourtant fait de l’œil dès la construction de notre parcours. Deux énormes SUVs nous attendent donc au bas de notre hôtel, prêts à partir sur les routes sinueuses qui s’élèvent à proximité du volcan Misti.

On quitte d’abord la banlieue d’Arequipa pour rejoindre une étroite zone de culture en terrasse longeant un cours d’eau. Plus loin, la végétation se transforme en d’immenses étendues d’herbe jaune, presque brulée, seulement traversées par une piste poussiéreuse. On grimpe encore pour s’arrêter à la lisière de deux mondes, là où les herbes claires rencontrent la roche parsemée d’étranges plantes.

Alors que l’on était seuls, un bus s’arrête et des dizaines de péruviens descendent. Un autre SUV apparait et une fanfare s’installe tout à coup sur la large esplanade formée par la route. Certaines femmes grimpent dans les rochers et reviennent avec des sacs plein de plantes médicinales, d’autres prennent possession des lieux et dansent, simplement, leurs larges jupes roses tournoyant au-dessus de la poussière sous la surveillance du volcan qui attire désormais tous les nuages. Sans prévenir, tout ce petit monde s’interrompt, remballe et disparait.

On poursuit la route pour prendre encore de la hauteur. Il est conseillé à tous les voyageurs se rendant au Pérou de gagner les hauteurs progressivement, de 1000 mètres en 1000 mètres, passant deux nuits sur place pour s’habituer à l’altitude. On respecte à peu près la consigne, s’écartant de quelques centaines de mètres pour l’après midi mais les premiers maux de tête, légers, finissent par apparaitre. Ils disparaissent bien vite lorsque nos premières vigognes montrent leur museau coloré au milieu des herbes grises.

Au bout de la piste, la réserve apparait sous un rayon de soleil, vaste étendue d’eau claire entourée de montagnes et bordée de rives salées. Loin devant nous, le volcan Ubinas, en éruption lors de notre voyage, crache de gros nuages sombres, menaçants mais follement dépaysants. A ses pieds, des colonnes de sable et de poussière s’élèvent parfois, micro tornades qui s’évanouissent aussi vite qu’elles s’étaient formées.

On s’approche encore pour finalement marcher sur le sel dur qui craque sous les pieds. Les rares touffes de verdure qui poussent au travers sont couvertes de sel et, au cours de la balade, on repère les traces d’un puma passé récemment par là. La lagune, elle, est pleine de vie. Des nuées de flamands roses s’agitent ici, planant à intervalle régulier au-dessus de nos têtes. On marche peu, heureusement car le souffle nous manque rapidement.

On marche peu mais on ouvre grand les yeux. Quelques kilomètres plus loin, de petits cours d’eau échappés du grand lac sillonnent une prairie mousseuse tout en rondeur. C’est ici le royaume des lamas, nombreux, paisibles, et pas tracassés le moins du monde par notre présence. Les couleurs du décor se rehaussent, moins dramatiques, plus douces.

Déjà il est l’heure de repartir, déjà il est l’heure de quitter le toit du monde.

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’envol des flamands roses au dessus de larges étendues de sel. Il ne manquait que la visite d’un puma pour nous combler !

Coté pratique

Les activités

Découverte de la réserve en SUV
Cette excursion, peu prisée, a été organisée par Andes Authentiques Tours qui a également organisé nos réservations d’hôtels et nos transports. S’il est possible de voyager seul au Pérou, nous avons jugé qu’en groupe de 7, la gestion des transports en commun serait trop chronophage et avons opté pour la facilité et le confort d’une agence.

Le logement

Hôtel, Arequipa
On ne s’en souvient plus mais ça va revenir !

Les repas

Zigzag Restaurant, Calle Zela 210, Arequipa
Encensé dans tous les guides touristiques, on passe à bon moment dans ce restaurant chaleureux. Les amateurs de viande seront ravis de gouter aux spécialités locales (mais les amateurs de poissons ne seront pas oubliés !) Equipés de grands « bavoirs » en papier, on est parés à recevoir de grands plateaux où les plats crépitent encore sur des pierres chaudes.

Hatunpa, Calle Ugarte 207 – 208 New Place en el Instituto Cultural Peruano Alemán, Arequipa
Une petite enseigne nettement plus abordable en termes de tarifs qui propose une multitude de pommes de terre et de sauces.

Découverte d’Arequipa

17 juillet 2019

Quand on arrive ce matin-là à l’aéroport de Roissy, plein d’enthousiasme à l’idée de découvrir un nouveau pays, on est loin de se douter des embrouilles à venir.

Un refus d’embarquement pour d’obscures raisons sur le deuxième vol lors de notre escale à Madrid, un billet d’avion racheté en urgence pour l’équivalent d’un rein et demi, 15h d’attente dans les couloirs, 12h de vol et une arrivée au milieu de la nuit plus tard… on avait un peu déchanté.

Les conditions de notre arrivée à Lima, la traversée inquiétante de la ville de nuit et le temps grisonnant voire carrément humide de Lima ne nous aurons sans doute pas aidés à apprécier la capitale. Aussi, on ne s’attarde pas au centre-ville que l’on traverse rapidement, un peu déçus par son manque de cachet et son atmosphère tristoune. Seul l’hyper centre historique nous dépayse un peu et nous laisse entrevoir une éclaircie pour nos journées futures.

19 juillet 2019

Bien décidés à profiter de ce nouveau voyage et remis de nos émotions, on s’envole ce matin vers Arequipa, la ville blanche. Notre vol interne passe au dessus de terres arides et quand la cité apparait, elle est loin de ce qu’on avait envisagé. A quelques 2300mètres d’altitude, des milliers de maisons de briques s’étendent au pied des volcans, d’une couleur qui rappelle plutôt la terre et la poussière. Elles se dissimuleraient presque dans ce paysage désertique. Un vent chaud balaie la piste lorsque l’on regagne le sol et on est un peu déconcertés par ce décor. Notre petit bus file alors sur les routes encombrées de la Ciudad Blanca pour rejoindre le centre, contrastant radicalement avec la première approche que nous avions eue.

Ici, les murs sont parfois colorés mais le plus souvent d’un blanc crayeux issu des roches volcaniques alentours. Les rues pavées s’animent sous les rayons du soleil. Au centre ville, on sent déjà qu’il fera bon se poser et déambuler le nez au vent, passant d’une ambiance andine à une ruelle espagnole en un clin d’œil.

La visite de Santa Catalina, le plus grand couvent au monde et le plus important du Pérou, fait figure de must pour tous les voyageurs qui traversent la cité. Ouvert aux visiteurs depuis une petite cinquantaine d’années, ses murs aux pigments ocres, rouges ou bleus forment une véritable petite ville au cœur de la grande Arequipa et pour cause: environ 450 religieuses étaient accueillies simultanément au temps de sa gloire…chacune accompagnée de plusieurs serviteurs. On est loin de la vie d’ascète à laquelle on aurait pu s’attendre.

La balade est agréable dans ces ruelles pavées et calmes et les terrasses donnent de jolies vues sur le volcan. De quoi se réconcilier avec les grandes villes péruviennes et retrouver de l’optimisme pour la suite du séjour !

Autour du couvent, bien calme à cette heure, les rues d’Arequipa s’animent avant la nuit. S’il faisait bon à se balader, l’arrivée sur la place d’armes se rafraichit franchement alors que le soleil disparait. On l’oublie mais nous sommes déjà à plus de 2000 mètres d’altitude. Le cœur de la ville, bordé de grandes bâtisses blanches posées sur des arcades est plein de vie. Restaurants, cafés, boutiques, marchés couverts entourent la place, sa fontaine et sa multitude de passants. Sur un côté, l’immense cathédrale s’éclaire peu à peu. L’heure pour nous de tester la cuisine locale et de gouter un repos bien mérité. On ne le sait pas encore mais jamais un voyage ne nous aura autant fatigués !

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’atmosphère chaleureuse et animée de la ville au soleil couchant, sa place d’arme pavée et ses restaurants animés

Coté pratique

Les activités

Couvent Santa Catalina, Santa Catalina 301, Arequipa
Du lundi au samedi, de 10h à 17h, tarif de base : 40 PEN

Le logement

Hôtel, Arequipa
On ne s’en souvient plus mais ça va revenir !

Les repas

Zigzag Restaurant, Calle Zela 210, Arequipa
Encensé dans tous les guides touristiques, on passe à bon moment dans ce restaurant chaleureux. Les amateurs de viande seront ravis de gouter aux spécialités locales (mais les amateurs de poissons ne seront pas oubliés !). Équipés de grands « bavoirs » en papier, on est parés à recevoir de grands plateaux où les plats crépitent encore sur des pierres chaudes.

Hatunpa, Calle Ugarte 207 – 208 New Place inside Instituto Cultural Peruano Alemán, Arequipa
Une petite enseigne nettement plus abordable en termes de tarifs qui propose une multitude de pommes de terre et de sauces.