Pays merveilleux

Pour terminer ce weekend enchanté, quoi de mieux qu’une randonnée à travers la forêt? Direction le sommet Tegelberg qui culmine à 1720 m d’altitude pour une vue panoramique sur la Bavière.

L’accès au Tegelberg se fait de bon matin en en téléphérique. Au sommet nous attend le sentier vers les châteaux si réputé. Le chemin classique aboutit sur le Marienbrücke mais nous optons pour un détour le long des futures pistes de ski afin de redescendre en bordure des lacs.

Arrivés au sommet, le paysage nous attire encore une fois l’œil. D’un côté, la Bavière encore brumeuse, ses petits villages et les forêts que l’on distingue en contrebas du chemin. De l’autre, les sommets déjà enneigés de l’Autriche tout proche. Les premiers pas se feront donc à la frontière de ces deux univers et dans la neige, à la grande joie de nos grands enfants…

La balade se poursuit jusqu’à un relais de montagne caché dans les sapins. La vue dégagée sur la vallée et sur les châteaux en fait un arrêt idéal: Schwangau et ses bâtisses d’un autre temps commencent tout juste à se deviner près du lac. Le soleil est désormais bien levé et l’été indien prend finalement tout son sens en ce mois d’octobre.

Après la neige et les pistes enherbées, nous atteignons finalement la forêt de sapins. Le décor est un peu plus sombre, le tracé circule entre les troncs et nous fait emprunter de petites marches dessinées par les milliers de racines. La lumière revient finalement pour nous offrir LA vue tant attendue. Perché sur son rocher, entouré des plus belles couleurs et la montagne en toile de fond, le Neuschwanstein se dresse devant nous. Un petit moment de magie immortalisé par tous après ces quelques heures de balade.

Il ne reste qu’une petite heure de descente avant de rejoindre le départ du téléphérique. Nous nous initions au passage au slackline sur un atelier laissé à disposition à l’arrivée… avec plus ou moins de succès ! Le weekend touche déjà à sa fin et après un dernier repas « léger », nous repartons vers la France la tête pleine de souvenirs.

A la faveur de l’automne

Découverte par un heureux hasard sur une page de magazine, la Bavière et ses célèbres châteaux est soudain apparue comme une évidence. Il n’aura fallu que quelques jours pour organiser ce nouveau périple sur un véritable coup de cœur. Nous voilà donc partis de notre chère Alsace pour une expédition un soir d’octobre.

Quelques heures de route, qui se termineront sous une pluie battante, auront suffi pour gagner le cœur des forêts. L’arrivée de nuit à Fussen sur un parking brumeux et sombre est un peu étonnante, seule la lumière de l’entrée est restée allumée. Nous poussons la porte de cette auberge de jeunesse étrangement silencieuse où nous attendent sagement nos clés. Un paquet de bonbons sous le bras, la visite de l’endroit commence à travers les couloirs obscurs où rien ne bouge. Une immense véranda de bois finit par apparaître mais on distingue à peine les montagnes par la fenêtre. La fatigue se fait sentir et il est déjà temps de regagner les dortoirs embués : une belle surprise se fera connaître au réveil.

 ~~~

A peine levés, le premier réflexe est de pousser le rideau et de regarder par la fenêtre. L’air est toujours brumeux mais aucun doute, le ciel est bleu ! Le petit déjeuner est rapidement avalé et nous partons à la rencontre de cette Bavière tant attendue. Sur la route, les couleurs sont magnifiques : l’automne s’annonce à peine mais les premiers arbres commencent à jaunir et le sommet des montagnes blanchit à vue d’œil.

Le château du Neuschwanstein apparait finalement entre les arbres. Loin du reste des touristes, nous optons pour un chemin qui grimpe dans la forêt avant de rejoindre la demeure de Louis II. Si certains choisissent de partir en courant, les photographes trainent à l’arrière pour admirer le jeu de couleurs, les lacs et les montagnes que l’on aperçoit entre les troncs d’arbres. Un dernier détour nous amène en contrebas du château où coule une impressionnante cascade. L’eau est glacée mais nous restons un moment à gravir les rochers et à profiter de l’endroit si calme. Au dessus de nos têtes passe la passerelle Marienbrücke d’où la vue doit être grandiose. Avant de s’y rendre, la visite guidée étant déjà réservée, il est temps de repartir pour approcher de plus près cet immense château aux couleurs éclatantes.

Perché entre le ciel et les montagnes et fraichement rénové, le lieu à tout des plus beaux contes. Walt Disney s’en serait d’ailleurs inspiré pour construire le château de la belle au bois dormant. Les tourelles, colonnes et pierres taillées donnent un véritable charme à la cour où l’on se sent tout petit. L’intérieur du château, bariolé et lumineux, ne fait que renforcer son aspect irréel. Au cours de la visite, un balcon s’offre à nous pour découvrir l’incroyable vue qui s’étend sous nos pieds. D’un côté, les reflets du paysage dans le lac Alpsee, le château de Hohenschwangau et les auberges en contrebas.

De l’autre, de grandes étendues et des lacs à perte de vue. Depuis les fenêtres, de nouveaux chemins se devinent dans la montagne et nous partons à la recherche du pont de Marie pour admirer une dernière fois le paysage au dessus de la gorge de la Pollät…

En redescendant vers la ville après une parenthèse enchantée au château du Neuschwanstein, la vue exceptionnelle depuis les hauteurs nous revient en mémoire. Les nombreux lacs de la région paraissent alors être l’endroit idéal pour une balade et un pique nique. A proximité directe de Fussen, le Forgensee nous attire immédiatement par sa couleur bleue improbable. Le petit village de Waltenhofen sera donc notre prochaine étape.

Avec ses petites maisons typiques et d’un blanc éclatant, Waltenhofen fait preuve d’un charme indéniable. Pourtant, le regard se pose immédiatement sur les eaux bleues du lac. Nous nous installons donc sous l’enceinte de l’église pour profiter de la jetée déserte. Le temps est désormais radieux et la brume du matin a disparu depuis longtemps. La couleur du ciel se confond parfois avec l’immense lac qui s’étend devant nous. En réponse à cet appel à la détente, les plus courageux se jettent à l’eau pendant que les autres se lancent dans un concours de ricochets.

Une visite de Fussen s’impose en fin d’après midi avant que la nuit tombe et les petites ruelles pavées agrémentées de fontaines sont rapidement arpentées. Ici encore, les couleurs attirent l’œil: des maisons rouges, jaunes, bleues ou vertes se dressent en centre ville. Certaines façades sont décorées de motifs traditionnels typiques des alpes bavaroises. La ville est calme en cette saison et nous sommes presque les seuls touristes.

La soirée finira dans un weinstube lambrissé pour déguster un de ces plats léger et diététique dont l’Allemagne a le secret !