Sur l’archipel de la Maddalena

Nouveau réveil ensoleillé et nouveau départ sur les routes sinueuses de Sardaigne. Au vu du relief traversé ce matin, nous avons davantage l’impression de partir randonner que d’aller à la plage. Le port de Palau se dessine au bout de notre route après environ une heure de trajet. Nous n’avons pas vraiment le temps d’arriver et de visiter, les vendeurs de tickets pour la traversée nous tombent dessus avant même d’atteindre la mer… à peine le temps de se barbouiller de crème solaire, il est déjà temps d’embarquer !

Le ferry est presque plein malgré la saison. Nous voici maintenant cheveux au vent sur le pont et accompagnés par les mouettes, à la recherche du rocher de l’ours décrit dans tous les guides et qui guidait autrefois les marins. Face à nous, l’archipel de la Maddalena et ses 7 îles, certaines seulement accessibles en bateau. Nous nous contenterons de visiter celles accessibles en voiture : isola Maddalena et isola Caprera.

Au premier abord, Maddalena semble charmante. La ville est colorée et calme, des palmiers bordent le port où sont amarrés des bateaux parfois rutilants. Nous partons cependant en direction l’ile de la Caprera, écrin de verdure aux pinèdes odorantes. L’île est un enchantement pour une escapade nature.

Au bout de l’unique route qui traverse ce petit bout de terre se trouve le Monte Teialone, point culminant de l’archipel. En la remontant vers le nord, sur la droite, une esplanade de terre battue marque le départ d’un sentier de randonnée avec vue sur la mer vers la Cala Coticcio. Chargés comme des chameaux entre les appareils, le pique-nique et les palmes, nous suivons les marques vertes le long du chemin caillouteux qui serpente dans le maquis.

Après une descente abrupte, une première crique apparait sur la gauche. Un bref moment d’inquiétude s’installe: la plage est complètement recouverte de bois mort et le sable n’apparait même plus. Heureusement, de nouveaux points verts se dessinent un peu plus loin. Il faudra encore quelques minutes de marche et une dernière descente un peu raide avant de débarquer sur une plage minuscule.

La couleur de l’eau y est incroyable et l’endroit mérite sans doute son surnom de Tahiti Beach. Ce jour-là, seuls des italiens (plus ou moins habillés…) sont installés sur la plage qui, il faut bien l’admettre, n’est pas des plus faciles d’accès. Sur la gauche, dans les rochers, un chemin mène à une seconde plage du même type. On peut également la rejoindre à la nage, armés d’un masque et d’un tuba, à force de suivre distraitement les poissons…

Après un long moment passé à Coticcio, nous reprenons la route pour faire le tour de la Maddalena. En remontant par l’est sur la Regione Guardia Vecchia, un premier arrêt est décidé à la Cala Spalmatore pour prendre quelques photos. Bordée de blocs de granit, la plage est plutôt jolie mais souffre de la comparaison avec l’île de la Caprena tellement charmante.

Au hasard d’une bifurcation, nous nous retrouvons un peu plus loin dans un cul de sac à Bassa Tritina, face à la Corse. Le décor n’a rien à voir avec nos arrêts précédents: l’eau est moins claire, le vent souffle mais le côté sauvage de la Cala Trinita nous attire. Un chemin de bois bordé de fleurs roses mène à la mer. Un peu d’escalade et quelques clichés plus tard, on s’essaie à la pêche aux oursins armés d’un bambou trouvé là. Il faudra sans doute un peu d’entrainement avant de partir pour Koh Lanta…

Sur le chemin du retour, la SP14 nous mène jusqu’au sommet de la Guardia Vecchia, pour admirer la vue sur le parc national. En contrebas, la ville de la Maddalena sera notre dernier point d’étape avant de repartir vers Budoni. En attendant, on profite encore un peu de l’air de la mer, des iles voisines et de cette eau si bleue.

La descente en ville nous sort brusquement de cette ambiance sereine. Le GPS, Bernard pour les intimes, perd complétement les pédales et nous entraine dans un dédale de ruelles en angle droit où se cachent quantité de sens uniques et de voies sans issue. Arrivés dans un énième cul de sac, nous repartons à l’instinct vers le port où une place de parking nous attendait sagement.

Les rues pavées de la ville sont incroyablement calmes. Pleine de couleurs et de fleurs, l’atmosphère y est tranquille et on se félicite d’être venus hors saison. De nombreux escaliers permettent l’accès d’une rue à l’autre et serpentent entre deux marchands de glaces. C’est d’ailleurs sur cette note sucrée que nous terminerons notre journée, encore plein de sel et de sable mais enchantés de cette escapade en bateau.

Coté pratique

Les transports

  • Maddalena Lines, Piazza del Molo 18, 07020 Palau

Pour un aller retour jusqu’aux iles, une voiture et 3 passagers : 43,90€
Attention aux horaires du retour.

  • Tour de l’île

Le parcours en corniche autour de l’île fait un peu plus de 20km. Il est préférable de commencer par la Caprera et de remonter dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.

 


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