Osaka

20 et 22 avril 2023

Notre périple s’achève par le tour d’Osaka de nuit et nous avons choisi de débuter Shinsekai, quartier signifiant littéralement « nouveau monde ». Nous avions vu partout sur les blogs de voyage et guides touristiques des images de ces rues colorées et animées pourtant empruntes d’une réputation un peu sulfureuse, bien loin de l’image lisse et traditionnelle du Japon. Nous y avons bien retrouvé les façades éclairées et blingbling mais avons été surpris par l’absence complète de visiteurs. Réputé très animé avec ces nombreux restaurants et boutiques, nous nous sommes pourtant retrouvé seuls ou presque dans ce quartier à l’ambiance de Luna Park déserté. Pourtant, l’heure n’était pas si avancée. Même la célèbre Tour Tsutenkaku était éteinte, ne se devinant qu’à peine sur nos images. Aussi, il faut peut être viser une fin d’après midi pour mieux ressentir l’ambiance des lieux.

La rue de Dōtonbori est elle, pleine de vie même à des heures plus tardives. Véritable ovni dans le tranquille Japon, cette longue rue longe le canal du même nom dans une ambiance populaire, bruyante et particulièrement vivante. De chaque côté de la rue s’élèvent des enseignes plus folles et bariolées les unes que les autres : crabe géant animé, poulpes colorés, figures humaines et animales aux proportions gigantesques… et par dessus tout ça, des lumières, partout. sur les rares façades n’étant pas couvertes de moulages et autres pancartes, des écrans géants clignotent dans tous les sens, affichant publicités sur publicités.

Véritable cœur de la vie nocturne à Osaka, on trouve ici des bars et restaurants par dizaines mais aussi des salles de jeux, des cinémas, des bars diverses et variés, des karaokés ou encore des arcades. Toutes les spécialités locales sont représentées sur cette avenue mais ce sont surtout les takoyaki, boulettes à base de poulpe et symboles de la ville, qui sont vendues à tous les coins de rue.

Les bords du canal voisin sont eux aussi animés entre commerces géants, enseignes lumineuses et croisières touristiques. Deux sentiers, relativement étroits, permettent de longer l’eau en étant un peu plus au calme, et encore. Sur chaque pont se presse la foule, véritables lieux de rendez vous des locaux et de photographies pour les visiteurs voulant saisir les reflets des néons sur l’eau. C’est justement sur l’un de ces points que vous pourrez immortaliser le célèbre marathonien de la confiserie Glico, véritable star des lieux. es oreilles pleines de bruit et de musique, les yeux écarquillés devant tant de lumières, il est désormais temps de rentrer faire nos valises.

Notre voyage au Japon s’achève sur les rives des douves du château d’Osaka, dernière image d’un Japon d’un autre temps que nous avons finalement préféré au Japon moderne. Il est temps de refermer ce chapitre avant de nouvelles aventures en Asie… qui ne devraient plus tarder !

Le coup de cœur de Ptit Jo

L’ambiance loufoque de la rue Dōtonbori

Coté pratique

Le logement

Hôtel Dans Le Coeur Osaka Umeda, Kita-ku Sonezaki 2-15-23, Osaka, 530-0051
Ce logement est à proximité directe de la gare et propose donc un emplacement très intéressant, à proximité de nombreux commerces. Les chambres sont propres mais de taille réduite, comme souvent dans les grandes villes. Il manque éventuellement un lieu pour se restaurer lorsqu’on achète quelques spécialités sur le pouce.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville ou dans le grand centre commercial près de la gare. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.
Ceci étant, notre vrai coup de cœur a été le 551 Horai. Installés dans plusieurs coins de la ville, ces stands proposent raviolis et bao juteux qui nous ont régalés deux soirs de suite. On en aurait bien ramené à la maison !

Universal studios

21 avril 2023

Quelques années après notre visite de celui de Los Angeles, nous voici désormais aux portes des Studios Universal d’Osaka, parc d’attractions devenu presque incontournable depuis quelques années. Comme beaucoup de visiteurs, nous nous sommes laissés tenter par une journée d’attractions sur les thèmes de Spiderman, Jurassic Park, Harry Potter mais surtout… de Mario. Et c’est d’ailleurs par le tout nouveau Nintendo World que nous commençons !

Ayant grandi dans l’univers du petit plombier en salopette, c’est avec émerveillement que l’on pose les yeux sur cet environnement flambant neuf qui nous plonge complètement en enfance. Ici, tuyaux verts, goombas grognons et boîtes a pièces sont partout où l’on pose le regard. En hauteur, des dizaines de Yoshi colorés tournoient dans de petites voitures tandis que s’opposent le château de la princesse Peach et celui de Bowser. C’est ici que nous testerons notre première attraction (merci le fast pass !), une course de kart animée !

Avant de visiter d’autres secteurs, on ne résiste pas à un petit tour en voiturette Yoshi au milieu des enfants, des étoiles plein les yeux.

Nos pas nous mènent ensuite vers l’univers tout aussi colorés des minions. Une large allée abrite diverses boutiques de souvenirs et de grignotage, toutes aux couleurs des héros de ce film d’animation. L’attraction, basée sur un film en 4D est assez réussie et la reproduction de la maison de Gru vraiment sympathique. On s’attendrait presque à trouver Agnès et sa licorne au détour d’un couloir.

On change pour un univers plus adulte et plus impressionnant : celui de Jurassic park. Le premier réflexe est souvent, le portail passé, de lever des yeux tantôt étonnés, tantôt admiratifs sur le grand huit qui tournoie au dessus de nous. Dans cette ambiance de jungle et de roche, la structure de métal prend toute la place. On y trouve là, prêtes à partir, des rangées de courageux accrochés à la voiture par le torse, dos contre les rails, bras et jambes dans le vide… On teste pour la gloire, pas tous convaincus du bienfondé de cette idée. Le moins qu’on puisse dire est que ça décoiffe !

Pour se remettre, on teste aussi Hollywood Dream, grand huit musical donnant sur la voie principale du parc, équivalent du Main Street de Disneyland. Le timing est parfait puisqu’en sortant de l’attraction, nous sommes pile à l’heure pour admirer la parade. Sur une petite musique qui rentre facilement dans la tête, les premiers chars avancent, souvent accompagnés de danseurs et d’acrobates aux tenues colorées. En cours de route, le défilé s’interrompt brusquement. La musique change, des canons de confettis aux symboles de Mario explosent dans les airs et la foule se précipite entre les chars pour danser entre Pikachu et Luigi. Pendant quelques minutes, l’ordre impeccable qui régnait jusqu’alors s’envole.

La musique entêtante reprend finalement et chacun revient à sa place. Vraiment à sa place. Ceux qui étaient à l’arrière y retournent, laissant la bordure du trottoir à ceux qui avaient fait l’effort de patienter pour l’avoir. En moins de deux minutes, la parade reprend comme si de rien n’était, suivie par un aspirateur à confettis. On ne revient toujours pas de cette incroyable discipline.

Irrésistiblement, on se rapproche de l’univers d’Harry Potter, lui aussi ayant marqué notre enfance. C’est d’abord le Pré au Lard qui nous accueille, très similaire à son cousin américain : boutiques de baguettes ou de robes de sorciers, taverne, magasin Zonko… on trouve ici tous les éléments qui nous ont, plus jeunes, donné envie de nous lancer dans la magie. 

Un peu plus loin, un énorme château abrite une attraction de simulation de vol en balai (en 4D) tandis que la cabane d’Hagrid ouvre les portes d’un manège sur les hippogriffes. Pour les moins aventuriers, des animations sont proposées à différentes heures dans cette partie d’écoles, alliant chant, danse ou test de baguettes magiques chez Ollivander’s.

Universal Studios abrite également d’autres décors, correspondant sans doute moins à nos références. Une large partie est dédiée aux enfants autour de Snoopy, Hello Kitty ou encore Elmo. C’est ici le royaume du kawaii et des activités pour les petits comme un mini circuit de voiture, des toboggans ou de petits manèges qui tournent. De l’autre côté du port, on trouve plutôt une reproduction d’une ambiance plutôt américaine sans doute inspirée de New York et de ses super héros. L’attraction Spiderman y est d’ailleurs est plutôt réussie.

Un peu fatigués par cette journée mouvementée, on quitte le parc à la nuit tombée par une allée commerçante blingbling, pleine de néons et de restaurants… prémices de notre dernière expérience à Osaka.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Lincroyable reproduction des décors de l’univers d’Harry Potter !

Coté pratique

Les activités

Universal Studios Osaka
Ouvert tous les jours. Les horaires varient en fonction des périodes : ouverture entre 8h30 et 10h, fermeture entre 19h et 22h.
Les tarifs varient eux aussi en fonction de la saison et du type de billet (1 jour ou 2 jours). Nous avons opté pour un billet avec 4 attractions coupe-file et ne l’avons vraiment pas regretté. Ce ticket nous a fait gagner un temps précieux pour profiter au mieux de notre journée ! Il existe également un billet coupe-file pour 7 attractions. Dans tous les cas, la réservation est très vivement conseillée.
Le lien : https://www.usj.co.jp/web/en/us/park-guide/schedule/park-hour

Le logement

Hôtel Dans Le Coeur Osaka Umeda, Kita-ku Sonezaki 2-15-23, Osaka, 530-0051
Ce logement est à proximité directe de la gare et propose donc un emplacement très intéressant, à proximité de nombreux commerces. Les chambres sont propres mais de taille réduite, comme souvent dans les grandes villes. Il manque éventuellement un lieu pour se restaurer lorsqu’on achète quelques spécialités sur le pouce.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville ou dans le grand centre commercial près de la gare. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.
Ceci étant, notre vrai coup de cœur a été le 551 Horai. Installés dans plusieurs coins de la ville, ces stands proposent raviolis et bao juteux qui nous ont régalés deux soirs de suite. On en aurait bien ramenés à la maison !

Fushimi Inari

20 avril 2023

Nous voilà de retour dans Gion, quartier plein de charme constitué de ruelles tortueuses bordées de ryokan, de maisons de thé et de bâtiments anciens abritant diverses boutiques, vaut effectivement le détour. Après une visite un peu entachée par la foule, nous avons pris le parti d’y revenir, tôt le matin, et n’avons pas un instant regretté ce choix !

Alors que les échoppes n’étaient pas encore ouvertes, on a eu la joie de remonter les rues étroites seuls ou presque, pouvant ainsi profiter du décor en toute sérénité. Le temps de notre balade, nous avons rencontré par hasard trois couples en pleine séance photo, l’occasion d’admirer de plus près le détail des kimonos colorés.

Après cette agréable redécouverte de Gion, nous filons vers notre dernière étape à Kyoto, le Fushimi Inari. Dès que l’on s’intéresse un peu au Japon, il est impossible de rater la fameuse photo des enfilades de toriis flamboyants caractéristiques des lieux. Nous n’en savions pas plus en arrivant et avons donc été surpris de l’ampleur du sanctuaire.

Sur une surface impressionnante, temples, toriis et petits hôtels de prière s’étendent en effet vers les hauteurs. On dénombre sur le site plus de 10 000 portes de cette teinte rouge gravées d’une encre sombre à l’arrière. De prime abord, on trouve ces grandes structures plutôt jolies et spirituelles mais la vérité est plus étonnante. En réalité ces toriis sont offerts par des entreprises en quête de réussite à Inari, divinité protectrice des moissons et patronnes des commerces. Derrière chacun d’eux, sont donc indiqués le nom du donateur et la date de l’offrande… ou de la publicité !

Comme les autres, on tient à notre photo typique de cet impressionnant alignement de bois vermillon à travers lequel passent quelques rayons du soleil.  La photo faite, on grimpe tout de même jusqu’au sommet du sanctuaire, le long d’un chemin de randonnée qui s’étend sur quelques kilomètres dans une ambiance plus ombragée et plus tranquille. On y trouve tout un tas de sculptures et de représentation de renard, messager d’Inari dans la tradition locale. Certaines sont habillées de rouge, d’autres envahies par une mousse au vert vif.

Après cette jolie parenthèse, il nous faut désormais repartir vers la gare pour de nouvelles aventures. Sous un soleil écrasant, on traverse quelques rues commerçantes, entre babioles touristiques et stands de tofu grillé laissant échapper des volutes de fumée. Pour la première fois, on souffre de la chaleur et nous ne sommes visiblement pas les seuls !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La traversée des torii au sommet du sanctuaire

Coté pratique

Les activités

Fushimi Inari Taisha
Accès libre
Entrée libre
Il vaut mieux venir tôt le matin ou à la tombée de la nuit pour éviter la foule. Néanmoins, si vous comptez faire toute la balade (3h environ), vous devriez être tranquille assez rapidement, la plupart des visiteurs ne gravissent qu’une toute petite partie du Mont Inari.

Le logement

Hotel M’s Plus Shijo Omiya, Nakagyo-ku Nishikioomiyacho 114 , Nakagyo Ward, Kyoto, 604-8365
Chambres petites mais modernes et équipés. le logement est à proximité directe du métro mais ne propose pas de petit déjeuner. Une salle est cependant à disposition au rez de chaussée et offre la possibilité de prendre un café ou de réchauffer un plat.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Kura Sushi, Japon, 〒604-8035 Kyoto, Nakagyo Ward, Sakuranocho, 415 京都松竹座ビル B1F
Kura est une grande chaine japonaise qui mise sur l’un des fameux tapis roulant où passent sushis et makis. Il faut admettre que le système est étonnamment efficace. Soit on récupère des plats directement sur le tapis du bas et ils sont ajoutés automatiquement à la ta note, soit on commande sur une tablette et les plats arrivent sur le tapis roulant supérieur, accompagnés d’une petite musique. Les tarifs sont accessibles, les plats sont très corrects et l’expérience amusante. Seul inconvénient, il y a très souvent la queue… mieux vaut anticiper !
Le lien : https://www.kurasushi.co.jp/en/

Gion

19 avril 2023

Étonnant mélange de traditions et de modernité, Kyoto nécessite sans aucun doute un arrêt de plusieurs jours pour essayer d’en découvrir toutes ses facettes. Après la périphérie de la ville du côté du temple d’or, nous en visitons désormais le cœur.

On commence par le marché de Nishiki, large allée couverte sur laquelle donne plus d’une centaine de stands autour de la nourriture : brochettes, viandes, fruits de mer, gâteaux, crêpes, fruits secs, thé… En quelques centaines de mètres, il y a là de quoi s’organiser un vrai food tour ! Si certains stands nous font vraiment de l’œil (leurs omelettes sont absolument parfaites), d’autres nous rebutent un peu comme les brochettes de petits poulpes, encore entiers et tout mignons sur leur bout de bois fin. Au Japon, manger en marchant dans la rue ne se fait pas, on ne trouve d’ailleurs presque pas de poubelles publiques. Aussi, chaque commerce possède un petit bar où quelques bancs pour s’installer et déguster leurs produits sur le pouce, bien à l’abri sous un plafond coloré et vitré.

Le marché s’achève dans une longue galerie commerçante couverte que l’on arpentera, durant notre séjour, plusieurs fois à la recherche de cadeaux, vêtements ou encore pour dilapider notre monnaie dans les milliers de jeux de grappins existants ! On retrouve ce système de galeries dans la plupart des grandes villes japonaises et elles offrent chaque fois une multitude de commerces. On y trouve même plusieurs temples dispersés tout au long du parcours.

De l’autre côté de la rivière Kamo-gawa, juste après Pontocho, s’ouvre un Kyoto plus ancien à l’architecture bien moins occidentalisée. Gion, quartier plein de charme constitué de ruelles tortueuses bordées de ryokan, de maisons de thé et de bâtiments anciens abritant diverses boutiques, vaut effectivement le détour.

Le quartier vaut indéniablement le détour mais, en cet après midi grisonnante, il est pris d’assaut par une foule impressionnante de visiteurs. Tant qu’on peine à immortaliser l’ambiance des lieux. Au final, nous avons décidé d’y retourner le lendemain matin !

C’est justement en suivant ces jolies tenues que nous sommes tombés sur le temple bouddhiste Yasaka Kōshin-dō qui nous a tout de suite attiré l’œil avec ses milliers de balles aux tons vifs. Ce sanctuaire n’est sans doute pas le plus grand ni le plus intéressant du pays et pourtant, c’est l’un de ceux que j’ai préféré ! Toutes ces étoffes bariolées représentent Kukurizaru, singe aux pieds et mains liées. Dans ce lieu dédié à Koshin-san et aux singes de la sagesse, il est coutume de sacrifier l’un de ces désirs dans un Kukurizaru, permettant ainsi de se débarrasser de ses convoitises.

Au sein du temple comme dans la rue, on rencontre beaucoup de tenues traditionnelles, parfois portées par des japonais, d’autres par des touristes venus faire, le temps d’une journée, l’expérience de ces tenues mythiques. Dans les deux cas, on repart de ces lieux pleins de couleurs avec de jolies images dans la boîte !

Au sommet du quartier, perché sur une colline, trône Kiyomizu-dera, monument majeur de Kyoto. Le sanctuaire, qui abrite à la fois un temple bouddhiste et des bâtisses shinto est généralement très prisé à l’automne pour sa vue sur les arbres flamboyants. L’accès est libre sur la première partie, au sommet des marches, et offre déjà une vue intéressante sur la ville. La seconde partie des lieux, abritant la célèbre partie sur pilotis, nécessite, elle, un billet d’entrée.

Un peu abrutis par la foule de l’après-midi et fatigués d’avoir déambulé toute la journée, on repart tranquillement vers la rivière, changeant d’itinéraire au fil de nos envies. Au coin d’une rue, on rencontrera deux geishas aux pas pressés qui n’ont malheureusement pas souhaité être prises en photo. On les regarde avec curiosité s’engouffrer dans un taxi et filer sur la route à l’heure où le soleil décline, rejoignant sans doute des lieux plein d’histoire.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le petit mais très coloré temple bouddhiste Yasaka Kōshin-dō

Coté pratique

Les activités

Marché de Nishiki
Ouverts tous les jours de 9h à 17h, 19h pour certaines boutiques
Certaines échoppes ferment le mercredi et le dimanche
Entrée libre

Temple Yasaka Kōshin-dō
Ouverts tous les jours de 9h à 17h
Entrée libre

Sanctuaire Kiyomizu-dera
Ouverts tous les jours de 6h à 18h
Ouvertures nocturnes ponctuelles de 18h30 à 21h30
Entrée 400Y

Le logement

Hotel M’s Plus Shijo Omiya, Nakagyo-ku Nishikioomiyacho 114 , Nakagyo Ward, Kyoto, 604-8365
Chambres petites mais modernes et équipés. le logement est à proximité directe du métro mais ne propose pas de petit déjeuner. Une salle est cependant à disposition au rez de chaussée et offre la possibilité de prendre un café ou de réchauffer un plat.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Kura Sushi, Japon, 〒604-8035 Kyoto, Nakagyo Ward, Sakuranocho, 415 京都松竹座ビル B1F
Kura est une grande chaine japonaise qui mise sur l’un des fameux tapis roulant où passent sushis et makis. Il faut admettre que le système est étonnamment efficace. Soit on récupère des plats directement sur le tapis du bas et ils sont ajoutés automatiquement à la ta note, soit on commande sur une tablette et les plats arrivent sur le tapis roulant supérieur, accompagnés d’une petite musique. Les tarifs sont accessibles, les plats sont très corrects et l’expérience amusante. Seul inconvénient, il y a très souvent la queue… mieux vaut anticiper !
Le lien : https://www.kurasushi.co.jp/en/

Autour de Kyoto

18 avril 2023

Après une dizaine de jours de voyage, nous arrivons pour la première fois à Kyoto, autrefois capitale du Japon et réputée pour avoir conservé un patrimoine ancien. Plus portée sur les traditions que Tokyo, elle nous apparaissait comme une étape incontournable du voyage. Notre première visite se fait pourtant en périphérie de la ville, au pied des montagnes et dans un univers ancien.

Au bout d’une allée bordée d’arbres, le fameux Kinkaku-ji, plus communément connu sous le surnom de Temple d’or, est l’un des temples bouddhistes les plus emblématiques (et les plus visités) du Japon. Il doit sa renommée à la particularité de son bâtiment principal, dont les deux étages supérieurs sont recouverts de feuilles d’or… Installée au cœur d’un étang paisible, lui-même entouré d’un jardin, il faut bien reconnaitre que la bâtisse a de l’allure. Un héron posé là achève de parfaire cette harmonieuse entrée en matière, en tout point semblable à ce que l’on imaginait avant de parcourir le Japon.

Passée cette première vision, on opte pour une balade entourée de pins qui court tout autour du temple, offrant plusieurs points de vue sur les étages dorés. A la fin du parcours, une maison de thé en partie dissimulée par la végétation permet de déguster une pâtisserie et un matcha dans un décor plein de sérénité.

La visite continue au temple Tenryu-ji, passant d’étangs en bosquets, le long d’une allée gravillonnée. Le jardin de promenade est sans doute tout aussi marquant que le temple d’or avec ses formes rondes, ses couleurs vives, ses eaux calmes et ses îlots rocheux. Au pied des arbres, d’incroyables tapis d’une mousse épaisse, humide et verdoyante couvrent les premières hauteurs des montagnes entourant l’ancienne capitale. En toile de fond, de majestueux pins grimpent vers les collines…. Quel spectacle ! Bien loin de l’agitation d’une grande ville et malgré le nombre de visiteurs, nous avons été surpris par le calme qui règne en maitre au cœur de cet îlot de verdure.

A quelques pas du jardin se trouve la bambouseraie d’Arashiyama, la plus célèbre du pays. Le bambou étant symbole de force et de prospérité, le secteur est, parait-il, autant prisé par les locaux que par les touristes. Les lieux sont en effet impressionnants : sur un demi kilomètre, des milliers de tiges s’élèvent vers le ciel autour d’un chemin étroit, les feuillages masquant presque l’azur tant ils sont denses. Ça, c’est pour la carte postale.

En revanche, si vous rêviez d’apprécier le bruissement du vent dans les fines feuilles, le balancement des longes tiges sous la brise et le calme d’une après midi de printemps… c’est raté ! A moins de vous lever très tôt, il faudra compter sur l’impressionnante foule qui traverse la bambouseraie, plus ou moins respectueusement (de nombreux bambous sont malheureusement gravés aux initiales des visiteurs…).

On termine la soirée sur Pontocho, célèbre allée piétonne longeant la rivière Kamo-gawa dans le centre-ville de Kyoto. Marquée par son architecture typique avec des bâtisses en bois sur deux étages et des lanternes en papier suspendues un peu partout, elle s’éveille à l’heure où le soleil se couche.

Cette allée étroite se gorge alors de monde et il est parfois difficile de circuler entre les façades des nombreux bars et restaurants pris d’assaut. Les plus prisés, où la réservation est indispensable, donnent parfois sur la rivière par le biais de larges baies vitrées. Malgré cette agitation, on s’attendrait presque à trouver derrière l’une de ces portes un de ces anciens salons de thé où geisha et maiko exerçaient leurs talents.

Pour ce qui est de la cuisine, il y en a pour tous les goûts : restaurants de poissons, de soupes, de viandes, de grillades ou même de cuisine internationale. le long de l’allée, il y en a aussi pour tous les prix, bien qu’il faille tout de même s’attendre à des tarifs plus élevés que la moyenne. En bref, si la traversée de ce secteur nous parait incontournable, mieux vaut avoir préparé sa soirée entre ces murs pour en profiter au mieux !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le paisible jardin du temple Tenryu-ji

Coté pratique

Les activités

Kinkaku ji (pavillon d’or)
Ouvert tous les jours de 9h à 17h
Entrée 400Y

Tenryu-ji
Ouvert tous les jours de 8h30 à 17h
Entrée 500Y pour les jardins, 300Y de plus pour l’intérieur des bâtiments

Bambouseraie d’Arashiyama
Ouverte tous les jours, 24h/24
Entrée gratuite

Le logement

Hotel M’s Plus Shijo Omiya, Nakagyo-ku Nishikioomiyacho 114 , Nakagyo Ward, Kyoto, 604-8365
Chambres petites mais modernes et équipées. Le logement est à proximité directe du métro mais ne propose pas de petit déjeuner. Une salle est cependant à disposition au rez de chaussée et offre la possibilité de prendre un café ou de réchauffer un plat.

Les repas

Maison de thé du temple Kinkaku ji
A la fin de votre visite, n’hésitez pas à vous arrêter pour déguster un thé près de l’autel dédié à Fudô Myôô (500Y).

Kura Sushi, Japon, 〒604-8035 Kyoto, Nakagyo Ward, Sakuranocho, 415 京都松竹座ビル B1F
Kura est une grande chaine japonaise qui mise sur l’un des fameux tapis roulant où passent sushis et makis. Il faut admettre que le système est étonnamment efficace. Soit on récupère des plats directement sur le tapis du bas et ils sont ajoutés automatiquement à la ta note, soit on commande sur une tablette et les plats arrivent sur le tapis roulant supérieur, accompagnés d’une petite musique. Les tarifs sont accessibles, les plats sont très corrects et l’expérience amusante. Seul inconvénient, il y a très souvent la queue… mieux vaut anticiper !
Le lien : https://www.kurasushi.co.jp/en/

Nara

17 avril 2023

Après un éveil au son des mantras de la cérémonie du feu, nous posons nos valises dans la célèbre cité de Nara. Bien moins imposants que Kyoto ou Osaka, elle est pourtant de tous les circuits touristiques lors d’un premier voyage au Japon. On comprend vite pourquoi…

Ancienne capitale du Japon aux nombreux monuments inscrits au patrimoine mondial de l’humanité, il s’en dégage une atmosphère d’un autre temps. Après l’animation et la modernité de Tokyo, Nara et son calme nous font du bien.

En partant de la gare à pied, on remonte donc l’allée principale (en s’achetant un petit melon pan au passage, il ne faut pas perdre les bonnes habitudes !). Rapidement, on tombe sur le Naramachi et son immense marché couvert, plein de boutiques et… de jolies plaques d’égout ! Le Japon possède en effet une improbable collection de pièces d’assainissement en fonte, souvent réalisées à l’effigie d’un emblème de la ville. Elles ont commencé à fleurir dans le pays dans les années 60, à une époque où il s’agissait de faire accepter à la population de couteux travaux de création de réseaux. On voudrait les mêmes à la maison non ?

Nos pas nous conduisent rapidement vers le parc de Nara, cœur de la ville et concentré d’histoire attenant aux quartiers les plus anciens. C’est aussi l’habitat des stars de la cité : les cerfs sacrés. Ils sont ici clairement chez eux, déambulant librement entre les monuments et au milieu des visiteurs, s’inclinant parfois devant les passants. Habitués à être nourris, ils ont fini par apprendre que ce geste leur attirait bien souvent une friandise. D’ailleurs, les touristes s’essayant à l’achat de nourriture sont souvent largement entourés, voire un peu dépassés par le nombre ou l’insistance de ces grands gourmands. On choisit plutôt de ne rien acheter, préférant une approche plus naturelle et plus zen.

S’il y a un site qui nous a impressionné lors de notre voyage, c’est bien le Tōdai-ji. Cet immense sanctuaire abrite le plus vaste monument en bois du monde, écrin fragile pour un monstre de métal, le Daibutsu.

Passé la porte, on ouvre donc des yeux ronds sur plus de 250 tonnes de bronze et quelques 15 mètres de haut, rien que ça. Malgré ces chiffres, une étrange délicatesse flotte sur les traits de l’imposante sculpture. Autour d’elle, d’autres gardiens, figures mythologiques, sont plus inquiétants.

Bien qu’il soit difficile de poser son regard sur autre chose que l’incroyable bouddha et la charpente complexe qui l’abrite, on jette quand même un œil sur l’exposition on fond de la salle, présentant l’évolution du sanctuaire au fil des siècles, marqués de phase de déconstruction et de reconstruction.

En s’enfonçant dans le parc, le décor change, le paysage devient moins lisse, le parc laisse place à la forêt. On gagne ainsi le secteur du Kasuga Taisha et ses milliers de lanternes en pierre grise, recouvertes en partie de mousses et de branchages. Les lieux sont plus calmes, moins visités et les cerfs évoluent paisiblement entre les sculptures. Malgré l’effet marquant du Daibutsu, mon coup de cœur va sans doute à ces lieux où nature et spiritualité se mêlent avec harmonie.

Le sanctuaire shinto en lui-même, bâtiment tout de rouge et de blanc, est décoré de lanternes de bronze suspendues entre les couloirs. Son cœur est parfumé par les effluves d’une glycine centenaire aux branches s’étirant de tout côté, apportant une ombre discrète aux voyageurs fatigués. Sur les murs, des plaques de prières en forme de petits daims égayent encore les lieux. Nous n’avons pas forcément choisi de le visiter, peu convaincu par l’intérêt (on voit déjà beaucoup de chose de l’extérieur) mais les lieux méritent vraiment le détour.

On quitte finalement ce secteur paisible pour retourner à la gare par le centre ancien, peuplé de petites maisons de bois et de passants à vélo. Demain, d’autres décors, plus agités, nous attendent !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le secteur du Kasuga Taisha et ses milliers de lanternes

Coté pratique

Les activités

Temple Todai-ji
Ouvert tous les jours entre 7h30 et 8h jusqu’à 17h ou 17h30 selon les saisons
Entrée 600Y pour le Daibutsuden
Entrée 600Y pour le musée national voisin
Entrée combinée 1000Y

Kasuga Taisha
Ouvert tous les jours entre 6h30 et 7h jusqu’à 17h ou 17h30 selon les saisons
Entrée 500Y

Le logement

Hotel Rokune, Sanjo Miyamaecho 1-19, Nara, 630-8121, Japon
Hôtel situé à proximité de la gare de Nara et donc accessible à pied. L’enregistrement se fait automatiquement et il n’y a pas de personnel sur place. En revanche, les chambres sont grandes, confortables, disposent d’une petite cuisine, d’une large salle de bain et d’une machine à laver. une bonne surprise !

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Salon Naramachi, 31-1 Ganriincho, Nara, 630-8221
A défaut de cérémonie du thé en bonne et due forme, nous avons opté pour une sorte de tea time dans un décor typique, tout en bois. Au-delà du calme et de la vue sur le jardin, il s’agit ici de déguster du matcha préparé dans la tradition et, surtout, des mochis savoureux. Le prix est relativement élevé mais la qualité nous a semblé bien supérieure à la moyenne.

Gyokuzoin

16 avril 2023

Après une première partie du voyage en voiture, nous poursuivons aujourd’hui notre périple en train, le réseau ferré étant particulièrement réputé au Japon. Équipés de notre voucher, on se pointe donc la fleur au fusil à la gare… pour tomber sur une interminable file d’attente. En effet, pour récupérer les fameux JR pass, offrant un accès illimité au plus gros du réseau, il faut auparavant échanger son petit coupon contre le pass réel. Nous n’étions pas les seuls à en avoir eu l’idée. Il nous faudra près de 2h pour nous entamer le trajet et partir loin de Tokyo et de son agitation.

Après plusieurs correspondances finalement plutôt faciles, nous arrivons dans la petite gare de Oji où une courte rangée de taxis attend. Plus qu’une vingtaine minutes de trajet et nous arrivons enfin à Gyokuzoin.

Le sanctuaire, immense, offre aux voyageurs l’opportunité de séjourner entre ses murs, pour une nuit au plus. Arrivés vers 16h, un moine nous accueille et nous explique les grandes lignes de notre court séjour. Une fois débarrassés de nos bagages, nous partons donc à la découverte du sanctuaire, quasi déserté par les visiteurs à cette heure.

Nous avions vraiment négligé le temps qu’il nous faudrait pour le parcourir entièrement tant le lieu est immense. Très vite, on regrette de ne pas être partis plus tôt de Tokyo pour profiter davantage de l’atmosphère, sereine et apaisante. On se faufile entre les temples, grimpant des volées de marches, battant la pierre grise. On passe devant des statues de bouddhas par dizaines, de la plus petite à la plus majestueuse. On serpente le long de pagodes colorées et, surtout, on prend des dizaines de clichés.

Un premier sentier s’élève bientôt dans les hauteurs pour terminer sous des dizaines de torii. Au sommet, un petit temple offre une vue panoramique sur la forêt. Les premières lanternes s’éclairent à mesure que le soleil décline, soulignant qu’il est temps de rentrer au logement.

Les chaussures sont abandonnées à l’entrée, les kimonos enfilés et le repas servi dans la tradition, sur des plateaux de différentes hauteurs posés au sol, accompagné de thé chaud. Comme les moines, j’opte pour un repas végétarien dont il n’est pas facile d’identifier toutes les saveurs tant certains mets diffèrent de nos habitudes. Nous sommes finalement nombreux à résider au sanctuaire pour la nuit et pourtant, le calme est étonnant dans cette grande salle.

Avant de rejoindre nos futons pour une courte nuit de sommeil, on s’aventure de nouveau dans les allées pour admirer le sanctuaire de nuit, parsemé de milliers de lanternes éclairées. Nous sommes tous seuls, la plupart des visiteurs ayant opté pour les bains chauds ou pour un moment de repos. L’ambiance du sanctuaire change du tout au tout sous ces lumières, donnant l’impression d’évoluer au cœur d’un Miyazaki.

17 avril 2023

Nous sommes levés avant même le soleil ce matin là. Il est à peine 5h lorsque nous pénétrons dans un petit temple, emmitouflés dans des vêtements chauds, les yeux encore rougis. Chacun s’installe sur le sol autour du foyer et la cérémonie du feu commence bientôt sous fond d’un mantra rythmé de percussions.

Au son du tambour et d’une voix puissante, le rituel du Goma se déroule dans une ambiance mystique. Les premiers gestes ancestraux visent d’abord à nous libérer de mauvaises pensées. Alors que le feu s’élève au cœur de l’hôtel, le prêtre dépose peu à peu des morceaux de bois autour du brasier. Chacun correspond à une prière, rédigée par les visiteurs, et leur consumation amène, selon la croyance, à leur réalisation.

Le mantra s’achève lentement, les derniers coups résonnent sur la toile du tambour et le feu s’éteint doucement. Le prêtre nous invite alors à nous imprégner de la fumée résiduelle en guide de purification et de sagesse. On s’exécute sans un mot avant de quitter le temple, marqués par cette expérience loin des sentiers battus.

Après avoir assisté à la cérémonie du feu, nous poursuivons avec la prière du matin. Dans un décor bien plus luxueux et impressionnant, une poignée de moines bouddhistes s’installent au pied de petites tables de beau face aux effigies de Bishamon. Là aussi, toute la cérémonie est rythmé de mantra, cette fois récités en cœur. De curieuses percussions nous font sursauter la première fois, quand les prêtres, après les avoir fait défiler devant eux en chantant, frappent violemment leur livret de prière sur le bois. Seuls les visiteurs ayant « acheté » une prière sont autorisés à assister à cette cérémonie. Le grand-prêtre récite d’ailleurs leurs noms au cours de la célébration.

Avant de quitter les lieux, on nous propose de descendre au sous sol, dans le noir, pour faire le tour des fondations où se cachent quelques reliques sacrées. On ressort de là sous les lumières timides du petit matin, ayant vraiment l’impression d’avoir vécu des instants hors du temps.

La modernité nous rattrape pourtant bien vite. Alors que nous attendions le taxi pour repartir, un homme en costume tout essoufflé déboule d’un escalier et nous interpelle. Il est bientôt suivi d’un caméraman aux joues rougies par l’effort, ayant probablement traversé tout le sanctuaire au pas de course. Osaka TV, en visite sur le site, nous interroge alors sur notre expérience au sein de Gyokuzoin ! De quoi rajouter un peu d’insolite à notre journée déjà mouvementée.

Le coup de cœur de Ptit Jo

La cérémonie du feu aux premières heures du jour

Coté pratique

Les activités

Prière du matin : 5000Y par groupe
Participation à la cérémonie du feu : compter 500 à 1000Y pour les morceaux de bois sur lesquels sont inscrites les prières.

Le logement

Gyokuzoin, 2280 Shigisan, Heguri, Ikoma District, Nara 636-0923
Le temple possède un bâtiment dédié à l’accueil des visiteurs, pour une nuit ou plus. Les locaux sont propres et les chambres assez grandes avec un petit balcon. On y trouve un petit coffre et une bouilloire pour se réchauffer après un tour dans les montagnes. Comme souvent dans les établissements traditionnels, les douches sont communes (les hommes d’un côté, les femmes de l’autre) et associées à des bains chauds.

Les repas

Il n’y a aucune option pour les repas à proximité du temple. Aussi, il est généralement proposé de prendre le petit-déjeuner et le diner sur place. Les repas sont copieux, de qualité et traditionnels. Une option végétarienne est disponible.

Autour de Shibuya

15 avril 2023

On ouvre les yeux ce matin-là sous une pluie battante des plus décourageantes. Pourtant, il est difficile d’esquiver notre journée. Notre voyage est aujourd’hui l’occasion de retrouvailles familiales avec des proches expatriés et 4 générations nous attendent pour une journée de visite. On les retrouve à la gare, déjà bien mouillés, au milieu de nuées de parapluies dévalant les rues.

Ici, personne n’arbore de manteau de pluie ou, comme nous, de jolis k-ways Décathlon plus ou moins bariolés. Homme ou femme sont habillés le plus souvent avec soin, biens à l’abri sous d’imposants parapluies, presque tous transparents. Pour l’élégance à la française on repassera !

Une fois réchauffés par un lait chaud à la fleur de cerisier (ça existe !) et malgré l’heure relativement matinale, on tente une traversée de Takeshita Dori, temple du Kawaii et de la mode excentrique. Alors qu’on en avait entendu beaucoup de bien et que l’on s’attendait à ne plus savoir où donner de la tête, nous avons finalement été assez déçus par l’endroit qui manquait vraiment d’animation. Difficile de savoir si c’est parce que nous sommes arrivés tout juste à l’ouverture des boutiques ou parce que la météo n’était pas vraiment favorable mais nous avons vraiment l’impression d’être passés à côté.

On se dirige finalement assez rapidement vers les jardins et le sanctuaire Meiji Jingu, toujours largement arrosés. Moins ostentatoire que ceux visités la veille, le lieu est plus paisible. Seuls une série de barils de saké de toutes les provinces de l’empire orne la grande allée centrale, bordée d’arbres centenaires.

Le temple, constitué de plusieurs bâtiments construits autour d’une large place, semble n’être fait que de bois sombre et sobre. Deux grands arbres doivent, quand il fait beau, apporter une ombre appréciable sur les larges pavés gris. Le plus imposant d’entre eux est cerclé de supports débordant de prières. Alors qu’on rédigeait notre propre vœu à l’arrière de ces petits morceaux de bois colorés, nous avons rencontré tout un cortège de mariage en tenue traditionnelle, évoluant à l’abri des coursives dans des tenues soignées. Une jolie surprise !

Après une pause déjeuner (ou pause séchage), on se dirige à pied vers le célèbre quartier de Shibuya et son impressionnant passage piéton ou les bandes blanches traversent carrément le carrefour en diagonale. On est maintenant tellement humides que mon appareil photo fait des siennes, s’allumant uniquement selon son bon vouloir. Malgré la pluie, la foule est dense et il n’est pas facile de se faufiler entre les parapluies. On tente de grimper dans un immeuble voisin pour observer le passage et la foule en contre bas mais, sans réservation, nous nous retrouvons finalement dans un building un peu déporté où l’on s’installe un bon moment pour discuter. En retournant vers l’hôtel, on espère vraiment revoir le soleil le lendemain !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les élégants mariés de Meiji Jingu

Coté pratique

Les activités

Sanctuaire Meiji Jingu
Ouvert tous les jours du lever du soleil à 16h30.
Entrée gratuite
Sanctuaire particulièrement prisé pour les mariages, surtout le dimanche

Ticket de métro 24h : 600Y par personne

Le logement

Hotel Hillarys Akasaka, 107-0052 Préfecture de Tokyo, 3-12-5 Akasaka, Minato-ku, TokyoUn Hôtel idéalement placé et propre mais aux chambres, comme souvent dans ces grandes villes, plutôt petites. Le logement met à disposition des pyjamas et propose un accès à des bains traditionnels.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Temples et néons

14 avril 2023

Après une courte visite à la boutique Ghibli et un rapide câlin à Totoro, on quitte la Skytree pour rejoindre le temple Senso-ji. Si le centre commercial au pied de la tour est plutôt sympathique, la balade qui file jusqu’au sanctuaire est relativement sans intérêt. On note juste au passage de la rivière cet étrange bâtiment, pour le moins insolite, siège d’une célèbre marque de bière…

De l’autre côté du pont, on découvre rapidement une allée marchande grouillant de monde et dont l’entrée est marquée par une énorme porte rouge : la Nakamise-dori. Sur quelques centaines de mètres à peine, des dizaines de stands de nourriture fumants jouent des coudes avec des boutiques de souvenirs débordants de breloques en tout genre : maneki neko, lanternes, masques et baguettes s’entassent ici sous toutes leurs formes. Fatalement, on trouve dans cette ruelle plus de touristes que n’importe où en ville. On croise aussi nos premiers kimonos, l’artère étant bordée de boutiques de location à la journée. Malgré le manque d’authenticité dans tout ça, on se plait à capter quelques images colorées.

Vient alors l’arrivée aux pagodes et aux bâtiments même composant le temple. Entièrement détruit durant la seconde guerre mondiale, il a été complètement reconstruit pour coller à sa forme d’antan. On franchit une nouvelle porte, passant sous une gigantesque lanterne (il parait qu’elle pèse plus de 700 kg !) au fond sculpté en forme de dragon. Sur les abords, de petits stands enfumés par l’encens proposent diverses forment de prières et de prédictions pour l’avenir.

On peut y acheter des omamori, des amulettes aux pouvoirs diverses qui protègent de la malchance ou de la maladie, ainsi que des omikuji, prédictions inscrites sur des bandelettes de papier. Lorsque la prédiction est de mauvaise augure, elle est attachée sur un filin proche des échoppes. Quant aux imposants bruleurs d’encens, les jokoro, ils permettent aux visiteurs de s’imprégner de la fumée, tant pour la clarté de l’esprit que pour la guérison des parties endolories du corps.

On observe les différents rituels avec intérêt, entre offrandes aux esprits et espoirs de bonne fortune. L’atmosphère est ici, malgré la foule, plutôt spirituelle et le temple vaut finalement le détour.

Sur les abords du temple, un petit parc ramène un peu de verdure au milieu ces teintes grises et rouges. Quelques lieux de prières y sont dispersés, accueillant des hommages plus discrets, pendant que de nombreuses jeunes femmes déambulent en kimono dans ce décor de carte postale. En le traversant, on déboule dans une galerie marchande couverte, nettement plus calme et moins fréquentée, qu’on parcourt avec plaisir après ce bain de foule. On y trouve d’ailleurs de quoi se réconforter : des melon pan tout chauds, à la croute sucrée craquante et au cœur de glace vanille…

A force de traverser les ruelles de la ville, nous arrivons au parc d’Ueno, lui aussi réputé pour ses différents lieux de culte. Les plus connu est sans doute le Sanctuaire Tosho-gu, dissimulé au fond d’une allée bordée de grands arbres et de lanternes de pierre. Sa porte d’or est, il faut bien le reconnaitre, plutôt impressionnante avec ses sculptures féroces. Nos pas nous mènent ensuite au bord de l’étang Shinobazu, abritant lui aussi un sanctuaire à la façade couverte de lanternes blanches.

Nos visites spirituelles terminées, on se dirige vers un secteur plus coloré (et éclairé !) de la ville : Akihabara. Un vent de modernité souffle sur les premières centaines de mètres abritant autant d’échoppes de vêtements aux vitrines flashy que de fastfoods bariolés. Puis, en arrivant dans le quartier en lui-même, les façades se peignent d’enseignes lumineuses indiquant la présence d’arcades sur plusieurs étages, de mangas, de boutiques de retro gaming ou de fabrications de robots.

Ici, des dizaines de machines à grappins colonisent des bâtiments entiers, des cartes Pokémon s’exposent par milliers, des étagères croulent sous le nombre de mangas ou de jouets de collections. Au milieu de tout ce fouillis, des immeubles entiers accueillent des bars plus ou moins sélect, bars à chats ou maid cafés. Pas de doute, on a vraiment changé d’univers !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La chasse aux pokémons rares dans le quartier d’Akihabara

Coté pratique

Les activités

Temple de Senso-Ji et porte du Kaminari Mon
Ouvert tous les jours de 6h à 17h.
Entrée gratuite

Sanctuaire Tosho-gu
Ouvert tous les jours de 9h à 17h.
Entrée 200Y

Ticket de métro 24h : 600Y par personne

Le logement

Hotel Hillarys Akasaka, 107-0052 Préfecture de Tokyo, 3-12-5 Akasaka, Minato-ku, TokyoUn Hôtel idéalement placé et propre mais aux chambres, comme souvent dans ces grandes villes, plutôt petites. Le logement met à disposition des pyjamas et propose un accès à des bains traditionnels.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Le centre de Tokyo

13 avril 2023

Après avoir pris la route, déposé les bagages à l’hôtel, rendu la voiture et pris le train depuis l’aéroport de Narita, nous faisons enfin nos premiers pas dans Tokyo. Un peu au hasard, nous avons choisi la gare centrale de Tokyo pour débuter notre visite. Son architecture est particulière : toute en brique et plutôt longue, la gare trône au milieu de buildings aux façades de verre qui filent vers le ciel.

Après une courte balade, on se laisse tenter par la visite du premier Pokémon Center de ce séjour. Enfants de la génération Pokémon, on découvre les lieux avec de grands yeux face aux murs de peluches, aux milliers de goodies et aux sachets de cartes brillants. Les lieux sont impressionnants, décorés et emprunts d’une excitation digne de l’entrée à Disneyland. En bons pigeons, on visitera d’ailleurs tous les centres qui croiseront notre chemin jusqu’à notre retour en France, découvrant chaque fois de nouveaux détails ou gadgets que l’on n’avait pas vu précédemment.

Avant de rentrer, on s’offre un détour vers la tour de Tokyo, sorte de Tour Eiffel bariolée au cœur d’une forêt de buildings. On choisit d’y grimper de nuit pour profiter des lumières de la ville vues d’en haut. Passés les milliers de poissons colorés suspendus entre les pieds de la structure et arrivés au premier niveau, un jeu de projections de lumières sur les parois vitrées rappelle la fin de la saison des cerisiers.

14 avril 2023

Cette fois, nous disposons d’une véritable journée pour découvrir la ville et pas simplement de quelques heures. On se dirige pour commencer dans l’un des coins les plus excentrés de Tokyo afin de visiter le TeamLab, un musée d’art numérique. Rien que l’arrivée est déconcertante. Une petite vidéo passe, nous expliquant que chaussures et chaussettes doivent être laissées au vestiaire et les pantalons remontés jusqu’aux genoux. On s’exécute avec curiosité et l’exploration commence…

Dans un couloir presque dépourvu de lumière, on remonte d’abord un petit ruisseau agité, sorte de pédiluve naturel (mais qui sent bien le chlore) destiné à garantir l’hygiène des lieux. On reconnait bien là le Japon ! La première salle que l’on traverse est, elle aussi, quasiment noire, à peine éclairée par quelques spots sur le plafonds. Le sol est recouvert d’immenses pans de tissus qui semblent recouvrir des coussins géants. On marche là-dedans en s’enfonçant parfois jusqu’aux genoux, les gamins se jettent sur le sol ou font des galipettes avec bonheur. Il ne faut donc pas plus de 5 minutes pour réaliser que ce musée n’a rien de traditionnel.

Un autre couloir, toujours aussi sombre, nous mène, lui, à une salle baignée de lumière. Des milliers de bandes LED tombant du plafond emplissent la salle dont les murs, sol et plafond sont entièrement recouverts de miroirs. On avance là-dedans comme dans un rideau de pluie, entourés d’un nombre improbables de gouttes de lumières aux couleurs et à l’intensité changeante. Un vrai moment de magie.

L’expérience continue de salles en salles, toujours plus intrigantes. Nous traversons ainsi un bassin immense, rempli d’eau chaude qui nous monte jusqu’aux genoux, sur laquelle sont projetés jeux de lumière et carpes koï irréelles puis, plus loin, une salle remplie d’immenses ballons aux couleurs changeant avec la lumière. Tout ici est jeu d’ombre et lumière, de miroirs et de projections oniriques. D’autres salles présentent encore des projections étonnantes au plafond, les laissant se refléter sur le sol pour perturber nos sens.

Finalement, sur la fin de l’exposition, on retrouve la lumière du jour dans un champ de mousse modernisé puis dans une fabuleuse pièce miroir où pendent des milliers d’orchidées de formes et de couleurs variées. On sort de là déboussolés mais absolument ravis de l’expérience, prêts à la recommencer !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Notre formidable visite du Team Lab !

Coté pratique

Les activités

Musée de l’art digital – Team Lab
Ouvert tous les jours de 9h à 22h. La dernière entrée se fait 1h avant les heures de fermeture.
Tarif adulte : 3800Y
Réservation indispensable
Lien utile : https://www.teamlab.art/fr/e/planets/

Tokyo Tower
Il existe deux possibilités de visite :
– Celle de l’observatoire principal (150m) : Tokyo Tower Main Deck (1200Y), ouvert de 9h à 23h
– Celle de l’observatoire principal et secondaire (150m/250m) : Tokyo Tower Top Deck Tour (3000Y) ouvert de 9h à 22h45
La dernière entrée se fait 30 minutes avant les heures de fermeture.

Péage pour le trajet retour Matsumoto- Tokyo : 9480Y

Trajet Aéroport Narita – Centre de Tokyo : 1350Y par personne

Ticket de métro 24h : 600Y par personne

Le logement

Hotel Hillarys Akasaka, 107-0052 Préfecture de Tokyo, 3-12-5 Akasaka, Minato-ku, TokyoUn Hôtel idéalement placé et propre mais aux chambres, comme souvent dans ces grandes villes, plutôt petites. Le logement met à disposition des pyjamas et propose un accès à des bains traditionnels.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.