Fushimi Inari

20 avril 2023

Nous voilà de retour dans Gion, quartier plein de charme constitué de ruelles tortueuses bordées de ryokan, de maisons de thé et de bâtiments anciens abritant diverses boutiques, vaut effectivement le détour. Après une visite un peu entachée par la foule, nous avons pris le parti d’y revenir, tôt le matin, et n’avons pas un instant regretté ce choix !

Alors que les échoppes n’étaient pas encore ouvertes, on a eu la joie de remonter les rues étroites seuls ou presque, pouvant ainsi profiter du décor en toute sérénité. Le temps de notre balade, nous avons rencontré par hasard trois couples en pleine séance photo, l’occasion d’admirer de plus près le détail des kimonos colorés.

Après cette agréable redécouverte de Gion, nous filons vers notre dernière étape à Kyoto, le Fushimi Inari. Dès que l’on s’intéresse un peu au Japon, il est impossible de rater la fameuse photo des enfilades de toriis flamboyants caractéristiques des lieux. Nous n’en savions pas plus en arrivant et avons donc été surpris de l’ampleur du sanctuaire.

Sur une surface impressionnante, temples, toriis et petits hôtels de prière s’étendent en effet vers les hauteurs. On dénombre sur le site plus de 10 000 portes de cette teinte rouge gravées d’une encre sombre à l’arrière. De prime abord, on trouve ces grandes structures plutôt jolies et spirituelles mais la vérité est plus étonnante. En réalité ces toriis sont offerts par des entreprises en quête de réussite à Inari, divinité protectrice des moissons et patronnes des commerces. Derrière chacun d’eux, sont donc indiqués le nom du donateur et la date de l’offrande… ou de la publicité !

Comme les autres, on tient à notre photo typique de cet impressionnant alignement de bois vermillon à travers lequel passent quelques rayons du soleil.  La photo faite, on grimpe tout de même jusqu’au sommet du sanctuaire, le long d’un chemin de randonnée qui s’étend sur quelques kilomètres dans une ambiance plus ombragée et plus tranquille. On y trouve tout un tas de sculptures et de représentation de renard, messager d’Inari dans la tradition locale. Certaines sont habillées de rouge, d’autres envahies par une mousse au vert vif.

Après cette jolie parenthèse, il nous faut désormais repartir vers la gare pour de nouvelles aventures. Sous un soleil écrasant, on traverse quelques rues commerçantes, entre babioles touristiques et stands de tofu grillé laissant échapper des volutes de fumée. Pour la première fois, on souffre de la chaleur et nous ne sommes visiblement pas les seuls !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La traversée des torii au sommet du sanctuaire

Coté pratique

Les activités

Fushimi Inari Taisha
Accès libre
Entrée libre
Il vaut mieux venir tôt le matin ou à la tombée de la nuit pour éviter la foule. Néanmoins, si vous comptez faire toute la balade (3h environ), vous devriez être tranquille assez rapidement, la plupart des visiteurs ne gravissent qu’une toute petite partie du Mont Inari.

Le logement

Hotel M’s Plus Shijo Omiya, Nakagyo-ku Nishikioomiyacho 114 , Nakagyo Ward, Kyoto, 604-8365
Chambres petites mais modernes et équipés. le logement est à proximité directe du métro mais ne propose pas de petit déjeuner. Une salle est cependant à disposition au rez de chaussée et offre la possibilité de prendre un café ou de réchauffer un plat.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Kura Sushi, Japon, 〒604-8035 Kyoto, Nakagyo Ward, Sakuranocho, 415 京都松竹座ビル B1F
Kura est une grande chaine japonaise qui mise sur l’un des fameux tapis roulant où passent sushis et makis. Il faut admettre que le système est étonnamment efficace. Soit on récupère des plats directement sur le tapis du bas et ils sont ajoutés automatiquement à la ta note, soit on commande sur une tablette et les plats arrivent sur le tapis roulant supérieur, accompagnés d’une petite musique. Les tarifs sont accessibles, les plats sont très corrects et l’expérience amusante. Seul inconvénient, il y a très souvent la queue… mieux vaut anticiper !
Le lien : https://www.kurasushi.co.jp/en/

Gion

19 avril 2023

Étonnant mélange de traditions et de modernité, Kyoto nécessite sans aucun doute un arrêt de plusieurs jours pour essayer d’en découvrir toutes ses facettes. Après la périphérie de la ville du côté du temple d’or, nous en visitons désormais le cœur.

On commence par le marché de Nishiki, large allée couverte sur laquelle donne plus d’une centaine de stands autour de la nourriture : brochettes, viandes, fruits de mer, gâteaux, crêpes, fruits secs, thé… En quelques centaines de mètres, il y a là de quoi s’organiser un vrai food tour ! Si certains stands nous font vraiment de l’œil (leurs omelettes sont absolument parfaites), d’autres nous rebutent un peu comme les brochettes de petits poulpes, encore entiers et tout mignons sur leur bout de bois fin. Au Japon, manger en marchant dans la rue ne se fait pas, on ne trouve d’ailleurs presque pas de poubelles publiques. Aussi, chaque commerce possède un petit bar où quelques bancs pour s’installer et déguster leurs produits sur le pouce, bien à l’abri sous un plafond coloré et vitré.

Le marché s’achève dans une longue galerie commerçante couverte que l’on arpentera, durant notre séjour, plusieurs fois à la recherche de cadeaux, vêtements ou encore pour dilapider notre monnaie dans les milliers de jeux de grappins existants ! On retrouve ce système de galeries dans la plupart des grandes villes japonaises et elles offrent chaque fois une multitude de commerces. On y trouve même plusieurs temples dispersés tout au long du parcours.

De l’autre côté de la rivière Kamo-gawa, juste après Pontocho, s’ouvre un Kyoto plus ancien à l’architecture bien moins occidentalisée. Gion, quartier plein de charme constitué de ruelles tortueuses bordées de ryokan, de maisons de thé et de bâtiments anciens abritant diverses boutiques, vaut effectivement le détour.

Le quartier vaut indéniablement le détour mais, en cet après midi grisonnante, il est pris d’assaut par une foule impressionnante de visiteurs. Tant qu’on peine à immortaliser l’ambiance des lieux. Au final, nous avons décidé d’y retourner le lendemain matin !

C’est justement en suivant ces jolies tenues que nous sommes tombés sur le temple bouddhiste Yasaka Kōshin-dō qui nous a tout de suite attiré l’œil avec ses milliers de balles aux tons vifs. Ce sanctuaire n’est sans doute pas le plus grand ni le plus intéressant du pays et pourtant, c’est l’un de ceux que j’ai préféré ! Toutes ces étoffes bariolées représentent Kukurizaru, singe aux pieds et mains liées. Dans ce lieu dédié à Koshin-san et aux singes de la sagesse, il est coutume de sacrifier l’un de ces désirs dans un Kukurizaru, permettant ainsi de se débarrasser de ses convoitises.

Au sein du temple comme dans la rue, on rencontre beaucoup de tenues traditionnelles, parfois portées par des japonais, d’autres par des touristes venus faire, le temps d’une journée, l’expérience de ces tenues mythiques. Dans les deux cas, on repart de ces lieux pleins de couleurs avec de jolies images dans la boîte !

Au sommet du quartier, perché sur une colline, trône Kiyomizu-dera, monument majeur de Kyoto. Le sanctuaire, qui abrite à la fois un temple bouddhiste et des bâtisses shinto est généralement très prisé à l’automne pour sa vue sur les arbres flamboyants. L’accès est libre sur la première partie, au sommet des marches, et offre déjà une vue intéressante sur la ville. La seconde partie des lieux, abritant la célèbre partie sur pilotis, nécessite, elle, un billet d’entrée.

Un peu abrutis par la foule de l’après-midi et fatigués d’avoir déambulé toute la journée, on repart tranquillement vers la rivière, changeant d’itinéraire au fil de nos envies. Au coin d’une rue, on rencontrera deux geishas aux pas pressés qui n’ont malheureusement pas souhaité être prises en photo. On les regarde avec curiosité s’engouffrer dans un taxi et filer sur la route à l’heure où le soleil décline, rejoignant sans doute des lieux plein d’histoire.

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le petit mais très coloré temple bouddhiste Yasaka Kōshin-dō

Coté pratique

Les activités

Marché de Nishiki
Ouverts tous les jours de 9h à 17h, 19h pour certaines boutiques
Certaines échoppes ferment le mercredi et le dimanche
Entrée libre

Temple Yasaka Kōshin-dō
Ouverts tous les jours de 9h à 17h
Entrée libre

Sanctuaire Kiyomizu-dera
Ouverts tous les jours de 6h à 18h
Ouvertures nocturnes ponctuelles de 18h30 à 21h30
Entrée 400Y

Le logement

Hotel M’s Plus Shijo Omiya, Nakagyo-ku Nishikioomiyacho 114 , Nakagyo Ward, Kyoto, 604-8365
Chambres petites mais modernes et équipés. le logement est à proximité directe du métro mais ne propose pas de petit déjeuner. Une salle est cependant à disposition au rez de chaussée et offre la possibilité de prendre un café ou de réchauffer un plat.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Kura Sushi, Japon, 〒604-8035 Kyoto, Nakagyo Ward, Sakuranocho, 415 京都松竹座ビル B1F
Kura est une grande chaine japonaise qui mise sur l’un des fameux tapis roulant où passent sushis et makis. Il faut admettre que le système est étonnamment efficace. Soit on récupère des plats directement sur le tapis du bas et ils sont ajoutés automatiquement à la ta note, soit on commande sur une tablette et les plats arrivent sur le tapis roulant supérieur, accompagnés d’une petite musique. Les tarifs sont accessibles, les plats sont très corrects et l’expérience amusante. Seul inconvénient, il y a très souvent la queue… mieux vaut anticiper !
Le lien : https://www.kurasushi.co.jp/en/

Temples et néons

14 avril 2023

Après une courte visite à la boutique Ghibli et un rapide câlin à Totoro, on quitte la Skytree pour rejoindre le temple Senso-ji. Si le centre commercial au pied de la tour est plutôt sympathique, la balade qui file jusqu’au sanctuaire est relativement sans intérêt. On note juste au passage de la rivière cet étrange bâtiment, pour le moins insolite, siège d’une célèbre marque de bière…

De l’autre côté du pont, on découvre rapidement une allée marchande grouillant de monde et dont l’entrée est marquée par une énorme porte rouge : la Nakamise-dori. Sur quelques centaines de mètres à peine, des dizaines de stands de nourriture fumants jouent des coudes avec des boutiques de souvenirs débordants de breloques en tout genre : maneki neko, lanternes, masques et baguettes s’entassent ici sous toutes leurs formes. Fatalement, on trouve dans cette ruelle plus de touristes que n’importe où en ville. On croise aussi nos premiers kimonos, l’artère étant bordée de boutiques de location à la journée. Malgré le manque d’authenticité dans tout ça, on se plait à capter quelques images colorées.

Vient alors l’arrivée aux pagodes et aux bâtiments même composant le temple. Entièrement détruit durant la seconde guerre mondiale, il a été complètement reconstruit pour coller à sa forme d’antan. On franchit une nouvelle porte, passant sous une gigantesque lanterne (il parait qu’elle pèse plus de 700 kg !) au fond sculpté en forme de dragon. Sur les abords, de petits stands enfumés par l’encens proposent diverses forment de prières et de prédictions pour l’avenir.

On peut y acheter des omamori, des amulettes aux pouvoirs diverses qui protègent de la malchance ou de la maladie, ainsi que des omikuji, prédictions inscrites sur des bandelettes de papier. Lorsque la prédiction est de mauvaise augure, elle est attachée sur un filin proche des échoppes. Quant aux imposants bruleurs d’encens, les jokoro, ils permettent aux visiteurs de s’imprégner de la fumée, tant pour la clarté de l’esprit que pour la guérison des parties endolories du corps.

On observe les différents rituels avec intérêt, entre offrandes aux esprits et espoirs de bonne fortune. L’atmosphère est ici, malgré la foule, plutôt spirituelle et le temple vaut finalement le détour.

Sur les abords du temple, un petit parc ramène un peu de verdure au milieu ces teintes grises et rouges. Quelques lieux de prières y sont dispersés, accueillant des hommages plus discrets, pendant que de nombreuses jeunes femmes déambulent en kimono dans ce décor de carte postale. En le traversant, on déboule dans une galerie marchande couverte, nettement plus calme et moins fréquentée, qu’on parcourt avec plaisir après ce bain de foule. On y trouve d’ailleurs de quoi se réconforter : des melon pan tout chauds, à la croute sucrée craquante et au cœur de glace vanille…

A force de traverser les ruelles de la ville, nous arrivons au parc d’Ueno, lui aussi réputé pour ses différents lieux de culte. Les plus connu est sans doute le Sanctuaire Tosho-gu, dissimulé au fond d’une allée bordée de grands arbres et de lanternes de pierre. Sa porte d’or est, il faut bien le reconnaitre, plutôt impressionnante avec ses sculptures féroces. Nos pas nous mènent ensuite au bord de l’étang Shinobazu, abritant lui aussi un sanctuaire à la façade couverte de lanternes blanches.

Nos visites spirituelles terminées, on se dirige vers un secteur plus coloré (et éclairé !) de la ville : Akihabara. Un vent de modernité souffle sur les premières centaines de mètres abritant autant d’échoppes de vêtements aux vitrines flashy que de fastfoods bariolés. Puis, en arrivant dans le quartier en lui-même, les façades se peignent d’enseignes lumineuses indiquant la présence d’arcades sur plusieurs étages, de mangas, de boutiques de retro gaming ou de fabrications de robots.

Ici, des dizaines de machines à grappins colonisent des bâtiments entiers, des cartes Pokémon s’exposent par milliers, des étagères croulent sous le nombre de mangas ou de jouets de collections. Au milieu de tout ce fouillis, des immeubles entiers accueillent des bars plus ou moins sélect, bars à chats ou maid cafés. Pas de doute, on a vraiment changé d’univers !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La chasse aux pokémons rares dans le quartier d’Akihabara

Coté pratique

Les activités

Temple de Senso-Ji et porte du Kaminari Mon
Ouvert tous les jours de 6h à 17h.
Entrée gratuite

Sanctuaire Tosho-gu
Ouvert tous les jours de 9h à 17h.
Entrée 200Y

Ticket de métro 24h : 600Y par personne

Le logement

Hotel Hillarys Akasaka, 107-0052 Préfecture de Tokyo, 3-12-5 Akasaka, Minato-ku, TokyoUn Hôtel idéalement placé et propre mais aux chambres, comme souvent dans ces grandes villes, plutôt petites. Le logement met à disposition des pyjamas et propose un accès à des bains traditionnels.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.