Autour de Shibuya

15 avril 2023

On ouvre les yeux ce matin-là sous une pluie battante des plus décourageantes. Pourtant, il est difficile d’esquiver notre journée. Notre voyage est aujourd’hui l’occasion de retrouvailles familiales avec des proches expatriés et 4 générations nous attendent pour une journée de visite. On les retrouve à la gare, déjà bien mouillés, au milieu de nuées de parapluies dévalant les rues.

Ici, personne n’arbore de manteau de pluie ou, comme nous, de jolis k-ways Décathlon plus ou moins bariolés. Homme ou femme sont habillés le plus souvent avec soin, biens à l’abri sous d’imposants parapluies, presque tous transparents. Pour l’élégance à la française on repassera !

Une fois réchauffés par un lait chaud à la fleur de cerisier (ça existe !) et malgré l’heure relativement matinale, on tente une traversée de Takeshita Dori, temple du Kawaii et de la mode excentrique. Alors qu’on en avait entendu beaucoup de bien et que l’on s’attendait à ne plus savoir où donner de la tête, nous avons finalement été assez déçus par l’endroit qui manquait vraiment d’animation. Difficile de savoir si c’est parce que nous sommes arrivés tout juste à l’ouverture des boutiques ou parce que la météo n’était pas vraiment favorable mais nous avons vraiment l’impression d’être passés à côté.

On se dirige finalement assez rapidement vers les jardins et le sanctuaire Meiji Jingu, toujours largement arrosés. Moins ostentatoire que ceux visités la veille, le lieu est plus paisible. Seuls une série de barils de saké de toutes les provinces de l’empire orne la grande allée centrale, bordée d’arbres centenaires.

Le temple, constitué de plusieurs bâtiments construits autour d’une large place, semble n’être fait que de bois sombre et sobre. Deux grands arbres doivent, quand il fait beau, apporter une ombre appréciable sur les larges pavés gris. Le plus imposant d’entre eux est cerclé de supports débordant de prières. Alors qu’on rédigeait notre propre vœu à l’arrière de ces petits morceaux de bois colorés, nous avons rencontré tout un cortège de mariage en tenue traditionnelle, évoluant à l’abri des coursives dans des tenues soignées. Une jolie surprise !

Après une pause déjeuner (ou pause séchage), on se dirige à pied vers le célèbre quartier de Shibuya et son impressionnant passage piéton ou les bandes blanches traversent carrément le carrefour en diagonale. On est maintenant tellement humides que mon appareil photo fait des siennes, s’allumant uniquement selon son bon vouloir. Malgré la pluie, la foule est dense et il n’est pas facile de se faufiler entre les parapluies. On tente de grimper dans un immeuble voisin pour observer le passage et la foule en contre bas mais, sans réservation, nous nous retrouvons finalement dans un building un peu déporté où l’on s’installe un bon moment pour discuter. En retournant vers l’hôtel, on espère vraiment revoir le soleil le lendemain !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Les élégants mariés de Meiji Jingu

Coté pratique

Les activités

Sanctuaire Meiji Jingu
Ouvert tous les jours du lever du soleil à 16h30.
Entrée gratuite
Sanctuaire particulièrement prisé pour les mariages, surtout le dimanche

Ticket de métro 24h : 600Y par personne

Le logement

Hotel Hillarys Akasaka, 107-0052 Préfecture de Tokyo, 3-12-5 Akasaka, Minato-ku, TokyoUn Hôtel idéalement placé et propre mais aux chambres, comme souvent dans ces grandes villes, plutôt petites. Le logement met à disposition des pyjamas et propose un accès à des bains traditionnels.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Temples et néons

14 avril 2023

Après une courte visite à la boutique Ghibli et un rapide câlin à Totoro, on quitte la Skytree pour rejoindre le temple Senso-ji. Si le centre commercial au pied de la tour est plutôt sympathique, la balade qui file jusqu’au sanctuaire est relativement sans intérêt. On note juste au passage de la rivière cet étrange bâtiment, pour le moins insolite, siège d’une célèbre marque de bière…

De l’autre côté du pont, on découvre rapidement une allée marchande grouillant de monde et dont l’entrée est marquée par une énorme porte rouge : la Nakamise-dori. Sur quelques centaines de mètres à peine, des dizaines de stands de nourriture fumants jouent des coudes avec des boutiques de souvenirs débordants de breloques en tout genre : maneki neko, lanternes, masques et baguettes s’entassent ici sous toutes leurs formes. Fatalement, on trouve dans cette ruelle plus de touristes que n’importe où en ville. On croise aussi nos premiers kimonos, l’artère étant bordée de boutiques de location à la journée. Malgré le manque d’authenticité dans tout ça, on se plait à capter quelques images colorées.

Vient alors l’arrivée aux pagodes et aux bâtiments même composant le temple. Entièrement détruit durant la seconde guerre mondiale, il a été complètement reconstruit pour coller à sa forme d’antan. On franchit une nouvelle porte, passant sous une gigantesque lanterne (il parait qu’elle pèse plus de 700 kg !) au fond sculpté en forme de dragon. Sur les abords, de petits stands enfumés par l’encens proposent diverses forment de prières et de prédictions pour l’avenir.

On peut y acheter des omamori, des amulettes aux pouvoirs diverses qui protègent de la malchance ou de la maladie, ainsi que des omikuji, prédictions inscrites sur des bandelettes de papier. Lorsque la prédiction est de mauvaise augure, elle est attachée sur un filin proche des échoppes. Quant aux imposants bruleurs d’encens, les jokoro, ils permettent aux visiteurs de s’imprégner de la fumée, tant pour la clarté de l’esprit que pour la guérison des parties endolories du corps.

On observe les différents rituels avec intérêt, entre offrandes aux esprits et espoirs de bonne fortune. L’atmosphère est ici, malgré la foule, plutôt spirituelle et le temple vaut finalement le détour.

Sur les abords du temple, un petit parc ramène un peu de verdure au milieu ces teintes grises et rouges. Quelques lieux de prières y sont dispersés, accueillant des hommages plus discrets, pendant que de nombreuses jeunes femmes déambulent en kimono dans ce décor de carte postale. En le traversant, on déboule dans une galerie marchande couverte, nettement plus calme et moins fréquentée, qu’on parcourt avec plaisir après ce bain de foule. On y trouve d’ailleurs de quoi se réconforter : des melon pan tout chauds, à la croute sucrée craquante et au cœur de glace vanille…

A force de traverser les ruelles de la ville, nous arrivons au parc d’Ueno, lui aussi réputé pour ses différents lieux de culte. Les plus connu est sans doute le Sanctuaire Tosho-gu, dissimulé au fond d’une allée bordée de grands arbres et de lanternes de pierre. Sa porte d’or est, il faut bien le reconnaitre, plutôt impressionnante avec ses sculptures féroces. Nos pas nous mènent ensuite au bord de l’étang Shinobazu, abritant lui aussi un sanctuaire à la façade couverte de lanternes blanches.

Nos visites spirituelles terminées, on se dirige vers un secteur plus coloré (et éclairé !) de la ville : Akihabara. Un vent de modernité souffle sur les premières centaines de mètres abritant autant d’échoppes de vêtements aux vitrines flashy que de fastfoods bariolés. Puis, en arrivant dans le quartier en lui-même, les façades se peignent d’enseignes lumineuses indiquant la présence d’arcades sur plusieurs étages, de mangas, de boutiques de retro gaming ou de fabrications de robots.

Ici, des dizaines de machines à grappins colonisent des bâtiments entiers, des cartes Pokémon s’exposent par milliers, des étagères croulent sous le nombre de mangas ou de jouets de collections. Au milieu de tout ce fouillis, des immeubles entiers accueillent des bars plus ou moins sélect, bars à chats ou maid cafés. Pas de doute, on a vraiment changé d’univers !

Le coup de cœur de Ptit Jo

La chasse aux pokémons rares dans le quartier d’Akihabara

Coté pratique

Les activités

Temple de Senso-Ji et porte du Kaminari Mon
Ouvert tous les jours de 6h à 17h.
Entrée gratuite

Sanctuaire Tosho-gu
Ouvert tous les jours de 9h à 17h.
Entrée 200Y

Ticket de métro 24h : 600Y par personne

Le logement

Hotel Hillarys Akasaka, 107-0052 Préfecture de Tokyo, 3-12-5 Akasaka, Minato-ku, TokyoUn Hôtel idéalement placé et propre mais aux chambres, comme souvent dans ces grandes villes, plutôt petites. Le logement met à disposition des pyjamas et propose un accès à des bains traditionnels.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.

Le centre de Tokyo

13 avril 2023

Après avoir pris la route, déposé les bagages à l’hôtel, rendu la voiture et pris le train depuis l’aéroport de Narita, nous faisons enfin nos premiers pas dans Tokyo. Un peu au hasard, nous avons choisi la gare centrale de Tokyo pour débuter notre visite. Son architecture est particulière : toute en brique et plutôt longue, la gare trône au milieu de buildings aux façades de verre qui filent vers le ciel.

Après une courte balade, on se laisse tenter par la visite du premier Pokémon Center de ce séjour. Enfants de la génération Pokémon, on découvre les lieux avec de grands yeux face aux murs de peluches, aux milliers de goodies et aux sachets de cartes brillants. Les lieux sont impressionnants, décorés et emprunts d’une excitation digne de l’entrée à Disneyland. En bons pigeons, on visitera d’ailleurs tous les centres qui croiseront notre chemin jusqu’à notre retour en France, découvrant chaque fois de nouveaux détails ou gadgets que l’on n’avait pas vu précédemment.

Avant de rentrer, on s’offre un détour vers la tour de Tokyo, sorte de Tour Eiffel bariolée au cœur d’une forêt de buildings. On choisit d’y grimper de nuit pour profiter des lumières de la ville vues d’en haut. Passés les milliers de poissons colorés suspendus entre les pieds de la structure et arrivés au premier niveau, un jeu de projections de lumières sur les parois vitrées rappelle la fin de la saison des cerisiers.

14 avril 2023

Cette fois, nous disposons d’une véritable journée pour découvrir la ville et pas simplement de quelques heures. On se dirige pour commencer dans l’un des coins les plus excentrés de Tokyo afin de visiter le TeamLab, un musée d’art numérique. Rien que l’arrivée est déconcertante. Une petite vidéo passe, nous expliquant que chaussures et chaussettes doivent être laissées au vestiaire et les pantalons remontés jusqu’aux genoux. On s’exécute avec curiosité et l’exploration commence…

Dans un couloir presque dépourvu de lumière, on remonte d’abord un petit ruisseau agité, sorte de pédiluve naturel (mais qui sent bien le chlore) destiné à garantir l’hygiène des lieux. On reconnait bien là le Japon ! La première salle que l’on traverse est, elle aussi, quasiment noire, à peine éclairée par quelques spots sur le plafonds. Le sol est recouvert d’immenses pans de tissus qui semblent recouvrir des coussins géants. On marche là-dedans en s’enfonçant parfois jusqu’aux genoux, les gamins se jettent sur le sol ou font des galipettes avec bonheur. Il ne faut donc pas plus de 5 minutes pour réaliser que ce musée n’a rien de traditionnel.

Un autre couloir, toujours aussi sombre, nous mène, lui, à une salle baignée de lumière. Des milliers de bandes LED tombant du plafond emplissent la salle dont les murs, sol et plafond sont entièrement recouverts de miroirs. On avance là-dedans comme dans un rideau de pluie, entourés d’un nombre improbables de gouttes de lumières aux couleurs et à l’intensité changeante. Un vrai moment de magie.

L’expérience continue de salles en salles, toujours plus intrigantes. Nous traversons ainsi un bassin immense, rempli d’eau chaude qui nous monte jusqu’aux genoux, sur laquelle sont projetés jeux de lumière et carpes koï irréelles puis, plus loin, une salle remplie d’immenses ballons aux couleurs changeant avec la lumière. Tout ici est jeu d’ombre et lumière, de miroirs et de projections oniriques. D’autres salles présentent encore des projections étonnantes au plafond, les laissant se refléter sur le sol pour perturber nos sens.

Finalement, sur la fin de l’exposition, on retrouve la lumière du jour dans un champ de mousse modernisé puis dans une fabuleuse pièce miroir où pendent des milliers d’orchidées de formes et de couleurs variées. On sort de là déboussolés mais absolument ravis de l’expérience, prêts à la recommencer !

Le coup de cœur de Ptit Jo

Notre formidable visite du Team Lab !

Coté pratique

Les activités

Musée de l’art digital – Team Lab
Ouvert tous les jours de 9h à 22h. La dernière entrée se fait 1h avant les heures de fermeture.
Tarif adulte : 3800Y
Réservation indispensable
Lien utile : https://www.teamlab.art/fr/e/planets/

Tokyo Tower
Il existe deux possibilités de visite :
– Celle de l’observatoire principal (150m) : Tokyo Tower Main Deck (1200Y), ouvert de 9h à 23h
– Celle de l’observatoire principal et secondaire (150m/250m) : Tokyo Tower Top Deck Tour (3000Y) ouvert de 9h à 22h45
La dernière entrée se fait 30 minutes avant les heures de fermeture.

Péage pour le trajet retour Matsumoto- Tokyo : 9480Y

Trajet Aéroport Narita – Centre de Tokyo : 1350Y par personne

Ticket de métro 24h : 600Y par personne

Le logement

Hotel Hillarys Akasaka, 107-0052 Préfecture de Tokyo, 3-12-5 Akasaka, Minato-ku, TokyoUn Hôtel idéalement placé et propre mais aux chambres, comme souvent dans ces grandes villes, plutôt petites. Le logement met à disposition des pyjamas et propose un accès à des bains traditionnels.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.