14 avril 2023
Après une courte visite à la boutique Ghibli et un rapide câlin à Totoro, on quitte la Skytree pour rejoindre le temple Senso-ji. Si le centre commercial au pied de la tour est plutôt sympathique, la balade qui file jusqu’au sanctuaire est relativement sans intérêt. On note juste au passage de la rivière cet étrange bâtiment, pour le moins insolite, siège d’une célèbre marque de bière…

De l’autre côté du pont, on découvre rapidement une allée marchande grouillant de monde et dont l’entrée est marquée par une énorme porte rouge : la Nakamise-dori. Sur quelques centaines de mètres à peine, des dizaines de stands de nourriture fumants jouent des coudes avec des boutiques de souvenirs débordants de breloques en tout genre : maneki neko, lanternes, masques et baguettes s’entassent ici sous toutes leurs formes. Fatalement, on trouve dans cette ruelle plus de touristes que n’importe où en ville. On croise aussi nos premiers kimonos, l’artère étant bordée de boutiques de location à la journée. Malgré le manque d’authenticité dans tout ça, on se plait à capter quelques images colorées.






Vient alors l’arrivée aux pagodes et aux bâtiments même composant le temple. Entièrement détruit durant la seconde guerre mondiale, il a été complètement reconstruit pour coller à sa forme d’antan. On franchit une nouvelle porte, passant sous une gigantesque lanterne (il parait qu’elle pèse plus de 700 kg !) au fond sculpté en forme de dragon. Sur les abords, de petits stands enfumés par l’encens proposent diverses forment de prières et de prédictions pour l’avenir.
On peut y acheter des omamori, des amulettes aux pouvoirs diverses qui protègent de la malchance ou de la maladie, ainsi que des omikuji, prédictions inscrites sur des bandelettes de papier. Lorsque la prédiction est de mauvaise augure, elle est attachée sur un filin proche des échoppes. Quant aux imposants bruleurs d’encens, les jokoro, ils permettent aux visiteurs de s’imprégner de la fumée, tant pour la clarté de l’esprit que pour la guérison des parties endolories du corps.
On observe les différents rituels avec intérêt, entre offrandes aux esprits et espoirs de bonne fortune. L’atmosphère est ici, malgré la foule, plutôt spirituelle et le temple vaut finalement le détour.







Sur les abords du temple, un petit parc ramène un peu de verdure au milieu ces teintes grises et rouges. Quelques lieux de prières y sont dispersés, accueillant des hommages plus discrets, pendant que de nombreuses jeunes femmes déambulent en kimono dans ce décor de carte postale. En le traversant, on déboule dans une galerie marchande couverte, nettement plus calme et moins fréquentée, qu’on parcourt avec plaisir après ce bain de foule. On y trouve d’ailleurs de quoi se réconforter : des melon pan tout chauds, à la croute sucrée craquante et au cœur de glace vanille…




A force de traverser les ruelles de la ville, nous arrivons au parc d’Ueno, lui aussi réputé pour ses différents lieux de culte. Les plus connu est sans doute le Sanctuaire Tosho-gu, dissimulé au fond d’une allée bordée de grands arbres et de lanternes de pierre. Sa porte d’or est, il faut bien le reconnaitre, plutôt impressionnante avec ses sculptures féroces. Nos pas nous mènent ensuite au bord de l’étang Shinobazu, abritant lui aussi un sanctuaire à la façade couverte de lanternes blanches.



Nos visites spirituelles terminées, on se dirige vers un secteur plus coloré (et éclairé !) de la ville : Akihabara. Un vent de modernité souffle sur les premières centaines de mètres abritant autant d’échoppes de vêtements aux vitrines flashy que de fastfoods bariolés. Puis, en arrivant dans le quartier en lui-même, les façades se peignent d’enseignes lumineuses indiquant la présence d’arcades sur plusieurs étages, de mangas, de boutiques de retro gaming ou de fabrications de robots.
Ici, des dizaines de machines à grappins colonisent des bâtiments entiers, des cartes Pokémon s’exposent par milliers, des étagères croulent sous le nombre de mangas ou de jouets de collections. Au milieu de tout ce fouillis, des immeubles entiers accueillent des bars plus ou moins sélect, bars à chats ou maid cafés. Pas de doute, on a vraiment changé d’univers !










Le coup de cœur de Ptit Jo

La chasse aux pokémons rares dans le quartier d’Akihabara
Coté pratique
Les activités
Temple de Senso-Ji et porte du Kaminari Mon
Ouvert tous les jours de 6h à 17h.
Entrée gratuite
Sanctuaire Tosho-gu
Ouvert tous les jours de 9h à 17h.
Entrée 200Y
Ticket de métro 24h : 600Y par personne
Le logement
Hotel Hillarys Akasaka, 107-0052 Préfecture de Tokyo, 3-12-5 Akasaka, Minato-ku, TokyoUn Hôtel idéalement placé et propre mais aux chambres, comme souvent dans ces grandes villes, plutôt petites. Le logement met à disposition des pyjamas et propose un accès à des bains traditionnels.
Les repas
Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés et les petits stands en ville. Le choix n’y manque pas et cela nous permet de tester beaucoup de spécialités.
