Shirakawa-gō

11 avril 2023

Nous filons ce matin vers un village inscrit au patrimoine de l’UNESCO : Shirakawa go. Avant de le visiter réellement, on opte pour un point de vue en hauteur visiblement bien connu des tour-opérateurs locaux. Depuis le point d’observation de Shiroyama et la terrasse du magasin de souvenirs, il est possible d’admirer un large panorama sur la vallée, la rivière bleutée et les sommets enneigées en toile de fond. Sur les abords, les cerisiers arborent leurs dernières fleurs avant la fin de la saison. Si la vue est charmante, la lumière de cette journée est malheureusement assez particulière et le paysage semble être enveloppé d’une sorte de brume de chaleur.

Célèbre pour ces maisons traditionnelles aux toits de chaume pentus, le village en abrite une soixantaine, la plupart étant aujourd’hui reconverties en restaurants ou logements pour les visiteurs. L’inclinaison particulière du toit a été conçue pour être capable de supporter les fortes chutes de neige hivernales. Cette particularité a donné à ces habitations le surnom de « gassho », diminutif de gassho-zukuri qui signifie littéralement « comme des mains qui prient ». Construite en bois et sans clou, elles sont étonnamment résistantes et, en plus de deux siècles, n’ont jamais été détruites malgré les tremblements de terre et les hivers rudes.

Depuis le parking principal, au pied des bâtisses, il est très facile de découvrir le village à pied. On y déambule au hasard des allées, observant ces maisons étranges entourées de rizières et de jardins.

La balade terminée, on se dirige vers la ville de Takayama, bien plus ancrée dans l’ère moderne. Et pourtant, son centre-ville ancien, bien qu’assez réduit, est plein de charme. Tout en bois sombre, il est parfois surprenant tant les entrées paraissent petites alors que les intérieurs surprennent par l’espace et la hauteur de plafond. En s’enfonçant dans certaines boutiques, on trouve d’ailleurs de petits jardins invisibles de l’extérieur. Ce centre-ville, préservé, est aussi très fragile. La zone est d’ailleurs totalement non-fumeur pour limiter les risques d’incendie.

On profite de cette promenade pour ramener nos premiers souvenirs au fil des boutiques. L’une de nos préférées est sans doute le marchand de baguettes aux murs recouverts de milliers de modèles en tout genre, de la camelote au bois précieux, du design le plus épuré aux décors les plus bariolés. Au centre de la boutique, des dizaines de repose-baguettes colorés sont exposés de sorte à ce qu’il soit presque impossible de ne pas trouver son bonheur.

Un peu plus loin, plusieurs brasseries de saké se font face, reconnaissables aux sakebayashi – de grosses boules de branches de cèdre compactées pendues au-dessus des portes. On en teste une qui propose, pour l’achat de quelques jetons, de gouter plusieurs échantillons de leurs meilleures ventes et de repartir avec un petit verre.

Vers 17h, on se fait à nouveau surprendre par la brusque fermeture des magasins. A 18h, même les restaurants s’y mettent… les rares restants ouverts ne fonctionnent que sur réservation et l’on se retrouve, après de vaines recherches, au supermarché du coin pour trouver un diner. Sur notre chemin, on prend encore quelques photos du décor avant de rejoindre l’hôtel.

Il est rare que je détaille nos logements mais celui-ci aura été sans aucun doute l’un de nos favoris ! Nos chambres impeccables étaient équipées de douche mais des bains étaient, en complément, mis à disposition. Histoire de tenter l’expérience japonaise jusqu’au bout, on se lance donc !

Nous voilà descendus, hommes d’un côté et femmes de l’autre, au niveau des bains d’une propreté parfaite. Un large vestiaire permet de laisser toutes ses affaires mais aussi de disposer, pour le retour, de plusieurs coiffeuses avec sèche-cheveux, savon, crème pour les mains et crème pour le visage. On trouve aussi des pyjamas tout doux mis à disposition des clients. Tradition oblige, on commence par se doucher sur les petits tabourets alignés face au mur avant de se glisser dans l’eau chaude des bains. Par chance, ma première visite se sera faite en solitaire et aura donc été particulièrement appréciée ! A la sortie, des glaces à l’eau étaient disponibles pour se remettre de cette bulle de chaleur… En bref, une expérience parfaite !

Installés le soir dans le hall pour prendre notre repas, on croisera d’ailleurs un grand nombre de visiteurs en pyjama, les jours encore roses de la chaleur des bains…

Le coup de cœur de Ptit Jo

Le cœur de Takayama, tout en bois

Coté pratique

Les activités

Shirakawa-gō
1000Y pour le parking
Lien utile : https://www.kanpai.fr/fujiyoshida/pagode-chureito-arakurayama-sengen

Péage de Magome à Takayama en passant par Skirakawago : 6490Y

Le logement

Hotel Wood Takayama, 506-0845 Gifu, Takayama, Kamininomachi 80-2L’un des meilleurs logements que nous ayons eu. D’une propreté impeccable, idéalement situé, il propose plein de petites attentions pour un séjour cocooning.

Les repas

Nous avons plutôt opté pour les repas dans les supermarchés. Le choix n’y manque pas et cela nous a permis de partager quelques expériences culinaires !

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